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22/10/2018

CONTRE-ATTAQUE DE L'AVOCAT DE J.Luc MELENCHON

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Ajoutée le 21 oct. 2018
 
 
Mathieu Davy, avocat de Jean-Luc Mélenchon, répond aux questions de BFMTV le 20/10/2018. Plusieurs vidéos prises lors de la perquisition au siège de la Fi démontrent à plusieurs reprises que M. Mélenchon a tenté de dénoncer certaines irrégularités dans la procédure... Merci à AntParis sur BitTube.
 
Enfin un peu de clarté sur la méthode utilisée .Que les grands psychologues de plateau arrêtent de faire ch....avec leurs analyses de comportement de Mélenchon
Le juge n'a pas eu les éléments mais la presse les a eus !!! Bravo
LA MEILLEURE DÉFENSE C EST L ATTAQUE.....IL FAUT ALLER JUSQU'AU BOUT ET PROUVER QUE L INSTIGATEUR DE CE CINÉMA EST BIEN MACRON
 
Merci Mr Davy de remettre les choses dans l'ordre en clarifiant cette situation. Tout mon soutiens la FI
 
Y a des images, hein y a des images.. En cœur mdrr C'est pas leurs bonne foi qui les étouffent chez Bfmtv
Honte à Médiapart , ils ont des problèmes financiers ??
 
Je constate des heures de médisances médiatiques et seulement 4:25 minutes de faits à l'égard de la procédure. Ce n'est pas du journalisme. C'est de la désinformation avérée, de la manipulation de l'opinion publique au profit de l'audimat et du gouvernement en place... sinon à quoi cela servirait-il ?
 
2:32 le silence des journalistes face à un avocat quand celui ci les corrige sur leur méconnaissance de la procédure !!
 
Bravo, c'est clair. Faut vraiment se camoufler : hop, ils «volent» des données; hop, rapport interprétatif (fantasme sadique de la culpabilité); hop, fuite dans certains médias. Ils font peur
Merci du partage, comme je ne regarde pas BFM, j'aurai loupé et ç'aurait été domage. à lire les réponses de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l'Homme) sur les perquisitions http://fbls.net/cedh.htm#4
Les méthodes utilisées rappellent celles en vigueur dans les pays dominés par des dictatures.
 
Enfin un autre élément dans cette enquête dans l'escarcelle de la vérité que JLM ne cesse de clamer même très fort qui pour d'autres sont de la violence. Même face à l'avocat, ces perroquets merdiacratiques n'ont pas pris le soin de vérifier leurs fiches pour annoncer que l'avocat a demandé la destitution de la juge, alors que c'est celle du parquetier donc du Proc (anagramme aussi de "porc" ;dommage pour le mammifère ). Ils sont moins bons que les psittaciformes qui eux répètent précisément ce qu'ils ont réellement appris !
 
Ah voilà un super avocat qui claque les beignets des journaleux ! Enfin !!!!!!!! ...
 
Tous aux européennes pour FI.....
 
Merci Monsieur Davy
Leur mettre le nez dans leur caca. La peur doit changer de camp maintenant. La macronie va se chier dessus quand toute la lumière sera faite sur ce raid contre la FI. Il est évidant que le petit procu. nommé et protégé par  Macron n'a pas agi sans ordre. Justice pour tous, oui mais pas avec des méthodes dignes d'un état despotique .Aux urnes les insoumis et en attendant, n'oubliez pas de vous abonner sur tous les sites des FI et de JLM.Dans l'adversité se serrer les coudes.On ne juge pas une personne sur ses erreurs mais sur ce qu'il est.
 
Bravo Médiapart. Bravo.
 
Enfin le début de la riposte j'espère qu'elle va être sainglante et que tout le monde va enfin réaliser dans quel monde on survie
 
Une fois que les fripouilleries de ce gouvernement pourri seront mis à jour, il se pourrait que ce coup de force se retourne contre leur auteur, il vaut mieux une personne spontanée pouvant se mettre en colère que ce gouvernement de limaces visqueuse s capable de toutes les fripouilleries à l'image de leurs maîtres de la finance.
 
Voilà plusieurs fois que je regarde cette vidéo. Voir la tête des "journalistes" est particulièrement jouissif ! C'est parti pour les mises au point et la riposte !
 
Plus Insoumis que jamais.
 
 
 
 
 

 

Danièle Obono, députée La France Insoumise de la 17e circonscription de Paris, répondait le 19/10/2018 aux questions d’Audrey Crespo-Mara dans la matinale d’Europe 1.

Elle a indiqué que “De notre point de vue, il s’agit d’une affaire politique, clairement”, et dénoncé un déploiement exceptionnel de moyens. “Le procureur de Paris est sous l’autorité du parquet, de la ministre de la Justice et donc du pouvoir politique”, a voulu rappeler la députée de Paris. “Une perquisition de cette ampleur-là, sur une bonne quinzaine de sites, et dix domiciles privés, avec une centaine de policiers engagés, ne se fait pas sans que la garde des Sceaux et le ministre de l’Intérieur, donc le Premier ministre, soient au courant”, pointe-t-elle.

“Il y a une exception dans la disproportion des moyens mis en œuvre”, s’agace l’élue. “Quand on compare à d’autres partis, sur le même type d’affaires, il n’y a pas le même déploiement de moyens”, souligne-t-elle.

Quant au fond de l’affaire, elle récuse les accusations dont son mouvement fait l’objet.”C’est quelque chose que nous contestons et que nous contesterons. Nous sommes le parti dont les comptes de campagne ont été validés, et dont les remboursements ont coûté le moins cher au contribuable”, explique Danièle Obono. “Nous avons dit, dès le départ, que nous sommes prêts à ce qu’ils soient réexaminés. Mais pour cela, il faudrait que tous les autres comptes soient réexaminés, car le focus sur nos comptes de campagne fait aussi oublier qu’un autre compte – celui de Macron –a été signalé et le procureur Molins a choisi de ne pas poursuivre la procédure”, dénonce encore l’insoumise. “On voit bien qu’il y a un deux poids, deux mesures”.
“Cette réaction est à la hauteur de l’indignation et du sentiment d’injustice que ressentent à ce moment-là Jean-Luc Mélenchon et toutes les personnes présentes sur le lieu”.

 

20/10/2018

Communiqué des avocats de la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon

Perquisition chez Mélenchon, témoignage d'Adrien Quatennens

A.Quatennens : "La campagne présidentielle de LFI n'était pas une campagne onéreuse"

 
 

Communiqué des avocats de la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon

 

 

Le 16 octobre 2018, dans le cadre d’une opération sans précédent en matière politique, digne des dossiers de grand banditisme ou d’anti terrorisme, ont eu simultanément lieu 15 perquisitions chez des particuliers et au sein d’associations et de partis politiques proches de Monsieur Jean-Luc Mélenchon, auxquels certains n’ont pas eu le droit d’accès en leur qualité de responsable ou parlementaire, en violation de leurs droits. Du matériel informatique et téléphonique a été saisi sans inventaire, sans respect de la procédure. Des violences policières ont été médicalement constatées. Des auditions de journées entières se sont succédées depuis mercredi pour plus de 20 personnes.

Quatre jours après ce spectaculaire coup de filet, un site en ligne vient de publier des informations couvertes par le secret de l’enquête, protégées et intimes, tandis qu’il est indiqué que rien n’est encore transmis au pouvoir judiciaire et qu’aucun indice grave et concordant n’est constaté pour poursuivre cette affaire.
Il ne peut donc être autrement, que ces fuites proviennent des services de police et justice. Comment ont-elles été acquises ? Qui les a données ? Quelles sont les conditions et modalités, notamment financières, de cette transaction ?

Dans ces conditions, il est officiellement demandé que le procureur en charge soit dessaisi de l’enquête car il devient établi de manière claire et concordante que les services sous ses ordres ne respectent pas les règles et procédures applicables en l’espèce.

De plus comment espérer l’impartialité d’un procureur quand cette personne se permet de déclarer publiquement son soutien a l’une des parties prenantes sur laquelle porte son enquête. Et cela même lorsque certaines personnes sous responsabilité ont manifestement violé le secret de l’enquête, à savoir son aspect le plus précieux à ce stade de la procédure.

Nous demandons la désescalade et la responsabilité judiciaire, et le retour à des conditions respectueuses de la procédure en matière de secret, ainsi que le droit à la protection et la dignité des personnes concernées.

 

Adrien Quatennens
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https://youtu.be/5aKt6OLRr6U

J'étais invité sur LCI où je devais débattre avec Monsieur De Chalvron avant qu'il ne refuse d’être en plateau.
 
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19/10/2018

LES Messieurs PROPRE de la République copinent avec les TRUANDS, les PREDATEURS

 

Ajoutée le 17 oct. 2018
 
Théophile Kouamouo a reçu le journaliste d'investigation Denis Robert. Dans son dernier livre « Les Prédateurs : des milliardaires contre les États », il traque les profits de deux milliardaires discrets passés maîtres dans l’art de piller les États, dont la France : le Canadian Pierre Desmarais et le Belge Albert Frère. Ils sont notamment impliqués dans le rachat de GDF Suez, dans le scandale de la vente de Quick à caisse des dépôts et des consignations, dans le scandale UraMin, et le scandale Petrobas au Brésil.

 

Le problème avec ces escrocs, c'est qu'il continuent, sachant qu'on ne peut rien faire, rien! En plus du pouvoir, ils ont infiltré les médias, la justice, l'administration, distribuant la Légion d'honneur à leurs complices comme des carambars. A moins d'une révolution et remettre en place la guillotine, rien ne les arrêtera
 
ah!ah!ah! voilà la réalité comment le gouvernement fonctionne y a que les cons ou ceux qui profitent pour pas le savoir macron le larbin de rothshild
 
Quel courage! Chapeau Denis Robert! Quoi qu’on en pense il faut une assemblée constituante pour arrêter de déléguer. L’Homme étant corruptible par nature, il faut des décisions collectives. Sinon, on n’en sortira jamais.

 

Merci Théophile. Merci Le Média. Dure de savoir que les politiciens savent que nous savons et continuent à être protégés par le système. Macron a déjà commencé a récompenser largement ses donateurs. Il serait bien de constituer un manuel pour se battre contre le système et apprendre les signes qui nous permettraient de voir ou percevoir les arnaques de nos prédateurs et ainsi les contrer. Le peuple n'est constitué d'illettrées, de riens ou de je ne sais quel qualificatif va nous gratifier notre fanfaron de président.  

Bravo Dénis Robert...votre travail est indispensable.
 

 
Hyper informatif !!! Félicitations aux deux, à Théophile Kouamouo et à Denis
 
la bont
le vieux monde va bientôt s écrouler, il ne nous ferons plus les poches encore bien longtemps...
 
Georges Rodrigues
Denis Robert est un lanceur d alerte, il se doit qu il soit protégé.
 
silvano croco
Une émission de grande qualité. Merci Le Media!
 
Charla Znavour
C'est sympa de voir Théophile Kouamouo mener l'interview avec son dynamisme! J'espère qu'on le verra un peu plus, et, plus sérieusement, que l'équipe va s'élargir à nouveau et se renforcer. Merci @Le Média pour votre super boulot, tenez bon!

 

 

 

 

CE N'EST PAS D'AUJOURD'HUI

 

 Depuis les perquisitions outrancières et l'acharnement à l'encontre de la France Insoumise et particulièrement de son Président, Jean-Luc MELENCHON, voilà mes lectures instructives pour démontrer à qui on a affaire. Quels sont ces gens vertueux qui piétinent la République.

 

http://hervelebideau.canalblog.com/archives/2016/08/03/34149629.html

 Propos d'un ancien du SDECE

Les truands, la démocratie et les partis politiques.

 

  1. Ce sont les truands qui génèrent les crises économiques mondiales : l'argent sale représente 25 à 30% du PIB de la planète. Comme les mafieux ne peuvent pas le dépenser aussi vite qu'ils le gagnent – sous peine de se faire prendre par le fisc, ils le stockent. Or, cet argent qui est soustrait à la circulation économique finit par créer des crises économiques (en 1929, l'argent de la prohibition qui dormait dans les lessiveuses de la famille Kennedy a mis les banques américaines en défaut de paiement. Pour s'en sortir, Roosevelt a pris deux mesures : fin de la prohibition – ce qui tuait la poule aux œufs d'or-, et mis en route un programme de grands travaux, pour lesquels les capitaux furent apportés par la famille Kennedy, qui eurent alors pignon sur rue et purent se lancer dans la politique).

Toutes les économies de marché sont ainsi amenées à passer sous les fourches caudines des truands : 1974 (les pétroliers), 1987 (les opérations de bourse), 1989 (l'immobilier du sud-est asiatique), 1988 (le système bancaire mondial contrôlé par les banques).

  1. Il y a plus grave. En démocratie, les politiques se font élire sur des promesses démagogiques, et se trouvent incapables de les tenir une fois au pouvoir. Pour gouverner, ils sont alors obligés de se servir d'un stratagème : tous les budgets démocratiques (sauf peut-être celui de la Suisse) sont en déséquilibre. Les politiques mettent ainsi leurs électeurs devant le fait accompli : « je ne peux pas faire plus pour vous, car les caisses sont vides ».

Or le monde a besoin de tourner, et les investissements prioritaires d'être réalisés avec de l'argent non budgété. Cet argent existe bien sûr, et en quantité considérable. Il suffit de dire aux truands qu'on fermera les yeux sur l'origine des capitaux s'ils apportent leur concours (à titre indicatif, la dette de la France est de 2200 milliards d'euros. Elle est financée à 1% sur 10 ans. C'est à dire à des taux qu'aucun fonds de pension honnête ne peut supporter). J'ai voulu faire des recherches sur internet pour savoir qui finance la dette de la France ; impossible : ce genre de recherche n'est pas autorisée par la loi. Lorsque Hollande augment nos impôts, ce n'est pas pour diminuer la dette (il se dépêche d' avoir dépensé l'argent avant même qu'il ne soit rentré), mais pour augmenter la capacité de la France à blanchir l'argent des mafias.

  1. Il y a naturellement des retombées sur les partis politiques complaisants, et leurs serviteurs. Ainsi tous les trésoriers des partis politiques (sauf peut-être Wallerand de Saint Just , qui ne vole pas très haut) sont initiés aux circuits de l'argent sale, et se font périodiquement épinglés par la justice.

Cahuzac n'a pas été nommé trésorier du PS, puis ministre du Budget en dépit de ses comptes à l'étranger, mais au contraire parce que la gestion de ses comptes dans les paradis fiscaux était la preuve de ses compétences.

 

  1. - Ce sont les truands qui dirigent financièrement le monde. « La réserve fédérale américaine est un système privé dont les banques sont propriétaires. Le contrôle de la monnaie américaine par la FED relève d'un monopole privé, garanti par le Congrès » ( Anthony C. Sotton : Le complot de la Réserve Fédérale) Il enfonce même le clou «  Elle (la FED) est si puissante qu'aucun parlementaire n'ose poser ne serait-ce qu'une simple question » . (en 1970, la FES était dirigée par David Rockefeller. Elle l'est depuis peu par ses hommes de main).

- De la même façon, ce sont les mafieux de Poutine qui contrôlent la zone rouble, et les mafieux chinois la zone yuan, tandis que les Rotschild s'associent aux Rockefeller, en s'efforçant de ne pas se faire manger trop vite. -

- Les hommes politiques français sont-ils naïfs ou complices ? De Gaulle s'est efforcé à sa manière (et en utilisant les services du SAC) de secouer le carcan américain. Il n'a pas fait le poids entre les truands des USA et ceux de l'URSS. Depuis Mitterrand, la France n'a plus le contrôle de sa dette.

- Pour toutes opérations sensibles, celles qui doivent être entourées du secret le plus absolu, tous les régimes font appel à l'argent sale qui a l'avantage d'échapper à tous les contrôles (de l'opinion, de la comptabilité publique, des services de renseignement adverses).

Ce faisant, les truands sont associés aux prises de décisions stratégiques, tandis que les parlementaires, pour la plupart, ne le sont pas.

 

H.L.B.

 

 

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https://www.telerama.fr/television/les-gangsters-et-la-republique-un-doc-sur-les-relations-troubles-entre-politiques-et-truands,

“Les Gangsters et la République”, un doc sur les relations troubles entre politiques et truands

Un ministre, un perceur de coffres... Des témoignages qui en disent long sur les relations que peuvent nouer politiques et policiers avec les truands.

« Le fait divers, beaucoup commencent par là et passent à autre chose. Moi, j'y suis resté. C'est mon truc. » Journaliste d'investigation à L'Evénement du jeudi, aujourd'hui grand reporter à Marianne, Frédéric Ploquin pratique depuis plus de trente ans truands, policiers et politiques. Au point d'en tirer un constat sans appel : derrière la version officielle clamant que la police traque les voyous, se cache une réalité sulfureuse faite de petits arrangements, de renvois d'ascenseur et de grandes compromissions. Une longue tradition du « donnant-donnant » qu'il décrypte dans un ample documentaire en trois parties, Les Gangsters et la République, diffusé sur France 5.

 

https://www.lejdd.fr/Medias/Television/Voyous-et-politiques-une-histoire-incestueuse-

La scène d’ouverture vaut le détour. Charles Pasqua s’installe face caméra et s’enquiert avec son accent pagnolesque de l’objet de l’interview?: "Le thème, c’est quoi alors?" Réponse du journaliste Frédéric Ploquin?: "Les bandits et la République. De 1945 à nos jours." Réaction de l’homme de tous les réseaux de la droite?: "Ah oui?"… S’ensuit une moue indescriptible qui semble dire?: "Vieille histoire mon coco, je vous souhaite bien du courage, mais attention, terrain miné." Le projet est ambitieux en effet, et il fallait bien trois volets de 52 minutes pour explorer soixante années de relations incestueuses entre la voyoucratie et la classe politique françaises. Le résultat se révèle passionnant tant il décrypte ces pages troubles de notre démocratie avec pertinence et pugnacité. Au point de pousser le conseiller com’ de Pasqua a interrompre l’entretien – réalisée trois semaines avant sa mort – quand le journaliste se montre trop insistant sur les réseaux corso-africains et sa condamnation en 2008 pour financement illégal de son parti…

Loin des discours officiels, le documentaire signé par Julien Johan et Frédéric Ploquin dynamite la gentille fable du gendarme et du voleur. Devant l’objectif se succèdent politiques (Daniel Vaillant, Samia Ghali), anciens flics, criminologues, magistrats, historiens et gangsters aux noms évocateurs?: le Grand William, le Prince de la cocaïne, Tony l’anguille…. Tous réunis pour raconter une histoire officieuse moins glorieuse. Elle débute sous l’Occupation, le véritable creuset des rapprochements entre politiciens et voyous. C’est Gaston Defferre et le clan Guérini qui ont libéré ensemble Marseille, les armes à la main. Cela crée des liens, dont la cité phocéenne paie encore le prix. Autre exemple, l’attribution des cercles de jeux à trois familles corses pour services rendus face à l’ennemi nazi. Sans oublier le truand Georges Boucheseiche, "pognoniste" invétéré, d’abord membre de la Gestapo, puis assassin de collabos pour le compte de résistants…

Trafic de drogue et paix sociale

Il s’imposera après-guerre comme le barbouze préféré du SAC (Service d’action civique), la police secrète gaulliste qui recrutait alors abondamment parmi la pègre pour exécuter les basses œuvres de l’État. Des collusions justifiées "au nom de la patrie" menacée par les communistes, le FLN, l’OAS… Défense de la patrie ou du pouvoir en place? Et avec quelles méthodes? "Service, peut-être, action aussi, mais civique… ça manquait un peu de civisme", ironise Gérard Forêt, ancien braqueur au teint halé et à l’accent chantant. Un beau mec, à l’ancienne, qui raconte comment il a commis des braquages grâce aux informations de la police, sur ordre "de politiques bien connus" pour "financer des campagnes électorales". Le SAC sera finalement dissous par Mitterrand en 1981, remplacé par la cellule élyséenne. On connaît la suite?: écoutes téléphoniques, instrumentalisation de barbouzes contre le FNLC, notamment lors du kidnapping et de l’assassinat de Guy Orsoni en 1983.

Dense et bien rythmé, nourri d’images d’archives et de témoignages habilement montés, le documentaire nous entraîne des cercles de jeux parisiens à Marseille, des casinos corses au Gabon en passant par Marbella et l’île de Beauté à la rencontre de Daniel Léandri, le Monsieur Afrique de Charles Pasqua. Le second volet montre comment ces relations secrètes ont perduré au fil des décennies et des alternances politiques. Après "la défense de la patrie", place aux affaires avec ces services rendus, renvois d’ascenseur, petits arrangements et grandes compromissions. L’exemple marseillais reste emblématique de cette entente sulfureuse. Séquence saisissante où l’on voit Renaud Muselier, ex-adjoint au maire, minorer cette mauvaise réputation héritée de l’ère Defferre. Le lendemain de l’interview, un certain Bernard Ange Fischetti était assassiné en pleine rue. Fiché au grand banditisme, il occupait alors un poste de fonctionnaire… à la mairie de Marseille.

Le troisième volet s’attarde enfin sur le trafic de drogue devenu une économie parallèle dans les banlieues, le plus souvent avec la bénédiction des élus locaux soucieux d’acheter une paix sociale bien précaire. À l’image de cette affaire à Bagnolet où 11?kg de cocaïne et des armes lourdes furent découverts par la police dans un local de la mairie…

 

J'avais acheté ce livre à l'époque. Edifiant lui aussi !

 

Les Truands du patronat

 

Marcel CAILLE, secrétaire de la CGT est plus habitué à défendre les travailleurs qu'à s'intéresser aux truands. C'est qu'il s'agit ici d'un milieu bien particulier, celui du patronat et du gouvernement, et de caïds d'un genre spécial, ceux des milices patronales et de la CFT.

Les révélations de cet ouvrage prennent rapidement un tour inquiétant. Minutieusement, l'auteur décrit les moyens et les méthodes employées par le patronat et le gouvernement pour organiser ces opérations contre les libertés. Les témoignages et les documents qu'il a recueillis sont autant d'accusations précises et indiscutables.
l'auteur dénonce la mise en fiche de millions de travailleurs : le rôle joué par les sociétés de gardiennage et celles de travail temporaire ; les humiliations, les agressions dont sont victimes les ouvriers dans les entreprises.
Il accuse les "syndicats indépendants" et d'abord la Confédération française du travail, d'être des créations patronale et gouvernementale. Il parle de leurs hommes de mains et de leurs actions, notamment chez Berliet, chez Peugeot, chez Chrysler, Ford et Citroën. Il découvre qui les paie et les soutient.
Il démontre que la lutte des travailleurs unis peut barrer la route à cette nouvelle peste brune et que les truands de patronat s'inscrit dans ce combat.

ON EST REVENU AU TEMPS DE LA GUERRE FROIDE

 Que les camarades du PCF et du PS se souviennent, avant d'ouvrir pour certains leur bouche haineuse et irresponsable à l'égard de la FRANCE INSOUMISE,

victime d'un complot politique qui se cache sous une affaire judiciaire.

https://www.pressreader.com/france/marianne-magazine/

 

Les bobards d’Etat Traquenard contre Mitterrand

En 1954, en pleine négociation de paix avec Hô Chi Minh, une sombre affaire éclabousse le ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès France : des documents secrets auraient atterri au siège du PCF. Mais les apparences sont trompeuses…


En juillet 1954, alors que la succession de Staline ajoute l’incertitude aux angoisses de la guerre froide, Pierre Mendès France, président du Conseil depuis un mois, se trouve brutalement confronté à la révélation d’une trahison au sein même de son gouvernement. Il se prépare à rejoindre Genève pour participer aux pourparlers sur la paix en Indochine lorsque Christian Fouchet, ministre des Affaires marocaines et tunisiennes, demande à être reçu de toute urgence. Fouchet arrive à Matignon avec une note confidentielle remise par un commissaire des Renseignements généraux, Jean Dides. Chargé par le préfet de police Jean Baylot de la surveillance du Parti communiste, Dides affirme qu’un informateur infiltré au PCF vient de trouver, sur le bureau de Jacques Duclos, numéro deux du Parti, les documents confidentiels des deux dernières réunions du Conseil supérieur de la défense nationale. Fouchet demande pourquoi le commissaire s’adresse à lui plutôt que d’emprunter la voie hiérarchique. Question de confiance, réplique Dides ! Son supérieur, Jean Baylot, a été informé, mais, au-dessus, il se méfie. Il connaît Christian Fouchet pour avoir milité, comme lui, au RPF, parti du général de Gaulle, fondé en 1947. Quand il s’agit des intérêts vitaux de la France, entre gaullistes, on se comprend. Même si le RPF se délite. De Gaulle s’est retiré à Colombey-les-Deux-Eglises en laissant la liberté de vote à ses députés et en permettant à quelques gaullistes de participer au gouvernement sans pour autant les approuver.

La France avant l’amitié

Jean Dides pensait sans doute que Christian Fouchet informerait le Général pour provoquer une crise politique. Mais Fouchet est un serviteur de l’Etat avant d’être un homme de parti. Il informe donc le président du Conseil, Pierre Mendès France. Lequel découvre avec stupeur la liste des personnalités suspectes : son prédécesseur à Matignon, Joseph Laniel, Edgar Faure, son ministre des Finances, et, last but not least, son ministre de l’Intérieur, François Mitterrand.

Pour Pierre Mendès France, le choc est rude. Il a engagé les négociations pour mettre fin à la guerre d’Indochine, qui oppose la France aux communistes du Vietminh, dirigé par Hô Chi Minh. Afin de parvenir à un accord de paix, PMF a entrepris de discuter directement avec Molotov, ministre des Affaires étrangères de l’URSS et, audace suprême, avec Chou En-lai, Premier ministre de la Chine rouge, que la France et l’ONU ne reconnaissent pas. Or, le principal suspect, François Mitterrand, n’est pas seulement le ministre de l’Intérieur de son gouvernement, il est son ami et il le consulte régulièrement avant de prendre des décisions politiques.

Pierre Mendès France décide de ne pas informer François Mitterrand, alors même que le rapport provient d’un service de police qui dépend de son ministère. La sécurité de la France passe avant l’amitié. Le président du Conseil charge donc son directeur de cabinet, André Pélabon, de mener une enquête confidentielle. Personne ne doit être mis au courant, pas même le général Koenig, ministre de la Défense. Parallèlement, Pierre Mendès France, qui ne peut croire à la culpabilité de François Mitterrand, demande au directeur de la sûreté de faire sonder les murs de la salle où se sont tenues les réunions du Conseil supérieur de la défense nationale. Mais aucun micro n’y a été dissimulé.

ON VEUT POUSSER MITTERRAND À INTERDIRE LES MANIFESTATIONS COMMUNISTES, ET LE MOUILLER DANS UNE AFFAIRE D’ESPIONNAGE AU PROFIT DE L’UNION SOVIÉTIQUE.

 

La personnalité de Jacques Duclos donne un parfum de crédibilité au rapport remis par Jean Dides à Christian Fouchet. Orateur talentueux, jouant de son accent du Béarn, Jacques Duclos est aussi le plus ardent défenseur de l’Union soviétique. Sa fidélité résiste à tous les tournants, il a défendu sans états d’âme le pacte de Staline et Hitler, avant de devenir le secrétaire clandestin du PCF et de s’engager courageusement, à ce titre, dans la Résistance. Rompu à la clandestinité, bien en cours à Moscou, il est ce que l’on appelle alors « un dirigeant reconnu du mouvement communiste international ». Autrement dit, un homme de l’appareil communiste mondial, contrôlé par l’URSS. Deux ans plus tôt, en 1952, Jacques Duclos a été interpellé à l’issue d’une violente manifestation antiaméricaine.

Tracts bidons

La police ayant découvert des pigeons dans le coffre de sa voiture, le dirigeant communiste a été écroué et accusé d’utiliser les volatiles pour envoyer des informations confidentielles à Hô Chi Minh. Jacques Duclos affirme que les pigeons étaient destinés à son assiette, ce que confirme l’examen des oiseaux par le laboratoire de la police. Le préfet Jean Baylot, ridiculisé par Jacques Duclos dans l’affaire des pigeons, croit tenir sa revanche avec l’affaire des fuites. Quelques jours avant la remise du rapport de Jean Dides à Christian Fouchet, le préfet de police apporte au ministre de l’Intérieur des tracts du PCF appelant à des manifestations violentes pour le 14 juillet 1954.

Fin politique, François Mitterrand se méfie.

Pourquoi les communistes chercheraient-ils à déstabiliser le gouvernement quand celui-ci s’engage dans une politique de paix qu’ils approuvent ?

Ils l’approuvent si bruyamment que Pierre Mendès France a dû batailler à l’Assemblée nationale pour obtenir une majorité qui le mandate pour négocier avec Hô Chi Minh, sans dépendre des voix du groupe communiste. Où Jean Baylot veut-il en venir ?

Vérification faite, les tracts se révèlent être des faux, imprimés par la préfecture de police. Baylot entend pousser François Mitterrand à interdire les manifestations communistes, et au même moment Dides cherche à le mouiller dans une affaire d’espionnage au profit de l’Union soviétique. Mitterrand retire à Jean Baylot ses fonctions de préfet de police et le met en disponibilité. La manipulation reprend de plus belle.

Un flic au passé trouble

 

IL Y A CINQUANTE ANS, LE " COMPLOT DES PIGEONS "

Lundi, 19 Août, 2002

Le gouvernement français fait preuve d'une soumission aux pressions des Américains qui veulent que la guerre menée par la France au Vietnam continue, et que le conflit s'étende au continent asiatique en ne voulant pas d'un armistice en Corée. Sous l'égide du Mouvement de la paix, une manifestation est organisée le 28 mai 1952 à l'occasion de la venue à Paris du général Ridgway. Le soir même, Jacques Duclos, dirigeant national du PCF, est arrêté en plein Paris. Pour cette arrestation, les policiers évoquent le fait d'avoir trouvé deux pigeons dans la voiture où il se trouvait : " Pigeons visiblement destinés à transmettre des messages... " Le PCF, il est vrai, était accusé de s'en prendre au moral de l'armée. En fait, les deux pigeons étaient destinés à la casserole du couple Duclos. Jacques Duclos fut libéré le 1er juillet à la suite de la décision de la chambre de mise en accusation.

Cet épisode rocambolesque s'il ridiculise la police conditionnée pour l'anticommunisme ne doit pas cacher la répression intense à l'égard des militants communistes à Paris et sur l'ensemble du territoire.

L’histoire d’un casse politique

La France Insoumise

Mardi 16 octobre 2018 a eu lieu une opération de police politique d’une ampleur inédite dans notre pays. Elle visait le président d’un groupe parlementaire d’opposition, un mouvement politique, la France insoumise et un parti politique, le Parti de Gauche. Dans cette attaque, c’est d’abord la méthode qui choque.

Le parquet de Paris et la police nationale ont déployé des moyens impressionnants. À 7 heures du matin, 8 policiers se sont présentés chez Jean-Luc Mélenchon. Ils étaient armés et équipés de gilets pare-balles.On n’est jamais trop prudent. Aussitôt, ils se sont mis à aspirer le contenu de son ordinateur. Il a alors décidé de diffuser en direct sur Facebook ces images surréalistes. Il l’a fait pour alerter l’opinion de cet assaut contre le domicile du président d’un groupe parlementaire d’opposition.

Cette publicité a manifestement affolé l’équipe en charge de l’opération. Leur réaction a été de se précipiter immédiatement sur le siège de la France insoumise. Se trouvaient là Manuel Bompard et d’autres salariés qui y travaillent. Une vingtaine de policiers, cette fois, furent dépêchés. Plus que de personnes présentes au siège à ce moment. Leur tâche : collecter et aspirer les données des ordinateurs, disques durs et téléphones. Les députés de la France insoumise, apprenant ce qui se passait au local de leur mouvement, décidèrent de s’y rendre pour assister à la perquisition. Mais là, fait extraordinaire : les policiers refusent de nous laisser rentrer. Devant nos protestations, ils ont fini par interrompre la perquisition. Mais pas en partant les mains vides. Ils ont emmené avec eux plusieurs disques durs, sans nous faire signer aucun procès-verbal. Ni même nous signaler oralement le contenu de ce qu’ils nous prenaient.

Pendant ce temps, les mêmes scènes avaient lieu aux domiciles de plusieurs des collaborateurs ou anciens collaborateurs de Jean-Luc Mélenchon. Toutes ces personnes, dont certaines ont des enfants, ont été réveillées à 7 heures par la troupe. Pour des perquisitions interminables. 7 heures 30 chez le responsable des réseaux sociaux. Au siège du Parti de Gauche, l’opération a duré 10 heures. À chaque fois, le contenu de tous les ordinateurs a été aspiré. C’est-à-dire que le pouvoir est maintenant en possession de toute la vie d’un des principaux mouvements d’opposition dans le pays. Chez la cheffe de cabinet de Jean-Luc Mélenchon, ils sont même allés jusqu’à repartir avec l’ordinateur et le téléphone. Cette confiscation de son matériel de travail n’a aucun sens dans le cadre d’une enquête préliminaire. Durant toutes ces heures la police aura donc eu accès et aspiré le contenu des ordinateurs et téléphones de travail du président d’un groupe de l’opposition et des principaux dirigeants de notre mouvement. Dans quel pays démocratique ce fait peut-il être accepté ?

Rappelons que du point de vue de la procédure judiciaire, on ne reproche rien du tout, ni à Jean-Luc Mélenchon, ni à ses amis. C’est pourquoi on parle ici de simples « enquêtes préliminaires ». Cette procédure est censée exister pour vérifier l’opportunité d’ouvrir une action judiciaire. Au final, elle est utilisée contre nous, privé de nos droits. Cette soi-disant enquête n’est pas placée sous l’autorité d’un juge d’instruction indépendant mais du procureur, qui dépend du ministère de la Justice.C’est lui qui a décidé de la perquisition. Il est fondé à agir de la sorte en cas d’urgence. On peine à la voir ici. En effet, les signalements sur lesquels elle se base ont eu lieu respectivement il y a un an et demi et il y a 7 mois. Cette mise en scène spectaculaire était donc uniquement une volonté de la part du pouvoir pour nous affaiblir.

Le procureur de Paris, François Molins, est tellement proche du pouvoir qu’il était pressenti pour devenir ministère de l’Intérieur à la faveur du remaniement. Son adjoint, présent physiquement lors de la perquisition chez Jean-Luc Mélenchon, a été nommé en janvier dernier par un décret signé du Président de la république. Le Premier ministre s’en est défendu dans sa réponse aux questions d’actualité au gouvernement lorsqu’il assumait un « droit de regard » de son gouvernement dans les nominations au parquet pas plus tard que le 2 octobre dernier. Ces gens ont donc bien partie liée avec la macronie.

Pour s’en convaincre, il suffit de s’intéresser aux motifs qui ont servi de justification pour ce coup anti France insoumise. Ils sont totalement fantaisistes. La première enquête préliminaire concerne les assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon de la période où il était député européen. On le soupçonnerait ici d’emplois fictifs. Cette simple affirmation saute aux yeux comme une énorme farce pour quiconque fréquente ou a déjà fréquenté un membre de son cabinet. Leur travail est tout sauf fictif. Cette enquête a d’ailleurs commencé comme une farce. C’est une eurodéputée d’extrême-droite, Sophie Montel, qui avait fait la dénonciation en juin 2017. Quelque temps plus tard, elle expliquait le sens de sa démarche : « un pied de nez » à la justice selon ses propres mots. Humour douteux. Prétexte tout trouvé pour intervenir chez 5 personnes à Paris et en province.

L’autre enquête concerne les comptes de campagne. Elle a été ouverte en avril 2018. Le président de la commission nationale des comptes de campagne, François Logerot, s’est offert le ridicule d’opérer un signalement auprès du parquet deux mois après avoir validé l’ensemble des comptes de Jean-Luc Mélenchon. Car l’essentiel est là. Ses comptes ont été validés sans irrégularités. Et ce après transmission de milliers de pièces justificatives à la commission et des réponses précises à ses centaines de questions. Tout a été déclaré, la moindre dépense. Cela a été fait pour la raison que c’est la commission elle-même qui l’avait conseillé. Elle craignait à l’époque une autre affaire Bygmalion dans laquelle il y avait une sous-facturation massive. Les réponses aux accusations et insinuations ont été longuement développées sur le blog de Jean-Luc Mélenchon. Elles sont toutes issues de la même source : Jean-Guy de Chalvron, rapporteur démissionnaire du compte. Cet ancien directeur de cabinet du ministre socialiste Louis Mexandeau a répandu des mensonges sur notre compte dans la presse, en violation de son devoir de réserve. Une plainte en dénonciation calomnieuse est déposée contre lui depuis août dernier.

Jean-Luc Mélenchon a demandé que la question des comptes de campagne de l’élection présidentielle qui empoisonne le débat démocratique dans notre pays depuis 10 mois se règle de manière apaisée et transparente. C’était le sens de sa démarche lorsqu’il a demandé le réexamen de tous les comptes de campagne le 8 juin dernier.Deux députés LR ont proposé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le sujet. Il a soutenu publiquement cette proposition. Puisque les macronistes ne veulent répondre ni à Jean-Luc Mélenchon ni à la droite, la France insoumise prend l’initiative de publier l’intégralité de ses comptes de campagne. Nous n’avons rien à cacher.

Le pouvoir pourrait-il faire la même chose ? Il est permis d’en douter. Faut-il rappeler que le financement de la campagne de Macron est entouré de beaucoup de soupçons ? Le livre « Dans l’enfer de Bercy » des journalistes Fredéric Says et Marion L’Hour affirme qu’il a utilisé les moyens du ministère de l’Économie pour lancer sa campagne. 120 000 euros d’argent public pour organiser des dîners En Marche, a même affirmé le député UDI Philippe Vigier. La commission des comptes de campagne a, elle, remarqué presque 87 000 euros de dons illégaux car dépassant la limite maximale autorisée. Cela n’a pourtant pas incité François Logerot à effectuer le même genre de signalement auprès du parquet que pour nous. Pour le remercier, le gouvernement l’a augmenté de 57% quelques mois plus tard. N’oublions pas non plus les ristournes généreuses accordées par ses amis PDG pour diverses prestations. Il y en a en tout pour 208 000 euros. Enfin, une enquête préliminaire a été ouverte pour des faveurs accordées par la ville et la métropole de Lyon à la campagne Macron. Bizarrement, celle-ci ne donne lieu à aucune perquisition, ni à l’Elysée, ni au siège du parti du Président, ni du maire de Lyon ordonnateur.

La Macronie pratique un régime de parti unique à l’égard de l’opposition et la justice procède à un deux poids deux mesures remarquable.Monsieur Macron et ses amis ne sont jamais pourchassés comme nous le sommes. Alexandre Benalla, ancien collaborateur très proche du président qui a donné un coup de poing dans une manifestation d’opposition, avait pu cet été reporter sa perquisition en prétendant ne pas avoir les clefs de son domicile. Cela lui avait permis de vider son coffre-fort avant que la police n’entre chez lui. La justice n’a même pas essayé d’en retrouver le contenu. La découverte d’armes au siège de LREM n’a donné lieu à aucune suite. Le nouveau ministre de l’Intérieur sera-t-il mis en cause en tant que responsable de ce parti et mis également en cause dans les comptes de campagnes ?

Cette ambiance en France se met au diapason d’une judiciarisation des rapports de force politiques comme on l’observe en Amérique latine et à présent aux USA. Elle fonctionne comme une machine à produire ce que l’on a vu triompher au Brésil. Ce n’est donc pas un incident, mais une tendance politique. Le pire est à venir.

 
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