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26/06/2013

MERCI MANDELA

 

Nelson MANDELA va "rentrer à la maison" titrent plusieurs journaux sud-africains.

"RENTRER A LA MAISON", c'est ce qu'on dit dans la culture zouloue quand quelqu'un de très âgé va décéder.

 

RENTRER A LA MAISON, c'est aussi passer le témoin sur ce "long chemin vers la liberté" à laquelle il a consacré sa vie. MANDELA a sapé les fondements même de l'apartheid, au nom de ce qui allait devenir son programme en tant que premier président élu par l'ensemble de la population du pays :

 "Du travail, la paix et la liberté pour tous"

Ce combat lui a valu 27 ans dans les geôles du régime raciste sud-africain.

"Elle était ma mission : libérer à la fois l'opprimé et l'oppresseur", dira-t-il, avant d'ajouter :

"La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de commencer ..."

 Dans l'HUMANITE DIMANCHE du 13 Juin...

HOMMAGE A MANDELA

 

Dans l'HD, le combat de Nelson Mandela toujours d'actualité

 

A l'heure où l'ancien président sud-africain lutte toujours contre une pneumonie et "réagit bien au traitement", selon son successeur Jacob Zuma, l'Humanité dimanche rappelle la portée toujours actuelle du combat de Nelson Mandela contre l'apartheid.

A lire dans notre édition:

  • "Celui qui crée des problèmes" "Rolihlahla, en xhosa, la langue de l'ethnie sud-africaine d'origine de Mandela. Nelson, il le doit à l'institutrice de son village de Qunu, qjui lui a donné ce prénom anglais, pratique courante alors pour complaire aux maîtres blancs.

 

  • A eux, effectivement, il allait poser problème...

 

 

  • retour sur les décennies de lutte de Nelson Mandela

 

 

  • Le 11 février 1990, après 27 ans, il est enfin libéré du bagne.

  •  

  • Un poing levé et l'autre serrant la main de son épouse Winnie, devant les caméras du monde entier,

  • MANDELA affiche toute la dignité et la force d'un homme que le régime de l'apartheid n'a pas réussi à briser.

  • Le jour même, depuis le balcon de l'hôtel de ville du Cap, il lance :

  • "AMANDLA !" (le pouvoir) "Ngawethu !" (au peuple)

  • répond la foule.

  • Mais pour l'heure, les Noirs sud-africains n'ont toujours pas le droit de vote.

  • Une libération fêtée par le monde entier par tous ceux qui se sont mobilisés depuis des années parce que c'est la première grande victoire contre ce régime honni, soutenu presque jusqu'au bout par les "démocraties occidentales".

  • Nelson Mandela Picture 49

  •  

  • Lui dont on ne connaissait que quelques photos réalisées dans les années 1950, alors qu'il n'avait que la quarantaine, stupéfait le monde entier, ému, avec sa chevelure grisonnante. Mais avec le recul, ce qui a sans doute le plus surpris lorsqu'on l'a vu avec, à ses côtés, celle ui était encore son épouse, Winnie, c'est la dignité de cet homme que le pouvoir blanc ne voulait pas seulement faire plier, mais voulait briser.

  • Il n'y parviendra pas.

  •  img141.jpg

  • Ce poing levé lors d'un meetying au stade de Wembley, à Londres, en avril 1990, soit deux mois après sa sortie de prison, n'a rien de vengeur. Au contraire, Mandela mettra tout en oeuvre pour apaiser les tensions entre Blancs et Noirs.

  •  

  • D'abord en acceptant de partager le Nobel de la paix, en 1993, avec De Klerk, dernier président du régime raciste.

  • img142.jpg

  •  

  • Puis, une fois élu, Mandela instaure une Commission de la véité et de la réconciliation, présidée par Desmond Tutu, pour répertorier les crimes commis sous l'apartheid par le régime, mais aussi par l'ANC. 

  • *

"Je n'avais pas plus de vertu ni d'abnégation qu'un autre"

disait modestement celui qui allait mettre à bas le système raciste.

"Mais j'ai découvert que la liberté est indivisible :

 les chaînes que portait un de mes compatriotes, tous les portaient, les chaînes que tous portaient, je les portais"

Il était une fois le combat de Nelson Rolihlahla MANDELA

*

Nelson Mandela entouré de quelques-uns des 92 enfants venus de son village natal de Mvezo.

 

 

En 1955, au moment de l'adoption de la Charte de la liberté, véritable boussole de l'ANC, qui affirme que

"L'Afrique du Sud appartient à tous ceux qui y vivent, Noirs et Blancs",

la notion de non-racial est déjà centrale.

MANDELA ne tarde pas à imposer la lutte armée comme moyen de mettre à bas l'apartheid. "Nous avons toujours cru à la non-violence comme tactique et non comme stragégie".

Quand les conditions nous dictaient d'utiliser la non-violence, c'est ce que nous faisions ; et quand elles nous dictaient de renoncer à la non-violence, nous nous y pliions".

(...) Les pays occidentaux ont choisi leur camp : celui de l'apartheid. Pour l'anecdote, ce n'est qu'en juillet 2008 -oui, vous avez bien lu ! - que les Etats-Unis retireront MANDELA et l'ANC de leur liste noire du terrorisme.

 

*

 

 

(...) En avril 1964, devant ses juges qui le condamneront à la perpétuité,

MANDELA déclare :

"J'ai combattu la domination blanche, j'ai combattu la domination noire. J'ai chéri l'idée d'une société libre et démocratique dans laquelles tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et atteindre.

Mais s'il en était besoin, c'est l'idéal pour lequel je suis prêt à mourir".

Il devient le prisonnier matricule 466/64

 

***

Lorsque Nelson MANDELA vote pour la première fois de sa vie, il a 75 ans.

C'est en avril 1994, à l'issue d'une campagne électorale épuisante dont on se demande comment un homme de son âge a pu le supporter. Cerainement grâce à cet enthousiasme qu'il avait chevillé au corps et qui lui faisait dire pendnt le meetings électoraux : "Je voudrais tous vous mettre dans ma poche. J'ai 75 ans, et avec vous j'ai l'impression d'en avoir 16. Vous êtes ceux qui m'inspirez à chaque jour de ma vie".

Elu président, il se met tout entier au service de cette cause :

bâtir une nouvelle nation, une nation débarrassée de l'apartheid où le mot "race" n'a plus aucune signification.

En ce sens, la création de la Commission vérité et réconciliation (TRC) a permis d'ouvrir un chemin original, "entre amnistie et amnésie" parce que, comme le répétait MANDELA, "nous pouvons pardonner mais nous ne pouvons pas oublier".

File:Nelson Mandela-2008 (edit).jpg 

 

Dès le début de sa présidence, MADIBA ou TATA, comme les Sud-Af'ricains vont de plus en plus l'appeler affectueusement, va se consacrer à l'avenir du pays. A la tête d'un gouvernement d'union nationale, il tente de tenir le cap, malgré des relations conflictuelles avec l'un de ses vice-présidents, Frederik De Klerk, dernier président de l'apartheid... et quelques tensions avec le chef soulou, ministre de l'Intérieur, Mangosuthy Buthelezi.

En 1996, au lendemain de l'adoption d'une nouvelle Constitution par le Parlement, la coalition éclate. De Klerk démissionne. Thabo Mbeki, l'autre vice-président, est de plus en plus sur le devant de la scène.

MANDELA S'EFFACE PEU A PEU.

En 1997, il cède la président de l'ANC.

En 1999, comme il l'avait annoncé, il ne brigue pas un nouveau mandat et se retire.

UN EXEMPLE POUR LE CONTINENT AFRICAIN

 

Nelson Mandela a été une nouvelle fois hospitalisé samedi.
A un concert à LONDRES pour ses 90 ans

*

Ces dernières années, il a beaucoup oeuvré pour renforcer la lutte contre le sida et s'est consacré au Fonds pour l'enfance avec sa dernière épouse Graça Machel.

Nelson Mandela est "très malade, mais pas en danger"

 

 

Affaibli, il n'est plus apparu publiquement depuis la Coupe du monde de football qui s'est tenue en Afrique du Sud en 2010.

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En 1995, lors de la Coupe du monde de rugby en Afrique du Sud, le nouveau président, portant un maillot des Springboks, tend la coupe au capitaine blanc de l'équipe, François Pienaar : une image qui sera la symbole de la politique de réconciliation que mènera MADIBA durant son mandat. 

****

*

 

L'archevèque Desmond Tutu aime à dire :

"Nous avions les terres. Les Afrikaners sont arrivés avec la Bible et nous ont dit : "Fermons les yeux et prions". Lorsque nous les avons rouverts, ils avaient pris nos terres et nous avaient laissé la Bible".

Par son attitude et son abnégation au service de son peuple et de son organisation, Mandela leur a rendu ces terres et a réunifié le pays... (...)

 

Rattrapé par la tuberculose, qu'il avait contractée en prison, il a multiplié les séjours à l'hôpital.

Nelson Rolihlahla Madiba MANDELA est désormais sur le point de s'en aller. Il va rentrer à la maison.

Il ne laisse pas un peuple orphelin mais un peuple qui le remercie de tout ce qu'il a fait et qui lui sait gré d'avoir permis son émancipation. 

 

 

 

15/06/2013

ILS MANIFESTENT POUR NOTRE SANTE

BELLA CIAO
de : MARTINE LOZANO
mardi 11 juin 2013 - 20h23

 

 

Samedi 15 juin 2013 à 13 h

 Place de la Bastille  

 

LA SANTE N’ EST PAS UNE MARCHANDISE

 LA SITUATION EST DE DEPENSER PLUS POUR SE SOIGNER MOINS

"Aujourd’hui se soigner devient de plus en plus difficile" "et coûte de plus en plus cher"

avec les 

franchises,

déremboursements des médicalements ;

l’imposition des indemnités journalières des victimes ,

remise en cause du 100% pour les affections de longues durée ,

dépassements d’honoraires.

 *

*

Rappelons que toutes les mesures qui empêchent le malade de se soigner correctement en France sont maintenues ; l’imposition des indemnités journalières des victimes d’accidents du travail ,de la vie et de maladies professionnelles. Cette taxation des accidentés du travail représente la double peine, la triple peine des salariés déjà victimes d’un accident du travail , Déjà confrontés à la souffrance du handicap et qui vivent avec des revenus diminués.

On se rappelle le film de Michael Moore relate une anecdote sur le système de santé américain : un homme qui souffre de fractures à deux doigts attend à l’hôpital le devis de la " réparation ; " Or il n’a pas les moyens de se faire soigner les deux doigts, le médecin lui demande alors " quel doigt voulez-vous que je vous soigne. "

*

*

 

 DIFFICULTE D ’ACCES AUX SOINS avec les

déserts médicaux,

les restructurations,

les fermetures de services et d’hôpitaux

des Réductions des emplois ;

*

*

 La durée de séjour dans le hôpitaux est réduite pour les malades. des fermetures de services interviennent tous les jours : maternités, radiothérapie d’Argenteuil ,chirurgie et maternité de Marie Galante, fermeture de services hospitaliers de maternité, de centre IVG, de centres de psychiatrie , de centres du handicap et baisse de la prise en charge des personnes âgées ;

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Rappelons que Sur l’hôpital La loi Bachelot« loi hôpital patient territoire » est maintenue, elle prévoit la privatisation de la santé aux prédateurs privés !

On est en train de transformer la santé en secteur marchand qui génère des bénéfices 

 

*

*

Pour le PERSONNEL c’est la DEGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL !

Le monde médical dans son ensemble n ’a jamais été dans une telle souffrance.

En effet on apprend selon le Docteur Pelloux médecin urgentiste que règnent aux urgences :

insécurité

violence

burnout chez le personnel soignant

 stress

fatigue

maladie musculo squelettique,suicides chez les urgentistes,

Selon le Docteur Pelloux un suicide par trimestre dont la presse parle peu, on banalise la souffrance chez le personne hospitalier comme on banalise le fait d’attendre.

Nous exigeons

Des salariés plus nombreux, mieux formés, mieux payés

 = plus de rentrées de cotisations,

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Professionnels de la santé , Usagers et Patients 

nous serons toutes et tous dans la manifestation le 15 JUIN 2013 à BASTILLE pour

 l’accès aux soins gratuits,

la reconquête de la sécurité sociale

 et pour un service public de santé !

Nous exigeons :

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 Un grand service public de la santé et de l’action sociale.
 Le retour à une protection sociale, ouverte à toute la population, basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins »
 Une réponse à tous les besoins sociaux pour mettre fin à toutes les formes d’exclusion
 L’accès à des soins de qualité pour toutes et tous partout de façon permanente
 L’arrêt immédiat des restructurations et fermetures pour en finir avec la loi HPST-Bachelot
 La défense et l’amélioration des statuts et des conventions collectives
 Des emplois plus nombreux et qualifiés répondant aux besoins Nous appelons à participer massivement à la manifestation nationale unitaire à Paris le samedi 15 juin, Toutes et tous ensemble Pour un financement de la protection sociale et de la sécurité sociale à la hauteur des besoins, pour un grand service public de santé et d’action sociale !

POUR LA SANTE, L’ACTION SOCIALE ,LA PROTECTION SOCIALE

notre sante est en danger Partout en Europe on assiste à des réactions populaires !

13/06/2013

TARATATA ... ici aussi on dégrèce

Dans mes mails ...

 

Vous faites partie des plus de 152.000 personnes ayant signé ma pétition pour le maintien de Taratata sur le service public, je souhaitais donc vous donner des nouvelles de la mobilisation.

Ensemble, nous avons pu mobiliser des dizaines de personnalités et d'artistes qui ont signé la pétition, l'ont relayée sur les réseaux sociaux et en ont même parlé pendant leurs concerts! Nagui et toute son équipe ont tenu à nous remercier pour ce soutien.

La pétition a permis de lancer un grand débat dans la presse sur le rôle du service public dans la promotion d'une offre culturelle riche.

Malheureusement, France Télévisions a confirmé hier la disparition de Taratata et le lancement d'une nouvelle émission, sans animateur et avec très peu de concert live, appelée Alcaline. Cette annonce d'un programme sans saveur ni authenticité ne peut évidemment pas nous satisfaire.

Nous sommes le 13 juin, c'est une date symbolique puisque c'est aujourd'hui que l'équipe de Taratata enregistre la dernière de l'émission. À nous de montrer que nous allons tout faire pour que Taratata continue de vivre. Soyons des milliers à signer et partager la pétition au maximum avant minuit ! Nous remettrons ensuite toutes les signatures à France Télévisions et au ministère de la Culture, à qui j'ai demandé des rendez-vous.

Il ne nous reste que quelques heures pour faire du bruit ! 

- Merci de cliquer ici pour partager la pétition sur Facebook.

Cliquez ici pour rejoindre la page Facebook des fans de Taratata avec de nombreux articles et soutiens des artistes.

- Si vous n'êtes pas sur Facebook, envoyez ce lien à tous vos proches : www.change.org/taratata

Merci encore pour cette mobilisation sans précédent, je vous informerai des prochaines actions.

Taratata vivra!

Alex, fan de Taratata

PS: et rendez-vous toutes et tous devant le poste vendredi 14 juin à 00:30 pour regarder Taratata!

 

Partagez la pétition

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*

ils dégraissent, ils dégrècent

 

 

                                         

Du brouillard sur la ligne... ALLO ? NON mais ALLO QUOI ?

 

TAPIE trop heureux de la victoire de SARKO en 2007 ... Maintenant on sait pourquoi 

 Comme d'autres pour échapper à l'impôt ou profiter de petits arrangements.

Ces gens-là, les bobos, les bling-bling,  ont souvent les convictions politiques 

 bien enfouies dans le porte-billets !

 

Affaire Tapie : le PDG d'Orange, Stéphane Richard, mis en examen pour escroquerie en bande organisée

Stéphane Richard, PDG d'Orange, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée mercredi 12 juin. L'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde lorsqu'elle était ministre de l'Economie a passé 48 heures en garde à vue. La police l'a interrogé sur son rôle dans la décision de recourir à un arbitrage, en 2007, pour mettre fin au litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Il a ensuite été présenté aux juges d'instruction chargés de l'enquête, mercredi matin.

 

Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 13/06/2013 | 10:49 , publié le 13/06/2013 | 06:55

"Ça y est, j'ai les sous !" Voilà ce qu'aurait lancé Bernard Tapie le 6 mai 2007, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. C'est un ancien proche de l'homme d'affaires, Benoît Bartherotte, qui décrit la scène dans un entretien au journal Sud Ouest publié mercredi 12 juin. Un récit qui soulève plusieurs questions, d'autant que l'intéréssé a démenti avoir tenu ces propos, jeudi matin. 

Quelle est la version de Benoît Bartherotte ?

"En 2007, le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, on l'a tous vu exulter : 'Ça y est, j'ai les sous !'", déclare Benoît Bartherotte, qui a connu Bernard Tapie dans les années 80. Ce soir-là, Bernard Tapie "semblait sûr de lui, l'avenir a prouvé qu'il avait raison, mais à court terme", poursuit-il, faisant référence à la procédure d'arbitrage pour régler le différend entre Tapie et le Crédit lyonnais, qui a donné raison à l'homme d'affaires.

Le Girondin reconnaît avoir eu depuis quelques démêlés avec Tapie. Il décrit un homme "malin", "drôle" et doté d'une "incroyable énergie". Mais à qui il "manque seulement quelques principes moraux". Bernard Tapie est "le thermomètre qui permet de mesurer l’état de déliquescence et de corruption de la société française", juge-t-il.

Quelle est celle de Bernard Tapie ?

Bernard Tapie s'est dit scandalisé et a démenti ces propos, jeudi matin. "Ce type dit n'importe quoi sur moi." "Le soir de l'élection de Sarkozy, j'étais chez moi, avec mes parents, mes enfants, et sauf si ce monsieur était caché dans un placard à balais, je ne vois pas comment il a pu entendre ce que je disais ce soir-là", a-t-il affirmé à l'AFP.

"Que les médias reprennent cette info-là pour en faire une info majeure, ça prouve qu'on est en train de changer de monde", a-t-il encore regretté.

Quel rôle a joué Benoît Bartherotte ?

Benoît Bartherotte s'enorgueillit d'être celui qui a offert à Bernard Tapie sa première victoire face au Crédit lyonnais. Il est celui qui a créé, en 1996, l'Association des petits porteurs pour l'annulation de la vente litigieuse d'Adidas, dont les membres s'estimaient aussi grugés par le Lyonnais. La justice avait condamné la banque, le 7 novembre 1996, à payer une provision de 600 millions de francs (91,5 millions d'euros) aux liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie. Le début du feuilleton judiciaire qui a abouti à la décision d'arbitrage.

Que dit-il sur l'arbitrage ?

Benoît Bartherotte estime que Bernard Tapie a été "incontestablement" victime du Crédit lyonnais. Il juge la décision d'arbitrage "logique mais scandaleuse".

Pour convaincre l'Etat de choisir la voie de l'arbitrage pour régler son différend, procédure qui lui a rapporté 403 millions d'euros en 2008, Benoît Bartherotte fait une hypothèse. "Tel que je le connais", dit-il "il aura su promettre un arrangement électoral, comme par exemple se présenter à une élection pour bloquer la gauche à un moment décisif". "Le problème aujourd'hui ne viendrait-il pas du fait que le contrat n'a pas été rempli?", s'interroge-t-il.

 

 *****

*

*

Richard et Jean-François Rocchi mis en examen se sont rejetés la responsabilité de l'initiative d'envisager un arbitrage.

Haut-fonctionnaire, Jean-François Rocchi a affirmé qu'il n'avait fait que "mettre à l'étude", à la demande de Stéphane Richard, une proposition des liquidateurs du groupe de Bernard Tapie suggérant un arbitrage. Est-il un bouc émissaire ? "Je pense un peu ça, et j'utiliserais le mot de lampiste s'il n'avait pas une connotation désagréable", a déclaré son avocat. "Il paye le fait qu'il a suivi les instructions qui lui ont été données."

Stéphane Richard, lui, a affirmé que l'initiative était venue de Jean-François Rocchi, lors d'une réunion à l'été 2007 en présence du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Et l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde a au passage répété qu'il n'y avait eu "ni ordre, ni instruction, ni pression particulière" de l'Elysée pour aller à l'arbitrage. Mais selon Le Canard enchaîné, Stéphane Richard a soutenu le contraire, évoquant une instruction transmise par Claude Guéant lors de cette réunion.

 

*****

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Jeudi, avant son audition par les juges, le PDG d'Orange, cité par Le Monde, disait avoir "eu l'assurance de François Hollande [qu'il resterait] à [son] poste." "Ma position personnelle, dans l'affaire Tapie, c'est qu'elle n'a rien à voir avec mes responsabilités à la tête d'Orange. (...) Si ma mise en examen devait advenir, c'est à mon conseil d'administration et à lui seul de statuer sur mon cas", avait-il poursuivi. Jeudi, avant son audition par les juges, le PDG d'Orange, cité par Le Monde, disait avoir "eu l'assurance de François Hollande [qu'il resterait] à [son] poste."  (...) Si ma mise en examen devait advenir, c'est à mon conseil d'administration et à lui seul de statuer sur mon cas", avait-il poursuivi. 

 

 

27/05/2013

27 mai 1943 : CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE

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Le 27 mai 1943, sous l'égide de Jean MOULIN, les représentants des mouvements de résistance se regroupent sous l'autorité

du Conseil National de la Résistance.

Dix mois plus tard, paraît son programme : "les jours heureux".

Un programme toujours combattu par le patronat

 

 

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podcastLes jours heureux - Robert CHAMBEIRON

 

"L'enseignement à retenir de la création du CNR, le 27 mai 1943, c'est le formidable espoir qu'elle allait susciter dans les rangs de la Résistance et au-delà pour tous les révoltés des luttes du futur !

En effet, comment ces jeunes réunis en pleine clandestinité pouvaient-ils imaginer que le programme d'invention sociale qu'ils allaient forger deviendrait réalité deux ans plus tard dans une France qu'ils allaient libérer ?"

Ces mots de Stéphane Hessel soulignent la portée du 27 mai 1943 : une éclaircie de dignité dans la désespérance de la guerre. Une éclaircie que le patronat français n'aura de cesse jusqu'à aujourd'hui d'éteindre.

"Nous ne pouvons nous contenter des vieilles recettes d'autrefois, assure Laurence Parisot, parlant de la protection sociale. Nous avons besoin d'imaginer un nouveau modèle ... Réformons vite nos systèmes qui sont archaïques".

Ce jour-là, 48 rue du Four à Paris, dans l'appartement de René Corbin, sous l'autorité de Jean MOULIN,

l'ensemble des mouvements de résistance français.

Ce jour-là, les résistances devinrent "LA RESISTANCE".

 **

 

"D'après les dernières études, on comptabilise environ 240 000 résistants ... face à 40 millions de français"

A quatre vingt-treize ans, Daniel CORDIER n'oublie pas qu'il y a eu 100 000 arrestations de résistants et près de 40 000 morts dans leurs rangs ..

 

podcast

(...) Mais ce nœud de résistance qui unit les forces de toute appartenance politique, des communistes à la droite non collaboratrice, cache aussi un "noeud de méfiances".

Méfiance à l'égard du Parti communiste, force vive, implantée et fortement organisée, dont il s'agit de museler les prétentions,

Suspicion des mouvements de résistance à l'égard de Londres et de De Gaulle, dont ils redoutent l'hégémonie.

Début 1942, les chefs de la Résistance, comme Henri Frenay, Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Henri Giraud ... estimaient que contrairement au général de Gaulle, ils n'avaient pas quitté la France, et que, par conséquent, les futurs chefs de la France, c'étaient eux.(Daniel CORDIER - secrétaire de Jean Moulin de juillet 41 à juin 43)

 

Méfiance extrême des mêmes mouvements à l'égard des partis politiques suspectés d'avoir précipité la faillite de la République en 1940.

Un âpre débat s'engage. Les contacts noués à Londres entre le Parti Communiste et de Gaulle par l'entremise de Fernand Grenier ainsi que la reconnaissance par les Alliés d'un Comité français de libération nationale à Alger vont lever les derniers obstacles.


Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas

podcast

(...) Ils sont 19 à se retrouver le 27 mai 1943,

sous la direction de Jean MOULIN, assisté de deux secrétaires, Pierre MEUNIER et Robert CHAMBEIRON

8 représentants des mouvements de résistance

6 des partis politiques

2 des syndicats de la CGT, réunifiée aux accords du Perreux en 1942 et CFTC


"La réunion, difficile à organiser, fut brève. Sécurité oblige. Jean MOULIN rappela les buts de la France combattante... On a écrit beaucoup de choses sur l'âpreté des négociations ; en fait, tout se déroula dans une atmosphère d'unité patriotique." Robert CHAMBEIRON

 

L'atmosphère sera moins paisible quand le CNR se penchera sur l'élaboration d'un programme. On imagine les oppositions violentes de la droite à un ensemble de mesures qui vont conjuguer invention sociale et audace révolutionnaire.

Le texte final est le fruit de neuf mois de discussions, de multiples moutures présentées par les différents partis (...)

Au fil des articles s'affine le visage d'une démocratie nouvelle où l'homme est la pierre angulaire de l'avenir,

 "Mettre définitivement l'homme à l'abri du besoin, en finir avec les angoisses du lendemain."

Le programme du CNR, hélas, MOULIN n'y a pas participé, il a été arrêté après s'être donné beaucoup de mal pour réunir ces hommes.

Cela dit, MOULIN était d'une famille républicaine, et il se méfiait énormément du général de Gaulle, parti en Angleterre, et qui y avait créé un pouvoir politique. La première question qu'il a posée à de Gaulle, c'est : "Rétablirez-vous la République ?" De Gaulle lui a répondu : "mais bien sûr!", ce qui était moins qu'évident : je suis bien placé pour savoir que, parmi les soldats présent à Londres, aucun ne voulait de retour à la République ! Bien sûr, je n'ai jamais tenu ce discours à Jean MOULIN ! -Daniel Cordier

 

L'HUMANITE du 27 mai 2013

 

 

 
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