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19/02/2019

ENTRE DELIT ET OPINION : ANTISEMITISME et ANTISIONISTE

France Info : Quelle différence faites-vous entre antisémitisme et antisionisme ?
Dominique Vidal : Il y a une différence radicale.

L’antisémitisme est un délit, puni comme tous les racismes par les lois françaises.

L’antisionisme est une opinion que chacun est libre d’approuver ou non.


Le sionisme date de la fin du XIXe siècle : c’est une pensée politique qui a été imaginée par Theodor Herzl. Il venait de constater les dégâts de l’affaire Dreyfus dans l’opinion française. Il considérait que les Juifs ne pouvaient pas s’assimiler dans les pays où ils vivaient et qu’il fallait leur donner un État pour qu’ils puissent tous se rassembler.

Emmanuel Macron a affirmé que l’antisionisme était le « nouvel antisémitisme » lors de son discours en 2017 pour les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv. Êtes-vous d’accord ?


Non, je pense que cette phrase d’Emmanuel Macron, qu’il n’a d’ailleurs jamais répétée, constitue un amalgame entre ces deux concepts qui n’ont pas de lien l’un avec l’autre. Cet amalgame est une erreur historique et une faute politique.


C’est une erreur historique car depuis que Theodor Herzl a développé cette stratégie du sionisme, on peut observer que l’immense majorité des Juifs ne l’a pas approuvée.

C’était évident entre 1897 et 1939 (quand débute la Seconde Guerre mondiale) : l’écrasante majorité des Juifs était alors hostile à l’idée d’un État juif en Palestine. Mais la Shoah a bouleversé leur situation dans le monde. À partir de ce moment-là, il y a eu trois grandes vagues d’émigration des Juifs vers la Palestine. Celle des survivants du génocide tout d’abord, la seconde était celle des Juifs arabes après la guerre de 1948, et la troisième, celle des Juifs soviétiques, dans les années 1990. Ce qui est commun à ces trois vagues de plusieurs millions de personnes est qu’il ne s’agissait pas d’un choix politique sioniste.
Les survivants de la Shoah voulaient par exemple aller aux États-Unis mais ils n’avaient pas de visas. Pour les Juifs de l’Union soviétique, il était souvent impossible de revenir chez eux à cause des pogroms. Et les Juifs arabes n’étaient pas bien acceptés en Europe. Tous n’ont eu qu’une seule solution : aller en Palestine et en Israël.


C’est d’autre part une faute politique d’Emmanuel Macron car on ne peut pas réprimer une opinion. Ce serait comme si les communistes demandaient une loi pour réprimer l’anticommunisme ou si les libéraux demandaient une loi pour réprimer l’altermondialisme.

On entrerait dans un processus totalitaire où on exigerait que des opposants soient muselés au nom de leur idéologie.

****

Quelle différence existe-t-il entre les deux termes ? Que recouvrent-ils précisément ? Le journaliste et écrivain Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique et auteur de l’essai Antisionisme = antisémitisme ?

Réponse à Emmanuel Macron (éditions Libertalia), note que les deux termes tendent à être confondus, notamment à cause de l’emploi qu’en font Dieudonné et Alain Soral.

Il explique à France Info qu’il s’agit d’un « passe-passe linguistique » pour leur éviter toute condamnation judiciaire.


 

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REVUE de PRESSE —

Dans Le Monde diplomatique (septembre 2018).

Le poids des mots. Le choix des mots. M. Emmanuel Macron peut-il mélanger les concepts ou, pis, les amalgamer ? C’est arrivé. Le 16 juillet 2017, lors de la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv’, le président de la République a lancé en regardant son invité, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme, car il est la forme réinventée de l’antisémitisme. » Beaucoup d’observateurs ont sursauté. Dominique Vidal, ancien journaliste au Monde diplomatique, était du nombre. D’où sa réaction, utile car didactique, sous la forme d’un petit livre à l’usage de tous. La narration des histoires du sionisme, de l’antisionisme et de l’antisémitisme à laquelle il procède permet aux profanes – ou aux sceptiques – de mieux saisir la problématique lexicale. Certes, l’hydre de l’antisémitisme reste vivace, mais, comme le rappelle l’auteur, l’antisionisme est une opinion, tandis que l’antisémitisme est un délit. D’où son jugement, sévère, sur la confusion opérée par M. Macron, qualifiée d’« erreur historique » et de « faute politique ».

18/02/2019

LE SAVIEZ-VOUS ? C'était qui le "leader des enragés"... Celui qui avait fourni la recette du cocktail molotov ??? C'était le pote à MACRON, COHN-BENDIT

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Gérard MORDILLAT, GILET JAUNE avant l'heure...Il se posait la question : JUSQU'A QUAND ... ?

Retrouvé sur mon blog cette note publiée en septembre 2008 !

MORDILLAT, auteur de La Sociale, un vrai gilet jaune.

 

Pas assez révoltés .... JUSQU'A QUAND ?

 
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"Je ne suis pas assez révolté, nous ne sommes pas assez révoltés !

 Les raisons de le faire seraient pourtant interminables"

 ****

  • Remise en cause des régimes spéciaux de retraite, particulièrement ceux des agents de la SNCF 
  • (sans que soient touchés ceux des députés, sénateurs, ministres, et autres hauts fonctionnaires)

 

  • démantèlement du Code du Travail sur fond d'étranglement des prud'hommes et d'éradication des 35 heures

 

  • baisse générale des salaires sauf pour les plus hauts toujours plus hauts,
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  • multiplication des taxes et impôts indirects mais "bouclier fiscal" pour les grandes fortunes,

 

  • déni démocratique absolu par la ratification du "traité de Lisbonne" alors que son jumeau avait été majoritairement refusé par référendum,
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  • équarrissage salarial chez Renault et tant d'autres entreprises au nom de la seule logique financière,

 

  • ruine programmée de l'industrie aéronautique française avec disparition à terme de l'activité industrielle d'EADS

 

  • privatisation des universités de l'école publique au profit des écoles privées, voire des écoles confessionnelles,
  • atteintes répétées au principe de laïcité de la République,

 

  • bondieuserie médiatique et cléricalisme d'Etat,

 

  • Privatisation du système de santé dont les plus pauvres seront exclus,

 

  • casse systématique des services publics (dont celui de l'audiovisuel), etc

 

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  • le dernier en date .. Projet de privatisation de la Poste.

 


 Sommes-nous abasourdis par les lois et mesures du gouvernement

au nom d'une idéologie facho-libérale

basée sur une répression chaque jour plus active

contre les salariés,

les chômeurs,

les sans-papiers,

les sans-logement,

les sans-droits, 

les malades, 

les étrangers

 

tous ceux dont les moyens d'expression et les droits sont

amputés, 

 atrophiés,

 

tandis qu'à l'inverse

les plus riches,

les spéculateurs,

les affairistes,

les néolibéraux,

les capitalistes,

puisqu'il faut bien les nommer par leur nom,

prospèrent, obtiennent toujours plus et plus d'avantages,

de revenus,

de dividendes,

de libéralités,

s'affranchissant de la morale et de la loi au nom de la modernité pensée par eux et pour eux.

 

La répugnante distinction de Raffarin entre "la France d'en haut" et "la France d'en bas" 

devient une évidence sociologique qu'illustrerait à merveille la gravure de Breughel

"Le combat des gros contre les maigres"

 

 
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Les gros poissons mangent les petits (1557)

 

Plume et encre de chine 22,6 x 29,5 cm
Vienne, Graphische Sammlung Albertina

illustration empruntée à http://www.pieter-bruegel.com/

 

Dès lors, pour moi, la seule question qui vaille

est "jusqu'à quand ?"

Allons-nous accepter cette morgue,

ce cynisme

cette volonté destructrice de tout ce qui appartient au bien commun ?

 

jusqu'à quand

allons-nous nous laisser battre sans autre réaction que les luttes

qui se mènent sur le plan local ?

medium_carte_postale1576.jpg

 

JUSQU'A QUAND ?

Avec son corollaire : quelle sera l'étincelle ?

Le signal que tout le monde semble attendre

et que personne ne paraît prêt à donner,

ni les syndicats, ni les partis d'opposition

 

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple,

l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple

le plus sacré des droits et le  plus indispensable des devoirs".

 art. 35 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1793

 

****

Le niveau cruellement bas de la majorité des salaires,

la précarité généralisée,

la peur érigée en mode de gouvernement de plus en plus d'entreprises,

autant de raisons d'exercer ce droit sacré 

et cet indispensable devoir

DE DIRE NON

DE DIRE STOP

D'ORGANISER LE GRAND REFUS

SOUS QUELQUE FORME QUE CE SOIT

 

La privatisation de la Poste sera-t-elle la fameuse goutte d"eau

qui fera déborder le vase ?

 

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 Gérad Mordillat est né en 1949 dans le quartier de Belleville (Paris) d’un père serrurier à la SNCF

Très jeune, Mordillat s’intéresse à la littérature et au cinéma. Il écrit et publie des poèmes, réalise des documentaires. Il devient responsable des pages littéraires du journal Libération. Mais, dès la publication de son premier roman Vive la sociale ! (1981), adapté ultérieurement au cinéma, il démissionne, préférant se consacrer à l'écriture et la réalisation.
Son dernier roman s'intitule Notre part des ténèbres (2008).

Et après l’adaptation de son livre au cinéma, il enchaîne romans, essais, fictions et documentaires pour petit et grand écran.

 

PHILIPPE POUTOU... LE REVOILOU ! PERSONNE N'Y CROIT AU GRAND DEBAT

CHRONIQUE D'UN QUINQUENNAT AUTORITAIRE

 
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