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02/05/2018

1968 / IL Y A CINQUANTE ANS LA GREVE CHEZ PEUGEOT... « Le but est de faire connaître aux générations d’aujourd’hui les motivations et la détermination des générations d’hier »

FROID DANS LE DOS ... LA VIOLENCE ELLE EST OU ? A VOUS DE VOIR

 

 Film du groupe Medvedkine sur la grève à Peugeot Sochaux (film de 1970) :

 

Extrait du livre « Une milice patronale : Peugeot » de Claude Angeli et Nicolas Brimo, éditions Maspéro, 1975 :

Le lundi 10 juin, dès quatre heures du matin, les deux cent cinquante cars Peugeot déversent leurs cargaisons d’ouvriers sur les parkings de l’usine. Les drapeaux rouges ont été enlevés, les murs rapidement badigeonnés et les slogans vite effacés du bitume. Les machines se remettent à tourner mais le coeur n’y est pas. Dans les ateliers, des bruits courent : les chefs s’apprêtent à accélérer les cadences; la direction va exiger dix-sept samedis de travail supplémentaires pour rattraper les pertes à la production. Une fois de plus, la base a le sentiment d’avoir été piégée.

A neuf heures du matin, le climat devient lourd. la grogne s’étend. A la carrosserie, ça discute ferme. »J’en ai marre, dit un ouvrier, je m’en vais chez moi ». D’autres se mettent à remonter la chaîne des « 404 », poste après poste, ouvrier après ouvrier: « Viens, on va au bureau ». Bedonnant et chauve, le directeur de la « carrosserie » voit bientôt arriver cinq ouvriers dont deux délégués : « Vous n’allez pas recommencer, non? »

Ils vont recommencer. Ils sont très vite soixante-quinze qui font le tour des ateliers voisins du leur. Des jeunes : le plus âgé doit avoir à peine trente ans. Et leur groupe grossit, de bâtiment en bâtiment. A dix heures, on ne travaille plus guère dans l’usine. La maîtrise fait ce qu’elle peut mais il est déjà trop tard. Des ouvriers quittent l’usine et s’installent au long de l’avenue d’Helvétie qui relie Sochaux à Montbéliard et sur laquelle s’ouvrent les grilles de l’usine. En petits groupes compacts, on y attend l’arrivée des délégués syndicaux.

A quinze heures, tout est joué: dix mille ouvriers de la première et de la seconde équipe votent « la grève avec occupation ». On réinstalle les drapeaux rouges sur les portes de l’usine.

Quand tombera la nuit, quelques centaines d’ouvriers seulement resteront sur place. Répartis aux quatre coins de l’usine, ils assureront la sécurité et les piquets de grève.

Le tableau de chasse des CRS

A trois heures du matin, l’assaut est donné. Sur deux fronts. Des gendarmes mobiles investissent les portes de l’usine tandis qu’un commissaire de police somme les grévistes d’évacuer les lieux.

Au même moment, les CRS franchissent les murs d’enceinte. L’opération est bien menée, la souricière bien tendue. L’effet de surprise a joué à plein : les policiers matraquent même ceux qui dorment. Personne ne les attendait et les grévistes fuient en ordre dispersé. CRS et gendarmes seront rapidement maîtres du terrain.

Tout s’est réglé à Paris. La reconquête de l’usine a été décidée dans la soirée par la direction générale de Peugeot et Raymond Marcellin avec, naturellement, le feu vert de Georges Pompidou. Pour assurer le succès de l’opération, il fallait rester discret : ni la direction de l’usine de Sochaux, ni le préfet du Doubs n’étaient au courant de ce qui se tramait à quatre cents kilomètres de là. Il fallait frapper fort et vite comme chez Renault, à Flins, en finir avec ces ouvriers qui avaient eu l’impudence de « recommencer ». A l’aube, c’est chose faite.

A quatre heures trente du matin, les CRS chargent pour la première fois. Maintenant on se bat. De la ville viennent les premiers renforts, des ouvriers, mais aussi des lycéens. Certains se joignent aux secouristes déjà débordés, d’autres se battent derrière et devant les barricades.

Aux pierres que les ouvriers lancent par-dessus les murs, les CRS ripostent à coup de grenades lacrymogènes et offensives. Chacune de leurs salves est suivie d’une sortie et d’une charge. Chaque fois, les ouvriers reculent d’une centaine de mètres, se regroupent derrière leurs barricades et repartent à l’assaut.

A plusieurs kilomètres de l’usine, dans cette agglomération qui s’étend autour de Sochaux et de Montbéliard, et où vivent près de cent mille personnes, chacun entend les explosions des grenades. « Dix éclatements à la minute », note un journalise local.

Vers dix heures du matin, les grévistes rendent aux CRS la monnaie de leur pièce. Ils pénètrent dans l’usine. « On a franchi le petit mur d’enceinte près de la porte « J », raconte un ouvrier qui combattit dans les rangs des FTP pendant la Résistance. Et les CRS se sont mis à foutre le camp. Alors, j’ai vu leur gradé qui sortait son revolver et qui tirait. Et nous, on continuait à avancer. Il a couru rejoindre les autres à cent mètres de là, peut-être. Alors, ils ont pris leurs fusils. On était « fin-fous ». On a bondi vers un command-car qui était là, vide. On a trouvé deux mousquetons. On a cassé les crosses. Puis, on a mis le feu au réservoir et on est vite ressorti de l’usine ».

Mais trois balles des CRS ont fait mouche. Près de la cabine des gardiens, Pierre Beylot, 24 ans, est en train de mourir. Deux autres de ses camarades sont blessés par balle. Les CRS s’affolent et emploient les grands moyens. Ils visent les manifestants avec leurs fusils lance-grenades, Henri Blanchet, 49 ans, « soufflé » par l’explosion, tombe du mur sur lequel il était monté. Il meurt sur le coup : fracture du crâne. Serge Hardy, 36 ans, atteint à la jambe par une grenade, devra être amputé dans la soirée, au-dessus du genou. Une troisième grenade fait mouche: Joël Royer, 18 ans, militant des jeunesses communistes, perdra son pied droit.

A quatorze heures trente les combats reprendront. L’arrivée des renforts des CRS rallume les bagarres. Un motard est lapidé par les grévistes. En s’enfuyant, il abandonne sa moto qui flambe aussitôt.

A la nuit, après dix-huit heures de combats, c’est enfin la trève. Les responsables syndicaux ont pu rencontrer la direction et les CRS se retirent à l’intérieur de l’usine. Peugeot cède. Seule concession des délégués ouvriers : l’usine ne sera plus occupée. A vingt et une heures, ordre est donné aux policiers de quitter l’usine et Sochaux.

Les CRS ne manqueront pas leur sortie. Ils arrosent leur départ. A la grenade. Sur la route de Belfort, les policiers épuisent leurs stocks. Contre la foule, contre des boutiques. Et même en passant, sur la place de l’Eglise, à Vieux-Charmont, au moment où le curé raccompagne les enfants après le catéchisme.

Les CRS regagnent leurs départements d’origine, les Bouches-du-Rhône, le Haut-Rhin et le Rhône. Ils laissent à Sochaux deux cadavres et deux infirmes…

Le drapeau rouge flotte sur l’usine

Libération, 30 juin 2008 : Juin meurtrier à Sochaux

Les événements tirent à leur fin. La grève des usines Peugeot se conclut par des acquis sociaux et salariaux. Un bilan endeuillé par la mort de deux ouvriers.

Deux hommes sont morts pendant la grève de mai-juin 1968 aux usines Peugeot de Sochaux (Doubs). Ils s’appelaient Pierre Beylot et Henri Blanchet. Ils avaient 24 et 49 ans. Le premier a été tué d’une balle tirée par un CRS, le second a chuté d’un mur. Cela s’est passé le 11 juin, au cours de violents affrontements entre ouvriers et forces de l’ordre chargées de «libérer» l’usine. Dans un petit square, près de l’actuelle entrée de l’immense site industriel, une stèle marque le souvenir des deux victimes : «A la mémoire de Pierre Beylot et Henri Blanchet, tombés pour le libre exercice du droit de grève.»

En 1968, Peugeot emploie 25 000 salariés à Sochaux. Dans la première quinzaine de mai, il ne se passe rien. «Le 17 mai, on nous a présenté le nouveau modèle 504, se souvient Gilbert Marion, ajusteur outilleur et syndicaliste CFDT à l’époque. C’était bizarre d’être dans cette atmosphère feutrée alors que tout le pays était en grève.» La grève avec occupation est finalement votée le 20 mai. Pour expliquer ce déclenchement tardif du mouvement, les syndicalistes invoquent le cuisant échec de la grève de 1965 pour une augmentation de 20 centimes de l’heure. En fait, «les ouvriers de Peugeot sont un peu en retard sur ceux de Renault, mais ils sont tout à fait en phase avec la grève générale», explique l’historien Nicolas Hatzfeld, qui vint s’«établir» chez Peugeot entre 1971 et 1975 : «Ils sont en grève dans leurs têtes avant de passer à l’acte.»

A l’intérieur de l’usine, l’occupation s’organise. «A la forge, à l’emboutissage, à la carrosserie, des comités de base se mettent en place pour former les piquets de grève», rappelle Gilbert Marion. Dans les ateliers, les occupants jouent aux cartes et aux boules, suivent les événements à la radio. La direction est reléguée à l’extérieur et la prise de contrôle de l’usine se nourrit de symboles : une mitraillette factice perchée sur le toit d’une loge de «garde-chiourme», des fresques peintes sur les murs d’enceinte, montrant un métallo terrassant un lion – emblème de Peugeot.

La parole libérée

Les occupants sont entre 200 et 300, parfois moins les week-ends. Chaque soir, ils tiennent un «comité central de grève».«Petit à petit, ces réunions sont devenues des forums. C’est là que la parole s’est libérée, explique Gilbert Marion. On discutait de ce qui se passait au niveau national, de la politique, du devenir de la société. Mai 68, je l’ai vécu comme une révélation. Ça a fait évoluer ma conscience politique.» Les jeunes ouvriers «gauchistes» qui prennent la parole ne sont pas toujours en phase avec les syndicats qui ont transmis une liste de revendications à la direction. «Le jour où j’ai entendu Séguy dire à la radio que les ouvriers de Renault pouvaient reprendre le travail parce qu’ils avaient obtenu des augmentations, je n’y comprenais rien du tout», se souvient Noël Hennequin, encarté CFDT à l’époque et sensible aux idées des «révolutionnaires» : «On n’était pas là pour se battre pour nos 20 centimes comme en 1965 , on était là pour tout changer, pour prendre le contrôle de l’usine à la place du patron qui nous exploitait.»

«Le comité de grève devait faire la part des choses entre ce que souhaitaient quelques-uns des 200 occupants et ce que voulaient les 25 000 autres ouvriers qui n’étaient pas présents aux forums», explique Jean Cadet, technicien au service exportation en 1968 et secrétaire à la propagande de la CGT. Les négociations avec la direction débutent le 31 mai mais n’avancent pas. Deux scrutins sont organisés qui donnent une courte majorité pour la reprise, prévue le 10 juin au matin. «A midi, l’usine était à nouveau occupée. Personne n’avait envie de reprendre. De toute façon, on n’avait rien obtenu, ou trois fois rien», raconte Noël Hennequin. «C’est reparti de la base, poursuit Jean Cadet. Et cette fois, il y avait beaucoup de monde qui occupait.» Qui a pris la décision de faire intervenir les forces de l’ordre à ce moment ? «Tout se joue à Paris, répond Nicolas Hatzfeld. Il y a une volonté gouvernementale de forcer à la reprise dans l’automobile, une branche symbolique, en évitant de toucher à Billancourt, qui est trop proche du quartier Latin.»

Cailloux et lacrymogènes

Vers 3 heures du matin, le 11 juin, CRS et gardes mobiles dispersent les piquets de grève. A 4 heures, les non-grévistes, invités à reprendre le travail par la direction, descendent des cars de ramassage et se retrouvent au milieu des affrontements, matraqués à leur tour. C’est l’engrenage, qui va encore se gripper quand se répand la nouvelle de la mort de Pierre Beylot, tué dans la matinée. Barricades et jets de cailloux contre grenades lacrymogènes ou offensives, parfois lancées en chapelets. Les CRS sont retranchés dans l’usine, encerclés par les ouvriers Peugeot et d’autres venus du pays de Montbéliard. «C’était la classe ouvrière qu’on attaquait», explique l’un d’eux dans le film Sochaux, 11 juin 1968.

Les CRS se retirent en début de soirée. Le bilan est lourd : deux morts et plus de 150 blessés chez les ouvriers, dont plusieurs touchés par balle. Assez vite, la nouvelle se répand – elle circule toujours autour de Sochaux – que des CRS ont aussi été tués. «J’étais persuadé que cette histoire était vraie, mais je me suis vite aperçu que ce n’était qu’une rumeur», affirme Florian Pasqualini qui, dans le cadre d’un master d’histoire contemporaine sur Mai 68 autour de Montbéliard, a consacré à cette affaire une partie de ses recherches.

L’usine reste fermée jusqu’au 20 juin. Les négociations se déroulent à l’extérieur. Au final, les grévistes obtiennent une augmentation de 14 %, l’intégration des primes de participation dans le salaire, une réduction de soixante-quinze minutes de temps de travail hebdomadaire et la reconnaissance de l’action syndicale dans l’usine. «Ce qui a été gagné, ce n’était quand même pas rien», admet Noël Hennequin, qui rêvait de «tout changer». «Ce sont des acquis concrets dont nous bénéficions encore aujourd’hui», commente Bruno Lemerle, actuel responsable de la CGT à Sochaux.

Affrontements du 11 juin 1968 à Sochaux

L’Est Républicain, 28 février 2018 – Mai 68 : ils en font un vrai feuilleton

Pour le cinquantenaire, l’union locale CGT du pays de Montbéliard multiplie, entre mai et juin, les expositions, débats, concerts. Les militants, anciens et nouveaux, ont même créé un roman à partir de la véritable histoire locale.

« Dans l’imaginaire collectif et notamment dans celui des plus jeunes, Mai 68, c’est d’abord la révolte étudiante, l’effervescence du Quartier latin… » Sous les pavés la plage donc. Sauf qu’ici, dans l’alors très industriel et industrieux pays de Montbéliard, le souffle révolutionnaire s’est lui essentiellement décliné, comme le souligne Véronique Bourquin Valzer, la responsable de l’Atelier, sous forme de luttes ouvrières encore plus fortes qu’ailleurs en France.

Notre territoire détient en outre, dans ces événements dont on célébrera le cinquantenaire dans quelques mois, une triste particularité : c’est aussi le seul endroit où l’on dénombre deux morts (Pierre Beylot, Henri Blanchet), deux ouvriers gravement blessés (ils auront le pied arraché) et 150 blessés, à l’issue d’une manifestation pacifique (et de 22 jours de grève) le 11 juin 1968 devant l’ancienne ARS à Montbéliard.

Le tourbillon de la vie

Pour se souvenir des camarades tombés, victimes, dixit Bruno Lemerle, représentant des retraités, des « violences policières et de l’entêtement du patronat », la CGT, qui fut le fer de lance du mouvement, n’a pas attendu le cinquantenaire. Depuis ce funeste 11 juin, tous les ans, elle rend hommage aux disparus devant la stèle du square Dagnaux. Cela posé, le syndicat, qui n’oublie pas, a, pour cet anniversaire, la forte volonté de se tourner vers l’avenir et de toucher les jeunes. « Le but est de faire connaître aux générations d’aujourd’hui les motivations et la détermination des générations d’hier », souligne Guy Mongery. « On ne veut pas se focaliser sur le passé, mais plutôt savoir quelle empreinte ont laissé les événements. »

L’homme fait partie du « groupe 68 », qui mêle jeunes et anciens militants CGT, et qui depuis huit mois planche sur les célébrations locales. Elles se dérouleront du 28 avril au 11 juin (ci-dessous), en huit phases, trois dates emblématiques et un fil rouge. Ce dernier, c’est un feuilleton en neuf épisodes. Pas de panique, il ne s’agit pas de Dallas ! Le feuilleton en question est écrit, dans le genre popularisé, au XIXe siècle, par Eugène Sue et Maurice Leblanc.

L’histoire ? Celle de deux héros fictifs, Jeanne et Lucien. À Sochaux, et plus largement dans tout le pays de Montbéliard, le couple est plongé dans l’effervescence, parfois tragique, des événements. En ce qui concerne ces derniers, tout est vrai : les épisodes ont été écrits, à plusieurs mains, à partir des témoignages de ceux qui ont vécu Mai 68. « Chacun peut se reconnaître dans ce feuilleton, se demander ce qu’il aurait fait à l’époque », souligne Bruno Lemerle.

Le vent se lève

Ce « roman vrai », où le couple habite en face de chez Pierre Beylot à la Chiffogne, sera présenté, sous forme d’épisodes dans différentes entreprises (dont PSA à Sochaux) du pays de Montbéliard. L’initiative, inédite, a également retenu l’attention d’un éditeur : sous le titre « Jeanne et Lucien dans le tourbillon de 1968 », un livre sortira de presse à la mi-avril et sera publié aux « Belles Lettres ».

« On peut vraiment se mettre dans la peau des héros », note Aurore Métais, jeune membre du groupe 68. « C’est important car se souvenir, c’est bien mais que la lutte de nos aînés serve pour l’avenir c’est encore mieux. » Cinquante ans après, un souffle de jeunesse mais aussi un vent de fronde se lèvent sur le pays de Montbéliard. Vivifiant, non ?

 

23/04/2018

DE QUOI, DE QUI PARLE-T-ON ? REFUGIES, MIGRANTS..."accueille l'autre couleur, ouvre les frontières de ton coeur"

Ajoutée le 6 déc. 2016
 
 
Qui sont les réfugiés ? Pourquoi quittent-ils leur pays? Quels sont leurs droits? faire le tour de la question, Amnesty International vous propose des éléments pour comprendre et agir afin de défendre le seul droit qui reste quand tous les autres sont bafoués : le droit d’asile.
Protéger les personnes qui sont obligées de quitter leur pays, parfois brutalement, est une obligation. Aucun État ne peut s’y soustraire.
Le travail d’Amnesty International vise justement à rappeler ces obligations et à les faire valoir en toutes circonstances.
C’est pour cela que nous appelons les autorités à :
- respecter leur devoir de solidarité en accueillant les réfugié-e-s et en soutenant les pays qui en accueillent le plus grand nombre ;
- veiller à ce que toute personne puisse solliciter l'asile et qu’aucune ne soit renvoyé-e dans son pays d’origine si elle court le risque d’y subir des violations de ses droits ;
- mettre en place des mécanismes de surveillance pour que les droits des réfugié-e-s soient protégés ;
- agir pour que les réfugié-e-s puissent avoir accès, sans discrimination, à un travail, à un logement, à l’éducation et à la santé.
Ce travail de pression est possible parce qu’il repose sur une opinion informée qui soutient et se mobilise avec Amnesty International pour faire respecter le droit d’asile et pour protéger les réfugié-e-s.

Michel BERGER a écrit cette chanson pour les migrants de CALAIS... Le saviez-vous ?

 

13/03/2018

FERRAT : déjà 8 ans que tu es parti mais tu ne nous as pas quittés.. le 13 mars 2010

J'allumai la télévision ... Ce soir-là, une photo de Jean Ferrat s'affichait plein écran.

Non, pas lui ! pas Ferrat. Je ne pris que quels bribes du commentaire :

"Jean Ferrat s'est éteint..."...

Ferrat, tu ne peux pas partir, ils sont devenus fous !

... Ferrat n'est plus ... Et pour moi, c'est le début d'un deuil.

... Ferrat et moi, c'est hier, aujourd'hui et demain ! Toujours !

La mort de Ferrat était un coup de couteau en plein coeur, mas un couteau sans cran d'arrêt, il le savait ...

 

ferrat 001.jpg

J'achève ce livre en ce mois de juillet 2010, et mes pensées vont à tous ceux et à toutes celles qui ont aimé les chansons de Jean Ferrat et se sont aimés dessus ...

"Chaque apparition, chaque prise de parole de FERRAT était un miracle d'éclat et de liberté. La chanson et ses vrais poètes : ceux que la musique a choisis pour dire l'essentiel.

Jean FERRAT y ajoutait une conviction en l'homme et une force profonde".

 

Georges GRARD

 

.. et sur la tribune, Pierre, le grand frère à la ressemblance troublante, s'approcha timidement du micro. Il portait une tristesse et une tendresse infinies. Sa voix était fragilisée par le moment, mais ses mots sensibles et tendres resteront à jamais en suspension dans l'air ...

- Comme vous êtes nombreux ... C'est toujours difficile de surmonter le grand vide qu'on éprouve et qui vous prend à la gorge. Je vais essayer... Je ne vous parlerai pas du poète, du chanteur, de sa carrière ... Vous le connaissez peut-être mieux que moi ...

Je veux seulement dire qu'il était l'homme que j'appelais, il y a encore quelques jours, mon petit frère. Nous allons laisser de côté la renommée, le poète ... Quand je vous vois rassemblés pour l'accompagner une dernière fois, que j'entends depuis samedi des gens que je ne connais pas, leurs témoignages tellement sincères ... comme ce responsable d'un tri postal qui raconte qu'il reçoit encore des lettres de tous pays avec comme seule adresse : "Jean Ferrat, poète, France" et qu'elle parviendra sans doute au dernier domicile de son destinataire ...

Quand je ressens ces manifestations d'amour ... je suis étonné ... Je conçois à nouveau, où je conçois nouvellement plutôt, l'impact et la place qu'a tenu, que tient, Jean dans votre coeur ...Je peux vous dire que mon petit frère ne s'est jamais laissé tourner la tête par son succès.

Il a toujours été simple, chaleureux, généreux, et je crois que ce n'est pas sa fille, ses nièces ou son neveu qui vont me démentir. C'était vraiment l'ami simple qu'il est demeuré toute sa vie. Ce n'est pas non plus Colette, sa femme, qui va me contredire. Elle qui l'a accompagné jusqu'au bout avec tant d'amour...

La voix s'étrangla. Une vague inonda la foule affectueuse et recueillie.

- ... Nous aussi, nous avons vibré au plus profond de nous-mêmes quand il chantait la vie et l'amour.

Nous avons partagé ses idées, ses révoltes, comme vous sans doute, contre toutes les formes de violence et d'oppression ... Je suis certain, mon Jean, qu'on t'entendra encore longtemps, que ta voix résonnera dans la vie et dans les coeurs. 

Je crois, j'en suis sûr, que toi qui ne chantais pas pour passer le temps, tu résisteras à la terrible épreuve de ce temps ... Alors, je dis merci pour toi, à tous ceux qui sont venus à Antraigues, à ce pays qui t'a accueilli et demeurera, je l'espère, le nid vivant du souvenir de Jean....

Voilà ce que je voulais vous dire simplement ..Excusez mon trouble... C'était difficile..."

.... Et Henry-jean SERVAT conclua avec une intensité rare à la télévision :

- Jean FERRAT n'était pas une légende, pas un ermite. Il a participé à la vie citoyenne de son village en devenant conseiller municipal. Il ne s'est pas retiré du monde, il était ancré au milieu des autres. C'était un homme modeste, généreux, militant.

Un artiste immense ! Il faut être reconnaissant à Jean FERRAT de nous avoir appris à refuser les situations de compromis. 

 Cette cérémonie fut à l'unisson du paysage et de l'homme. Il y régnait une belle âme !

De celles qui permettent à continuer de vivre debout à travers le monde, juste à partir de cette petite place de la Résistance. Ecouter Jean FERRAT, réécouter Jean FERRAT, aimer avec Jean FERRAT !.....

 

Tu aurais pu vivre encore un peu

Pour notre bonheur, pour notre lumière

Avec ton sourire, ton esprit rebelle

Ton air généreux ...

(Paroles et musique de Jean Ferrat 1991)

 

ferrat 002.jpg

07/11/2017

OPTIMISATION, EVASION OU FRAUDE FISCALE...

 "des couilles en or pour les uns

des  nouilles encore pour les autres"

 

AU-DELA DE L'IMMORALITE

 

  Évasion fiscale : définition et délimitation

Qu'il s'agisse de particuliers ou d'entreprises, l'évasion fiscale concerne toutes les catégories d'assujettis. C'est une notion à la délimitation incertaine, souvent confondue avec la fraude et l'optimisation fiscale. Elle est générée moyennant le recours à de nombreuses techniques et se révèle très coûteuse pour l'État. Éclaircissements dans ce zoom.

L'évasion fiscale désigne la mise en œuvre de moyens par des assujettis tendant à diminuer ou supprimer l'imposition de leur patrimoine ou de leur bénéfice à un ensemble de taxes, impôts, et autres accises. Plus généralement, c'est le fait de se soustraire à une charge fiscale.

Remarque : l'évasion fiscale entraîne une modification de l'État d'imposition. L'entreprise ou le particulier transfère ses actifs vers un pays où la pression fiscale est moindre.

L'évasion fiscale se fait souvent à destination des paradis fiscaux, des États dans lesquels la réglementation fiscale est plus favorable qu'ailleurs, afin d'attirer les capitaux étrangers.

Les paradis fiscaux mettent en œuvre des taux d'imposition bas, sont opaques sur leur législation fiscale, et ne communiquent pas les informations bancaires de leurs contribuables aux autorités fiscales des États tiers.

L'évasion fiscale se distingue de la fraude fiscale. En effet, l'évasion fiscale utilise des moyens légaux pour réduire une imposition.

 L'évasion fiscale peut cependant être comparée à l'optimisation fiscale. Celle-ci a aussi un but de réduction de la charge fiscale, par un emploi pertinent des règles fiscales. L'optimisation n'entraîne pas d'infraction à la loi.

Conclusion : l'évasion fiscale se situerait donc entre la fraude et l'optimisation fiscale. C'est une notion ambiguë.

 

OPTIMISATION FISCALE

Votre patrimoine financier, votre patrimoine immobilier ainsi que votre patrimoine professionnel sont taxables et doivent donc être déclarés à l'administration fiscale afin d'optimiser au mieux votre fiscalité. Il est essentiel de rencontrer un gestionnaire de patrimoine.

L'optimisation fiscale est un moyen de réduire votre charge fiscale. Elle va donc permettre de mieux gérer vos intérêts.

De ce fait, elle aura pour objectif d'appliquer pertinemment les règles fiscales sans se mettre en infraction avec les lois fiscales en vigueur. L'optimisation concerne aussi bien les entreprises que les personnes physiques.

 

FRAUDE FISCALE

 Au contraire, la fraude fiscale concerne l'utilisation illégale d'un système fiscal. C'est une infraction à la loi, passible de sanctions pénales, et notamment de peines d'emprisonnement.

Juridiquement, la fraude fiscale se définit comme la soustraction illégale à la législation fiscale de tout ou partie de la matière imposable d'un contribuable. En d'autres termes, le fraudeur paie peu ou pas d'impôt en ayant recours à des moyens illégaux.

 Cette notion ne doit pas être confondue avec l'évasion fiscale, qui est une pratique consistant à contourner ou diminuer l'impôt en profitant des possibilités offertes par les règles fiscales ou leurs lacunes (niches fiscales, acquisition d'une autre nationalité, etc.).

 

 ILS VOLENT DE L'ARGENT AUX SERVICES PUBLICS

EN TOUTE IMPUNITE

 

JUSQU'A QUAND ?

21/10/2017

RUFFIN L'INSOUMIS défend nos dossiers avec fermeté.. FLAT TAX Cékoi ?

 

 

C'est une impression ou le statut de chien de garde est en train d'évoluer vers celui de chien d'attaque,...? Et bien entendu, sans aucun risque pour le maître d'être poursuivi...
 
Merci beaucoup pour votre sagesse face à ces trolls velus. On lâche pô.
 
Vos questions ne m'intéressent pas, bon Sanofi on en parle quand ?! Merci M Ruffin, vous êtes fidèle a l'idée que j'avais d'un député avant de vraiment me pencher sur la politique. Merci la FI, résistance !!
 
Merci François d'y aller encore et encore te prendre des insultes, du mépris et du mensonge. Je me doute que cette stratégie d'occupation de l'espace médiatique que vous avez avec les députés FI vous pousse à aller voir les chiens de garde pour le bien commun mais devant autant de mauvaise foi j'aurai explosé de colère (qui aurait bien sur été récupérée...regardez les gauchistes ils sont violents et en colère....on connait la musique). Alors au nom de cet idéal qu'on porte tous (quand on à le cœur à gauche) merci d'y aller, merci de prendre des coups, merci de dénoncer et d'encaisser. Sois fort et continue comme ca :).
 
16:12 Vous savez ce qu'on dit de vous, M. Aphatie et Toussaint ? Vous êtes des chiens de garde, toujours au pied des riches et puissants...ça m'étonnerait pas de les voir aux diners du Siècle...
 
Apathique, toujours aussi minable celui là !
si seulement ces pseudos journalistes pouvaient être aussi pugnaces avec nos responsables politiques...
 
On est très loin de France Info... On devrait requalifier cette chaine de Finance Info tant ils pratiquent l'orientation libérale...
C'est fou cette histoire de brûler la maison du boss de whirlpool. Ruffin apporte un argument clair et pertinent qui est clairement dirigé contre le fn, et les journalistes ne retiennent qu'un excès de langage ?!! Complicité ? La gauche les déranges clairement plus que les fascistes. Abusé
 
Actualité: des militants d'extrême droite arrêtés pour avoir projeter un attentat sur des personnalités politiques Sujet abordé et bandeau en bas de l'écran de 10:00 à 17:00: Les militants d'extrême gauche de plus en plus violent? (notez cet élégant point d'interrogation qui permet à France info de se dire impartial) Ah, oui, et en comparaison le bandeau de 2:30 à 4:30: réforme de l'ISF: quel impact sur les plus riches? Soit une réelle question en non pas une affirmation affublée d'un point d'interrogation.
 
Mr Apathie semble vexé: "merci d'avoir répondu aux questions même pas intéressantes" (à 25:16 ) au moment où Mr Ruffin ne peut pas répondre, ce n'est pas très correct!
 
"les militants d'extreme-gauche de plus en plus violents?", mais quelle question débile, quelle caricature de journalisme. Ce sont les injustices et le fait de ne pas être entendu qui pousse les gens à la violence, et pas une appartenance politique. Par ailleurs, de quelle extrême gauche parlons nous? Depuis que le PS est au centre droit, la France Insoumise est simplement à gauche... Mais aujourd'hui, vu la droitisation de la France, être de gauche est devenu extreme...
 
 
Je hais ces putains de journalistes.
 
 
très bonne intervention, vous êtes toujours très clair, concentré sur vos sujets, sans dispersion.
 
Profondément sincère et vrai. Admirable François Ruffin. Bravo !
Il est bon notre député. Il est vrai. Un gars comme nous, un camarade. Merci François, tu les mets bien mal ces journalistes qui défendent l'oligarchie ! Participons à l'union de la gauche !!!
 
Apathie est d'une suffisance sans aucun complexes, et avec des questions tournées d'une manière ridicule. .....

 

Can't Stenchon The Ruffon !
 
M. Apathie vous êtes devenu mauvais... C'est triste à voir... Prenez votre retraite vous rendrez un très grand service à tout le monde... Allez à la pêche tout seul sur un coin de rivière du Sud ouest . Merci.
 
 
 

Cette semaine, les députés planchent sur le budget 2018. La séance nocturne du jeudi 19 octobre était cruciale car consacrée à l’adoption de la flat tax. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a défendu cette disposition, l'une des plus controversées du budget 2018, comme étant "sans aucun doute la vraie révolution fiscale de ce projet de loi de finances et probablement ce qui améliorera le plus le financement, la croissance et l'emploi dans notre pays"quand la gauche dénonce un "cadeau aux riches".

François Ruffin était présent lors de débat sur les bancs des insoumis. Et pour démontrer que cette flat taxe est injuste, il est venu avec des documents. Une, puis deux fois, quitte à exaspérer la présidente de séance. Et les coupures de presse qu’il montre ne proviennent pas de son journal Fakir… Mais de journaux "marxistes", ironise-t-il : le Financial Times (bible de Wall street) et Challenges (tendance libérale).

Une première fois, il montre donc Challenges et explique :

Moi, en vous entendant, j’ai couru à mon bureau et je suis allé chercher ce numéro de Challenges sur les plus grandes fortunes françaises. On peut pas dire que ce soit un magazine réputé pour son marxisme puisque d’ailleurs le président Macron y a recruté son porte-parole (Bruno Roger-Petit NDLR). Que lit–on dans Challenges ? On lit ceci : "le constat saute aux yeux. Le patrimoine des ultras riches en France a considérablement progressé depuis deux décennies. La valeur des 500 fortunes est passée de 80 à 570 milliards" .

 

Une démonstration, qui ne plait que moyennent à la présidente LREM de séance. Alors quand 30 minutes plus tard, le député reprend la parole une feuille à la main, elle se montre *un peu* exaspérée. Cendra Motin souffle, alors que ce dernier commence :  



 J’ai cité Challenges tout à l’heure je vais citer un autre magazine marxiste : le Financial Times. Dans le Financial Times du 11 juillet, monsieur le Premier ministre Edouard Philippe donnait une interview. On y lisait ceci : "la France réfléchit à une réduction d’impôts pour les riches. Le FT poursuivait : "quand on lui suggère que le projet du gouvernement pour un marché du travail plus flexible, des réductions d’impôts pour les entreprises sont toutes des mesures de droite, Monsieur Philippe éclate de rire : " yes, what dit you expect ?" Oui à quoi vous attendiez vous ? Monsieur Bruno le Maire, je dirais la même chose à Edouard Philippe, c’est très bien mais il faudrait le dire en face aux français. Il faudrait pas seulement le dire dans le journal de la City qu’est le FT mais venir le dire en direct dans l’hémicycle.   

 Le prélèvement forfaitaire unique de 30 % a suscité de vifs débats à l’Assemblée, la gauche dénonçant notamment un « cadeau fiscal aux plus aisés ».

Ce prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux) sera mis en place sur les revenus mobiliers, à l’exception du Livret A, du PEA (épargne en actions) et de la majeure partie des contrats d’assurance-vie.

Critiques virulentes à gauche

Socialistes, communistes et insoumis ont dénoncé « un cadeau fiscal aux plus aisés ». « Quand un employé à 1,2 smic mensuel qui obtient une augmentation payera sur celle-ci un taux de 14 %, un milliardaire qui gagne dix millions d’euros de plus par une opération financière n’acquittera que 12,8 % d’impôt sur ce nouveau gain », a dénoncé Valérie Rabault (Nouvelle Gauche).

 

Sans les députés de la France Insoumise, nous serions ignorants de ce qu'ils fomentent comme mauvais coups contre nous.

 

 

 
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