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09/02/2007

Fables de FLORIAN..Les singes et le léopard

Allez allez ! on" fabule, on fabule..."

Des singes dans un bois jouaient à la main chaude.

Certaine gueunon moricaude,

Assise gravement, tenait sur ses genoux

La tête de celui qui, courbant son échine,

Sur sa main recevait les coups.

On frappait fort, et puis devine !

Il ne devinait point ; c'étaient alors des ris,

Des sauts, des gambades, des cris.

Attiré par le bruit, du fond de sa tanière,

Un jeune léopard, prince assez débonnaire,

Se présente au milieu de nos singes joyeux.

Tout tremble à son aspect. Continuez vos jeux,

Leur dit le léopard, je n'en veux à personne :

Rassurez-vous, j'ai l'âme bonne,

Et je viens même ici, comme particulier,

A vos plaisirs m'associer ;

Jouons, je suis de la partie.

- Ah ! monseigneur, quelle bonté !

medium_DSC04678.JPG

Quoi ! votre altesse veut, quittant sa dignité,

Descendre jusqu'à nous ? -Oui, c'est ma fantaisie,

Mon altesse eut toujours de la philosophie,

Et sait que tous les animaux

Sont égaux.

Jouons donc, mes amis, jouons, je vous en prie.

Les singes, enchantés, crurent à ce discours,

Comme l'on y croira toujours.

Toute la troupe joviale

Se remet à jouer : l'un d'entre eux tend la main ;

Le léopard frappe, et soudain

On voit couler du sang sous la griffe royale.

Le singe, cette fois, devina qui frappait,

Mais il s'en alla sans le dire.

Ses compagnons faisaient semblant de rire,

Et le léopard seul riait.

Bientôt chacun s'excuse et s'échappe à la hâte,

En se disant entre les dents :

Ne jouons point avec les grands ;

Le plus doux a toujours des griffes à la patte.

 

 

 

MEDECIN DES PAUVRES.. fumeurs et alcoolos

Nom d'une pipe ! le remède existait et on nous avait caché ça...

medium_Médecin_des_pauvres_1563.3.jpgCONSEIL AUX FUMEURS DE CIGARETTES

Pour prévenir les dangers de l'abus de la cigarette, placer une livre de tabac caporal dans un vase, en l'émiettant. Versez dessus un demi-litre de thé fort. Remuez. Faites égoutter et laissez sécher sur un linge.

Ainsi préparé, le plus mauvais tabac sera excellent, car il conservera son parfum, moins l'âcreté qui le rend nuisible. On peut faire la même opération pour le tabac à la pipe.

 SI ON AVAIT SU .. on en serait pas là...

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 L'ALCOOL, VOILA L'ENNEMI !

L'alcool fait plus de victimes que toutes les épidémies réunies ; il ruine les familles et nous prépare des générations d'enfants rachitiques et scrofuleux. Il est le principal pourvoyeur des asiles d'aliénés, des hôpitaux, des prisons. Il n'étanche pas la soif, il la donne ; il ne réchauffe pas, il ne nourrit pas, il ne fortifie pas, il tue.

GUERRE A L'ALCOOL ?

Voici une intéressante statistique sur les effets de l'alcool :

Sur cent détenus pour assassinat, combien compte-t-on d'alcooliques ? Réponse : cinquante-trois

Sur cent condamnés pour viol, outrage public à la pudeur, combien compte-t-on d'alcooliques ? Cinquante-trois

Sur cent détenus pour incendie volontaire, combien compte-t-on d'alcooliques ? Cinquante-sept

Sur cent condamnés pour mendicité, vagabondage, combien compte-t-on d'alcooliques ? Soixante-dix

Sur cent condamnés pour coups et blessures, violences, brutalités ? Quatre-vingt-dix.

Ces chiffres ont été fournis par les greffiers de plusieurs prisons.

 BELLE PENSEE DE LAMENNAIS

"Savez-vous ce que boit cet homme dans ce verre qui vacille en sa main tremblante d'ivresse ?

- Il boit les larmes, le sang, la vie de sa femme et de ses enfants.

medium_Médecin_des_pauvres_L_alcoolisme.jpgL'ivresse est une dégradation morale ; celui qui boit avec excès et qui se met dans cet état s'expose au mépris public ; il perd l'estime et la confiance des honnêtes gens. Honte à celui qui s'avilit de la sorte ! La société le repousse et la maladie lui tend les bras.

IVROGNERIE CHRONIQUE. L'ivrognerie chronique amène les plus tristes résultats dans l'organisme. L'alcool absorbé journellement et en trop grande quantité altère pour ainsi dire tous les organes ; l'estomac digère mal, les mains tremblent, l'intelligence diminue, le caractère s'aigrit et devient violent.

L'ivrogne a le visage couperosé et le nez d'un rouge caractéristique. Il peut être pris de delirium tremens, espèce de manie aigüe, durant laquelle le malade, fou furieux, très violent, ayant aux mains et aux pieds un tremblement très accusé et très caractéristique, a des hallucinations terrifiantes.

Il voit des animaux noirs, des rats qui veulent le mordre, etc. il est couvert de sueur.

A la longue, le malade plongé dans un abrutissement complet, finit par être dément. Les moindres plaies,  les inflammations les plus bénignes deviennent graves chez l'ivrogne et tournent facilement à la gangrène.

 

Demain je vous donnerai à lire les quatre périodes de l'ivrognerie parce que là je commence à halluciner ! Vrai que tu te dis : un verre ça va, mais trois non merci. Bonjour les dégâts ! ouille ouille ouille !

Qu'est-ce que je vais devenir avec mes bouteilles de Jurançon ? et le vin jaune de J.Claude et le vin de paille de Jean-Louis ?

 

08/02/2007

Fables de FLORIAN.VI. Le chat et le miroir

 medium_Gravures_Fables_de_FLORIAN_le_chat_et_le_miroire_014.jpg

A chaque soir sa petite fable..

Philosophes hardis, qui passez votre vie

A vouloir expliquer ce qu'on n'explique pas,

Daignez écouter, je vous prie,

Ce trait du plus sage des chats ;

Sur une table de toilette

Ce chat aperçut un miroir ;

Il y saute, regarde, et d'abord pense voir

Un de ses frères qui le guette.

Notre chat veut le joindre, il se trouve arrêté.

Surpris, il juge alors la glace transparente,

Et passe de l'autre côté,

Ne trouve rien, revient, et le chat se présente.

Il réfléchit un peu : de peur que l'animal,

Tandis qu'il fait le tour, ne sorte,

Sur le haut du miroir il se met à cheval,

Une patte par-ci, l'autre par-là, de sorte

Qu'il puisse partout le saisir.

Alors, croyant bienl e tenir,

Doucement vers la glace il incline la tête,

Aperçoit une oreille, et puis deux ... A l'instant,

A droite, à gauche, il va jetant

Sa grille qu'il tient toute prête ;

Mais il perd l'équilibre, il tombe et n'a rien  pris.

Alors, sans davantage attendre,

Sans chercher plus longtemps ce qu'il ne peut comprendre,

Il laisse le miroir et retourne aux souris.

Que m'importe, dit-il, de percer ce mystère ?

Une chose que notre esprit,

Après un long travail, n'entend ni se saisit,

Ne nous est jamais nécessaire.

 

Bien vu, pas de prise de tête inutile... tu as compris Huguette, n'abuse pas avec ton chat. Un chat c'est un chat...

 

07/02/2007

Fables de FLORIAN .1.L'écureuil, le chien et le renard

 la petite fable du soir ?

Livre Quatrième - Fable II -

medium_Gravures_Fables_de_FLORIAN_L_écureuil_le_chien_et_le_renard_002.2.jpg 

 

 Un gentil écureuil était le camarade,

Le tendre ami d'un beau danois.

Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade,

La nuit les surprit dans un bois.

En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine

A trouver où se bien coucher.

Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne,

Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher.

Vers minuit (c'est l'heure des crimes),

Longtemps après que nos  amis,

En se disant  bonsoir, se furent endormis,

Voici qu'un vieux renard, affamé de victimes,

Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau,

Voit l'écureuil sur un rameau.

Il le mange des yeux, humecte de sa lange

Ses lèvres, qui de sang brûlent de s'abreuver,

Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver :

Il faut donc, par une harangue,

L'engager à descendre ; et voici son discours :

Ami, pardonnez, je vous prie,

Si de votre sommeil j'ose troubler le cours ;

Mais le pieux transport dont mon âme est remplie

Ne peut se contenir : je suis votre cousin

Germain ;

Votre mère était soeur de feu mon digne père.

...

QUEL PLAISIR DE LIRE CES FABLES FAITES DE POESIE, DE CHARME, D'ESPRIT !

la suite NOTE CI-DESSOUS

Fables de FLORIAN 2.suite. l'écureuil, le chien et le renard

Vous avez repris votre souffle ?  Voici la suite...

Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière,

M'a tant recommandé de chercher son neveu

Pour lui donner moitié du peu

Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère,

Venez, par un embrassement,

Combler le doux plaisir que mon âme ressent.

Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes,

Oh ! j'y serais déjà, soyez-en bien certain.

Les écureuils ne sont pas bêtes,

Et le mien était fort malin.

Il reconnaît le patelin,

Et répond d'un ton doux : Je meurs d'impatience

De vous embrasser, mon cousin ;

Je descends, mais, pour mieux lier la connaissance,

Je vous vous présenter mon plus fidèle ami,

Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ;

Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense

Que vous serez charmé de le connaître aussi.

Aussitôt maître renard frappe,

Croyant en manger deux ; mais le fidèle chien

S'élance de l'arbre, le happe,

Et vous l'étrangle bel et bien.

Ceci prouve deux points : d'abord qu'il est utile

Dans la douce amitié, de placer son bonheur ;

Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile

Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.

 

A bon entendeur, salut ! dit miche qui va venir surfer dans quelques minutes. Un café pendant la mi-temps du match France Argentine et j'arrive...

 
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