logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

08/02/2014

2. LES VINGT-CINQ PORTS DE PARIS

 

DE PARIS A LA MER

Voyage d'un petit parisien

1898

 par

Constant de Tours Chmielenski

File:De Paris à la mer.jpg

 Léon Rudnicki qui a réalisé la couverture, est mentionné comme « élève français âgé de dix-neuf ans seulement inscrit à l’École nationales des arts décoratifs dans le cadre du concours [de 1893]. » (Revue des arts décoratifs 1880-1902, vol. année 1893, p. 179, Bibliothèque nationale de France, département Sciences et techniques, 4-V-1113)

*

La Seine et les quais du Paris d'antan

 

 

PARIS n'est pas seulement un port : on en compte QUATORZE à la rive gauche et ONZE à la rive droite. Sur ses larges berges empierrées que les curieux contemplent tout le jour en passant sur les ponts, s'ouvrent les vingt-cinq ports dont la nomenclature suit. Leurs noms pittoresques sont des jalons connus de la topographie de PARIS ; nous les passerons en revue, à la descente de la SEINE, depuis le port de Bercy, le plus célèbre de tous, d'où s'écoulent des flots de vin ... heureusement contenus dans des centaines de mille de rondes tonnes.

paris couleur 1900 albert kahn 371 Photos de Paris en couleur en 1900  photo histoire featured bonus

 http://www.laboiteverte.fr/photos-de-paris-en-couleur-en-1900/

Parmi les plus curieux est le port des Ormes, le Mail, le Jardin des Hespérides -hélas, dépourvu de pommes d'or- où de novembre à mai viennent se placer perpendiculairement au quai les bateaux chargés du fruit d'hiver. A cette halle flottante, les marchandes des quatre-saisons s'approvisionnent de toutes les variétés connues, dont la petite pomme d'api est le plus coquet ornement. On y croque à belles dents la succulente reinette qui fait venir à l'eau à la bouche des gourmets, tandis que les poissons -suivant le dicton- ne s'en soucient guère.

C'est le port Saint-Nicolas, au centre de Paris, sur la rive droite, qui est le Port par excellence, réservé à la navigation internationale. Que de fois, traversant le pont des Saints-Pères, ne vous êtes-vous pas arrêtés à contempler dans son extraordinaire animation le quai où accostent des paquebots aux grosses cheminées, de véritables petits navires pavoisés joyeusement d'oriflammes multicolores ! Ceux-ci arrivent des côtes d'ESPAGNE, ceux-là font en cinq jours la traversée régulière de LONDRES à PARIS : parfois après avoir victorieusement tenu la haute mer pendant une tempête, ces steamers évoluent modestement et sans bruit, comme de simples bateaux-mouches, en vue de la Cité, et déposent au pied du vieux Louvre leur cargaison exotique.

 http://bordabord.org/

Alors, en face du bureau de douane attaché au quai, -mais tout prêt à s'en détacher aux époques pluvieuses, quand vient la crue, -les grues à vapeur allègent en ronflant les bateaux de diverses Compagnies de transport des marchandises qu'ils apportent : cornes de bétail, balles de laine ... ; puis, ce sont des sucres qu'on embarque, les pains en pyramide glissant dans une rigole sous l'oeil du douanier qui les compte.

- Charbonniers, d'où venez-vous ?

- Nous venons de l'Est, des bords du Rhin, et par le canal de la Marne au Rhin, nous vous apportons des charbons allemands.

- Hommes noirs, d'où sortez-vous ?

- Nous arrivons du Nord, de BELGIQUE savez-vous, et à travers les plaines flamandes, naviguant au milieu des moëres et des watteringues sur les canaux du Nord, nous venons vous approvisionner des charbons de MONS et de CHARLEROI.

- Aoh ! vous autres beaux nègres, que nous apportez-vous des bords de la Tamise ?

- Yes, nous venons de l'Ouest par LE HAVRE et ROUEN, avec les meilleurs charbons de "La ANGLETERRE".

Et c'est ainsi que tout au long du fleuve, remontant la Basse-Seine au-dessous de PARIS ou descendant la Haute-Seine entre sa source et les ports parisiens, affuent sans relâche de tous les points cardinaux sur nos quais : matériaux de construction, produits métallurgiques, industriels et agricoles de diverses provenances.

paris couleur 1900 albert kahn 401 Photos de Paris en couleur en 1900  photo histoire featured bonus

 Le port d’Austerlitz par Auguste Léon ©Musée Albert-Kahn – Département des Hauts-de-Seine

Au fleuve-artère se ramifient les veines innombrables des rivières et des canaux qui apportent au coeur de la FRANCE, comme un sang généreux, les productions de sa terre riche et fertile.

 http://bordabord.org

 Une Compagnie anglaise fait chaque semaine par les steamers Emily, Mabel et Olive un service régulier et direct sans transbordement entre PARIS et LONDRES,  quittant la FRANCE par la Seine pour pénétrer en ANGLETERRE par la Tamise.

 Une Compagnie française de tranports par eau, LA FLUVIALE, possède une flotte de quarante-cinq bateaux à vapeur et cent chalands qui, tous les jours, font le service de PARIS à ROUEN et au HAVRE. Les "nez rouges" ainsi que l'on appelle les embarcations de cette Compagnie, reconnaissables à la tache rouge de l'avant, partent du Port Saint-Nicolas pour descendre la Seine, ou bien du Bassin de la Villette, d'où ils rejoignent la Seine par le canal Saint-Denis.

Leurs principales escales sont à ELBEUF, aux ANDELYS, A ROUEN et, de là, ils gagnent HONFLEUR par la Basse-Seine, ou le HAVRE par la Seine et le Canal de TANCARVILLE.

**

La Seine et les quais du Paris d'antan

*

RIVE GAUCHE

 

PORT DE LA GARE

PORT AUX COCHES OU PORT D'AUSTERLITZ

PORT SAINT-BERNARD

PORT DE LA TOURNELLE

La Seine et les quais du Paris d'antan

PORT DES ORFEVRES

PORT DES SAINTS PERES

PORT D'ORSAY

PORT DES INVALIDES

PORT DU GROS-CAILLOU

PORT DU CHAMP-de-MARS

PORT DE L'ILE DES CYGNES

PORT DE GRENELLE

PORT DE LA CUNETTE

PORT DE JAVEL

 

RIVE DROITE

PORT DE BERCY

http://www.cpa-bastille91.com

 

PORT DE LA RAPEE

La Seine et les quais du Paris d'antan

PORT HENRI IV

PORT SAINT-PAUL ou PORT DES ORMES

PORT DE L'HOTEL DE VILLE

La Seine et les quais du Paris d'antan

PORT DES ORFEVRES

PORT SAINT-NICOLAS

Cliquez sur la carte pour l’agrandir et en voir tous les détails

 

PORT SOLFERINO

PORT DU QUAI DE BILLY

PORT DE PASSY

PORT DE LA GALIOTE

 

Tous les ports sont publics, accessibles à toute personne désirant expédier ou recevoir des marchandises par voie d'eau, et les dépôts sur les berges des produits débarqués ou à embarquer sont gratuits,  après autorisation de l'Inspecteur de la Navigation

La Seine et les quais du Paris d'antan

J'aurais bien aimé connaître PARIS en ce temps-là

c'était vivant

Ce n'était pas le Paris des BO-BO

08/01/2014

UN SI TERRIBLE HIVER


EN 1709 !

Dans le royaume, il gèle à pierre fendre et la bise se mêle à la neige. Voilà un siècle que la France n'avait pas connu pareil hiver. La Seine est prise par les glaces et les bateaux du port de la Grève, câbles rompus, dérivent en tous sens. Le Rhône charrie des glaçons sur quatre mètres de hauteur et, partout, sur terre comme sur mer, les communications sont coupées.

On a fermé les écoles et les gens se sont calfeutrés chez eux. En Provence, les arbres fruitiers éclatent sous le froid ; il n'y aura ni olives ni raisin. Le bétail et le gibier meurent de faim et seuls les loups rôdent près des villes.

Et à la Cour

Nobles et favoris n'échappent pas au sort du commun des mortels. Dans ce palais de corridors, de pierre, de marbre et de fenêtres, grippes et pneumonies déciment l'entourage du roi. Seule la chambre royale est chauffée jour et nuit.

Le froid est si vif que les flacons de parfum et de liqueur de la reine de Hongrie ont éclaté et que le vin a gelé dans la chambre du marquis de Villeroy. Et si le roi continue, imperturbable, ses promenades quotidiennes dans le parc, il a suspendu revues et parades par égard pour les nez gelés et les yeux larmoyants de ses courtisans.

Quand la faim ... nourrit la révolte

Plus un grain de blé ! La terre est glacée et la totalité de la récolte de l'année est perdue. Lyon s'est associée avec Marseille pour importer des céréales du Levant ; mais à cause de la guerre, les caisses du royaume sont vides et, de plus, la flotte anglaise intercepte les navires. Seuls les spéculateurs parviennent encore à survivre. Blé mêlé au chiendent, pain de fougère et d'avoine ou racines bouillies composent les maigres repas.

Les campagnes souffrent de la famine autant que les villes et, en Bourgogne, des femmes et des enfants affamés raclent la terre avec leurs ongles et dévorent des racines gelées. Les fossés le long des chemins sont jonchés de cadavres.

"Mort de faim" écrivent le curés sur les registres paroissiaux.

Les gens ont l'énergie du désespoir. Il n'y a plus de vivres, mais on en trouvera !

Dans les villes, les boulangeries et les marchés sont pillés chaque jour. Sur les routes les convois de blé sont attaqués malgré les escortes. Des bandes de mendiants et de déserteurs errent dans la campagne et prennent d'assaut les couvents et les châteaux pour y fouiller greniers et caves.

... Le carrosse du dauphin a été arrêté par une foule furieuse qui réclamait du pain des femmes en haillons se sont accrochées aux grilles de Versailles et les gardes ne les ont pas repoussées de peur d'être massacrés.


Le peuple souffre et il le crie.


***

Ils avaient de bonnes raisons de se plaindre de la Météo

La fin du monde n'est peut-être pas pour demain ?

11/04/2013

MOTUS ET BOUCHE COUSUE, ON SE SERRE LES COUDES AU COFFRE

 

CHARLIE HEBDO 10 avril 2013img009.jpgimg010.jpg

29/01/2012

3. DE L'IMPOT

Histoire Illustrée de la Guerre de 1870-71 - REPUBLIQUE - MONARCHIE par M.G. MARTINY DE RIEZ de 1871

.....

on poursuit la lecture ?

*****

... On nous répète sur tous les tons : Mais c'est une grosse question d'imposer le revenu : comment établir l'assiette de l'impôt ? Comment ceci ? Comment cela ? Nous répondrons tout simplement qu'il y a des gens appelés conseillers d'Etat, et de citoyens appelés députés qui ont précisément pour mission de préparer des lois, et de résoudre ces questions-là. Ils sont rétribués pour cela beaucoup plus que pour se procurer la satisfaction de prononcer des discours à sensation qui ne font pas du tout les affaires du pays. Qu'ils abordent franchement ces problèmes qu'on déclare insolubles et qu'on enterre pompeusement en les appelant de "grosses questions" ; qu'ils les étudient avec le désir de les résoudre, et non avec celui de ne point leur découvrir de solution, et, outre qu'en ce faisant, ils accompliront strictement leur devoir, ils s'apercevront bientôt que c'est la routine qui seule jette un voile sur cette solution déclarée introuvable.

D'ailleurs, il ne doit jamais être impossible de faire triompher la justice et l'équité, et il faut être aveugle pour oser nier que les charges de l'impôt pèsent inégalement sur les diverses classes de citoyens. Que l'on cherche bien, et l'on trouvera certes moyen de répartir ce fardeau proportionnellement aux charges de chacun.

Contrairement à ce qu'on fait souvent en pareil cas, je n'irai point offrir la prétention de préconiser mes idées ; ce serait, d'ailleurs, sortir du cadre très-restreint dans lequel je dois me limiter ; mais, je le répète, la nation a des mandataires auxquels elle a confié ce soin. Ceux-ci, d'ailleurs, sentent bien l'importance de la question, car plusieurs d'entre eux, comme M. Casimir Périer et M. Roureure, par exemple, se sont préoccupés de la possibilité d'imposer des revenus qui, jusqu'alors, ont échappé aux charges de l'alimentation du trésor public. La commission du budget a reconnu ce principe que le revenu devait être taxé à l'égal de la propriété foncière, et il est probable que la question sera résolue à la satisfaction de tous ceux qui aiment la justice et l'égalité.

......

 

Alors comptons sur nos députés pour faire triompher la justice et l'équité 140 ans plus tard, en s'opposant à la T.V.A. anti-sociale de MEROSARKEL qui a démarré son quinquennat en donnant aux riches et le termine en prenant aux pauvres. Il pourra toujours gesticuler ce soir.. je ne le regarde pas.. Trop vu ! Je lirai les commentaires dans la presse après son passage en multiplex.

2. DE L'IMPOT (suite)

 

Histoire Illustrée de la Guerre de 1870-71 - REPUBLIQUE - MONARCHIE par M.G. MARTINY DE RIEZ de 1871

.....

ça fait pas de mal ... Un peu d'éducation citoyenne

******

 


Conçoit-on, maintenant que celui qui refuse de donner sa cotisation, tout en bénéficiant des avantages que lui en assure le versement, commet un véritable vol ? Il se met dans la situation d'un individu qui voudrait participer aux bénéfices d'une maison de commerce sans y avoir engagé des fonds. Cette prétention serait évidemment ridicule et exorbitante ; elle n'a cependant rien de plus excessif que celle d'un homme qui veut jouir des bénéfices de la qualité de citoyen et qui refuse de concourir aux déboursés que nécessitent l'obtention et la jouissance de ces avantages.

 

LE BUDGET DE L'ETAT ?

COMME A LA MAISON "tenue" avec ordre


La répartition des sommes qui sont nécessaires au fonctionnement de divers services publics, la fixation de celles qui doivent être affectées à chacun d'eux constituent, dans leur ensemble, ce qu'on nomme le budget. C'est pour ainsi dire le livre de caisse du pays, livre de caisse dressé par anticipation chaque année, et qui fixe chapître par chapître, article par article, quelles doivent être les recettes, et quelles doivent être les dépenses.

Chaque service public dit : l'an prochain il me faudrait tant. Les députés se réunissent, examinent ces demandes et répondent à chaque ministre : Vous aurez tant ; prenez vos mesures pour faire nos affaires avec les ressources que nous vous donnons. Voilà, sous une forme vulgaire, ce que c'est que le budget.

C'est d'ailleurs ainsi que l'on procède dans tout  ménage tenu avec ordre. On commence par estimer à peu de chose près et aussi exactement que possible les sommes dont on pourra disposer et l'on consacre : tant pour la cuisine, tant pour la maison, tant pour la toilette, tant pour les enfants, tant pour les domestiques, etc. Eh bien ! c'est à un travail absolument analogue que se livrent nos représentants. Le chiffre des sommes qui sont nécessaires pour faire marcher ce grand ménage qu'on appelle la nation, est la base de l'impôt.

C'est cette somme qu'on répartit entre les divers individus et qui se partage en impôts directs et impôts indirects, les premiers étant payés directement payés par le citoyen à l'Etat qui lui en donne quittance, les seconds étant appliqués à la vente ou à la circulation des denrées ou autres matières, et se trouvent payés ainsi d'une façon anonyme et indirecte par tous les individus qui achètent, transportent ou négocient ces substances. Il est donc bien évident, n'est-ce pas, que celui qui se soustrait à l'obligation de payer sa quote-part de cette mise de fonds dont l'ensemble forme les finances de l'Etat, commet un acte frauduleux au préjudice de ses concitoyens, car il fait peser sur eux seuls, la part des frais qu'il occasionne à la société tout entière.

En principe l'impôt étant voté par nos députés, c'est-à-dire par nous-mêmes, puisque nos députés ne sont autre chose que nos représentants, nos fondés de pouvoirs, il est souverainement illogique de se récrier contre soi-même. C'est cependant ce qui se fait souvent, car c'est à qui se plaindra de l'impôt.

Je sais bien qu'une objection m'attend ici, et je vais au devant d'elle. "Nous consentons à payer l'impôt, me dira-t-on mais à la condition qu'il pèsera également sur chacun. Comment ! moi petit propriétaire foncier je paye une somme relativement considérable, pour un méchant jardin où je récolte à grand'peine les légumes de mon pot-au-feu, tandis que mon voisin qui possède 25 ou 30 mille francs de revenus en rentes sur l'Etat, ou en obligations, ne contribuera en rien aux charges que nous supportons tous. Moi, mon revenu, c'est mon travail, et on me l'impose tandis que cet oisif qui flâne tous les jours voit son revenu affranchi de toute contribution !"

Cette objection est juste, et il est évidemment inadmissible que la propriété foncière soit pour ainsi dire une matière imposable jusqu'à saturation, ou plutôt, jusqu'à épuisement. On ne conçoit pas bien comment un petit propriétaire sera tenu de prélever sur les modestes bénéfices de son exploitation agricole, une grosse somme, tandis qu'un homme de lettres, un avocat, un journaliste, un peintre de tableaux, un comédien, un  chanteur pourront gagner cent ou deux cent mille francs par an, sans concourir en quoi que ce soit aux dépenses de l'Etat dont ils profitent plus encore peut-être que le paysan.

 

... hum ! hum !

*****

On continue ?


 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique