20/11/2009
Un anniversaire..Un HOMMAGE
Châteaumeillant, les blogueurs qui ont lu mes premiers récits "mon bouquin en préparation", connaissent ce petit village, mes tranches de vie castelmeillantaise, dans le BERRY.
A Châteaumeillant, aujourd'hui,
une plaque est apposée depuis cinq ans sur le mur du pilier central de la halle attenante au Chapitre
(très ancienne église romande du XIe et XIIe siècle)
que nous sommes allés -Minou et moi-même- contempler
pour la première fois en ce mois de novembre 2009
A mon tour de rendre hommage à Ida ROSENBERG-APELOIG,
qui, grâce à sa grande détermination et celle de son époux Marcel
"conserver et perpétuer la mémoire des évènements de la guerre 1939-1945"
et sa ténacité
a tenu à
"honorer tous ces gens qui surent se taire et agir pour soustraire les juifs qu'ils avaient pris en charge,
aux poursuites dont ils étaient l'objet"

en faisant apposer cette plaque (assurée pour cinquante années), malgré quelques réticences municipales.
*
Mais comment lui est venue cette idée ?
Par un heureux hasard qui l'a renvoyé vers son enfance à Châteaumeillant.
"Il y a quelques mois, chez notre fils Philippe, l'une de ses amies Hélène, sachant que mon mari et moi oeuvrons pour conserver et perpétuer la mémoire des évènements de la guerre 1939-1945, me fait cadeau d'un petit livre, qui s'intitule :
"Avant l'oubli ... résistance" écrit par Roger SANDRIER.
Dès la première lecture, je me rends compte que l'auteur relate des évènements de résistance s'étant déroulés à Châteaumeillant.
Roger SANDRIER est né dans cette ville.
Dans son livre, il évoque Messieurs André VACHER et Maurice CHAUSSE, compagnons de résistance de mon père, Samuel ROZENBERG.
Je prends connaissancde de la totalité de ce récit, et c'est une partie de la vie tragique de mes parents entre 1939 et 1945 qui ressurgit.
L'édition du livre a été commandée par Jean-Claude SANDRIER, le fils de Roger. Il est actuellement député du CHER.
Je prends contact avec lui. Nous nous rencontrons. Il se révèle intéressé par le point commun de nos pères. LA RESISTANCE.
Au fur et à mesure de notre entretien, il me vient une idée, et je lui en fais part : "Si je suis là, c'est grâce à l'aide et l'assistance des habigtants de Châteaumeillant, qui toutes opinions confondues, surent se taire et ainsi nous protéger. J'aimerais honorer tous ces gens".
Jean-Claude SANDRIER m'écoute et s'enthousiasme pour ce projet et propose son aide". Il va rencontrer le maire de Châteaumeillant. Elle va rassembler les survivants qu'elle connaît.
ET C'EST PARTI !
Ida a accès aux Archives départementales et découvre les listes de juifs parfaitement répertoriés dans des listes indépendantes.
Elle en trouve une portant le noms de juifs que l'on devait arrêter.
Y figurait celui de son père, Samuel ROZENBERG.

Ida s'est battue comme une lionne
pour faire avancer son projet qu'elle a présenté au Conseil Municipal
"bordé, ourlé, cousu" reconnaîtra le maire de Châteaumeillant dans son discours
"Madame APELOIG, vous êtes aujourd'hui revenue sur vos pas, ceux qui vous avaient amené à Châteaumeillant
il y a 60 ans passés. Vous avez en effet souhaité remercier celles et ceux qui entre 1940 et 1944 avaient à Châteaumeillant accueilli, soustrait à l'occupant plus d'une centaine de réfugiés de confession juive. C'est probablement autant de personnes qui ont eu la vie sauve.
Ce geste vous honore Madame, mais il honore également les habitants de notre Cité.
Quand vous avez dévoilé vos intentions, Madame, vous avez sans doute noté chez nous une hésitation, un manque d'engouement, que sais-je ?
...
Le moment de surprise passé, le Conseil Municipal et moi-même avons fait en sorte de répondre à votre demande....
Comment en effet, pourrait-on refuser d'ouvrir sa porte à quelqu'un qui vient vous témoigner sa reconnaissance
pour un service rendu à lui ou a sa famille ?
...
C'est votre détermination personnelle qui est à l'origine de la manifestation que nous vivons présentement.
Vous avez en effet, fait preuve de pugnacité et nous avons bien compris que pas un obstacle ne vous empêcherait de réaliser votre REVE"
Après quelques hésitations du maire qui l'avait rencontrée : "envoyez-moi un dossier" ; qui l'avait "oubliée" : "mon conseil municipal a d'autres priorités"; qui désirait que cette cérémonie se déroule en catimini, il fut contraint d' accepter que la cérémonie se passe comme Ida la battante, l'avait prévu.
La presse écrite et parlée était au rendez-vous (TF1, France 2, France 3 nationale et LCI) ainsi que plusieurs journalistes des chaînes de radio et de la pesse écrite qui ont réalisé des interviews des différents participants et ont publié un reportage pour relater l'évènement.
C'est d'ailleurs par ce bais que je pris connaissance de cet hommage aux Justes de Châteaumeillant.
***
C'est ainsi que le samedi 20 novembre 2004, à 9 H 30,
eût lieu la cérémonie de dévoilement de la plaque.
Tous les survivants étaient présents avec pour certains, leurs enfants et petits-enfants.
L'un d'entre eux avait fait le déplacement d'Israël.
Des écoliers des écoles primaires, la chorale, ainsi que des personnalités administragtives locales et les élus municipaux et départementaux étaient là. Le sous-préfet de l'arrondissement de Saint-Amand-Montrond représentait la Préfète du Cher.
***
UNE VRAIE LIONNE
IDA cita les noms de gens connus
qui recueillirent, cachèrent et sauvèrent de l'arrestation et de la déportation
la très grande majorité des juifs, hommes, femmes et enfants
qui étaient venus se réfugier dans la commune
Si des enfants passent par là, sait-on jamais ?
Harry BONJOUR, photographe - Germaine BOURDEAU - Maurice CHAUSSE, menuisier - Lucien CLUZEL, pâtisser - Germaine COTINEAU, qui distribuait le lait aux réfugiés - Maurice DELAIRE, maire de 1940 à 1945 - Armand DESTERNE, Conseiller Général - Me DUCLUZEAU - M. et Me DUMAILLE, cultivateurs - M. et Me GIRODON.
Léon GUYOT, docteur en médecine qui mit au monde six petits juifs clandestinement.
Camille LACAISSE, tailleur - Mme LAMOUREUX - M. et Me LORMAN - Antonin MASSICART, ancien maire - M. et Me MARTIN, épiciers -M. et Me PETITJEAN - Auguste PETIT, boulanger - M. et Me RAFFINAT -
Jean RAVEAU, gendarme qui alertait en disant :
"Triste besogne ce soir" à Auguste PETIT, qui transmettait ensuite à toute une chaîne de sauvegarde.
Roger SANDRIER, marbrier - M. et Me SAULNIER - M. et Me SOTTON - André VACHER, ébéniste
Ida souligne que la liste n'est pas exhaustive et qu'à tout moment, d'autres noms peuvent y figurer.
Lors de cette cérémonie, des descendants de ces familles étaient là.
" Certains d'entre eux m'ont reçu avec une extrême gentillesse. Madeleine AUDEBERT, Jeanne BIDAULT, Simone BOITIER, Michel CLUZEL, Jeanne COTINEAU, Jeannine Marechal, ma petite camarade d'école et Mme SANDRIER mère. Ils m'ont dit combien ils étaient heureux de cette reconnaissance et de cet honneur qui sont octroyés à leurs parents".
*

mon "pais" qui habitait juste en face l'église prononça un discours
"Vous me permettrez en premier lieu d'exprimer mon émotion de voir rassemblés ici à CHATEAUMEILLANT, les enfants des familles juives venues se cacher dans cette petite commune du BERRY et pour la plupart sauvés de la barbarie nazie par le silence des uns, par l'action des autres, discrète, efficace, émotion de voir parmi ceux-ci des personnes venues d'ISRAEL démontrant combien cette funeste période les a marqués à jamais. Emotion, enfin, de voir se rencontrer ces enfants avec les enfants de ceux qui les ont hébergés, de ceux qui ont fait acte de désobéissance et déjà de résistance pour les sauver.
En ce 20 novembre 2004, je suis fier d'être castelmeillantais. Je suis heureux pour Châteaumeillant, de ce témoignage de reconnaissance qu'ont voulu marquer toutes ces familles que je tiens à remercier pour leur présence et leur geste.
Madame APELOIG, vous avez été l'initiatrice, la cheville ouvrière de cet hommage, de cet acte de remerciement envers les Castelmeillantais.
Votre volonté, votre détermination à le faire me font exprimer une grande admiration et un grand respect.
Je sais comment le livre de mon père, expliquant comment de nombreuses familles ont pu être sauvées, vous a touchée, lui qui évoque le menuisier M. CHAUSSE chez lequel votre père travaillait, qui parle de cette chaîne de solidarité partant de la gendarmerie avec le gendarme RAVEAU, passant par le pâtissier M. DUPUIS, se poursuivant par l'ébéniste M. VACHER et d'autres, aprmi lesquels beaucoup d'anonymes, dont le maître mot était la discrétion.
Madame, vous nous aidez à nous souvenir, vous contribuez à honorer ceux qui ont bravé le danger, vous aiguisez notre vigilance dans ce monde d'aujourd'hui de plus en plus incertain, de plus en plus inégalitaire, dominé par l'argent et l'ambition du pouvoir,
où comme le dénonçait déjà George SAND :
"La Terre appartient à Dieu ...
Il ne peut pas être dans ses desseins que les uns y crèvent d'indigestion et d'autres y meurent de faim"
Or, c'est sur ces injustices, sur ces frustrations, ces exclusions, sur cette inhumanité
que se développent les violences comme le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie.
Dans ce combat, nous ne sommes pas trop
Dans ce combat, nous ne faisons pas trop"
*
Un autre député du CHER, Monsieur Louis COSYNS
salua le courage de la commune de CHATEAUMEILLANT et de ses habitants
"Se souvenir doit rappeler à chacun qu'ouverture, tolérance et acceptation des différences
sont des conditions indispensables à la vie en société" ...
Que cette plaque donne à chacun le courage jour après jour, d'être juste, et elle remplira son rôle"
IDA A REALISE SON REVE
"Nous sommes plus de 50 personnes, à être là, ce matin, avec nos enfants et petits-enfants, venus de diverses régions de France, mais aussi d'Israël comme Georges Weinberg.
Parmi nous, certains ont disparu, mais leurs enfants ont tenu à être ici, pour les rempalcer. Comme Lionel, fils de Colette COGOS et de Roger, fils de Charles ZYLBERBERG.
Je voudrais dire combien il est important de ne pas oublier ce qu'ont fait les habitants de Châteaumeillant pendant cette triste et horrible période de l'occupation allemande, où une petite partie des Français avaient perdu le sens de la dignité.
Nous, les Juifs, étions menacés à chaque instant d'être arrêtés puis déportés vers les camps de la mort. Pourquoi ? Qu'avions-nous fait ? Rien, tout simplement nous étions juifs ! cela suffisait.
Des millions de Juifs d'Europe furent exterminés en quelques années.
Cela s'appelle aujourd'hui, la Shoah. Mot hébreux qui signifie anéantissement.
Alors, nous pensons que les habitants de Châteaumeillant, du moins pour l'immense majorité d'entre eux, ont compris que c'était ignoble et qu'ils devaient aider ces gens, souvent sans défense et désemparés.
Mon travail de mémoire qui a abouti à la pose de cette plaque et à cette cérémonie, je veux le dédier à mes très chers parents, à mon frère aîné Benjamin, parti trop vite, et à mon petit frère Jeannot né ici, qui est présent parmi nous.
Et aussi, à mes très chers enfants, Evelyne et Philippe, à mes adorables petits-enfants Sacha et Sarah, venus également avec leurs parents, aujourd'hui pour cette cérémonie.
Et je leur dis : "Continuez ce travail de mémoire pour ne pas oublier, et agissez pour que cela ne recommence jamais".
Ida a remercié les amis du "collectif" qui l'ont suivi, qui lui ont fait confiance
et son mari Marcel pour son soutien dans son travail.
"Nous sommes les derniers témoins visuels de ces évènements.
Après nous, ce ne sera plus que la "mémoire de la mémoire".
"IL N'EST JAMAIS TROP TARD POUR BIEN FAIRE"

14:46 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : châteaumeillant, les justes, ida rozenberg-apeloig, sandrier et les autres
12/11/2009
2. Retrouvailles avec Ida et RENDEZ-VOUS AVEC L'HISTOIRE
*
Des retrouvailles "historiques", émouvantes avec Ida ROZENBERG-APELOIG,
la" petite juive" de Châteaumeillant


Après près de cinquante ans de silence
nous avons bien des choses à nous dire
l'histoire n'est pas terminée
*
*
Ida, si tu passes pas là, je t'embrasse très très fort

19:05 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : ida apeloig - résistance, juifs châteaumeillant
21/05/2009
A MES COUSINS D'AUBIGNY SUR NERE
Les cousins berrichons
Jacky, Eliane, Chantal, Jacky, Jean-Paul, Arlette
quand vous aurez ouvert le blog de Philippe
(en lien sur mon blog maintenant)
vous aurez du mal à le refermer
Il y en a pour tous les goûts
VOUS SAUREZ TOUT... TOUT ... TOUT ...
SUR TOUS LES TONS, LES COULEURS, LES GOUTS
De la concurrence avec mes asperges landaises ?
Si le coeur vous en dit
Mes petites blogueuses
Annie d'Orléans, Nicole de Châteauroux
Je suis sûre que vous allez aimer
Jacky, file dans résistance et tu seras sûrement très intéressé
http://sauldreetsologne.hautetfort.com
Merci Philippe d'être venu poser un commentaire sur mon toit
"C'était , avant Marthe Richard, une maison close..."
Ces messieurs, en attendant leur tour, tapaient le carton.
Ma maison n'était pas "close"
Je l'ai reçu avec plaisir
17:20 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17/05/2009
O TOI MON TOIT !
Original ! Mamie Françoise vient de me faire parvenir ces photos
prises lors de son séjour dans le BERRY
A AUBIGNY-sur-NERE ?
Au Moyen-Age, les noms des artisans étaient inscrits sur les toits
dont la couverture a été "rénovée" par Françoise d'un coup de pinceau
Les enseignes ont des formes d’objets qui présentent aux passants le travail fait par l’artisan : Ce sera par exemple une chaise, une cuiller, un plat d’étain, une clé pour le serrurier, un clou pour celui qui en fabrique, une queue de renard pour le fourreur…. Un charcutier aura un cochon ou une saucisse, un vigneron une grappe, un négociant en vin un tonneau, une boulangerie aura une brioche….l’imagination des fabricants d’enseignes était sans limite, surtout si le client était fortuné.
Elles étaient fabriquées principalement en fer forgé, tôle, bois, pierre.
Un épisode bien connu pour les connaisseurs de Villon, le mauvais garçon, est celui du vol des enseignes dans Paris par l’auteur du Testament et ses complices.
Pourquoi un tel vol ?
L’histoire ne le dit pas, mais on peut penser qu’il s’agissait d’une farce d’étudiants comme il en existe partout et à toutes les époques.
En quelques années, ils en dérobèrent près de 200 et parmi ces enseignes disparates, on y trouve, selon le Testament, quelques unes bien particulières : un Cheval Blanc, une Mule, un Ane rayé
… ayant des significations à connotations grivoises.
La Belle Haumière, louée par Villon et tout Paris avait pour enseigne une queue de Renard.
Le larcin découvert, Villon rate de peu la prison voire pire. Il est sommé avec ses complices de les remettre à leur place. Les enseignes sont replacées mais au petit bonheur la chance au grand désarroi de la population. Voici un petit échange extrait du livre « Moi, François Villon » de Jean Teulé :
- Bonjour, madame, je voudrais un pain de six livres.
- Mais, monsieur, vous êtes dans une fabrique de clous !
- Ah bon ? Pourtant, voyez votre enseigne : « A la miche d’or ».
Qui a marié les enseignes ? Plus personne ne va se retrouver ! Les domestiques illettrés sont désemparés…
***
Je suis sûre que ça plairait aux jeunes
de tirer sur les toits
on jouait en lançant une balle
on visait le coeur,
on se faisait du trèfle,
on tombait sur le carreau,
Il fallait que ça tombe à pic
**************
Vous voulez visiter LE BERRY
AUBIGNY SUR NERE
la ville des STUARTS
Faites une pause chez la cousine Chantal
à LA GUERCHE SUR L'AUBOIS
Vous serez bien reçus
09:45 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
14/05/2009
QUAND L'VENT BOUFFE
un clin d'oeil aux berrichons ... les cousins, les amis...
****
Une carte de Mamie Françoise
du Pays des Ecossais
à AUBIGNY-SUR-NERE
et un p'tit tour à SANCERRE
AMIS, BUVONS (CHANSON BERRICHONNE)
Amis, buvons, mes chers amis buvons,
Mais n'y perdons jamais la raison.
A force d'y boire, on perd la mémoire,
On va titubant le soir, à tâtons,
Et l'on court les rues à saute-moutons.
J'en ai tant bu de ce bon vin nouveau
Qu'il m'a troublé l'esprit du cerveau.
Avant que je meure, donnez-moi sur l'heure
De ce bon vin blanc qui brille dans mon verre
Et qui fait chanter tous les amants sur terre.
Amis, buvons... (etc.)
Ah, si jamais je vais dedans les cieux,
Je m'y battrai avec le bon Dieu.
A grands coups de lance, tapant sur les anges,
Je leur ferai voir que c'est mon devoir
De boire du vin du matin au soir.
Amis, buvons... (etc.)
Ah, si jamais je vais dedans l'enfer,
Je m'y battrai avec Lucifer
À grands coups de sabre pour tuer le diable.
Je lui ferai voir que c'est mon devoir
De boire du vin du matin jusqu'au soir.
Amis, buvons...
21:40 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/12/2008
LA POULE NOIRE DU BERRY ! une grande dame
Je vais faire des infidélités à la volaille de CHALOSSE.
Une fois n'est pas coutume car la poule noire de mon Berry le vaut bien.
LA QUALITE REPOSE SUR LA RACE
L'ALIMENTATION
LES CONDITIONS D'ELEVAGE
Extraits ... Revue de presse dans l'HD (Humanité Dimanche)
***
*
*
La cousine Chantal
Nicole et Marie-France les payses
Rendez-vous au marché de SAINT-AOUT (Indre)
chaque mardi
et donnez-m'en des nouvelles
Renommé dans toute la région,
ce marché attire chalands et éleveurs venus de loin
***
14:05 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
31/10/2008
LES SORCIERES DU BERRY
Qui fait crever les poules de l'adjoint ?
Qu'ôte l'Iait des vaches et qu'térit les fousses ?
Qui commande au blé : " Là j'veux qu'tu pousses "
Et au lieuve qui court : " T'eus bin assez loin ? "
Qui qu'a fait languir l'Hortense et l'Angèle ?
Fait sécher l'Farnand cuomme un couton d'bois
Qu'a fait tourner fou l'gend'e au père François ?
Qui qu'a fait péri' la p'tite à l'Adèle ?
Pour prend'e l'gibier et griller les foins.
Jiter la clav'lée su' les bêtes et l'monde.
Faut qu'y asse au pays un quéqu'zum d'malin
(Les malins cheu nous c'est pas qu'ça l'abonde !)
On voit pas trop qui... Mais on sent les coups.
Et on dit tout bas : " Ça s'rait bin Jean-Lou ? "
C'est Jean-Lou !...
C'est Jean-Lou l'gambi, l'Sorcier du village
Une vraie maudition pour la société
Paraît qu'dans son coeur y a qu'de la ch'ti'té
Parsounne sait son nom... son pays, son âge...
Il est v'nu coumme ça... " Dieu sait pas d'là vou ! "
Qu'disont les bounnes âmes de son voisinage
Et on fait l'signe de croix su' son passage
Pour conjurer l'sort. " Dieu ! protégez-nous...
In nomen fili sanctou spiritou "
J'ons rencontré l'Aut'e !... l'Aut'e... l'savez-vous
C'est Jean-Lou !...
Les aspics, les coires, et les grands ch'tits loups
Et les grapauds, les souris-chaudes et les z'hibous ?
C'est Jean-Lou !...
Ses fleurs à lui, les herbes à sa conv'nance
C'est les ortruges, les échaussis, les z'houx
Les fausses potrelles, la ciguë et l'chimou...
Çui-là qu'counnaît toutes les poisons d'la science
C'est Jean-Lou !...
Qui qu'va à ménuit, dans les vieux cem'tières
Grobiller les os des morts, et qui qu'va
Les soirs de pleine lune anvec les sorcières
Au bois du Pendu t'nir l'grand sabbat ?
Et les nuits d'hiver si des lavandières
Tapont du battoué à la Font d'End'ssous
Savez-vous qui qui mène tout ça ? l'savez-vous ?
C'est Jean-Lou !...
A'vous rencontré l'tornant, la birette,
Anvec son drap blanc qu'dansaient su'l'carroué
Et qu'jouaient au clair de lune à la cachette
En grignant des dents derrié la vieill' crouéx ?
Ses yeux t'arluisont, c'est coumme
deux flambettes !
Hou Hou Hou Hou Hou !...
Hou Hou Hou hou hou !...
v'là qu'la peur vous met les jambes
à vout' cou !
En Berry, des pratiques de sorcellerie subsistent très tard, comme au Moyen age, dans certains villages isolés des grandes routes et du progrès technique.
Ingénument, mais avec une bonne foi indéniable, il se croit capable de pactiser avec "les forces occultes" pour le meilleur comme pour le pire, les uns se considérant comme initiés aux maléfices, les autres doués pour "lever les sorts".
Les théories occultistes traditionnelles distinguent la magie blanche, qui se veut bienveillante, et la magie noire ou sorcellerie, qui cherche à nuire à autrui.
Le Berry pays sorcier, terre noyée dans la brume qui enveloppe les haies vives, stagne au creux des chemins du bocage et dont les ombres ont alimenté longtemps les frayeurs paysannes. La région, peut-être pas plus superstitieuse que les autres terroirs de France, s'est autrefois distinguée par de retentissants procès en sorcellerie. Les créatures typiques de la contrée sont les facétieuses birettes (spectres en chemise) ou le dangereux meneur de loups.
Sorciers, ils empoisonnaient le bétail. " Birettes ", elles portaient une peau de sanglier ou de loup sur les épaules et hantaient les campagnes.Meneurs de loups, ils conduisaient des meutes et les faisaient danser au clair de lune.
Avec son cortège de superstitions et d'événements inexpliqués, la sorcellerie faisait partie de la vie quotidienne berrichonne.
On peut encore trouver, chez les aïeux de quelques fermes ou villages reculés, des histoires de mauvais oeil, de troupeaux décimés mystérieusement, ou des voisins mal intentionnés.
Mais c'est surtout l'oeuvre de George Sand, notamment La mare du diable, qui a popularisé l'image d'un Berry "sorcier" en décrivant les moeurs inquiétantes de sa "Vallée noire".
00:20 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
19/10/2008
Bienvenue au gîte LAORANA
Je vous ai donné envie d'aller faire un tour dans le BERRY ... Vous ne savez pas où vous poser ?
La cousine Chantal vous accueillera dans son gîte à LA GUERCHE-sur-L'AUBOIS
Elle vous vantera la Loire, le dernier fleuve sauvage d'Europe
Ses ilôts de sable clair qui vous transportent un instant
vers ceux de la Polynésie .. chère à son coeur ...
week-end de détente
semaine de vacances
Vous aurez beaucoup à découvrir dans la région
BISES A TOI CHANTAL
Depuis la photo, les volets ont changé de couleur ... verte maintenant
12:45 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18/10/2008
MON BERRY NATAL ... Petite balade
Bises à la famille berrichonne, aux cousins cousines... aux frères et soeur ...
aux blogueuses et blogueurs du BERRY... Nicole, Henri, Marie-France ....
Que les berrichons se lèvent pour miche !
***
allez dans Dailymotion - mememiche - et cliquez deux fois sur l'écran de la vidéo
J'guéris tout !
J'ai pansé I'vent'e à la meunière,
L'notaire que pissait des cailloux,
L' sincristain pour un résypére
Et même c'médecin de Châteauroux
Qu'est v'nu esprès an'c sa belle-mère
Que t'nait une blâche su' l'grous t'artou.
J'vas vous espliquer la magnére...
J'guéris tout !
J'cupe su' mon pouce, et... rin que l'bout
J'y passe trois fois sur l'enfel'zure,
Et j'dis trois fois : " Varin, foulure,
" J'te force, arforce et j'te conjure
" Par les deux pans d'la p'tite ceinture
" De la Sainte-Viarge des Ecritures
" Ademi patri, péritou,".
J'guéris tout
====================================================================================
UN CLIN D'OEIL A L'AMANT DE GEORGE SAND
http://wikipedia.org/

LE BERRY C'EST MON PERE ! LES ARDENNES C'EST MA MERE !
Mais si ma Denise, je la ferai aussi la vidéo ...
Mais en BERRY, j'y ai vécu et mon coeur bat encore pour lui ...
14:05 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
31/05/2008
5. Au pays du BERRY ... VIERZON
LA BOUCLE EST BOUCLEE ...
CHATEAUMEILLANT - LA GUERCHE SUR L'AUBOIS - APREMONT - NEVERS - AUBIGNY-SUR-NERE
et VIERZON pour l'émotion
***
d'AUBIGNY à VIERZON
"Michèle, ton père a vécu dans cette maison de garde-forestier. La tante Alice est née là"
Une petite maison forestière à l'entrée de VIERZON
J'ai retrouvé le vieux château d'eau , près de la Cité du Désert
l'oncle Georges, la tante Marie-Louise dans la grande maison pour famille nombreuse
A quelques mètres la dernière maison habitée par la famille
C'est là que je suis venue aux obsèques de ma tante Marie-Louise
La petite maison de notre grand-père Alphonse
Je me rappelais le poêle à charbon
Les rues évoquaient des souvenirs douloureux
pour JACKY qui les avait vécus
pour moi à qui on les avait racontés
***
"C'est ici, au croisement que maman s'est fait renverser par une voiture qui venait de là"
****
"Michèle, je vais te montrer le trajet suivi par mon père lorsqu'il s'est enfui à vélo de l'usine MERLIN
quand les allemands sont venus l'arrêter"
Et le cousin Jacky racontait :
"Il s'est caché dans cette cour, là"
"Je me souviens très bien de ce jour-là. Un contremaître de chez MERLIN est venu en suivant à la maison
pour dire à ma mère de mettre le feu aux papiers compromettants car on allait avoir la visite des boches"
Ce qu'elle a fait et bien fait de faire car ils n'ont pas tardé à débarquer, à la recherche du fugueur
"Quand j'ai vu les voitures arriver, je me suis sauvé dans cette maison"
...
Un rapide coup d'oeil en voiture sur le pont de Toulouse
on aime ou on n'aime pas
quelques rues redécouvertes à l'occasion
pour me conduire Place des Abattoirs
Des pubs dans les rues de VIERZON
pour se souvenir que les américains sont passés par là
"Il y avait des bagarres dans les bals, ils nous piquaient les filles"
****
La maison de mon oncle André et de ma tante Paulette
où j'étais venue en visite avec maman il y a bien longtemps
"Jacky, c'est au numéro 25"
-Tu t'en souviens ? ça alors quelle mémoire !
Que sont devenus les cousins Jean, Nicole et Micheline ?
Peut-être qu'un jour ... Qui sait ?
****
Nous avons repris la route pour HABAS
heu-reux
QUE DU BONHEUR
merci cousins, cousines et à bientôt
01:35 Publié dans Au pays du BERRY | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

















































