26/11/2009
1. ANNEES 60... ça flirtait

16:35 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : années 60
21/05/2008
3. MON MAI 68
Les affrontements entre policiers et étudiants étaient d’une violence extrême. Relayés par la radio et la télévision, ils étaient utilisés par le pouvoir gaulliste pour faire peur à la France. Des centaines d’étudiants interpellés, des centaines de blessés. La grève s’étendait à l’Université entière. Contre la répression policière, un million d’étudiants et travailleurs défilent à PARIS le 13 mai, derrière une banderole commune.
Au fil des jours les salariés durcissent le conflit. Les assemblés générales de syndiqués proposent la grève illimitée. A l'Etat de négocier, de répondre aux revendications clamées avec vigueur.
C'est ainsi que chaque matin, je me rendais au Central Téléphonique pour voter la poursuite ou non de la grève et tenir des piquets de grève à l'entrée du Central.
Nous avions du mal à croiser le regard des quelques collègues qui ne s’étaient pas jointes au mouvement. Elles filaient rapidement, tête basse, dans les bureaux déserts et franchissaient la grille sous quelques quolibets de moins en moins sympathiques au fur et à mesure que la situation devenait de plus en plus tendue.
Le vouvoiement s’était même installé entre nous, charmantes collègues hier et « jaunes » aujourd’hui. Nous supportions difficilement leur laxisme dans ce conflit sans précédent qui paralysait le pays face à l’intransigeance gouvernementale.
Au bout de quelques jours, certaines qui avaient pris conscience de l’enjeu, de la partie d’échecs qui se jouait dans la France entière, nous rejoignaient par solidarité.
Nous nous sentions forts, prêts à décrocher la lune. Rien ne nous arrêterait.
Pendant ce temps-là, l’homme qui partageait ma vie gardait les enfants et rejoignait le soir en mobylette ses camarades du centre de tri postal de la gare du Nord.
Je n’étais pas tranquille car je savais que certaines nuits ils allaient voir ce qui se passait du côté des barricades étudiantes. Il rentrait au petit matin, un mouchoir embaumé de gaz lacrymogène dans la poche.
01:35 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20/05/2008
GUYTOU MON FRERE
On a beau dire, on a beau faire. « On ne guérit pas de son enfance » a écrit Aragon, chanté par Jean FERRAT. On se rappelle les moments heureux et les moins bons.
Il aurait 63 ans aujourd’hui mon Guytou, le troisième du clan, entre Gégé et Nanard. En 2002 il a échappé à notre vigilance. Il est allé rejoindre son frère. Un maudit cancer l’a emporté vers le cimetière des généreux, à Thiais dans le Val de Marne, dans la division 102 des donateurs. Le carré de ceux qui offrent leur corps à la Science pour des travaux anatomiques.
On n’était pas préparés à ce genre d’exercice. On ignorait tout des mesures d'urgences à accomplir, du constat à l'acte de décès. Mais on ne pensait pas non plus que Guytou allait nous abandonner comme cela.
Avec la sœurette on s’est retrouvées comme deux nigaudes . « Monsieur, Madame, mais qu’est-ce qu’on fait de notre frère ? Il a donné son corps à la Science ! Tenez, voilà le papier ».
Deux pauvres filles à déambuler dans les couloirs d’une clinique en région parisienne, de l’accueil aux étages, à la recherche d’une oreille compréhensive, d’une réponse à une question saugrenue . « Mais qu’est-ce qu’on fait de notre frère ? ».
On évitait de s’attarder sur les deux gourdes qui se demandaient depuis une demi-heure avec une anxiété croissante ce qu’allait devenir leur pauvre frangin stocké quelque part dans un triste local en rez-de-chaussée près du local à poubelles, lequel avait depuis la vingtaine d’années, souhaiter donner son corps à la Science.
Comment, pourquoi cette idée avait-elle germé dans sa tête ?
Un coup d’adrénaline en entendant bougonner dans un coin : « elles nous emmerdent ». Là c’est trop, on est submergées de colère, de dégoût, de révolte, de douleur et nous interpellons une surveillante qui a peine à croire les propos tenus par une « espèce » d’aide-soignant que Ninise connaissait pour l‘avoir plusieurs fois rencontré dans la chambre du patient. On le retrouva un peu penaud à nos côtés lorsque nous avons assisté le lendemain matin, la grande sœur et la petite, à la levée du corps pour Paris.
« Si on avait su qu’il voulait donner son corps à la Science, il serait parti directement ; vous ne l’auriez pas vu ». Encore une louche de bonté en plein cœur !
Nous sommes rentrées chez Gégé, désemparées, passablement énervées. Nous avons appelé la mairie, le commissariat de Police, les Pompes Funèbres et tout est rentré dans l’ordre des choses.
Il nous restait encore une formalité que nous n’avions pas prévue. Annoncer au reste de la famille qui attendait que nous les informions de la date des obsèques, qu’elles n’auraient pas lieu puisqu’il avait fait don de son corps et que tout était terminé. Une épreuve supplémentaire pour Daniel le frère et Carole, une fille d‘une premier mariage, sidérés par la nouvelle.
Guytou avait eu une enfance perturbée par des crises de somnambulisme ; on le retrouvait accroupi derrière un fauteuil, les yeux grands ouverts dans le lit à débiter des bribes de phrases inaudibles ; à se balancer contre la tête du lit.
C’était un gaucher « contrarié » qu’on avait obligé en classe à écrire de la main droite. Il lui arrivait de bégayer légèrement lorsqu’il s’énervait, mais seulement dans ce cas. Il a fait pipi au lit jusqu’à son départ à l’Armée, en Guyane, là où il aurait voulu retourner et vivre après son retour. Ses meilleures années peut-être. Il s’y sentait bien.
Maman n’avait pas trouvé de solution auprès du médecin de famille pour soigner ces problèmes.
Il était tourmenté, nerveux et nous avions droit parfois à des emportements dont nous nous serions bien passés quand il était chagriné. On concluait par des : "il est comme ça, mais il n'est pas méchant".
Le décès de maman en mars 67 l’a bouleversé. Il avait vingt-deux ans et elle venait d’apprendre deux mois plus tôt qu’il allait être père. Elle était alitée et avait été très choquée par l’annonce qui lui avait été faite par la jeune fille enceinte et sa mère venues à l’improviste à la maison, un pot de fleurs à la main, annoncer la nouvelle. Une jaunisse s'est déclarée quelques jours plus tard ; maman est entrée à l'hôpital de Montfermeil jusqu'au 25 mars 1967.
Elles avaient fait le déplacement parce qu’il n’avait pas l’intention d’assumer ses responsabilités en la matière. Un mariage « forcé » en mai, deux mois après les obsèques. Un divorce un peu plus tard après une année trouble en 1969 ; quelques égarements à payer à la Société ; puis une autre rencontre, une autre fille Nancy, une autre séparation.
Mais jamais d'esprit de revanche chez « ses » femmes, jamais de mauvaises pensées à son égard.
Guy on l’aimait malgré tout. Il revenait, on le reprenait. C’était un bon garçon, il était juste instable.
Un abandon de famille après une vie professionnelle bouleversée par un accident de travail qui l’a conduit de longs mois à l’hôpital, au chômage après la fermeture de l’entreprise. Gérard, le grand frère l’a récupéré, l’a soigné jusqu’à sa mort.
Il fumait beaucoup et il a mis sa santé en danger à plusieurs reprises. Un petit verre dans les bistrots du coin pour tuer les journées, la maladie. Mais au bout du compte c’est elle qui l’a emporté.
Aujourd’hui, Nise, Dan, Gé et Miche on y pense.
11:55 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
17/05/2008
2. MAI 68 ...LES GRAINES DE LA REVOLTE aux P.T.T.
Partout on revendiquait pour l’emploi, les conditions de travail, les traitements, la réduction du temps de travail, les qualifications mais il y avait des revendications bien spécifiques pour les services du tri, de la poste, des chèques, du téléphone.
Ces mouvements sociaux enregistrés aux P.T.T. avaient été précédés d’autres très importants dans le secteur privé.
En 1966 et 1967, il y eût deux « 17 mai », deux journées nationales d’action unitaires CGT, CFDT, FO, FEN massivement suivies contre les ordonnances anti-sécurité sociale de Georges Pompidou qui avaient mobilisé deux fois 1 à 2 millions de personnes.
Les premières barricades de 1968 sont ouvrières. Les ouvriers de la SAVIEM, de FERRODO, de MOULINEX à CAEN s'en souviennent avec des manifestations qui ont mis la ville en état de siége.On débrayait à Renault-Billancourt et quand la « forteresse » Renault toussait, la France s’enrhumait selon un célèbre slogan. Les métallos cessaient le travail et organisaient des défilés impressionnants.
Tout ceci sentait la poudre. Il suffisait juste d'allumer la mèche.
C‘est après une grève de ce type -nous avions été deux à avoir répondu à l'appel de la C.G.T. dans le Service, Estelle et moi- que le Chef de Centre m‘avait convoquée dans son Bureau pour me demander les raisons de mon absence ce jour-là.
Nous étions couvertes par un préavis de grève nationale et je n‘avais donc rien à craindre. « J‘ai fait grève de solidarité avec les étudiants » .
"Madame Crecq, ça n'existe pas les grèves de solidarité. Vous êtes jeune, ne vous laissez pas manipuler par le syndicat ». -Je ne me fais pas manipuler Monsieur, j’ai des convictions.
Il avait insisté et me proposait de venir le voir dans son bureau en cas de problème. J’étais outrée ; il comprit très vite qu’il ne fallait pas compter sur moi pour tomber dans le piège de son filet bien tendu de paternalisme.
La suite des évènements remit les pendules à l’heure avec l’obtention de la reconnaissance du droit syndical qui fut une grande victoire pour les salariés dans les entreprises privées et publiques.
Puis vint la « nuit des barricades » le 10 mai. La nuit fut courte ; comme des milliers de Français, j’avais l’oreille collée au poste de radio. Pavés arrachés, vitrines brisées, voitures incendiées rue Gay-Lussac. Tout basculait. Les C.R.S. "assassins" contre la jeunesse. La nuit des cris et des matraques.
12:10 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
16/05/2008
1. MAI 68 ...LES GRAINES DE LA REVOLTE aux P.T.T.
Je m’en détachais uniquement pour un aller-retour aux toilettes sollicité auprès de la surveillante, laquelle répondait positivement à ma requête pressante après que les petites lumières des appels d’abonnés aient cessé de clignoter."Madame, je peux faire un aller-retour s'il vous plaît ?". C'était la formule consacrée.
Un cahier d’incidents sur son bureau consignait les petites anomalies du jour, de la crise de larmes d’une fille, d'un malaise, aux retards de prise de service. J’eus l’honneur d’y figurer en bonne place, un beau matin où j‘avais eu une panne d‘oreiller d‘un quart d‘heure. « Madame Crecq est arrivée en retard en s’excusant de n’avoir pas entendu son réveil ». Je trouvais la chose ridicule.
Nous avions l’interdiction de parler, mais il nous arrivait quand même de braver l'autorité et de chuchoter lorsque le besoin s’en faisait sentir.
D’un côté la course au rendement, répondre à l'attente des usagers pas toujours compréhensifs et de l’autre les interdictions, les notations comme à l’école que nous avions quittée depuis pas mal d'années pour certaines.
Nous nous sentions dévalorisées. Mener de front deux journées dans une en essayant d’être au top dans tous les domaines et se sentir déconsidérées, infantilisées par des « supérieures » dont certaines avaient grimpé les échelons à la force des ans, sans examen ni concours, faisaient germer les graines de la révolte.
10:30 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26/10/2007
31. Résumé en images LA MAISON A GAGNY en 1957
Ma fenêtre de chambre (fermée) à l'étage
La chambre des frères (occupée)
Rue de la Montagne Savart
CARRIERES AUBRY-PACHOT
Guy et Bernard -les deux jeunes à gauche-(décédés depuis), Daniel à droite et un petit voisin
Avec Bernard et Daniel
Les cavages .. l'entrée des champignonnières
De l'espace... respirer ... ça suffisait à mon bonheur
La maison était petite.. Tant pis ! on était heureux comme ça... On ne demandait pas à changer. On ne manquait pas d'amour.
Bien sûr, je suis particulièrement émue en regardant ces photos...
02:05 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
25/10/2007
LE CHANT DES MAQUIS
Pour mes jeunes, il manquait ces chansons à mes annexes au bouquin (30. L'EXODE... LE MAQUIS... LA GUERRE.)
Cette chanson populaire de 1944 exalte les maquis enfin sortis de la clandestinité et les réfractaires au Service du Travail Obligatoire qui ont composé le gros des troupes au moment des combats de la libération.
(F.Chagrin/M.Van Moppez)
Ils se sont enfuis dans la nuit
Pour ne pas aller en Allemagne
Se cachant dans la montagne
Et pour mieux servir leur pays
Ils ont pris le maquis
Ce sont ceux du maquis
Ceux de la résistance
Ce sont ceux du maquis
Combattant pour la France
Bravant le froid, bravant la faim,
Défiant l'horrible esclavage
Bravant Laval, bravant ses chiens,
Sans jamais perdre courage
Ce sont ceux sont ceux du maquis
Ceux de la résistance
Ce sont ceux sont ceux du maquis
Jeunesse du pays.
Ils ont bravé tout les périls
Dans leur armée secrète
Sans souliers, sans pain, sans fusil,
Descendant de leur retraite
Souffrant et luttant jour et nuit
Nos amis du Maquis
Ce sont ceux sont ceux du maquis
Ceux de la résistance
Ce sont ceux sont ceux du maquis
Combattant pour la France
Bravant le froid, bravant la faim,
Défiant l'horrible esclavage
Bravant Laval, bravant ses chiens,
Sans jamais perdre courage
Ce sont ceux du maquis
Ceux de la résistance
Ce sont ceux du maquis
Jeunesse du pays.
C'est le jour du débarquement
Qui leur porte la victoire
Ils ont frappé les allemand
En plein jour en pleine gloire
Se joignant à tous leurs amis
Nos amis du maquis
Ce sont ceux du maquis
Ceux de la résistance
Ce sont les F.F.I.
C'est l'armée la France
Contre nazis et miliciens,
Sans discours et sans bravade
Se battant dur, sa battant bien
aux baricades
Ce sont ceux du maquis
Ceux de la résistance
Ce sont ceux du maquis
Jeunesse du pays.
- Avec l'occupation allemande et les lois du gouvernement de Vichy, les libertés des Français sont supprimées,
- en particulier:
- Fin de la liberté de la presse: les journaux sont censurés, les journalistes ne sont pas libres d'écrire ce qu'ils veulent. Beaucoup de journaux sont interdits.
- Fin de la liberté d'expression : les gens ont peur de donner leur opinion sur la guerre car s'ils disent du mal des Allemands ou du gouvernement ils peuvent être dénoncés et arrêtés. Il est interdit d'écouter les radios étrangères et de répéter leurs informations.
- Fin de la liberté de circulation: pour aller d'une ville à l'autre il faut un laisser-passer, il y a des contrôles dans les gares, la police allemande surveille tous les déplacements. Il est interdit de passer la ligne de démarcation sans une autorisation spéciale. Certaines zones sont interdites aux civils.
- Atteinte à la propriété: réquisition d'appartements et de maisons pour y loger les soldats, confiscation des biens et des propriétés des Juifs.
- Atteinte à la liberté de travailler : les citoyens juifs n'ont plus le droit d'exercer certaines professions. (Lois sur le Statut des Juifs)
- Création du Service du Travail Obligatoire (STO) qui oblige les jeunes à travailler en Allemagne à partir de 1943.
Face à toutes ces restrictions, certains citoyens réagissent et décident de résister, ce qui n'est pas facile. L'Appel du Général De Gaulle le 18 juin 1940 encourage les Français à ne pas accepter la défaite. Cet appel est répété à radio-Londres les jours suivants. Au début les résitants sont très peu nombreux : quelques militaires, des intellectuels, des hommes et des femmes de tous milieux décidés à défendre leur liberté. Leur nombre augmente quand la création du STO décide les jeunes à rejoindre les maquis pour ne pas aller travailler en Allemagne, comme l'explique la chanson ci-dessus.
LE CHANT DES PARTISANS
Paroles: Maurice Druon, Joseph Kessel. Musique: Anna Marly 1943
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux dans la plaine
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne
Ohé! partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang, et des larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades!
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades
Ohé! Francs-tireurs, à vos armes, à vos couteaux, tirez vite!
Ohé! Saboteur, attention à ton fardeau : Dynamite!
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère
Il y a des pays où les gens, au creux des lits font des rêves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue, nous on crêve.
Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe,
Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à la place.
Demain, du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes
Chantez compagnons! Dans la nuit la Liberté, nous écoute.
ILS N'ONT PAS DONNE LEUR VIE... ON LE LEUR A VOLE...
23:45 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24/10/2007
30. résumé en images
Mon petit bouquin sans prétention (en préparation) est destiné à la famille et a pour raison d'exister de témoigner des évènements passés.. A ce manuscrit seront jointes ces notes annexes pour qu'ils connaissent l'Histoire et leur Histoire...
Le 10 mai 1940, après neuf mois de " drôle de guerre ", les Allemands passent à l'offensive à l'ouest. Les Pays-Bas et la Belgique tombent rapidement, puis les panzers réussissent une spectaculaire percée dans les Ardennes, provoquant un exode massif des populations civiles du Nord et de l'Est
La zone occupée est le nom donné à la partie de la France où stationnaient les troupes allemandes d'occupation pendant la seconde guerre mondiale. La Ligne de démarcation la séparait de la zone libre. Après l'occupation de cette dernière en novembre 1942, cette zone est rebaptisée zone Nord.
- La région Alsace-Moselle est annexée par le Troisième Reich. Des milliers d'habitants sont expulsés vers la zone libre. La Moselle est rattachée au district de Sarre-Palatinat, rebaptisé Gau Westmark.
- Les régions situées au nord et au nord-est sont déclarées interdites au retour des réfugiés, car destinées à l'implantation de colons allemands : le Nord-Pas-de-Calais est rattaché au commandement allemand de Bruxelles, et prend le nom de "zone interdite", et les régions placées à l'est d'une ligne Charleville-Mézières - Saint-Dizier - Dôle, sont déclarées "zones réservées", car destinées à la future constitution d'un "Pays thiois" germanisé, grâce à une politique de colonisation massive.
- Ultérieurement, tout le littoral Manche-Atlantique sera également déclaré "interdit" (mur de l'Atlantique).
C’est pourquoi, dès l’armistice, la présence de travailleurs d’origine diverse est attestée; des travailleurs coloniaux, mais aussi des Espagnols, des Portugais et des Italiens affluent en grand nombre, attirés par l’ampleur des travaux de déblaiement et de remise en état.
-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-
Dans le porte-cartes de Maman... Conservées précieusement...
UNE CARTE DE CIRCULATION TEMPORAIRE AUTORISEE DANS LE DEPARTEMENT DES ARDENNES EN AUTOMOBILE OU CHEMIN DE FER
une demande d'extrait d'acte de naissance du 3 décembre 1942 pour le mariage prévu le 13 février 1943
______________________________________________________________________________________________________________
- photo 1941.. Mon oncle Julien avec le béret - sa femme "Nénette" et leurs trois enfants - ma grand-mère à gauche - maman 2ème en partant de la droite.
__________________________________________________________________________________________________________________
PAPA EST NE A FOECY (entre BOURGES ET VIERZON) le 10 FEVRIER 1908
Le village de FOECY est au coeur du Berry, dans la region viticole du Cher. De nombreux vignobles, chateaux et fabriques de porcelaine sont à visiter dans les alentours. Sur les cartes routières, le village est indiqué entre Bourges et Vierzon
Situé entre les châteaux de la route Jacques Coeur et les châteaux de la Loire, aux portes de la Sologne, Foëcy est tout près des vignobles de Quincy, Reuilly, Menetou-Salon et Sancerre.
papa à gauche sur la photo
"obsèques du Père Cent "- photo du 22.06.1929 Papa avait 21 ans !
Le Père CENT : A 100 jours de la quille !
_______________________________________________________________________________________________________________

Il avait trois enfants. Je me souviens de Jean et Ida.
Les deux familles sont restées amies jusqu'à ce que la vie, la mort les sépare... Nous étions reçus comme des princes au Boulevard Voltaire.
IDA APELOIG-ROZENBERG a rendu hommage aux JUSTES de CHATEAUMEILLANT. J'ai été très émue de la revoir à la T.V. en compagnie de sa petite-fille
"LE TEMPS DE LA GRATITUDE" (L'EXPRESS)
.. Ils étaient vingt et cent, le 20 novembre dernier, à Châteaumeillant, enfants juifs cachés avec leurs parents entre 1940 et 1945 aujourd'hui âgés de plus de 60 ans. Tous réunis pour saluer le geste des habitants du village qui, pendant la Seconde guerre mondiale, les a accueillis et protégés. Désormais, c'est un livre de témoignages qui est en projet...
Petite commune du Centre, peuplée à l'époque de quelque 3 200 âmes, Châteaumeillant vit débarquer des centaines de réfugiés après les rafles de 1942, dont celle du Vel'd'Hiv. Parmi eux, 141 juifs. Originaires du XIe arrondissement de Paris pour la plupart. Quand certains se cachaient dans les fermes ou sous de fausses identités, d'autres envoyaient leurs enfants àl'école primaire communale et vivaient normalement ou presque.Situé à quelques kilomètres au sud de la ligne de démarcation, Châteaumeillant a été plutôt épargn. Une vingtaine d'arrestations et trois déportés "seulement". Et ce grâce à la complicité de la population et de gendarmes trahissant les ordres de VICHY"..
A ce propos Maman m'a maintes fois raconté cette histoire : A l'arrivée de la micheline rouge en gare de CHATEAUMEILLANT, douze gendarmes ont été fusillés, soupçonnés d'avoir aidé des résistants. Un comité d'accueil les attendait sur le quai. "Les civils à gauche ! les gendarmes à droite !".. L'un d'entre eux qui était en civil a cru sauver sa peau en rejoignant les autres. Bien mal lui en a pris..
la gare de CHATEAUMEILLANT à cette époque. Elle n'existe plus.
____________________________________________________________________________________________________________________
PAPA AU MAQUIS DE CHATEAUMEILLANT
Casquette et foulard autour du cou (rouge ?)
.. Il est dans l'arbre à faire le guet
Il rencontre Henri MARTIN.. mon héros après l'oncle Georges
"En 1936, c’est le Front populaire et j’ai neuf ans. J’allais porter la musette à mon père qui travaillait à l’usine de cuisinières à Rosières, dans le Cher. Dans la musette, il y avait le casse-croûte, et l’Humanité. C’est l’année de la guerre d’Espagne. Dans la ville, on organisait des soirées de solidarité avec le peuple espagnol et les gars y vendaient l’Humanité. Pour s’être opposé aux accords de Munich, mon père est licencié avec deux cents de ses compagnons. L’occupation, la résistance. Mon père attendra 1942 pour me dire ses activités clandestines. Il estimait que j’étais trop gamin. J’ai quinze ans et je diffuse l’Humanité clandestine. Quand je dis l’Humanité, parfois c’étaient des morceaux d’Humanité, quelques articles qui tenaient sur un recto verso. En 1944, je rejoins le maquis de Lignères et de Chateaumeillant, au sud du département. Comme j’étais le plus jeune, on m’envoyait dans les fermes au ravitaillement. Je participe à la Libération de Bourges le 6 septembre 1944. C’est à ce moment-là que j’adhère officiellement au Parti communiste. Aux FTP, on signait juste le code d’honneur, mais là je remplis mon bulletin d’adhésion. L’Huma reparaît et ce n’était plus qu’un recto verso. Je pars sur le front de Royan, j’y reste trois mois jusqu’au 18 février 1945. Démobilisé de l’armée de terre, je m’engage dans la marine, volontaire contre le Japon. Je pars le 17 octobre 1945 pour l’Indochine et j’y arrive en décembre 1945. J’ignorais tout de ce qui s’y passait. Moi, je partais pour poursuivre la lutte antifasciste. Je n’ai plus l’Humanité mais l’Émancipateur, le journal communiste du Cher, et la Vie ouvrière. Les journaux communistes seront interdits dans l’armée en juillet 1949.
Début 1948, trois mois de permission, puis je suis affecté à l’arsenal de Toulon. J’achète mon Humanité, mais je ne l’affiche pas comme avant. Je suis emprisonné le 14 mars 1950, le jour de l’abrogation du décret Seyrole. La peine de mort pour activités communistes se transforme en vingt ans. En prison, je reste à la maritime jusqu’en juillet 1951. Je suis transféré en centrale à Melun. Là, par mon avocat et des gardiens communistes, j’ai l’Humanité. La campagne " Libérez Henri Martin ", c’est avant tout une campagne contre une guerre injuste, contre la répression. C’est la journaliste Hélène Parmelin qui écrit les articles pour ma libération. J’imagine les efforts qu’elle a dû faire pour ne pas se répéter. Je la plains : pour un journaliste, je comprends le drame. C’est un exemple de dévouement que d’écrire sur l’affaire Henri Martin. Je lui rends hommage d’avoir écrit tout ce temps sur cette histoire. Je suis libéré le 2 août 1953. Et l’Algérie arrive dans la foulée." Tribune Libre de l'Humanité 3 mai 2004
MES PARENTS SE CACHENT A SAUGY
.. Naissance de miche le 24.03.1943 - Photo d'avril 1943..
13 Juin 1943 .. BAPTEME DE MICHE
Papa, maman avec l'oncle Julien et sa fille aînée, et le grand-père Alphonse
Gérard naît le 17 mars 1944 à SAUGY
___________________________________________________________________________________________________
MON ONCLE GEORGES, mon GRAND-PERE ALPHONSE VIVAIENT A VIERZON - FORGES
Puis plus tard à VIERZON-VILLE
Employé aux USINES MERLIN AVANT LEUR FERMETURE, il a été ensuite embauché à la MANUFACTURE DE PORCELAINE de
VIERZON
mon grand-père au 1er rang à droite à l'USINE MERLIN (peintre en carrosserie sur les machines agricoles)
Si Vierzon fut épargnée par la guerre de 1914-1918, elle fut durement éprouvée par celle de 1939-1945. La ligne de démarcation coupait la ville en deux ; le sud de la ville étant dans la zone libre tandis que le nord dans la zone occupée. Les nazis construisirent un immense tunnel ferroviaire dans la forêt pour acheminer et cacher les munitions que produisait la ville. Les alliés tentèrent de détruire le tunnel de l'Alouette, mais en vain. À ce titre de violents bombardements détruisirent le septième de la ville, qui, une fois de plus se releva de ses ruines.
(wikipédia.org)
Héros malgré eux, des hommes et des femmes ont sauvé des milliers de vies en aidant ceux qui fuyaient la France occupée à franchir la ligne de démarcation. Une stèle rend hommage aux passeurs de Vierzon... à tous les camarades qui firent traverser la ligne de démarcation à des milliers de résistants, évadés des camps et victimes du nazisme. Des "patriotes qui se sont dévoués dans l'ombre de la clandestinité, jouant chaque jour avec leur vie, et qui, la paix revenue sont retournés à leur travail sans faire étalage d'un héroîsme qui leur paraissait aller de soi.."
Ceux-là sont Raymond TOUPET, mais aussi le docteur CLIQUET, Georges CHAUSSE, Julien LANGERON, Louis PEYRI, Lucien RAYMOND tous les cinq arrêtés, déportés puis libérés en 1945 et décédés depuis, et Jean LONGEOT, retraité SNCF, Maurice MIT.
"On les passait à pied dans le Cher, parce qu'en barque, c'était trop dangereux. Ou alors on allait prendre un verre dans le café, à côté de la ligne, on descendait dans la cave qui donnait dans la ruelle. Et nous étions en zone libre".
La stèle est érigée, dans un coin du pont, à l'endroit où plus d'un demi-siècle plus tôt, la ligne barrait la route à ceux qui voulaient passer en zone libre.
J'espère un jour faire le détour...
"C'est pourtant à cette ligne que venaient se heurter tous ceux qu'obsédait le même rêve : fuir la servitude. Evadés des camps, résistants, membres de tous les réseaux qui combattaient l'envahisseur, tous avaient à franchir la ligne. La plupart y réussirent. Certains hélas, y laissèrent la vie."
"un aviateur anglais a tenu à saluer les risques pris par celles et ceux qui ont aidé des pilotes abattus ou parachutés et isolés "
___________________________________________________________________________________________________________________
En 1959, la société américaine CASE rachète la SFMAI et la production de matériel de travaux publics remplace progressivement celle du matériel agricole.
L'économie de Vierzon est principalement industrielle par son histoire. Aujourd'hui encore on trouve de nombreuses usines de métallurgie, comme la fabrication de roulements à billes ou de matériel oléohydraulique. Cependant, plusieurs usines ont fermé par le passé- notamment dans le quartier des Forges.
Dans les années 1990, Vierzon subit la forte hausse de chômage qui règne en France. De nombreuses usines délocalisent comme Fulmen (fabrication de batteries), les fabriques de porcelaines ou l'industrie du textile. D'autres comme CASE changent de site. La ville a alors un des taux de chômage les plus élevés de France. S'engage alors une longue période de reconversion basée sur la position géographique et le nœud routier
Aujourd'hui cette entreprise occupe la 3ème place sur le marché français
le Berry est leader en France de la porcelaine, produisant chaque année plus de 6000 tonnes de cet " or blanc " c'est à dire 55% de la production t
otale française._________________________________________________________________________________________________________________
QUELQUES PHOTOS DE CHATEAUMEILLANT


Dans cette rue, mon école...
Ma rue ... ma maison en face l'église que l'on aperçoit
Bien connu ce café en face l'église.. Les mêmes tables quelques années plus tard
17:40 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
09/10/2007
MON POT A LAIT .. souvenirs
Comptait en sa pensée
J'ai rencontré Pere-e-e-et-te, A-a ve-ec son-on pot au lait
J'ai rencontré Pere-e-e-et-te, A-a ve-ec son-on pot au lait
Elle a mis ce jour là Ses-es pe-e-ti-its sou-liers plats
Pour être plus a-agile S'en-en allant à la ville
Comptait en sa pensée
Tout le prix de son lait
Et se disait Perette
Avec cette recette
Un cent d'œufs achetés
Deviendront des poulets
J'aurai bientôt des poules
Autour de ma maison,
Renard habile ou pas !
Il me sera facile
D'en vendre à la saison
Pour avoir un cochon
Il grossit et s'engraisse
Et j'en tire un bon prix
Aussi pour l'entrecôte
Je vois d'ici qui sautent
Une vache et son veau
Au milieu du troupeau
Là-dessus, transportée
Perette saute aussi
S'en est fait, le pot tombe
Avec un bruit de bombe
Vidant sur ses talons
Lait, veau, vache, cochon
J'ai rencontré Perette
Quittant son pot au lait
Son œil marri s'agite
Et sa lèvre débite
Les mots qu'elle cherche vite
Pour calmer son mari
court extrait de La laitière et le pot au lait
Vous remarquerez que pour moi "les objets inanimés ont une âme"... je me suis fait offrir ce petit pot-à-lait en souvenir d'heureux moments de mon enfance et j'ai fait l'achat de cette jolie bouteille en verre à goulot... c'est quand même plus joli que la bouteille en carton...et j'ai la basse-cour sur la table chaque matin



00:15 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
03/06/2007
OSER LE DIRE
Il n'est jamais trop tard pour "oser" dire, écrire à sa maman qu'on l'aime et présenter ses excuses pour les larmes qu'on a fait couler... A 23 ans, j'ai osé ! Il était temps ! ... j'avais oublié le contenu de cette carte envoyée en maison de repos, mais grâce à Nise "l'archiviste " familiale, je me revois griffonner à la hâte cette déclaration d'amour et de "repentance" pour mes incartades d'adolescente AMOUREUSE.
GINETTE RENO également..
Chère maman ! NO COMMENT ... elle n'est pas gaie.
....... HUM ! Bien fait pour moi ! je n'avais qu'à pas remuer le couteau dans la plaie ... Tiens ! j'ai signé Mimi !
J'avais oublié ... Mimi... Qui m'appelait Mimi ?
17:55 Publié dans Bouquin : annexes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note














































