logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

04/04/2014

CONSEIL DES MINISTRES

Je viens de découvrir cette coupure de presse dans un vieux recueil de poésies, de la bibliothèque familiale de belle-maman

dont j'ignore l'auteur.

  ***

 

CE CONSEIL DES MINISTRES  NE DATE PAS D'AUJOURD'HUI

 

 RECTO

img370.jpg

Émile Loubet, Président de la République

Émile Loubet, né le 30 décembre 1838 à Marsanne (Drôme), mort le 20 décembre 1929 à Montélimar (Drôme), fut le huitième président de la République française (18 février 1899 - 18 février 1906) sous la Troisième République.

Après des études de droit, où il fait la connaissance de Léon Gambetta, il entre à sa suite en politique. Après avoir été élu Maire de Montélimar, il siège à gauche de l’hémicycle de l’Assemblée Nationale en 1876.

Le 18 juin 1877, il fait partie du Bloc des Gauches qui vote la défiance au gouvernement d’ordre moral du Duc de Broglie.


Républicain modéré, Emile Loubet poursuit sa carrière au gouvernement comme Ministre des Travaux Publics (1877-1978) puis Président du Conseil et Ministre de l’Intérieur (1882) de Sadi Carnot, il sera emporté par la tempête du scandale de Panama. Loubet reste place Beauvau dans le cabinet suivant.


Mais c’est au Sénat qu’Émile Loubet va faire la plupart de sa longue carrière politique. Il y est élu en 1885 et devient rapidement un acteur majeur de la gauche républicaine. Il est nommé Secrétaire de la Chambre Haute, puis intègre la Commission des Finances en tant que rapporteur général du budget. En 1896, il en devient le président.

La Présidence Émile Loubet (1899 – 1906)

 

Emile LoubetLa présidence de Loubet fut l’une des plus stables de la Troisième République avec seulement quatre Présidents du Conseil. Respectueux des institutions, il n’exerça son influence que par influence et persuasion.

 

Il n’en reste pas moins que le septennat d’Émile Loubet fut le théâtre de décisions marquantes dans l’histoire de la République française : grâce du Capitaine Dreyfus, promulgation de la loi sur les associations et, surtout, de la loi sur la séparation des Églises et de l’État.

 

Il joua un rôle plus actif en matière de politique étrangère, son septennat étant marqué par une intense activité diplomatique dont le point d’orgue fut été la signature de l’Entente cordiale entre la France et la Grande-Bretagne.

À la fin de son mandat présidentiel, il fut le premier président de la Troisième République à avoir accompli un mandat complet. Il se retira ensuite de la vie politique en proclamant « Je ne serai ni sénateur, ni député, ni même conseiller municipal. Rien, absolument rien. »

 

 

  Pierre Waldeck-Rousseau, né le 2 décembre 1846 à Nantes (Loire-Atlantique), mort le 10 août 1904, était un homme politique français. ...

Le jeune ministre de Léon Gambetta et de Jules Ferry

En 1881, âgé d'à peine 35 ans, il est nommé ministre de l'Intérieur du gouvernement Gambetta (14 novembre 1881 - 26 janvier 1882), portefeuille dont il sera à nouveau titulaire dans le second cabinet Jules Ferry (23 février 1883 - 6 avril 1885).

Avocat des associations et de la République, le parlementaire et ministre Waldeck-Rousseau multiplie les initiatives en faveur de la liberté d'association, alors encore sous le régime répressif de l'article 291 du code pénal.

Le 11 février 1882, il dépose une proposition de loi relative à la liberté d'association. En octobre 1883, il dépose un projet dans le même sens, avec l'autorité que lui confère son investiture ministérielle. La même année, il intervient de manière décisive à la Chambre dans la discussion sur le projet de loi relatif aux associations de prévoyance mutuelle et les sociétés de secours mutuels et crée la commission extraparlementaire relative aux coopératives ouvrières de production, dans le dessein d'aboutir à une loi sur les associations coopératives.

Pierre Waldeck-Rousseau s'engage aussi dans la bataille politique pour faire voter la loi relative à la liberté des syndicats professionnels, ce qui sera fait le 21 mars 1884. En sa qualité de ministre de l'Intérieur, il explique aux préfets le soutien que les syndicats sont en droit d'attendre de la République. Associations, syndicats, coopératives, mutuelles, tels sont les grands chantiers que Waldeck-Rousseau veut faire aboutir.

A la chute du cabinet Jules Ferry (30 mars 1885), Waldeck-Rousseau, désespérant des combinaisons politiques, retourne dans sa région natale, se marie, agrandit la maison familiale de Vilhouin, puis s'inscrit au barreau de Paris où il devient un avocat renommé. Il défendra notamment Zola dans son procès contre l'entrepreneur Henri Bourgeois.

 

VERSO

 

img371.jpg

 

François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à PARIS où il est mort le 23 mai 1908 est un poète, dramaturge et romancier français.

Coppée fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles.

 

François Coppée commença employé de bureau au ministère de guerre et finit académicien, antidreyfusard et revanchard, et Président d'honneur de la Ligue de la Patrie Française. Les contes sociaux ou sentimentaux en vers qui firent sa gloire nous semblent aujourd’hui, pour la plupart, terriblement lestés par les bons sentiments.

***

*

 

presse,informations politiques,conseil des ministres,loubet,waldeck-rousseau,coppée

La signature

presse,informations politiques,conseil des ministres,loubet,waldeck-rousseau,coppée

la date en chiffres romains ?

M mille

D cinq cents

C cent

?

XIV 14

 

 

10/02/2014

5. LA MER DANS TOUS SES ETATS... c'était avant

Extrait du livreFile:De Paris à la mer.jpg

CONSTANT DE TOURS - écrit en 1898-

**

 

AU PORT DU HAVRE

 

..."Pendant les grandes marées de printemps ou d'automne, lorsque le vent souffle en tempête sur sur la mer houleuse, alors c'est le plus grandiose, le plus terrifiant tableau qu'il soit donné de voir.

Le long de la jetée nord, les vagues se succèdent, l'une poussant l'autre ; légères, elles s'enlèvent et lourdement retombent sur les galets qui grésillent.

Cependant une barque sort ; coupant les lames de furieux coups d'aviron, cinq hommes la montent : c'est le pilote et ses lamaneurs qui luttent, hardis, contre la tempête, pour aller guider le navire qui attend à l'embouchure de la Seine, n'osant s'aventurer.

Les vagues monstrueuses, secouées par les rafales, semblent avoir enseveli la frêle embarcation ; pendant quelques minutes on ne la voit plus. Tout à coup elle reparait déjà  loin au sommet d'une lame, puis disparaît encore. Au large, on roule ferme !

Il n'est pas rare , par ces gros temps, de voir des marsouins, en bandes de six ou huit, bondir, culbuter dans l'estuaire, joyeux de cette furie, de cette danse effrénée des flots,  tantôt plongeant, tantôt effleurant la crête des vagues.

Mais la mer déchainée vous chasse de la jetée ; elle déferle avec rage, brisant ses lames sur le môle et projetant par dessus les parapets de granit qu'elle balaye son écume chaude et salée ; des mouvements de fond d'une violence inouïe projettent avec force des galets sur les tas toujours grossissants.

De lourds "paquets de mer" qui embarquent sur les quais font- déborder les bassins brise-lames de la jetée, noient les caves et les rez-de-chaussée ; dans certaines rues du vieux HAVRE il y a jusqu'à cinquante centimètres d'eau.

Un navire entre, en sautant comme une légère coquille, ses défenses aux flancs, par crainte d'abordages ; des steamers sont signalés en danger au large ; au banc de l'Eclat, la bouée à cloche tinte toute seule, sous les chocs répétés de la mer démontée, et la bouée à sifflet qu'embouche la tempête jette sa note aigüe et lugubre.

File:LHancien1.jpg

Dès le lendemain, la mer, oublieuse des désastres de la veille, s'est immobilisée ; polie, sans une ride, elle semble froide et dure comme de l'acier, et les goélands qui planent  s'y mirent paresseusement.

File:De Paris à la mer.jpg

Contant de la Tours - écrit en 1898 -

Extrait

LE MASCARET ***

Caudebec !

 

C'est ici qu'il faut voir, à l'époque des grandes marées d'équinoxe, en mars et en septembre, la bataille qu'engage la mer contre le fleuve : le redoutable Mascaret. 

http://a397.idata.over-blog.com/3/93/07/67/Images/plan-caudebec.jpg

D'abord un frémissement à peine perceptible indique que la marée entre, là-bas, dans l'embouchure de la Seine ; bientôt des ondulations de plus en plus sensibles élèvent le niveau ; le fleuve s'agite au loin ; le bruit augmente, c'est comme le sourd grondement du tonnerre.  L'Océan ne cède pas à la rivière : "Les eaux que l'on pousse sur lui, il les rembarre, les ramasse, les roule dans une si grande violence qu'on dirait qu'il va leur faire remonter les montagnes".

Une muraille d'eau, de deux ou trois mètres de hauteur, arrive avec un fracas assourdissant. Les vagues, la crinière au vent, se poursuivent avec furie ; leur tourbillon éclabousse les berges et déborde sur les campagnes environnantes.

Et sur les quais des petits ports, qu'elle ébranle en passant, la mer éclate en coups de canon qui annoncent son entrée triomphale en Seine, comme les salves d'artillerie donnent à PARIS le signal des grandes fêtes.

Hop ! voici venir la charge,

Hop ! hop ! la charge des flots.

Ils vont. Hop ! charge macabre

Qui charge sans savoir où

Hop ! hop ! tout un rang se cabre !

Jean Richepin. (La mer).

 Aujourd'hui, CAUDEBEC mire coquettement dans l'eau, d'un calme qui nous laisse des regrets, son vieux port et sa belle église du XVe siècle ; le mascaret a fait place à une "barre" qui permet à notre péniche de naviguer et blanchit à peine les eaux d'une légère écume, sur laquelle nous glissons presque sans secousse.

 Église de Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime

 

*** MASCARET est un mot gascon datant du XVIe siècle qui signifie " boeuf tacheté ". Il vient de mascara " mâchurer, tacheter ", par analogie avec un animal bondissant. Dans certaines régions, on l'appelle improprement BARRE.

Où se forme-t'il ?

Le MASCARET apparaît

- dans les estuaires larges et peu profonds (2 à 4mètres de profondeur),
- à marée basse,
- à gros coefficient de marée (de l'ordre de 100).

De quoi est-il constitué ?

 Le MASCARET est constitué d'un train de vagues analogue à de la houle. Il y en a généralement 4 à 5 grosses pouvant atteindre 2.5 m de hauteur, espacées d'environ 10 m. Elles sont suivies par une zone très mouvementée. L'ensemble se déplace à une vitesse qui dépend de la profondeur, soit environ de 15 à 30 km/h suivant les endroits.

Le MASCARET dans le monde

 Le MASCARET existe dans le monde entier (Canada, Chine, Amérique du Sud...); il est spectaculaire sur la Severn (Angleterre) et sur l'Amazone.

Le MASCARET en France

 En France, le MASCARET existait sur de nombreuses rivières : Charente, Seine, Gironde, Garonne, Dordogne... Il a totalement disparu sauf en Gironde. Celui de la Seine a disparu il y a une trentaine d'années en raison de travaux effectués dans le port du Havre. Il était énorme, dépassant plus de 4 m au centre de la Seine et 7 m sur les bords en raison des rebonds sur les rives.

 

09/02/2014

La Seine, ses affluents et ses canaux, ses plages

File:De Paris à la mer.jpg

1898 - Constant de Tours

Voyage d'un petit parisien

*

Extraits

LES AFFLUENTS DE LA SEINE ET LES CANAUX

QUI RELIENT PARIS A LA FRANCE

"Les rivières sont des chemins qui marchent". Ils marchent à la fois en avant et en arrière : à leur surface une population flotte dans les deux sens. Ces routes mobiles, loin de limiter les nations, mélangent les peuples, mobilisent les continents dont elles portent dans leurs flots l'histoire et la vie.

Où vont les flots en leur marche incessante ? Les fleuves vont à l'océan. Mais ce qui vous surprendra peut-être, c'est qu'ils en reviennent sans cesse en un éternel circuit qui propage la vie à la surface du globe :  de l'immensité des mers, l'eau s'échappe en vapeur, revient à la terre qu'elle arrose en pluie, puis rejaillit en source des profondeurs du sol et retourne à la mer après avoir désaltéré dans son cours animaux et végétaux;

Mais toute l'eau qui tombe du ciel ne court pas tout de suite à l'Océan : on a calculé que, déjà au Pont-Royal, la Seine ne débite plus que le tiers du volume d'eau qui tombe en pluie depuis sa source jusqu'à PARIS.

Les terrains du val dans lequel elle coule sont très perméables et la pente de son fond est très douce, car PARIS, qui est à plus de quatre-vingt-dix lieues du HAVRE par la Seine, n'est qu'à vingt-cinq mètres au-dessus du niveau de la mer : aussi la Seine est-elle parmi les fleuves un des plus réguliers de la planète.

... Elle n'a pas non plus les caprices redoutables des cours d'eau du Midi, à sec une partie de l'année, et dont le lit creux et étroit s'emplit tout à coup à la suite d'un orage.

Il y a cependant des jours où la Seine prend l'allure d'un torrent : en temps de crue, son courant devient six fois plus fort qu'en eau moyenne, et l'on a pu voir -en l'espace d'un siècle il est vrai-, son niveau s'élever à près de neuf mètres et descendre à neuf centimètres. Les ponts de bois en voyaient de dures, alors. Les barrages actuels atténuent ces variations excessives de hauteur.....

 

File:De Paris à la mer.jpg

LES PLAGES DE LA BAIE DE SEINE

EN HAUTE NORMANDIE

SAINTE-ADRESSE ET LES PHARES DE LA HEVE

 Montons à la HEVE, en prenant au Musée le tramway pour SAINTE-ADRESSE. On suit la rue de PARIS jusqu'à l'hôtel de ville, bâti il y a trente ans, dans le style Renaissance, au milieu du quartier neuf ; après avoir tourné, sur le boulevard de Strasbourg, autour du Jardin botanique, on gravit la longue rue d'Etretat jusqu'au casino -ancienne villa de la reine Christine- qui possède une rotonde bien située au-dessus de la rade, un jardin d'hiver et un beau parc.

Le chemin de droite conduit au vallon où s'abrite Sainte-Adresse  la route de gauche grimpe au cap de la Hève...

... Les phares de La Hève, allumés pour la première fois en 1775 et qui sont les premiers où l'on ait appliqué la lumière électrique en France, ont une forme quadrangulaire. Ils dominent de 20 mètres la falaise, élevée elle-même à 100 mètres au-dessus du niveau de la pleine mer ; un escalier intérieur conduit à la lanterne haute de 7 mètres, dont le foyer, évalué à 5,000 becs de lampe, projette ses rayons à 27 milles par un beau temps.

File:Ste-adresse phare hève.jpg

Les glaces ont presque un centimètre d'épaisseur ; malgré cette résistance, elles sont quelquefois brisées sous le coup de bec des oiseaux de mer qui, attirés par l'éclat de la lumière, plongent comme la foudre sur les vitres.

Du promontoire de La Hève, on découvre une immense étendue de mer et les côtes normandes que l'on peut parcourir depuis HONFLEUR jusqu'à BARFLEUR !

Derrière le poste des signaux, on aperçoit le cap d'Antifer et les rochers à jour d'Etretat ; au pied des phares, à 1,500 mètres, se dérobe le banc de l'Eclat, l'ancienne ville Saint-Denis-Chef-de-Caux "chue en mer".***

Il ne faut pas s'approcher trop près des bords de cette falaise crayeuse et peu sûre ; il y a une vingtaine d'années, les eaux en ont abattu une épaisseur de 15 mètres, et toute la basse falaise sur une étendue de 500 mètres a suivi le mouvement ; la mer en mange environ 2 mètres par an, et si c'est son jour, gare à vous !

 

*** Englouti par les flots en 1374, Saint-Denis Chef de Caux, ancien village de pêcheurs qui donna son nom aux habitants, les Dionysiens, précéda Sainte-Adresse, nom sans doute imaginé par les marins qui signifiait la fin de navigations difficiles dans la baie de seine et l'arrivée à un port sûr.

 

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?

O flots, que vous savez de lugubres histoires !

Flots profonds, redoutés des mères à genoux !

Vous vous les racontez en montant les marées,

Et c'est ce qui vous fait ces voies désespérées

Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !

08/02/2014

3. PARIS PORT DE MER

 File:De Paris à la mer.jpg

 Couverture de Rudnicki pour Voyage d’un Petit Parisien de Paris à la mer, de Constant de Tours (vers 1898).

Panorama de Paris

 Plus d'un rêveur, dormant les yeux ouverts, a vu, à travers le voile des songes, l'active Seine et ses ports animés se couvrir de vaisseaux venus des deux mondes, -d'innombrables remorqueurs hurlants incliner sous les ponts leurs tuyaux empanachés d'un nuage noirâtre, -des milliers de mâts aux pavillons étrangers filer en longue procession entre les bouquets d'arbres, mêler leurs couleurs chatoyantes aux feuilles vertes des érables et des marronniers qui ombragent les quais.

 

La Seine et les quais du Paris d'antan

- Oui, c'est un beau rêve.

- Suivez-nous, vous verrez qu'il n'y a pas loin de ce rêve à la réalité.

Déjà, au port Saint-Nicolas, vous avez respiré les senteurs marines ; entre Paris et Rouen, vous rencontrerez de gros bateaux faisant d'une ville à l'autre leur navette régulière ; puis, de Rouen au Havre, vous croiserez sur la Seine de véritables navires.

La Seine et les quais du Paris d'antan

Là-bas, à l'embouchure du fleuve, pour éviter les bancs de sable, vous devrez prendre le Canal de Tancarville au Havre que suit quotidiennement une flotille de remorqueurs trainant chalands et péniches, qui terminent ainsi leur voyage et, portés par les eaux de la Seine, s'en vont directement de Paris à la mer.

 

Dans l'immense estuaire par où la Seine se perd dans la Manche, entre le Havre et Honfleur, une barre redoutable formée par la mer montante s'oppose presque perpétuellement à la petite navigation. Aussi a-t-on du lutter contre ces assauts naturels par des barrages gigantesques ; en ouvrant latéralement au fleuve le Canal de Tancarville, on s'est rendu définitivement maître de l'obstacle et aujourd'hui, en observant toujours beaucoup de prudence, la navigation est devenue possible en basse Seine.

 

 Le chenal -le ruban d'eau où doivent se tenir les bateaux en marche - a été approfondi et dégagé des sables mobiles qui l'obstruaient ; une fois les bancs fixés, la mer se chargea elle-même par son flux et son reflux de faire office de drague ; elle pourvoit ainsi à l'entretien de la voie navigable.

 Exposition de 1900

 

 Enfin, le réseau des canaux qui sillonnent le pays s'est si bien soudé, que vous avez pu voir au mouillage, au milieu de PARIS, des torpilleurs faisant escale au quai d'Orsay et se rendant, à travers la France, du Havre à Marseille.

 

Dans le voyage que nous allons entreprendre, embarqués à Bercy, nous débarquerons ensemble dans le Bassin du Commerce, au Havre, au beau milieu de notre grand port de la Manche.

Douterez-vous encore de l'existence de PARIS PORT DE MER.

 

 

La Seine et les quais du Paris d'antan

 

 

1. PARIS PREMIER PORT DE FRANCE

Il paraît que ça va remettre ça... PARIS sera inondé un jour ou l'autre...

Alors, en attendant, j'ai envie de voyager sur la SEINE à PARIS, quand PARIS était PREMIER PORT DE FRANCE

***

*

 File:De Paris à la mer.jpg

 Couverture de Rudnicki pour Voyage d’un Petit Parisien de Paris à la mer, de Constant de Tours (vers 1898).

J'ai la chance d'avoir ce joli livre dans ma bibliothèque

un héritage

**

*

DE PARIS A LA MER

Voyage d'un petit parisien

 

Constant de Tours Chmielenski

 Volume grand in-4, 330x250, relié dos cuir, légers frottements, ville de Paris sur le plat, le relieur n'a pas inséré de page de titre, 292pp volume complet en 8 parties ; de Paris au Havre puis Au bord de la mer, bel exemplaire ! peu courant Ouvrage abondamment illustré de bois in et hors-texte d'après Fraipont, Poirson, Montador, Loevy, Mas, Solver, Desprès, etc. 6 cartes, index alphabétique des localités vues sur le bord de la Seine. Imprimé par Renouard vers 1898. La date n'est pas mentionnée sur le livre.

 

*****

 

Personne n'ignore que PARIS est la capitale de la France ; mais ce que tout le monde ne sait pas, c'est que PARIS est LE PREMIER PORT DE FRANCE.

Eh bien, direz-vous, et le HAVRE avec ses navires grands comme des Iles qui tout à coup se mettraient à flotter entre le Nouveau Monde et l'Europe ?

Et MARSEILLE avec sa forêt de mâts de la Juliette et sa flotte cosmopolite qui chaque jour débarque dans le grand port phocéen : Japonais, Chinois, Egyptiens, Tunisiens, Algériens, Marocains, les peuples les plus variés de couleurs de l'Asie et de l'Afrique ?

Et BREST, la ville guerrière, toute hérissée de formidables cuirassés et armée de torpilleurs perfides ? Et BORDEAUX, LA ROCHELLE, NANTES, LORIENT, CHERBOURG, avec leurs vaisseaux de toutes grandeurs ?

Nous ne les oublions pas et nous comprenons votre étonnement.

Quoi ! ces petits bateaux pas plus hauts que ça, qui vont sur l'eau entre BERCY et AUTEUIL, peuvent se mesurer d'importance avec les gros steamers et les trois-mâts à haute voilure des ports maritimes ?

 

QUAI DE BERCY

Oui, mes amis, parce qu'ils se comptent par milliers, ces bateaux : péniches, chalands, radeaux, montluçons, etc. Sachez qu'en une année il en vient près de cinquante mille dans le port de PARIS ! Bien qu'ils glissent au ras de l'eau, ils renferment en leurs flancs profonds de lourdes charges,  et souvent trois chalands suffisent à apporter ici depuis la mer le chargement complet d'un grand paquebot. Au risque de vous effrayer, il nous faut pourtant citer quelques chiffes d'une éloquence indiscutable.

Les bords de la Seine (vers 1900-1910)

Sur les bords de SEINE

 

L'austère statistique, dont parfois les calculs sont amusants, nous apprend qu'en une seule année, sous les yeux émerveillés des badauds parisiens qui du haut des parapets inspectent le mouvement des berges, une centaine de trains de bois filent sous les ponts et que quarante mille bateaux se vident sur les quais, tandis que vingt mille autres s'emplissent à côté.

 

Si bien que le mouvement du Port de PARIS, situé à plus de cinquante lieues de la mer, dépasse sept millions de tonnes, -valant chacune mille kilogrammes-, tandis que MARSEILLE,  dont la rade bleue s'ouvre sur la Méditerrannée, n'atteint pas six millions, et moins encore LE HAVRE, assis majestueusement au bord de la Manche.

Donc, par l'autorité du chiffre, PARIS est au premier rang des ports Français, et dans cette extraordinaire activité du fleuve à travers la grande ville, vous nous en voudriez d'oublier la coquette flotille des vapeurs-omnibus qui eurent souvent l'honneur de vous avoir comme passagers. Soyez-en fiers ! Les express, hirondelles et bateaux-mouches se comptent, dans l'année, pas moins de vingt millions de voyageurs comme vous.

 

 http://www.cpa-bastille91.com/cartes-postales/quais/

***

 

 

 

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique