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24/01/2007

2.LE MEDECIN DES PAUVRES

Dans mon vieux bouquin "LE MEDECIN DES PAUVRES".. A BOIRE ET A MANGER.. QUELLE EPOQUE ! De la coupe aux lèvres, attention danger ! OH LA ! LA !  Et quelques fous-rires quand même...

AU CHAPITRE DES BOISSONS...

BIERE

Pour qu'elle soit bonne, il faut qu'elle soit claire, fraîche, un peu amère, peu douceâtre et très mousseuse.

C'est une boisson salutaire, nourrissante, qui excite légèrement les fonctions digestives et la sécrétion urinaire.

On la recommande aux jeunes gens débiles, aux jeunes filles chlorotiques*, aux jeunes dames anémiées. Bien des médecins la prescrivent aux femmes nerveuses à qui le vin répugne. NE BUVEZ PAS DE BIERE QUAND VOUS ETES EN SUEUR.

que dit le dico ? *chlorotique : affecté de chlorose*maladie du sang caractérisée par la diminution du nombre des globules rouges ; anémie.  

Je me pose des questions maintenant sur les buveurs et buveuses de bière ...

VIN

Pris avec modération, le vin constitue une excellente boisson ; pris au contraire avec excès, il devient très nuisible pour la santé.

Le vin pris comme boisson ordinaire doit être coupé avec de l'eau. Les personnes habituées à le prendre sans eau doivent en prendre avec modération et ne pas en boire de grands verres bord à bord. Il vaut mieux boire plus souvent pendant un repas, mais en petite quantité à la fois (la valeur d'un verre de Bordeaux, par exemple). Il faut bien se garder de boire des vins gâtés, éventés ou fraudés, ce qui occasionne des maladies et des troubles dans la digestion.

attention ! LE VIN PEUT ETRE FALSIFIE. ON VERIFIE COMMENT ?

Remplissez un verre quelconque du vin que vous voulez essayer et faites-y dissoudre un peu d'alun.

Si le vin est naturel, il se formera au fond du verre un précipité brun vert ; si on n'aperçoit pas de dépôt, on peut être assuré que la couleur est artificielle.

CAFE

Le café est une boisson délicieuse qui excite à la fois toute l'économie en agissant sur les système nerveux. Lorsqu'on use modérément de cette boisson, l'esprit est plus actif, plus animé. Il donne la gaîté et une agitation particulière qui éloigne le sommeil.

L'abus de café irrite l'estomac en occasionnant des tiraillements, donne des insomnies, le tremblement des membres, des palpitations de coeur. Quoique n'en abusant  pas, les personnes naturellement nerveuses devront s'en abstenir ou en prendre très rarement, car alors elles auraient de l'irritation dans les intestins, de la fièvre, de l'abattement.

Terminons en disant que ceux qui peuvent le supporter n'en fassent pas abus, que ceux qui n'y sont point habitués s'en dispensent et que ceux à qui il fait du mal s'en privent.

ON APPREND QUE LE CAFE EGALEMENT PEUT ETRE FALSIFIE. ON VERIFIE COMMENT ?

Répandez à la surface d'un verre à pied rempli d'eau, la poudre de café suspecte. Si elle n'est pas mêlée de chicorée, elle surnage et absorbe l'eau très lentement ; si elle est mêlée de chicorée, elle absorbe l'eau immédiatement, tombe au fond du verre et colore le liquide en jaune brunâtre.

nous terminerons par UNE TASSE DE CHOCOLAT

le chocolat fait de pur cacao et sucre est un excellent aliment ; il est nourrissant, donne des forces et tonifie les estomacs délicats ; il convient aux convalescents, aux vieillards et aux personnes chétives.

QUAND LE CHOCOLAT EST FALSIFIE... c'est terrible !

Le chocolat est un des réparateurs les plus efficaces de la santé dans bien des cas. Malheureusement celui qu'on trouve dans le commerce n'échappe pas toujours à la fraude. On le mélange de farine de blé, de riz, de lentilles, de pois, de haricots, d'amandes grillées et même de sciure de bois. Ces chocolats falsifiés par les farines et les fécules se reconnaissent à leur goût pâteux et à la consistance qu'ils prennent par la cuisson avec l'eau.

"Le chocolat, dit M. Chevalier, est l'objet d'une falsification plus grave : on y incorpore du cinabre ou sulfure rouge de mercure, mélangé d'oxude rouge de mercure ou de teres rouges écrasées. De telles falsifications peuvent occasionner des accidents mortels, mais sont heureusement très rares".

 

23/01/2007

5.leçon de littérature française 1835..Etudes de la nature

suite..

DES OPPOSITIONS DANS LA NATURE

La nature emploie également ces oppositions heurtées et ces signes funèbres, pour exprimer les caractères des bêtes cruelles et dangereuses dans tous les genres. Le lion errant la nuit dans les solitudes de l'Afrique, annonce de loin ses approches par des rugissements du tonnerre. Les feux vifs et instantanés qui sortent de ses yeux dans l'obscurité, lui donnent encore l'apparence de ce terrible météore. Pendant l'hiver, les hurlements des loups dans les forêts du nord, ressemblent aux gémissements des vents qui en agitent les arbres ; les cris des oiseaux de proie sont aigus, glapissants et entrecoupés de sons graves. Il y en a même qui font entendre les accents de la douleur humaine : tel est le lome, espèce d'oiseau de mer, qui se repaît, sur les écueils de la Laponie, des cadavres des animaux qui y échouent.

Il crie comme un homme qui se noie. Les insectes nuisibles présentent les mêmes oppositions et les mêmes signes de destruction. Le cousin, avide du sang humain, s'annonce à la vue par des points blancs dont son corps rembruni est piqueté, et à l'ouïe, par des sons aigus qui interrompent le calme des bocages. La guêpe carnassière est bardée, comme le tigre, de bandes noires sur un fond jaune. On trouve fréquemment dans nos jardins, au pied des arbres qui dépérissent, une espèce de punaise allongée, qui porte sur son corps rouge marbré de noir, le masque d'une tête de mort. Enfin, les insectes qui attaquent nos personnes mêmes, quelque petits qu'ils soient, se distinguent par des oppositions tranchées de couleur avec celle des fonds où ils vivent.

Bernardin de SAINT-PIERRE (Etudes de la nature)

4. leçon de littérature française 1835..Etudes de la nature

Des oppositions dans la nature

Le froid est opposé au chaud, la lumière aux ténèbres, la terre à l'eau, et l'harmonie de ces éléments contraires produit des effets ravissants ; mais si le froid succède rapidement à la chaleur, ou la chaleur au froid, la plupart des végétaux et des animaux, exposés à ces révolutions subites, courent risque de périr. La lumière du soleil est agréable, mais si un nuage noir tranche avec l'éclat de ses rayons, ou si des feux vifs brillent au sein d'une nuée obscure, tels que ceux des éclairs, notre vue éprouve, dans les deux cas, des sensations pénibles. L'effroi de l'orage augmente, si le tonnerre y joint ses terribles éclats, entremêlés de silences ; il redouble, si les oppositions de ces feux et de  ces obscurités, de ces tumultes et de ces repos célestes, se font sentir dans les ténèbres et le calme de la nuit.

La nature oppose pareillement, sur la mer, l'écume blanche des flots à la couleur noire des rochers, pour annoncer de loin aux matelots le danger des écueils. Souvent elle leur donne des formes analogues à la destruction, telles que celles de bêtes féroces, d'édifices en ruines ou de carènes de vaisseaux renversés. Elle en fait même partir des bruits sourds semblables à des gémissements, et entrecoupés de longs intervalles. Les Anciens croyaient voir dans le rocher de Scylla une femme hideuse, dont la ceinture était entourée d'une meute de chiens qui aboyaient. Nos marins ont donné aux écueils du canal de Bahama, si fameux par leurs naufrages, le nom de martyrs, parce qu'ils offrent, à travers les bruines des flots qui s'y brisent, l'affreux spectacle d'hommes empalés et exposés sur des roues. On croit même entendre sortir de ces lugubres rochers des soupirs et des sanglots.

Bernardin de Saint-Pierre


Suite -autre note-


___________________________________________________________________
Dans le récit d'Homère, Scylla, fille de Phorcys et de Cratéis est présentée comme un monstre ayant dix (ou six) têtes munies de trois rangées de dents et dont le corps se
terminait par douze pieds.

Sa taille était entourée de têtes de chiens hurlantes. Embusquée dans le détroit de Messine elle attendait les navigateurs imprudents.

A l'origine Scylla était une belle jeune nymphe qui ne ressemblait pas à ses frères et
soeurs mais elle repoussait tous ses soupirants et en particulier le dieu marin Glaucos qui était fou amoureux d'elle. Ce dernier demanda à la magicienne Circé de lui fabriquer un philtre magique pour conquérir l'insensible Scylla.
Circée tomba amoureuse de Glaucos qui la repoussa et pour se venger elle transforma la
belle Scylla en un monstre hideux qui enleva et dévora six compagnons d'Ulysse.
Plus tard elle fut changée en rocher et c'est ainsi qu'Énée la vit lors de son voyage.
En face de Scylla se trouve Charybde un autre monstre marin.

21/01/2007

2.leçon de littérature française 1835..Etudes de la nature

Suite -2.

HARMONIES DU GLOBE

par BERNARDIN DE SAINT-PIERRE

Parcourez à votre gré un méridien ou un parallèle ; vous y trouverez des montagnes à glace et des montagnes à feu, des plaines de toutes sortes de niveaux, des collines de toutes les courbures, des îles de toutes les formes, des fleuves de tous les cours : les uns qui jaillissent et semblent sortir du sein de la terre ; d'autres qui se précipitent en cataractes et paraissent tomber des nues. Cependant ce globe, agité de tant de mouvements, et chargé de poids en apparence si irréguliers, s'avance d'une course ferme et inaltérable à travers l'immensité des cieux. Des beautés d'un autre ordre décorent son architecture et le rendent habitable aux êtres sensibles. Une ceinture de palmiers, auxquels sont suspendus la datte et le coco, l'entoure entre les brûlants tropiques, et des forêts de sapins moussus le couronnent sous les cercles polaires. D'autres végétaux s'étendent, comme des rayons, du midi au nord, et viennent expirer à différents degrés. Le bananier s'avance depuis la ligne jusqu'aux bords de la Méditerranée. L'oranger passe la mer, et borde de ses fruits dorés les rivages méridionaux de l'Europe. Les plus nécessaires, comme le blé et les graminées, pénètrent le plus loin, et forts de leur faiblesse, s'étendent à l'abri des vallées, depuis les bords du Gange jusqu'à la Mer Glaciale. D'autres, plus robustes, partent des rudes climats du nord, s'avancent sur les croupes du Taurus, et arrivent, à la faveur des neiges ; jusque dans le sein de la zone torride. Les sapins et les cèdres couronnent les montagnes de l'Arabie et du royaume de Cachemire, et voient à leurs pieds les plaines brûlantes d'Aden et de Lahor, où se recueillent la datte et la canne à sucre. D'autres arbres, ennemis à la fois du chaud et du froid, ont leur centre dans les zones tempérées. La vigne languit en Allemagne et au Sénégal ; le pommier, l'arbre de ma patrie, n'a jamais vu le soleil à plomb sur sa tête, ou décrivant autour de lui le cercle entier de l'horizon, mûrir ses beaux fruits. Mais chaque sol a sa Flore et sa Pomone...

3.leçon de littérature française 1835..Etudes de la nature

3. suite et fin

HARMONIES DU GLOBE

par BERNARDIN DE SAINT-PIERRE

Les rochers, les marais, les vases, les sables, ont des végétaux qui leur sont propres ; les écueils mêmes de la mer sont fertiles. Le cocotier ne se plaît que sur les sables marins, où il laisse pendre ses fruits pleins de lait au-dessus des flots salés. D'autres plantes sont ordonnées aux vents, aux saisons et aux heures du jour avec tant de précision, que Linaeus en avait formé des almanachs et des horloges botaniques. Qui pourrait décrire la variété infinie de leurs figures ? Que de berceaux, de voûtes, d'avenues, de pyramides de verdure chargées de fruits, offrent de ravissantes habitations ! Que d'heureuses républiques vivent sous leurs tranquilles ombrages ! Que de banquets délicieux y sont préparés ! rien n'en est perdu. Les quadrupèdes en mangent les tendres feuillages, les oiseaux les semences, d'autres animaux les racines et les écorces. Les insectes en ont la desserte ; leurs légions infinies sont armées de toutes sortes d'instruments pour la recueillir. Les abeilles ont sur leurs cuisses des cuillers garnies de poils pour ramasser les poussières de leurs fleurs ; les mouches, des pompes pour en sucer la sève, les vers, des tarières, des vilebrequins et des râpes pour en dépecer les parties solides ; et les fourmis, des pinces pour en emporter les miettes. A la diversité des formes, de moeurs, de gouvernements, et aux guerres perpétuelles de tous ces animaux, vous diriez d'une multitude de nations étrangères et ennemies qui vont bientôt s'entredétruire. A la constance de leurs amours, à la perpétuité de leurs espèces, à leur admirable harmonie avec toutes les parties du règne végétal, vous diriez d'un seul peuple qui a sa noblesse domaniale, ses charpentiers, ses pompiers et ses artisans.

 

Après ça qui peut encore oser abîmer, détruire la planète ?

 

 
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