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29/01/2012

1. L'IMPOT...

Histoire Illustrée de la Guerre de 1870-71 - REPUBLIQUE - MONARCHIE par M.G. MARTINY DE RIEZ de 1871

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J'ai bien aimé quelques mises au point

 

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UN DEVOIR POUR TOUS D'EN ASSURER ET D'EN FACILITER LE RECOUVREMENT


"Nous avons parlé souvent du respect à la loi comme d'une de ces nécessités principales auxquelles chaque citoyen doit se soumettre sans restriction. Parmi ces lois, il en est une fort importante sur laquelle nous appellerons spécialement l'attention de nos lecteurs, parce qu'on se plaît généralement à l'éluder, et que loin de s'en cacher, on y met, au contraire, un certain point d'honneur. Cette loi, aux obligations de laquelle chacun essaye de se soustraire plus ou moins complètement, c'est la loi qui fixe la quotité de l'impôt. En France, frauder le trésor public, se dispenser de payer le fisc n'est point considéré comme un acte blâmable par une foule de gens. C'est au contraire, faire preuve d'une habileté à laquelle on applaudit.

C'est là le résultat d'une idée très fausse que l'on se fait de l'impôt et il nous a semblé que dans un ouvrage populaire comme celui-ci, quelques mots à cet égard ne seraient point déplacés. Autrefois, l'impôt était une contribution que le souverain imposait arbitrairement à ses sujets, contribution dont le montant versé dans la cassette royale, servait non seulement aux dépenses publiques, mais encore à satisfaire les caprices de celui qui commandait au pays. L'impôt se payait sous toutes les formes et à une foule de gens : gabelle, dîmes, corvées, droits de péage, etc., à chaque pas se dressait un agent du fisc entre les mains duquel il fallait verser quelque somme d'argent, ou sous l'inspection duquel il fallait accomplir quelque travail pour répondre aux exigences d'un maître-puissant, qui ne craignait point de pressurer ses sujets pourvu que ses coffres regorgeassent d'or.

De là cette haine de l'impôt qui est si générale surtout dans les classes peu éclairées. Il semble toujours qu'en prélevant l'impôt l'état commet une exaction, presqu'un vol dont le pauvre peuple est victime. Il convient donc, pour faire disparaître cette erreur d'expliquer et de faire savoir ce que c'est actuellement que l'impôt, afin que chacun se pénètre bien de cette vérité, que c'est un devoir pour tous d'en assurer et d'en faciliter le recouvrement.

Nous avons tous besoin, n'est-ce pas, de soldats pour veiller à l'intégrité du territoire, d'agents pour garantir la sécurité de l'intérieur du pays, de magistrats pour punir ceux qui troublent l'ordre social ou pour régler nos différents, d'instituteurs pour former notre jeunesse, etc.

Il nous faut aussi des routes pour circuler et des hommes spéciaux pour les entretenir ou pour en tracer de nouvelles.

Il nous faut des canaux, des chemins de fer pour transporter aisément les denrées et les choses qui sont nécessaires à la vie.

Il nous faut dans nos grandes villes de la lumière qui nous permette de ne point arrêter notre journée de travail au moment où le soleil se couche, afin d'accroître nos ressources et notre gain.

Il nous faut des édifices publics, soit pour nous réunir, soit pour abriter les divers services administratifs qui dépendent de l'Eat ou de la Cité.

Il nous faut, à nous qui sommes un peuple ami des arts et des choses intellectuelles, des musées, des bibliothèques, des collections, etc.

Il nous faut aussi, une foule de choses dont nous sommes tellement habitués à profiter, que nous les prenons comme l'air qu'on respire, sans songer d'où elles nous viennent, ni par quel moyen et à quel prix nous nous les procurons.

Il est de toute évidence, cependant, que toutes ces institutions qui nous rendent la vie facile, les relations sûres, qui nous permettent de vaquer à nos affaires particulières, sans nous péoccuper de quoique ce soit d'autre, il est de toute évidence, disons-nous, que tout cela coûte de l'argent et que chacun de nous doit subvenir aux frais que ces avantages nécessitent.

Tous ces agents qui nous évitent la peine à nous, cultivateurs, industriels, marchands, ouvriers, de nous occuper des affaires publiques, ont besoin de recevoir un salaire de l'Etat, du département ou de la commune. De là, la nécessité d'un trésor public, départemental ou municipal.

Supposons que plusieurs personnes s'associent pour un négoce ou une exploitation quelconque, les charges de l'entreprise seront réparties entre les divers associés au prorata de leurs mises particulières, et les divers commis et employés de l'usine ou de la maison, seront payés par l'ensemble des participants à l'affaire....



LE GOUVERNEMENT : UNE REUNION DE COMMIS


Eh bien ! il en est de même dans l'Etat. Les divers agents et les travaux qu'ils exécutent pour le service des citoyens, sont payés  par l'ensemble de ces citoyens à chacun desquels on impose une cotisation, une mise de fonds dont la réunion forme le Trésor, et qui permet de subvenir aux frais que nécessite le fonctionnement de cette grande entreprise qu'on appelle le gouvernement d'un pays.


Qu'on se pénètre bien de cette vérité, c'est que le gouvernement n'est pas autre chose qu'une réunion de commis que nous avons l'obligation de payer en échange du soin qu'ils prennent de se charger de tout ce qui intéresse la collectivité des citoyens...

 

La suite arrive... je trouve la lecture intéressante et vous ?

Nous sommes toujours en monarchie et en république

 

 

 

 

 

 

23/12/2011

INSTRUCTION RELIGIEUSE sur la VIE DE JESUS en 1855

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Vous allez réveillonner, vous réunir autour d'une bonne table, en famille...

et qui remerciera ce petit bonhomme ?

Qui aura une pensée pour ce petit Jésus  grâce à qui les enfants reçoivent des joujous par milliers,

grâce à qui les parents trinquent ?

Bande de mécréants, c'est moi l'impie qui vais vous faire votre instruction religieuse

Il est trop mimi le petit Jésus, fils de Marie,pour qu'on l'oublie !


Douce Marie qui avait fait voeu de virginité, enceinte malgré elle, par l'opération du Saint-Esprit.

Sa cousine Elisabeth, vieillissante, qui ne croyait plus la chose possible

et qui recevait, avant Marie, ce don de Dieu pour donner naissance à Jean-Baptiste.

Zaccharie, le père, d'abord sceptique dut reconnaître les faits et retrouva la parole.

J'ai résumé

Ne vous prenez pas les pieds dans les langes

de Jean-Baptiste et Jésus les deux petits-cousins

 

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Dans la bibliothèque de Mamie Rika qui n'est plus, la grand-mère paternelle de mes enfants,

de bons vieux livres précieusement conservés

BONNE LECTURE !

Si vous ne croyez pas ce qui se dit là, vous serez muet comme Zaccharie.

Allez ! je vous taquine

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Joseph, fils de David, n'était pas content du tout.
Il voulait partir, abandonnant sur place la petite Marie.
Mettez-vous à sa place !
Marie enceinte ? Mais de qui si ce n'est pas de lui ?
"Si ce n'est moi, c'est donc mon frère, c'est donc quelqu'un des leurs, des siens, des tiens ?
Ne te mets pas en colère Joseph... C'est le Saint-Esprit...
Et le VERBE fait CHAIR vint au monde.
C'est une belle histoire, un conte de NOEL
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*

Intéressant mon vieux bouquin ! Le sang du Christ c'est celui de la circoncision. Eh oui !

Qui s'en souvenait ? ... Ne mentez pas !

*

Si la suite vous intéresse, pas de soucis !

*

Un jour l'abrégé de la vie de N.S. Jésus-Christ

Le lendemain le livre rouge  du Front de Gauche


Comme disait ma copine de son infatigable militant de mari : Il a la foi. Il y croit. Comme d'autres en religion.

tant que c'est "L'Humain d'abord"... d'accord ?


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17/05/2011

4. DE LA LOI DE LA JUSTICE ET DE LA POLICE (suite et fin)

QUELQUES REFLEXIONS MORALES ET POLITIQUES

datant de 1871

par M. G. MARTINY DE RIEZ

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...
La police n'est-elle pas, en effet, cet oeil toujours ouvert au regard duquel le coupable sait qu'il ne peut point se soustraire, et dont la présence suffit quelquefois à l'arrêter sur le penchant du crime ? Ces agents, qu'on les appelle sergents de ville, gendarmes, gardiens de la paix ou gardes champêtres, qui parcourent jour et nuit nos rues et nos chemins, n'est-ce point à eux que nous devons de pouvoir à toute heure circuler sans crainte des malfaiteurs ?

Certes, entre les mains d'un pouvoir corrompu, ils peuvent devenir des agents de corruption et d'oppression, mais obéissant à une autorité honnête et moralisatrice, ils rendent à la société d'incalculables services, et méritent en conséquence d'être entourés de tous les égards. On a dit souvent : tous ces gens-là sont inutiles ; chacun peut bien faire sa police lui-même. C'est une rêverie d'honnête homme, c'est possible, mais c'est une rêverie et pas autre chose. Un chef de maison paye un surveillant pour parcourir son usine et veiller à ses intérêts, aux incendies et aux accidents de toute nature ; il n'a pas le loisir, absorbé par ses affaires, de tout inspecter par lui-même. Il en est ainsi de la plupart d'entre nous. Nos occupations ne nous permettent pas toujours, non seulement de veiller sur les autres, mais encore de veiller sur nosu-mêmes. Eh bien ! il est naturel que nous confiions ce soin à des citoyens que nous rétribuerons à cet effet. C'est pourquoi l'on veut que la police soit véritablement une sentinelle et nullement un espion politique.

Il faut que dans chaque ville, dans chaque village, elle soit exclusivement placée sous l'autorité municipale, et que le gouvernement ne l'ait plus dans sa main comme par le passé. Il faut, en outre, que les agents soient choisis avec soin, qu'ils soient bien rétribués, et qu'ils offrent les garanties morales qui leur ont manqué totalement juqu'alors, et que l'intelligence, qui trop souvent n'a été que l'intelligence du mal, ne soit pas la seule qualité qu'on exige d'eux.

Nous aurons alors une bonne police qui sera l'utile auxiliaire de la justice et de la loi ; elle sera digne d'estime et de considération, et au lieu du mépris et de la haine qu'elle a si souvent recueillis jusqu'alors, elle s'attirera le respect et la reconnaissance de tous les bons et honnêtes citoyens.

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140 ans plus tard, on compare

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. DE LA LOI DE LA JUSTICE ET DE LA POLICE

QUELQUES REFLEXIONS MORALES ET POLITIQUES

datant de 1871

par M. G. MARTINY DE RIEZ

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... Il ne faut donc point faire rejaillir sur la justice, les fautes qui sont commises par plusieurs de ceux qui sont chargés de prononcer en son nom, et les esprits sensés et justes doivent faire la part de la faiblesse humaine, et surtout de la détestable influence qu'a exercée le régime corrupteur sous lequel nous avons vécu.

Mais avec un gouvernement républicain, loyal et ferme, comme celui qui dirige actuellement les destinées de notre pays, avec un peu plus d'instruction et d'éducation répandues dans les masses, avec moins d'indifférence pour le choix à faire de nos représentants, avec un contrôle sérieusement exercé par une assemblée dont les membres sont les véritables mandataires du pays, et, avec un contrôle sérieux sur les actes des fonctionnaires publics, de semblables méfaits ne sont plus à craindre, et nous devons nous incliner respectueusement devant la justice dont le caractère sacré ne saurait être rendu responsable des erreurs de quelqueq hommes.

A côté de la justice et de la loi se place une sentinelle vigilante dont le rôle doit être de signaler ceux qui veulent enfreindre le pacte social, et de protéger la société contre les agissements des rebelles qui ne veulent point se soumettre aux engagements réciproques conclus ou acceptés par les citoyens, qui, vivant en commun, forment cette grande famille qu'on appelle une nation.

Hélas ! il faut bien le dire, cette sentinelle n'a jusqu'alors été ni respectée, ni estimée, parce qu'elle n'était ni respectable, ni estimable, et parce qu'au lieu de veiller sur la sécurité des individus, elle espionnait leurs actes au profit du pouvoir. Au nom seul de police on détourne la tête avec une sorte de mépris mal dissimulé, car ce mot évoque tout un monde de souvenirs honteux dont on a peine à se défaire.

Mais réfléchissons froidement, sans parti pris et sans arrière pensée, dans l'hypothèse heureusement réalisable, nous l'espérons, d'un gouvernement moral et d'un peuple moralisé. Est-il franchement rien de plus indispensable pour la sécurité de la société que l'établissement de la police ; de la bonne police, bien entendu ?

.....
P 466  - A suivre -

2. DE LA LOI DE LA JUSTICE ET DE LA POLICE (suite)

QUELQUES REFLEXIONS MORALES ET POLITIQUES

datant de 1871

par M. G. MARTINY DE RIEZ

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... Aussi, vous voyez chez les nations vraiment grandes et libres, avec quelle religion est observée la loi. En Angleterre, par exemple, cet esprit de discipine est poussé à un degré extraordinaire, et le citoyen le plus ignorant comme le plus savant, s'inclinera sans mot dire devant ces mots : La loi ordonne ainsi. Il ne discutera pas, il sent qu'en portant atteinte à la loi, il affaiblirait une autorité qui peut à un moment donné devenir sa sauvegarde et sa protection. Et cependant la législation anglaise est loin d'être empreinte de ce caractère véritablement national qui caractérise la nôtre. Avec combien plus de respect devrions-nous donc écouter les arrêts que prononce cette autorité vigilante et tutélaire, à laquelle nous faisons si énergiquement appel lorsque nous sommes lésés dans l'exercice de nos droits, et que nous récusons cependant si légèrement, lorsqu'elle nous rappelle à l'accomplissement de nos devoirs.

Qu'on ne dise jamais : je ne me soumets pas à cette loi, parce qu'elle est mauvaise. Si elle est mauvaise, faites-la modifier par vos mandataires, par vos représentants que vous avez nommés vous-mêmes, vous en avez le droit ; mais jusque-là obéissez-lui strictement, sinon vous tomberez dans une épouvantable anarchie. Car, en appliquant un semblable raisonnement, chacun se croira bientôt en droit d'agir absolument à sa guise, et c'en sera fait à jamais de la liberté et de l'égalité, ces deux grandes conquêtes de notre glorieuse révolution de 1789.

Ce respect que nous devons à la loi doit être évidemment étendu à ceux qui sont chargés de la faire exécuter, et de l'appliquer, en un mot,à ceux qui rendent la justice. Car la justice n'est rien autre chose que la loi mise en action. C'est pour cela que de tous temps les citoyens qui ont eu à remplir les fonctions judiciaires ont toujours revêtu un caractère presque sacré et sacerdotal. La trace de ce caractère sacerdotal se retrouve même dans le costume des juges, qui a quelque analogie avec la robe des prêtres. Avec quel discernement le gouvernement ne doit-il pas confier une mission si grande et si délicate à des hommes auxquels l'indépendance, l'impartialité, la raison, le sang-froid, l'énergie et surtout les connaissances des hommes et des choses humaines, dont des qualités indispensables ! Aussi rien n'a été plus préjudiciable au respect qui doit accueillir les arrêts de la justice, que cette légèreté coupable avec laquelle, sous l'Empire, certains magistrats remplissaient leurs devoirs. Bien plus préoccupés de servir les rancunes du souverain, que d'appliquer la loi dont ils étaient les ministres, ils n'usaient des glorieuses attributions qui leur étaient confiées, que pour exercer de honteuses vengeances, sachant bien que leur ambition serait récompensée de cet acte de lâche et coupable condescendance.

Ces hommes, il faut bien le dire, sont en exception, car de l'aveu de tous les peuples, la magistrature française brille au premier rang par son savoir et son intégrité...

P. 465 - A suivre -



 
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