logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

27/01/2007

9. Leçon de littérature 1835. De l'influence des climats

Allez on continue ? On va philosopher un petit peu avec Monsieur COUSIN... non, non ça ne vous prendra pas la tête...sinon miche aurait laissé tomber... Je ne suis pas là pour vous la jouer façon intello.. Juste pour le plaisir de lire ces grands philosophes...

Quel est celui de vous qui pense que les lieux, la terre qu'il habite, l'air qu'il respire, les montagnes ou les fleuves qui l'avoisinent, le climat, le chaud, le froid, toutes les impressions qui en résultent ; en un mot que le monde extérieur lui est indifférent et n'exerce sur lui aucune influence ? ce serait, messieurs, de votre part un idéalisme un peu extraordinaire, et j'imagine que vous croyez avec tout le monde, que l'âme et distincte, mais non pas absolument indépendante du corps, et que par conséquent la nature extérieure a une influence indiecte, mais très réelle sur l'homme, et par conséquent encore sur tout ce qui est de l'homme. Pensez-vous, quelqu'un a-t-il jamais pensé que l'homme des montagnes ait et puisse avoir les mêmes habitudes, le même caractère, les mêmes idées, et soit appelé à jouer dans le monde le même rôle que l'homme de la plaine, que le riverain, que l'insulaire ? croyez-vous par exemple, que l'homme que consument les feux de la zone torride, soit appelé à la même destinée que celui qui habite les déserts glacés de la Sibérie ? le croyez-vous ? Eh bien ! ce qui est vrai des deux extrêmités de la zone glacée et de la zone torride doit l'être également des lieux intermédiaires, et de toutes les latitudes...

.. L'auteur de l'Esprit des Lois, après avoir établi nettement et profondément que tout a sa raison d'être, que tout a sa nécessité, que tout a sa loi, tout, à commencer par Dieu même, n'hésite pas à attribuer au climat une influence immense sur la créature humaine. Mais Montesquieu n'était pas homme à s'arrêter à cette généralité ; il la développe et l'applique en détail...à toutes les institutions humaines, politiques, civiles, religieuses, militaires, aux lois les plus petites comme aux plus grandes. C'est là le triomphe de l'esprit philosophique : en effet, il n'y a pas de lacunes dans les choses ; tout se tient et tout se lie.

COUSIN. Cours de l'histoire de la philosophie

Ce Recueil  était destiné à la "jeunesse studieuse" ... "Inspirer l'imagination des élèves par le rapprochement des sujets qui peuvent se lier à leurs compositions classiques, exercer leur goût et leur jugement par la comparaison de tant de richesses littéraires, orner leur mémoire par la récitation des endroits les plus saillants, enfin les accoutumer à bien lire, c'est-à-dire bien sentir les maîtres de la poésie, de l'éloquence et de la morale par l'étude de ces inflexions qui expriment les mouvements de l'âme, appliquées à des morceaux différents de style et d'idées... tel est le degré d'utilité qu'il peut comporter.

A vos lunettes ...et vos neurones...

26/01/2007

4. LE MEDECIN DES PAUVRES.." AUX MERES

par le docteur Beauvillard

Je continue à lire mes vieux bouquins, j'y trouve tant de plaisir à partager avec vous bien sûr.

HYGIENE DE L'ENFANCE ET PRECEPTES CONCERNANT LE NOUVEAU-NE...

Prenez votre bébé à son réveil du matin ; débarrassez-le rapidement de ses langes et plongez-le dans un bain tiède pendant quelques minutes pour lui faire une toilette du corps.

En le sortant, enveloppez-le d'une serviette éponge et séchez-le prestement. Si l'enfant est un peu débile, délicat, faites-lui une friction rapide sur le corps et sur les membres avec de l'eau-de-vie de lavande ou de l'eau de Cologne étendue d'eau.

Les langes les plus rapprochés du corps du bébé doivent être souples et chauds et ne doivent jamais serrer au point de gêner et immobiliser les jambes ; aussi faut-il condamner sévèrement les sangles et les corsets dont beaucoup de nourrices conservent encore l'usage, qui devraient être proscrits aujourd'hui, l'instruction ayant pénétré un  peu partout.

Que de bébés noués ou rachitiques à 2 ans, qui auraient joui d'une constitution excellente si les mères ne les avaient astreints dès leur naissance, en les ligotant dans leurs premiers vêtements, à ne respirer qu'imparfaitement et aux supplices les plus atroces en leur immobilisant les membres !

Dès les premières semaines en suivant les rigueurs de la saison et la température de vos appartements, habituez vos bébés à la toilette à l'eau froide une fois tous les deux ou trois jours, puis tous les matins, en les lavant au saut du lit avec une éponge humide trempée dans l'eau même très froide. (Les malheureux !)

Séchez immédiatement, l'enfant reprend bien vite sa chaleur.

c'était en 1965 ! pauvre petit. Miche l'avait langé comme on le lui avait indiqué... Mais, parole de miche, pas d'eau froide et encore moins très froide... brrrrrrrrr!! qui a fait ça ?  mais je t'assure mon fils que tu n'as jamais été "noué" ni "rachitique"... j'y pense ! c'est peut être pour cela qu'il fait du jogging aujourd'hui ?

Pas d'ma faute, moi, j'ai fait comme on m'a dit !

En ce qui me concerne, je me souviens des frictions à l'eau de Cologne... toute la famille y passait. Et ne me dites pas que vous n'avez jamais senti l'eau de Cologne sur votre dos, je ne vous croirais pas.

25/01/2007

8. Leçon de littérature 1835 ..COULEURS dans les nuages des tropiques

Après avoir observé sous l'oeil critique de grands écrivains, les Harmonies générales du globe, les oppositions dans la nature, les nids et les voyages des oiseaux, nous passons aux couleurs. QUE DU PLAISIR !

J'ai aperçu dans les nuages des tropiques, principalement sur la mer et dans les tempêtes, toutes les couleurs qu'on peut voir sur la terre. Il y en a alors de cuivrées, de couleur de fumée de pipe, de brunes, de rousses, de grises, de livides,de couleur marron, et de celle de gueule de four enflammé. Quant à celles qui y paraissent dans les jours sereins, il y en a de si vives et de si éclatantes, qu'on n'en verra jamais de semblables dans aucun palais, quand on y rassemblerait toutes les pierreries du Mogol. Quelquefois les vents alizés du Nord-Est où du Sud-Est, qui y soufflent constamment, cardent les nuages comme si c'étaient des flocons de soie ; puis ils les chassent à l'Occident, en les croisant les uns sur les autres comme les mailles d'un panier à jour ; ils jettent sur les côtés de ce réseau les nuages qu'ils n'ont pas employés et qui ne sont pas en petit nombre ; ils les roulent en énormes masses blanches comme la neige, les contournent sur leurs bords en forme de croupes, et les entassent les uns sur les autres comme les Cordilières du Pérou, en leur donnant des formes de montagnes, de cavernes et de rochers ; ensuite, vers le soir, ils calmissent un peu comme s'ils craignaient de déranger leur ouvrage. Quand le soleil vient à descendre derrière ce magnifique réseau, on voit passer par toutes ses losanges une multitude de rayons lumineux qui y font un tel effet, que, les deux côtés de chaque losange qui en sont éclairés, paraissent relevés d'un filet d'or, et les deux autres qui devraient être dans l'ombre, sont teints d'un superbe nacarat. Quatre ou cinq gerbes de lumière, qui s'élèvent du soleil couchant jusqu'au zénith, bordent de franges d'or les sommets indécis de cette barrière céleste, et vont frapper des reflets de leurs feux les pyramides des montagnes aériennes collatérales qui semblent alors être d'argent et de vermillon. C'est dans ce moment qu'on aperçoit, au milieu de leurs croupes redoublées, une multitude de vallons qui s'étendent à l'infini, en se distinguant à leur ouverture par quelque nuance de couleur de chair ou de rose...

Bernardin de Saint-Pierre

Suite -autre note-

24/01/2007

7. leçons de littérature française .. VOYAGES DES OISEAUX

allez ! on continue à observer ... Elle est si belle et si bien faite Dame Nature..

Pendant que les oiseaux déploient vers le haut de l'atmosphère et leur puissance et leur beauté, pendant que, volant en troupes serrées, ils resplendissent des rayons réfléchis par leurs plumes luisantes et richement colorées ; et qu'obscurcissant, en quelque sorte, les campagnes au-dessus desquelles ils passent, ils indiquent leur route par les ombres qui en dessinent l'image fugitive ; ils font souvent entendre leurs voix retentissantes ; et réveillant les échos des bois et des vallées, ils entonnent pour ainsi dire l'hymne annuel de leur victoire contre le froid, le vent et les tempêtes.

C'est ainsi qu'ils franchissent sans s'arrêter, et dans un espace de quelques heures, des intervalles de plus de cent lieues, ou cinquante myriamètres.

Portons maintenant nos regards sur la totalité du globe, et contemplons le magnifique spectacle que produisent ces immenses colonnes d'oiseaux, auxquels les changements de saison donnent le signal du départ et celui de l'arrivée. Ces longues bandes animées par tant de ressorts, émaillées de tant de couleurs, brillantes de tant de feux, se balancent le long des méridiens, s'avancent ou s'éloignent avec  l'astre de la lumière, asservissent sans cesse leurs mouvements immenses et réguliers au soleil qui les colore...

(La Cépède, sur les voyages des oiseaux. Tome 1er)

Pour ne pas vous fatiguer, la suite demain.

6.leçons de littérature française 1835..NIDS DES OISEAUX

On continue nos lectures anciennes, les "morceaux choisis dans nos écrivains les plus distingués du XIXème siècle" avec les "observations tirées des  meilleurs critiques modernes sur les différents genres de composition".

Une admirable Providence se fait remarquer dans les nids des oiseaux. On ne peut contempler, sans être attendri, cette bonté divine qui donne l'industrie au faible, et la prévoyance à l'insouciant.

Aussitôt que les arbres ont développé leurs fleurs, mille ouvriers commencent leurs travaux ; ceux-ci portent de longues pailles dans le trou d'un vieux mur ; ceux-là maçonnent des bâtiments aux fenêtres d'une église, d'autres cherchent un crin à une cavale ou le brin de laine que la brebis a laissé suspendu à la ronce. Il y a des bûcherons qui croisent des branches dans la cîme d'un arbre ; il y a des filandières qui recueillent la soie sur un chardon.

Mille palais s'élèvent, et chaque palais est un nid ; chaque nid voit des métamorphoses charmantes ; un oeuf brillant, ensuite un petit couvert de duvet. Ce nourrisson prend des plumes ; sa mère lui apprend à se soulever sur sa couche, bientôt il va jusqu'à se pencher sur le bord de son berceau, d'où il jette un premier coup d'oeil sur la nature. Effrayé et ravi, il se précipite parmi ses frères qui n'ont point encore vu ce spectacle ; mais, rappelé par la voix de ses parents, il sort une seconde fois de sa couche, et ce jeune roi des airs, qui porte encore la couronne de l'enfance autour de sa tête, ose déjà contempler le vaste ciel, la cime ondoyante des pins, et les abîmes de verdure au-dessous du chêne paternel. Et pourtant, tandis que les forêts se réjouissent en recevant leur nouvel hôte, un vieil oiseau, qui se sent abandonné de ses ailes, vient s'abattre auprès d'un courant d'eau ; là, résigné et solitaire, il attend tranquillement la mort au bord du même fleuve où il chanta ses plaisirs, et dont les arbres portent encore son nid et sa postérité harmonieuse.

Châteaubriand, Génie du Christianisme

des génies ces écrivains...

(autre note .. 7.Voyages des oiseaux)

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique