logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

15/06/2013

ILS MANIFESTENT POUR NOTRE SANTE

BELLA CIAO
de : MARTINE LOZANO
mardi 11 juin 2013 - 20h23

 

 

Samedi 15 juin 2013 à 13 h

 Place de la Bastille  

 

LA SANTE N’ EST PAS UNE MARCHANDISE

 LA SITUATION EST DE DEPENSER PLUS POUR SE SOIGNER MOINS

"Aujourd’hui se soigner devient de plus en plus difficile" "et coûte de plus en plus cher"

avec les 

franchises,

déremboursements des médicalements ;

l’imposition des indemnités journalières des victimes ,

remise en cause du 100% pour les affections de longues durée ,

dépassements d’honoraires.

 *

*

Rappelons que toutes les mesures qui empêchent le malade de se soigner correctement en France sont maintenues ; l’imposition des indemnités journalières des victimes d’accidents du travail ,de la vie et de maladies professionnelles. Cette taxation des accidentés du travail représente la double peine, la triple peine des salariés déjà victimes d’un accident du travail , Déjà confrontés à la souffrance du handicap et qui vivent avec des revenus diminués.

On se rappelle le film de Michael Moore relate une anecdote sur le système de santé américain : un homme qui souffre de fractures à deux doigts attend à l’hôpital le devis de la " réparation ; " Or il n’a pas les moyens de se faire soigner les deux doigts, le médecin lui demande alors " quel doigt voulez-vous que je vous soigne. "

*

*

 

 DIFFICULTE D ’ACCES AUX SOINS avec les

déserts médicaux,

les restructurations,

les fermetures de services et d’hôpitaux

des Réductions des emplois ;

*

*

 La durée de séjour dans le hôpitaux est réduite pour les malades. des fermetures de services interviennent tous les jours : maternités, radiothérapie d’Argenteuil ,chirurgie et maternité de Marie Galante, fermeture de services hospitaliers de maternité, de centre IVG, de centres de psychiatrie , de centres du handicap et baisse de la prise en charge des personnes âgées ;

JPEG - 103.7 ko

Rappelons que Sur l’hôpital La loi Bachelot« loi hôpital patient territoire » est maintenue, elle prévoit la privatisation de la santé aux prédateurs privés !

On est en train de transformer la santé en secteur marchand qui génère des bénéfices 

 

*

*

Pour le PERSONNEL c’est la DEGRADATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL !

Le monde médical dans son ensemble n ’a jamais été dans une telle souffrance.

En effet on apprend selon le Docteur Pelloux médecin urgentiste que règnent aux urgences :

insécurité

violence

burnout chez le personnel soignant

 stress

fatigue

maladie musculo squelettique,suicides chez les urgentistes,

Selon le Docteur Pelloux un suicide par trimestre dont la presse parle peu, on banalise la souffrance chez le personne hospitalier comme on banalise le fait d’attendre.

Nous exigeons

Des salariés plus nombreux, mieux formés, mieux payés

 = plus de rentrées de cotisations,

JPEG - 81.2 ko

 

 

Professionnels de la santé , Usagers et Patients 

nous serons toutes et tous dans la manifestation le 15 JUIN 2013 à BASTILLE pour

 l’accès aux soins gratuits,

la reconquête de la sécurité sociale

 et pour un service public de santé !

Nous exigeons :

JPEG - 8.6 ko

 Un grand service public de la santé et de l’action sociale.
 Le retour à une protection sociale, ouverte à toute la population, basée sur le principe « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins »
 Une réponse à tous les besoins sociaux pour mettre fin à toutes les formes d’exclusion
 L’accès à des soins de qualité pour toutes et tous partout de façon permanente
 L’arrêt immédiat des restructurations et fermetures pour en finir avec la loi HPST-Bachelot
 La défense et l’amélioration des statuts et des conventions collectives
 Des emplois plus nombreux et qualifiés répondant aux besoins Nous appelons à participer massivement à la manifestation nationale unitaire à Paris le samedi 15 juin, Toutes et tous ensemble Pour un financement de la protection sociale et de la sécurité sociale à la hauteur des besoins, pour un grand service public de santé et d’action sociale !

POUR LA SANTE, L’ACTION SOCIALE ,LA PROTECTION SOCIALE

notre sante est en danger Partout en Europe on assiste à des réactions populaires !

13/06/2013

TARATATA ... ici aussi on dégrèce

Dans mes mails ...

 

Vous faites partie des plus de 152.000 personnes ayant signé ma pétition pour le maintien de Taratata sur le service public, je souhaitais donc vous donner des nouvelles de la mobilisation.

Ensemble, nous avons pu mobiliser des dizaines de personnalités et d'artistes qui ont signé la pétition, l'ont relayée sur les réseaux sociaux et en ont même parlé pendant leurs concerts! Nagui et toute son équipe ont tenu à nous remercier pour ce soutien.

La pétition a permis de lancer un grand débat dans la presse sur le rôle du service public dans la promotion d'une offre culturelle riche.

Malheureusement, France Télévisions a confirmé hier la disparition de Taratata et le lancement d'une nouvelle émission, sans animateur et avec très peu de concert live, appelée Alcaline. Cette annonce d'un programme sans saveur ni authenticité ne peut évidemment pas nous satisfaire.

Nous sommes le 13 juin, c'est une date symbolique puisque c'est aujourd'hui que l'équipe de Taratata enregistre la dernière de l'émission. À nous de montrer que nous allons tout faire pour que Taratata continue de vivre. Soyons des milliers à signer et partager la pétition au maximum avant minuit ! Nous remettrons ensuite toutes les signatures à France Télévisions et au ministère de la Culture, à qui j'ai demandé des rendez-vous.

Il ne nous reste que quelques heures pour faire du bruit ! 

- Merci de cliquer ici pour partager la pétition sur Facebook.

Cliquez ici pour rejoindre la page Facebook des fans de Taratata avec de nombreux articles et soutiens des artistes.

- Si vous n'êtes pas sur Facebook, envoyez ce lien à tous vos proches : www.change.org/taratata

Merci encore pour cette mobilisation sans précédent, je vous informerai des prochaines actions.

Taratata vivra!

Alex, fan de Taratata

PS: et rendez-vous toutes et tous devant le poste vendredi 14 juin à 00:30 pour regarder Taratata!

 

Partagez la pétition

**************************

*

ils dégraissent, ils dégrècent

 

 

                                         

Du brouillard sur la ligne... ALLO ? NON mais ALLO QUOI ?

 

TAPIE trop heureux de la victoire de SARKO en 2007 ... Maintenant on sait pourquoi 

 Comme d'autres pour échapper à l'impôt ou profiter de petits arrangements.

Ces gens-là, les bobos, les bling-bling,  ont souvent les convictions politiques 

 bien enfouies dans le porte-billets !

 

Affaire Tapie : le PDG d'Orange, Stéphane Richard, mis en examen pour escroquerie en bande organisée

Stéphane Richard, PDG d'Orange, a été mis en examen pour escroquerie en bande organisée mercredi 12 juin. L'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde lorsqu'elle était ministre de l'Economie a passé 48 heures en garde à vue. La police l'a interrogé sur son rôle dans la décision de recourir à un arbitrage, en 2007, pour mettre fin au litige entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Il a ensuite été présenté aux juges d'instruction chargés de l'enquête, mercredi matin.

 

Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 13/06/2013 | 10:49 , publié le 13/06/2013 | 06:55

"Ça y est, j'ai les sous !" Voilà ce qu'aurait lancé Bernard Tapie le 6 mai 2007, le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. C'est un ancien proche de l'homme d'affaires, Benoît Bartherotte, qui décrit la scène dans un entretien au journal Sud Ouest publié mercredi 12 juin. Un récit qui soulève plusieurs questions, d'autant que l'intéréssé a démenti avoir tenu ces propos, jeudi matin. 

Quelle est la version de Benoît Bartherotte ?

"En 2007, le soir de la victoire de Nicolas Sarkozy, on l'a tous vu exulter : 'Ça y est, j'ai les sous !'", déclare Benoît Bartherotte, qui a connu Bernard Tapie dans les années 80. Ce soir-là, Bernard Tapie "semblait sûr de lui, l'avenir a prouvé qu'il avait raison, mais à court terme", poursuit-il, faisant référence à la procédure d'arbitrage pour régler le différend entre Tapie et le Crédit lyonnais, qui a donné raison à l'homme d'affaires.

Le Girondin reconnaît avoir eu depuis quelques démêlés avec Tapie. Il décrit un homme "malin", "drôle" et doté d'une "incroyable énergie". Mais à qui il "manque seulement quelques principes moraux". Bernard Tapie est "le thermomètre qui permet de mesurer l’état de déliquescence et de corruption de la société française", juge-t-il.

Quelle est celle de Bernard Tapie ?

Bernard Tapie s'est dit scandalisé et a démenti ces propos, jeudi matin. "Ce type dit n'importe quoi sur moi." "Le soir de l'élection de Sarkozy, j'étais chez moi, avec mes parents, mes enfants, et sauf si ce monsieur était caché dans un placard à balais, je ne vois pas comment il a pu entendre ce que je disais ce soir-là", a-t-il affirmé à l'AFP.

"Que les médias reprennent cette info-là pour en faire une info majeure, ça prouve qu'on est en train de changer de monde", a-t-il encore regretté.

Quel rôle a joué Benoît Bartherotte ?

Benoît Bartherotte s'enorgueillit d'être celui qui a offert à Bernard Tapie sa première victoire face au Crédit lyonnais. Il est celui qui a créé, en 1996, l'Association des petits porteurs pour l'annulation de la vente litigieuse d'Adidas, dont les membres s'estimaient aussi grugés par le Lyonnais. La justice avait condamné la banque, le 7 novembre 1996, à payer une provision de 600 millions de francs (91,5 millions d'euros) aux liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie. Le début du feuilleton judiciaire qui a abouti à la décision d'arbitrage.

Que dit-il sur l'arbitrage ?

Benoît Bartherotte estime que Bernard Tapie a été "incontestablement" victime du Crédit lyonnais. Il juge la décision d'arbitrage "logique mais scandaleuse".

Pour convaincre l'Etat de choisir la voie de l'arbitrage pour régler son différend, procédure qui lui a rapporté 403 millions d'euros en 2008, Benoît Bartherotte fait une hypothèse. "Tel que je le connais", dit-il "il aura su promettre un arrangement électoral, comme par exemple se présenter à une élection pour bloquer la gauche à un moment décisif". "Le problème aujourd'hui ne viendrait-il pas du fait que le contrat n'a pas été rempli?", s'interroge-t-il.

 

 *****

*

*

Richard et Jean-François Rocchi mis en examen se sont rejetés la responsabilité de l'initiative d'envisager un arbitrage.

Haut-fonctionnaire, Jean-François Rocchi a affirmé qu'il n'avait fait que "mettre à l'étude", à la demande de Stéphane Richard, une proposition des liquidateurs du groupe de Bernard Tapie suggérant un arbitrage. Est-il un bouc émissaire ? "Je pense un peu ça, et j'utiliserais le mot de lampiste s'il n'avait pas une connotation désagréable", a déclaré son avocat. "Il paye le fait qu'il a suivi les instructions qui lui ont été données."

Stéphane Richard, lui, a affirmé que l'initiative était venue de Jean-François Rocchi, lors d'une réunion à l'été 2007 en présence du secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant. Et l'ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde a au passage répété qu'il n'y avait eu "ni ordre, ni instruction, ni pression particulière" de l'Elysée pour aller à l'arbitrage. Mais selon Le Canard enchaîné, Stéphane Richard a soutenu le contraire, évoquant une instruction transmise par Claude Guéant lors de cette réunion.

 

*****

*

 

Jeudi, avant son audition par les juges, le PDG d'Orange, cité par Le Monde, disait avoir "eu l'assurance de François Hollande [qu'il resterait] à [son] poste." "Ma position personnelle, dans l'affaire Tapie, c'est qu'elle n'a rien à voir avec mes responsabilités à la tête d'Orange. (...) Si ma mise en examen devait advenir, c'est à mon conseil d'administration et à lui seul de statuer sur mon cas", avait-il poursuivi. Jeudi, avant son audition par les juges, le PDG d'Orange, cité par Le Monde, disait avoir "eu l'assurance de François Hollande [qu'il resterait] à [son] poste."  (...) Si ma mise en examen devait advenir, c'est à mon conseil d'administration et à lui seul de statuer sur mon cas", avait-il poursuivi. 

 

 

27/05/2013

27 mai 1943 : CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE

img112.jpg

 

Le 27 mai 1943, sous l'égide de Jean MOULIN, les représentants des mouvements de résistance se regroupent sous l'autorité

du Conseil National de la Résistance.

Dix mois plus tard, paraît son programme : "les jours heureux".

Un programme toujours combattu par le patronat

 

 

img114.jpg
podcastLes jours heureux - Robert CHAMBEIRON

 

"L'enseignement à retenir de la création du CNR, le 27 mai 1943, c'est le formidable espoir qu'elle allait susciter dans les rangs de la Résistance et au-delà pour tous les révoltés des luttes du futur !

En effet, comment ces jeunes réunis en pleine clandestinité pouvaient-ils imaginer que le programme d'invention sociale qu'ils allaient forger deviendrait réalité deux ans plus tard dans une France qu'ils allaient libérer ?"

Ces mots de Stéphane Hessel soulignent la portée du 27 mai 1943 : une éclaircie de dignité dans la désespérance de la guerre. Une éclaircie que le patronat français n'aura de cesse jusqu'à aujourd'hui d'éteindre.

"Nous ne pouvons nous contenter des vieilles recettes d'autrefois, assure Laurence Parisot, parlant de la protection sociale. Nous avons besoin d'imaginer un nouveau modèle ... Réformons vite nos systèmes qui sont archaïques".

Ce jour-là, 48 rue du Four à Paris, dans l'appartement de René Corbin, sous l'autorité de Jean MOULIN,

l'ensemble des mouvements de résistance français.

Ce jour-là, les résistances devinrent "LA RESISTANCE".

 **

 

"D'après les dernières études, on comptabilise environ 240 000 résistants ... face à 40 millions de français"

A quatre vingt-treize ans, Daniel CORDIER n'oublie pas qu'il y a eu 100 000 arrestations de résistants et près de 40 000 morts dans leurs rangs ..

 

podcast

(...) Mais ce nœud de résistance qui unit les forces de toute appartenance politique, des communistes à la droite non collaboratrice, cache aussi un "noeud de méfiances".

Méfiance à l'égard du Parti communiste, force vive, implantée et fortement organisée, dont il s'agit de museler les prétentions,

Suspicion des mouvements de résistance à l'égard de Londres et de De Gaulle, dont ils redoutent l'hégémonie.

Début 1942, les chefs de la Résistance, comme Henri Frenay, Emmanuel d'Astier de la Vigerie, Henri Giraud ... estimaient que contrairement au général de Gaulle, ils n'avaient pas quitté la France, et que, par conséquent, les futurs chefs de la France, c'étaient eux.(Daniel CORDIER - secrétaire de Jean Moulin de juillet 41 à juin 43)

 

Méfiance extrême des mêmes mouvements à l'égard des partis politiques suspectés d'avoir précipité la faillite de la République en 1940.

Un âpre débat s'engage. Les contacts noués à Londres entre le Parti Communiste et de Gaulle par l'entremise de Fernand Grenier ainsi que la reconnaissance par les Alliés d'un Comité français de libération nationale à Alger vont lever les derniers obstacles.


Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas

podcast

(...) Ils sont 19 à se retrouver le 27 mai 1943,

sous la direction de Jean MOULIN, assisté de deux secrétaires, Pierre MEUNIER et Robert CHAMBEIRON

8 représentants des mouvements de résistance

6 des partis politiques

2 des syndicats de la CGT, réunifiée aux accords du Perreux en 1942 et CFTC


"La réunion, difficile à organiser, fut brève. Sécurité oblige. Jean MOULIN rappela les buts de la France combattante... On a écrit beaucoup de choses sur l'âpreté des négociations ; en fait, tout se déroula dans une atmosphère d'unité patriotique." Robert CHAMBEIRON

 

L'atmosphère sera moins paisible quand le CNR se penchera sur l'élaboration d'un programme. On imagine les oppositions violentes de la droite à un ensemble de mesures qui vont conjuguer invention sociale et audace révolutionnaire.

Le texte final est le fruit de neuf mois de discussions, de multiples moutures présentées par les différents partis (...)

Au fil des articles s'affine le visage d'une démocratie nouvelle où l'homme est la pierre angulaire de l'avenir,

 "Mettre définitivement l'homme à l'abri du besoin, en finir avec les angoisses du lendemain."

Le programme du CNR, hélas, MOULIN n'y a pas participé, il a été arrêté après s'être donné beaucoup de mal pour réunir ces hommes.

Cela dit, MOULIN était d'une famille républicaine, et il se méfiait énormément du général de Gaulle, parti en Angleterre, et qui y avait créé un pouvoir politique. La première question qu'il a posée à de Gaulle, c'est : "Rétablirez-vous la République ?" De Gaulle lui a répondu : "mais bien sûr!", ce qui était moins qu'évident : je suis bien placé pour savoir que, parmi les soldats présent à Londres, aucun ne voulait de retour à la République ! Bien sûr, je n'ai jamais tenu ce discours à Jean MOULIN ! -Daniel Cordier

 

L'HUMANITE du 27 mai 2013

 

 

25/05/2013

25 mai 1913 Jean JAURES enflammait le Pré Saint Gervais

 

La Loi des trois ans est une loi française de 1913 augmentant la durée du service militaire de deux à trois ans en vue de préparer l'armée française à une guerre éventuelle avec l'Allemagne, laquelle surviendra l'année suivante et deviendra la Première Guerre mondiale.

 

Le 25 mai 1913, Jean Jaurès délivrait un discours pacifiste contre la loi de 3 ans de service militaire devant une foule de 150 000 personnes

 

 Le Pré-Saint-Gervais, le 25 mai 1913. De la fenêtre de l’hôtel de ville, le député SFIO et patron de « l’Humanité » s’emporte contre la loi des trois ans qui oblige les « travailleurs-soldats » à rester un an de plus à la caserne.

 Plaque accolée à la mairie du Pré-Saint-Gervais 

« Ici, Jean Jaurès a pris la parole en 1912 et 1913 pour défendre la paix. »

 Difficile d’imaginer la foule qui a envahi ce parvis si tranquille le 25 mai 1913, il y a cent ans jour pour jour.

"Le dimanche 25 mai 1913, au Pré-Saint-Gervais, au lieu-dit la butte du Chapeau Rouge, à proximité de Paris, la SFIO organisait un rassemblement populaire. L'image du tribun socialiste s'adressant à la foule de 150 000 personnes devait rester dans la mémoire collective".

198-10

 

 

(...)Au début 1913, l'empire allemand augmente ses effectifs militaires. Les responsables de l'armée française désirent en conséquence obtenir le même nombre de soldats. Une loi prolongeant d'un an le service militaire, le faisant passer à trois ans, leur semble la solution afin de rivaliser avec l'armée du Reich. Pour les responsables de l'état-major, la force d'une armée c'est son nombre. (...) Dans cet état d'esprit le Président de la République, Raymond Poincaré, a proclamé, deux jours après son arrivée à l'Elysée : "Il n'est possible à un peuple d'être efficacement pacifique qu'à la condition d'être jours prêt à faire la guerre".

En réponse, le 1er mars, l'Humanité, en France, et Vowârs en Allemagne, publient un même texte en allemand et en français : "C'est le même cri contre la guerre, la même condamnation de la paix armée qui retentit à la fois dans les deux pays".

 

Début mars, le projet de loi étant soutenu par le gouvernement, le débat peut avoir lieu. Cette loi est pour Jaurès le symbole du militarisme, de la force outrancière de l'armée. C'est l'occasion de mobiliser l'ensemble du mouvement ouvrier contre ce projet en réactivant son antimilitarisme et son pacifisme.

(...) LE RASSEMBLEMENT DU 25 MAI est initialement prévu salle Wagram à Paris pour commémorer, comme tous les ans, la semaine sanglante qui mit fin à la Commune. Il est interdit.

Contournant l'interdiction, la manifestation initiale est transformée en un rassemblement pacifiste.

 

 (...) Jaurès, hissé sur un camion qui fait office de tribune, la main sur la hampe d'un drapeau rouge, la barbe et le chapeau melon au vent, fait vibrer la multitude venue dénoncer la guerre. Il évoque les acteurs de la Commune, souligne qu'ils n'avaient pas "lutté pour se ménager de vains honneurs, pour les joies du pouvoir, ils avaient combattu pour préparer un avenir de justice. Leur foi, leur ardeur doivent être un exemple, car c'est, cette foi, cette ardeur qui fait notre force et qui fera la fore des génération nouvelles".

 

Pierre Clavillier est l'auteur de Jean Jaurès, l'éveilleur des consciences, éditions du Jasmin, 2013

**

*

bos1_prunier_001z.jpg

Auteur : Gaston PRUNIER (1863-1927)
Date de création : 1913
Date représentée : 25 mai 1913

Ce tableau évoque un des épisodes les plus connus de l'avant-1914 : un des plus importants rassemblements de l'époque qui donna l'occasion aux premiers reporters-photographes de réaliser les plus beaux clichés représentant Jaurès orateur, et à Louis Aragon de laisser à la postérité d'admirables pages mettant en situation le peuple de Paris et de sa banlieue.
Peint à chaud par un artiste pacifiste de tendance socialiste, cette huile décrit de façon réaliste l'ambiance d'un rassemblement populaire initié par l'extrême gauche. Ambiance bon enfant et colorée où les discours, appels et conversations fusent de toutes parts, bien qu'à moitié recouverts par les vivats, les huées, les coups de clairon, les chants et musiques des harmonies, les interpellations des crieurs de journaux et des marchands de coco venus en masse.

 (...)Tous  entendent protester contre l'absurdité et la cruauté de la guerre, contre la hiérarchie militaire et l'abrutissement de la vie de caserne, contre le chauvinisme guerrier et l'intervention de l'armée dans les grèves. Tous, aussi, sont internationalistes et pensent qu'il faut répondre aux agissements et aux arguments des nationalistes.

 http://alarecherchedejeanjaures.20minutes-blogs.fr/archiv...

*

Grande photographie (28,5 x 22,5 cm), signée dans l´épreuve Maurice-Louis Branger (1874-1950), contrecollée sur carton 

*

CENT ANS APRES ... JAURES AU PRE-SAINT-GERVAIS

 jean.jpg

"Rester fidèle à Jaurès, c’est ne pas renoncer au combat anticapitaliste pour construire une République sociale débarrassée de toute injustice et toute exploitation".

 http://offensivesocialiste.wordpress.com/2009/10/19/jaure...

Jaures, pont entre le passé et l'avenir

 

 

Jean JAURES 1859-1914

Assassiné par Raoul Villain le 31 juillet 1914

au Café du Croissant

 

 

 

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique