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10/10/2017

ETRE FONCTIONNAIRE, C'EST QUOI ?

Etre fonctionnaire, c’est quoi ?

 

Service public

Gérard Moreau

Etre fonctionnaire, quel métier décrié ! Depuis Courteline, ou peut-être Balzac, le fonctionnaire est cet être poussiéreux, routinier, mal aimable et abusant chaque fois qu’il le peut de son pouvoir, protégé par son « emploi à vie », comme l’appellation en survit encore aujourd’hui jusque dans les questionnaires officiels. Qu’on le moque ou qu’on le craigne, le fonctionnaire a donc presque l’image d’un parasite payé bien inutilement et qui est constamment en surnombre. Supprimer des postes est donc la mantra de tous les temps, jusque dans les écrits permanents, on n’ose dire automatiques, de la Cour des comptes selon les syllogismes suivants : il faut équilibre les budgets publics, donc diminuer les dépenses publiques (ne plus augmenter les prélèvements), donc diminuer leur principale composante, la masse salariale des agents, donc diminuer le nombre des agents publics, autrement dit des fonctionnaires…

Qu’est-ce donc qu’un fonctionnaire ? A quoi servent-ils donc ? S’il n’y avait cette image trop constamment serinée, sauf pour les forces de sécurité ces derniers mois, on aurait presque honte de rappeler des faits et des règles simples. Sans doute, les unes et les autres se sont certes construits peu à peu à travers l’histoire ; ils s ‘y trouvent ancrés, y compris dans les habitudes et les esprits, et donc difficiles à modifier. Du coup, des décisions trop mécaniques, si tentantes, se retournent inutilement contre les politiques recherchées.

Quelques faits, publics mais souvent méconnus, cadrent les choses : 5,4 Mns de personnes (20% du total des emplois en France) travaillent dans les trois fonctions publiques, celle de l’Etat (44%), celle territoriale (collectivités et établissements locaux)- 35%- et celle « hospitalière » (hôpitaux et établissement sociaux et médico-sociaux)-21%.

Ces agents publics ont de multiples statuts, mais les fonctionnaires statutaires (ce qui inclut la fameuse garantie de l’emploi) n’y représentent que 3,8 Mns (70% du total). A vrai dire, le statut et les contrats se différencient essentiellement par le fait que la plupart des contrats aujourd’hui sont à durée déterminée, souvent non renouvelables, alors que le statut de fonctionnaire ne permet pas le licenciement sauf faute très grave entraînant une révocation du statut. Pour le reste, statut comme contrat sont constitués des multiples clauses, qui, comme dans le secteur privé, portent sur tous les aspects du travail et de la rémunération.

L’appellation « d’emploi à vie » est donc réductrice, voire franchement tendancieuse, y compris parce qu’elle donne l’image d’une immobilité qui ne correspond évidemment pas à la plupart des carrières de fonctionnaires : la garantie de l’emploi s’accompagne de toute une série de souplesses et d’obligations. Elle se décline du reste dans une multitude de fonctions d’une immense diversité, plus ou moins fluide, dans tous les domaines de l’action publique.

Etre fonctionnaire, c’est donc un ou plusieurs statuts (notamment avec les distinctions classiques entre emplois civils et militaires, mais aussi magistrats relevant de textes spéciaux), pour des métiers très divers.

Est-ce une vocation ? Si une vocation se réfère non pas à un statut mais à un métier ou une activité, on ne se présente pas, le plus souvent, à un concours statutaire par vocation : les concours de la fonction publique conduisent à des carrières et des métiers bien trop variés. Est-ce donc un « vrai » choix au moment où on postule pour le statut ? Sans doute pas. En effet, une des caractéristiques du statut est, globalement, qu’on y accède par un concours anonyme, égalisant les conditions de réussite. Réussir à un concours, c’est franchir une étape de sélection, ni plus ni moins. On devient donc fonctionnaire d’abord par la réussite à une épreuve globale, avec la part d’aléas qu’elle comporte et le fait qu’un échec ne conduit qu’à une autre forme de vie professionnelle.

 

Dès lors quelle est la caractéristique de l’emploi de fonctionnaire (avec la définition large qu’on a esquissée ci-avant) que l’impétrant ne découvre qu’à l’entrée dans la carrière, en y réfléchissant dans sa vie pratique ? Elle est simple : le fonctionnaire a pour employeur une collectivité publique dans une démocratie, c’est à dire représentée par un élu émanant de la population des électeurs ; le fonctionnaire travaille par conséquent pour le compte et au service de cette population, de toute la population puisqu’en démocratie, chaque voix compte à l’égale des autres.

Dans une entreprise privée, le salarié a pour patron le représentant des propriétaires de l’entreprise et le client est celui qui achète le produit en contrepartie d’un paiement correspondant.

Dans une collectivité publique, le paiement par la population de ses contributions fiscales met au service des bénéficiaires des services organisés, fournis par les fonctionnaires.

La différence est essentielle : d’un côté, un achat individuel, de l’autre un service fourni, grâce à la solidarité collective de la population qui paie ses impôts, par les agents de la collectivité.

De part et d’autre, il y a exigence de service, et le service collectif n’interdit pas, bien au contraire c’est un point essentiel dans le mode de fonctionnement, l’adaptation individuelle du service rendu. Mais être au service de tous sous l’égide principielle d’un élu démocratique distingue l’employé public de l’employé privé.

Il en résulte une exigence fondamentale pour le fonctionnaire : puisque le prix du service n’est pas lié directement à la prestation fournie, l’égalité de tous les bénéficiaires, donc l’indépendance du fonctionnaire à l’égard de chacun, est l’axe déontologique de l’emploi.

Obtenir de la collectivité le service auquel on a droit, par l’effet de la loi comme de la contribution collective dont on s’est acquitté fiscalement est la base du service public. C’est le fonctionnaire (l’agent de la collectivité) qui distribue ce service.

Or le service doit être adapté à la demande formulée mais doit être rendu sans aucune distinction tenant à l’origine sociale, culturelle ou économique du demandeur. Il doit être rendu sans faveur ni passe-droit ; il suppose donc l’indépendance entière du fonctionnaire.

Il n’y a jamais indépendance de quiconque si celui-ci est menacé dans sa vie même, donc d’abord dans sa survie économique : inutile de parler d’indépendance quand on n’a pas les moyens de vivre. A la base de la corruption, il y a la pénurie de ressources pour les intéressés. La garantie d’un salaire suffisant est à la base de l’indépendance, mais aussi d’un salaire durable, non soumis aux caprices ou aux aléas de l’employeur.

Une fonction publique qui répond aux exigences d’indépendance procure en conséquence à ses « serviteurs », à ses fonctionnaires, une garantie d’emploi sur la base d’une grille salariale claire et affichée.

Dans les entreprises privées, quels que soient les efforts des codes du travail, les enjeux de pouvoir ne sont pas les mêmes, les alternances de direction ne modifient pas fondamentalement l’exigence d’équilibre financier et de profitabilité de l’entreprise. Qui menacent en permanence l’emploi des salariés privés et les assujettissent non seulement à l’employeur mais aussi au client le plus offrant.

Dans la fonction publique, l’exigence structurelle d’indépendance a besoin de la garantie d’emploi. A défaut, le risque est certain, même s’il n’est pas assuré, d’une dérive.

Cette exigence structurelle a une dimension éthique puisqu’elle se rattache à la valeur du fonctionnement démocratique pour ce qu’il reconnaît aux citoyens. Elle ne saurait donc être traitée à la légère, comme une pesanteur historique, nuisible à l’efficacité et modernisable. Les valeurs fondamentales sont anciennes. Vouloir les moderniser n’a pas grand sens. Une bonne fonction publique, condition nécessaire même si elle n’est pas suffisante, repose sur l’indépendance de ses agents, la garantie de l’emploi en étant le meilleur et le plus simple support.

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Qui est Gérard MOREAU dont je viens de découvrir la note sur les fonctionnaires ?

Je crée un blog parce que je crois que j’ai, parfois, quelque chose à dire, une idée forte ou une analyse que je ne trouve pas ailleurs, une colère qui ne sort bien qu’en l’écrivant.  Et j’ai envie de les partager, en tout cas de ne pas les enfermer, donc d’ouvrir la possibilité que d’autres personnes en prennent connaissance, par hasard ou pas

Pour le lecteur éventuel, il faut pourtant que j’identifie ma signature, que je me présente, tant il est vrai qu’il est nécessaire, aujourd’hui plus que jamais avec les tourbillons médiatiques, de savoir non seulement qui parle mais d’où il parle.

Parisien, fils d’un père né dans le Poitou et d’une mère née en Autriche, j’ai fait mes études sur la Montagne Sainte Geneviève. Ingénieur civil des Mines de Paris, j’ai bifurqué, après une année de recherche à Berkeley, vers Sciences Po et l’ENA. Je croyais et crois encore dans le service public, mais l’expérience est venue par la suite. Ma « scolarité » à l’ENA (promotion Thomas More, du nom de celui qui fut un défenseur inflexible du bien public) a été marquée par un an outre mer à la préfecture de la Réunion et quelques stages ouvriers, dans l’atelier d’apprentissage de Renault à Boulogne ou dans la raffinerie de Lacq dans le Béarn.

Suivent plus de quarante ans de fonctions ministérielles variées et de magistrat à la Cour des comptes : aux ministères de l’équipement, de la santé et des affaires sociales, avant une nomination à la Cour des comptes en 1997. Les fonctions variées de l’énarque du chef de bureau au sous-directeur, puis quatre années dans des cabinets ministériels de 1981 à 1985... Ont suivi ensuite quinze  années comme conseiller maître à la Cour des comptes, pour contrôler et suivre les contrôles de cette institution, particulièrement autour des ministères dits régaliens, services du premier ministre, affaires étrangères, intérieur et justice.

Au-de là de l’engagement professionnel (et privé, mon couple a trois enfants), il y a aussi l’engagement « citoyen », associatif dans un premier temps, puisque j’ai participé à la petite aventure de la création du groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (GISTI), que j’ai quitté en 1980, politique ensuite, puisque j’ai adhéré au PS en 1972 jusqu’en 1992, puis de nouveau de 2002 à aujourd’hui.

Est-ce assez dire ? Il faut fonder sa vie sur des valeurs selon moi, mais je n’ai pas à les mettre en avant, encore moins à donner la moindre leçon, seulement à essayer de les pratiquer dans mes actes pour qui voudrait s’interroger ou les lire dans ce que j’ai pu faire. Je suis sans doute un peu touche à tout et j’aime bien vivre ; j’aime aussi voir large, rechercher le débat franc où la réflexion a une possibilité de ses construire.

Mais la vie est difficile, pour dire le moins, à tant de gens. A moi d’apporter ma contribution pour qu’une forme de « civilisation », aussi universelle que possible, progresse.

09/10/2017

VALLS EST IGNOBLE... Oui ! LA PREUVE EST LA

Le chef de file des députés insoumis a démissionné de la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie, présidée par Manuel Valls, dénonçant «un personnage extrêmement clivant» qui serait proche des «thèses ethnicistes de l’extrême droite».

«Un accord d’origine inconnue a décidé de confier la présidence de [la mission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie] à Monsieur Manuel Valls [député apparenté La République en marche]. On ne saurait faire choix plus inapproprié. Monsieur Valls est un personnage extrêmement clivant, qui suscite de forts rejets du fait de sa proximité avec les thèses ethnicistes de l’extrême droite», écrit Jean-Luc Mélenchon, dans une lettre au président de l'Assemblée, François de Rugy, dont l'AFP a obtenu une copie le 6 octobre. Dans celle-ci, l'homme politique de gauche annonce sa démission de la mission parlementaire en question.

Il rappelle en outre les propos de Manuel Valls sur les fameux  «white» et «blancos», saisis par une caméra en 2009, et pointe une «proximité» de l'ex-Premier ministre «avec les dirigeants de l’extrême droite israélienne».

«Corvée : siéger avec l'ignoble Valls à la commission Nouvelle-Calédonie. Ici, qui vient-il trahir ?», avait tweeté, le 3 octobre, le député des Bouches-du-Rhône dès la réunion constitutive de la mission.

«Manuel Valls ne saurait être le personnage unifiant et tolérant qu’une telle mission impose [...]. Nous en voyons un signe supplémentaire quand nous l’entendons accuser notre groupe de complaisance pour les assassins islamistes», ajoute-t-il dans son courrier.

L'ex-chef du gouvernement avait accusé récemment les députés La France insoumise (LFI) de tenir un «discours islamo-gauchiste».

 OUI IL EST IGNOBLE ! et c'est encore J.Luc Mélenchon qui en prend plein la tête
 
JE NE SERAIS PAS VENUE SUR LE SUJET SI VALLS NE CESSAIT DE TRAITER LES INSOUMIS
"D'ISLAMO-GAUCHISTES"
laissant entendre que  nous formons le terreau de la violence et de la radicalisation
 
IGNOBLE EN EFFET !
 
 Le terme "islamo-gauchiste" est devenu un classique de l'affrontement politique. Il avait notamment marqué la campagne pour la primaire de la gauche après que Malek Boutih, soutien de Manuel Valls, l'avait utilisé contre Benoît Hamon. Derrière l'utilisation de cette expression se retrouvent les accusations d'angélisme vis-à-vis de l'islam radical faite à une partie de la gauche, accusée d'être trop complaisante avec le communautarisme. 
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Aujourd'hui, c'est sur les Insoumis que rejaillit sa haine

"Islamo-gauchisme" : Valls s'attaque à Clémentine Autain, qui l'accuse de mensonge

"Il y a ces capitulations intellectuelles, ces ambiguïtés avec les Indigènes de la République, les discussions entre Mme Clémentine Autain et Tariq Ramadan, les ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de cette violence et de cette radicalisation", a détaillé le locataire de Matignon dans cet entretien enregistré avant son déplacement en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Invité peu après de BFMTV et de la chaîne israélienne i24News, Manuel Valls a refusé de s'excuser. "Je dis les choses telles qu'elles sont. Quand il y a des ambiguïtés, c'est la cohésion nationale qui est en péril. Je maintiens ce que j'ai dit", a-t-il affirmé.

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Alors, je lis, je me documente ...ma nuit s'en trouve raccourcie mais au moins je sais
QUE CECI EXPLIQUE CELA...Sûr qu'il n'est pas ambigü dans ses choix
avec l'extrême-droite israélienne
 
 ***
*
 
 
 
LE MONDE DIPLOMATIQUE par Alain Gresh, 16 mai 2012
 
Vous avez aimé Claude Guéant ?
Vous adorerez Manuel Valls
 
Extraits :
 
Le problème est que Manuel Valls est sa propre caricature, même s’il s’abstiendra, du moins faut-il l’espérer, d’affirmer comme son prédécesseur qu’il y a trop de musulmans en France. C’est tout de même lui qui, se promenant sur un marché de sa bonne ville d’Evry, le 7 juin 2009, interpellait ses collaborateurs : « Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques White, quelques Blancos ! »
 
Manuel Valls ne représente pas grand-chose dans son parti : il n’a récolté que 5,7 % des voix lors de la primaire d’octobre 2011. Il est vrai que cet admirateur de Dominique Strauss-Kahn et de Tony Blair aurait sans doute plus sa place au Nouveau centre ou au Modem de François Bayrou, dont il reprend les thèses économiques et sociales. Nicolas Sarkozy avait tenté de le débaucher en 2007 et Martine Aubry lui avait écrit une lettre ouverte en juillet 2009 : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste. »
 
Mais Valls a su faire le bon choix : rester au PS tout en combattant tous les principes de la gauche et, finalement, accéder à un poste où il pèsera lourd dans les choix gouvernementaux des prochains mois sur la sécurité, l’immigration, l’islam. Concédons-lui donc le fait qu’il est un habile politicien, mais mettons entre parenthèses l’idée qu’il serait de gauche.
 
C’est sur le terrain de la sécurité que Valls a voulu se faire un nom, en montrant que la gauche pouvait être aussi répressive, voire plus, que la droite.
 
Il a multiplié les articles et les livres sur le sujet, dont Sécurité, la gauche peut tout changer (Editions du Moment, Paris, 2011). Cet ouvrage rend un hommage appuyé et répété aux forces de l’ordre, sans jamais évoquer les violences policières, les jeunes assassinés dans les quartiers, les procès de policiers qui débouchent toujours sur des non-lieux. En revanche, il est impitoyable avec le terrorisme, ayant été l’un des seuls socialistes à exiger l’extradition de Cesare Battisti. Et aussi avec les délinquants, ces classes dangereuses dont la bourgeoisie a toujours eu peur. Valls ne regrette-t-il pas, dans son livre, que la gauche n’ait pas assez rendu justice à Clemenceau, l’homme qui n’hésitait pas, entre 1906 et 1908, à faire tirer sur les ouvriers au nom, bien sûr, de l’ordre républicain ?
 
...Pour Valls, la violence dans nos villes « augmente de manière constante » depuis plus de trente ans. Il reprend les arguments de son ami Alain Bauer (lire Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire), l’homme qui a imposé à la gauche comme à la droite le thème de l’insécurité — avec l’aide active du Front national et de Jean-Marie et Marine Le Pen. Conseiller de Sarkozy, Bauer est aussi proche de Manuel Valls car, pour lui, la sécurité n’est ni de gauche ni de droite (l’économie non plus, sans doute...). Et personne ne sera trop regardant sur les médecines du docteur Bauer, l’homme qui propage la peur dans les villes et en profite pour leur vendre, à travers sa société AB conseils, et à prix d’or, les remèdes à l’insécurité. Un peu comme si un responsable de l’industrie pharmaceutique établissait les prescriptions pour les malades...
...
Laurent Mucchielli, l’un des meilleurs spécialistes de la question et qui est plusieurs fois cité de manière élogieuse par Valls, a un diagnostic ravageur (« La posture autoritaire et populiste de Manuel Valls », Lemonde.fr, 5 juin 2011). Critiquant Sécurité, la gauche peut tout changer, qui vient alors de sortir, il fait deux remarques :
 
« La première est que M. Valls n’a pas un niveau de connaissance suffisant des problèmes. Nous l’avons vu, son diagnostic est globalement plutôt superficiel. Ses propos ressemblent étrangement aux discours de certains syndicats de police et parfois même d’un certain café du commerce. La violence explose, les délinquants rajeunissent sans cesse, il n’y a plus de valeurs et plus de limites, la justice ne fait pas son boulot, on les attrape le soir ils sont remis en liberté le lendemain... etc.
...Voici donc pour la compétence du nouveau ministre de l’intérieur. Par ailleurs, poursuit Mucchielli :
 
« C’est bien une posture politique qui irrigue fondamentalement la pensée de Manuel Valls, une posture politicienne même dans la mesure où elle vise manifestement à se distinguer en politique, en particulier vis-à-vis d’autres personnalités du parti socialiste.
... (c’est évidemment tout à fait par hasard que les cibles de ses attaques sont les populations des quartiers populaires).
 
On ne compte plus les exemples de ces attaques contre un soi-disant communautarisme, c’est-à-dire contre les musulmans, de sa volonté d’interdire à un Franprix de ne vendre que des produits halal — aurait-il interdit des magasins qui ne vendraient que des produits casher ? — à l’affaire de la crèche Baby Loup et au licenciement d’une employée qui portait le foulard. Après l’absurde décision de Nicolas Sarkozy d’interdire à des théologiens musulmans d’intervenir au congrès de l’UOIF, il a fait de la surenchère, non seulement en approuvant la décision mais en écrivant :
 
« Tariq Ramadan, leader européen de l’Internationale des Frères Musulmans, présenté par ailleurs comme un “intellectuel” muni d’un passeport suisse, doit s’exprimer le week-end prochain à Bagnolet. Il propagera les mêmes idées extrémistes que ceux qui ont déjà été interdits de territoire français. » Quelques jours plus tard, le candidat Nicolas Sarkozy à son tour, mettait en doute les qualités d’intellectuel de Tariq Ramadan. Quant à ces déclarations sur les idées « extrémistes » défendues par Ramadan, il devrait plutôt lire ses textes et écouter ses interventions.
 
...Une dernière question : Manuel Valls est aussi signataire d’un appel indigne appelant à poursuivre les militants qui prônent le boycott des produits israéliens. Parmi eux, Stéphane Hessel ou Alima Boumediene. Que fera le ministre de l’intérieur, alors que plusieurs de ces militants ont été relaxés par la justice, mais que certains restent poursuivis ?
 
Ajout 17 mai. Voici comment le pourfendeur du communautarisme parle (17 juin 2011) :
« Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (vidéo). Imaginons un responsable français ayant épousé une femme d’origine algérienne ou marocaine et disant « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté musulmane et à l’Algérie (ou au Maroc). »
 
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 «Manuel Valls entouré par ses soutiens à l'Assemblée nationale, le 3 octobre 2017», peut-on lire sous la photo prise par un photographe de l'AFP accompagnant un article de Libération paru sur son site le 3 octobre 2017. Le quotidien y relevait notamment, avec une pointe d'ironie, l'intense activité de sniper déployée par Manuel Valls contre La France insoumise pour le compte de La République en marche. Laquelle refuse pourtant obstinément d'ouvrir ses portes à l'ancien homme fort du quinquennat de François Hollande. Et, de fait, le cadrage fait paraître l'ex-Premier ministre bien esseulé, aucun des sièges de velours rouge autour de lui n'étant occupé. La légende assassine a valu à l'image de devenir virale sur les réseaux sociaux.

 
 
 
 
 

JL MELENCHON A RAISON ... VALLS et sa dérive ultra-droitière : absolument CLIVANT... OUI !

 Valls poursuit sa dérive ultradroitière
Audrey Loussouarn
Mercredi, 4 Octobre, 2017
L'Humanité
 

Ils n’ont pas honte ! Manuel Valls a réitéré hier ses attaques à l’égard des insoumis, « islamo-gauchistes ». Tandis qu’il flirte avec l’extrême droite israélienne.

Manuel Valls a une obsession, dont les soubresauts réapparaissent à chaque attentat.£ Hier matin, sur RTL, le député de l’Essonne apparenté LREM s’est attaqué à ceux qui, à ses yeux, font le jeu de l’islamisme : les insoumis, ces « irresponsables » qui, « dans leur discours et leurs pratiques », font preuve de « complaisance », voire de « complicité avec l’islam radical ».

Réitérant son idée que l’acte terroriste ne s’explique pas – « c’est déjà vouloir un peu excuser » –, et estimant d’autorité que « le terrorisme n’est pas lié au chômage ou à la misère », l’élu a qualifié d’« islamo-gauchiste » la France insoumise.

Revoilà le terme, déjà classique du côté du FN. Jeudi dernier dans l’Hémicycle, Manuel Valls s’est d’ailleurs fait applaudir par les élus frontistes, après avoir emboîté le pas à Bruno Bilde (FN), qui parlait des « islamo-­gauchistes de la France si soumise ».

À croire que ne pas être islamophobe, ne pas se vautrer dans l’amalgame constant entre islam et islamisme et travailler sur toutes les causes, y compris sociales, du terrorisme revient à faire le jeu des assassins.

« Nous aurions aimé que M. Valls démontre sa volonté réelle de lutter contre les actes terroristes en appuyant nos amendements visant à s’attaquer aux sources de leur financement », a répondu la FI dans un communiqué.

Reste que, en termes de fréquentabilité, Manuel Valls semble n’avoir de leçon à donner à personne, puisque, en plus d’avoir chanté des louanges au régime de Benyamin Netanyahou, il a carrément rencontré à la mi-septembre la frange la plus radicale du paysage politique israélien, en posant avec Ayelet Shaked.

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La ministre de la Justice, issue du parti ultranationaliste le Foyer juif, avait en 2014 relayé sur Facebook un article comparant les enfants palestiniens à « des petits serpents » et à des « terroristes à éliminer », dont les maisons et les mères doivent « disparaître ».

 

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Lundi 11 septembre, en visite en Israël, le député Manuel Valls a pris la pose avec Ayelet Shaked, ministre de la Justice qui prône l’assassinat des mères palestiniennes.

Incroyable loi du silence dans la corporation médiatique française.

AUCUN organe traditionnel de la presse écrite et audiovisuelle de l’Hexagone n’a relaté le rendez-vous, lundi dernier, de Manuel Valls avec les figures les plus extrémistes et bellicistes de l’axe Washington-Tel Aviv.

Seul le web-média indépendant Panamza a rapporté et décrypté, dès le lendemain, le stupéfiant exercice d’allégeance de l’ancien Premier ministre envers la mouvance américano-sioniste.

Aujourd’hui, jeudi 14 septembre, un nouvel élément d’information accablant à propos de Valls devrait intéresser les citoyens en général et les électeurs de sa circonscription de l’Essonne en particulier.

L’homme – qui se targue de combattre sans la moindre compromission l’extrême droite française incarnée par le Front national – a donc accepté de rencontrer, de s’entretenir et de poser – tout sourire – avec la vedette montante des juifs orthodoxes et de l’extrême droite israélienne : Ayelet Shaked, ministre de la Justice qui s’était déclarée favorable à l’exécution de masse « des mères de martyrs palestiniens ».

 Cerise sur le gâteau : deux jours après l’expression chaleureuse de son estime à Shaked, Valls a continué sa tournée israélienne (totalement passée sous silence sur son compte Twitter) en rendant hommage – en compagnie de Jacques Attali, mentor du président Macron – au criminel de guerre Shimon Peres.

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 « Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël ! Quand même !»

Aujourd'hui, sa volonté de nouer des liens avec un extrémiste israélien notoire confirme, si besoin était, son "humanisme républicain" à géométrie variable: s'indigner de Dieudonné pour se lier d'amitié avec Lieberman ne manque pas de piquant.

 

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Les juifs de France "peuvent porter avec fierté leur kippa!", a affirmé avec force dimanche 23 septembre 2012 le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en pourfendant le "discours de haine et de rejet" porté selon lui par le Front national. Très applaudi, il était lui-même coiffé d'une kippa pour participer à la traditionnelle cérémonie des voeux à la communauté juive de France, organisée à la Grande synagogue de la Victoire à Paris.

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Hormis les écologistes et les communistes-toujours considérés comme indésirables par les militants les plus sionistes, de nombreux socialistes ont signé, pour cette occasion, « la Charte des Amis d’Israël », sorte d’engagement sur l’honneur à défendre inconditionnellement le régime de Tel Aviv. Le sénateur David Assouline, le député Julien Dray ou le maire de Strasbourg, Roland Ries, y figurent, entre autres élus.

Les élus gazés dans la Creuse ... C'est en France que ça se passe, sous l'ère MACRON

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Des mairies sur lesquelles sera affiché en grand format le dessin signé Michel Janvier sur les élus gazés. « Mercredi, je le ferai savoir à l’assemblée des Maires de France, poursuit le maire de Guéret. Ça pourrait se faire dans d’autres mairies. Je demanderai à François Baroin de le faire à Troyes. »

(*) Association des maires et adjoints de la Creuse.

 

Ajoutée le 7 oct. 2017
 
Michel Vergnier, maire de Guéret (23) et Président des Maires de la Creuse, interviewé sur France Bleu Creuse revient sur les événements d'Egletons...
 
LEs élus ont eu une réunion et ils sont prêts à des actions: "Le portrait enlevé ou retourné fera partie des directives envoyées lundi, à tous les maires de Creuse. Tout comme l’affichage grand format du dessin de Michel Janvier où le masque à gaz rejoint l’écharpe dans la panoplie des élus. Deux actions pour exister dans l’immédiat, qui pourraient en appeler d’autres, plus dures, en cas de non-réponse : fermetures de mairies, boycott, grève administrative, voire, l’idée a été soulevée, une démission collective..."
 
http://l-echo.info/article/region/2017-10-06/giclee-lacry... L'Echo est un journal antilibéral diffusé en Creuse, Haute-Vienne, Corrèze, Dordogne et Indre http://www.lamontagne.fr/gueret/politique/creuse/2017/10/...
 
 
 
Et çà, on n'est toujours pas au Venezuela, en Russie ou à Cuba ! Bienvenue sur Jupiter !
 
 
 
Le peuple de France est en train de prendre la mesure du mépris que M. Macron ressent à son endroit. Et il n'a encore rien vu.
 
 
Pourtant Macron a eu le temps de marcher une heure dans Lyon pour faire des selfies avec des beaufs. La politique à pleurer. https://youtu.be/0wttyqD9aYU Dommage Vergnier ne l'a pas su à temps...
 
Le Président était à Lyon pour un sommet franco-italien. Plus d’une heure de marche dans Lyon "by night". Une visite super tranquille pour le Président. Il faut dire que le dispositif policier était sacrément costaud...
 
 

 

Pas le temps de recevoir les élus creusois, mais le temps de se balader à LYON, dans la nuit.

-Bonjour ! vous allez bien ?   Bonjour ! Vous allez bien 

 

NON ON NE VA PAS BIEN ET MARDI LES FONCTIONNAIRES

VONT TE LE FAIRE SAVOIR

 

UGO et son TOPO...

 

 

Ajoutée le 8 oct. 2017
 
Retour rapide sur mon passage dans la matinale de RTL et rendez-vous pour le 10 octobre en manifestation à l'appel de la fonction publique.

 

Voila une initiative qu’il faut soutenir ! J’invite nos jeunes députés-es à mobiliser les jeunes : étudiants-es, ouvriers-ères, chômeurs-meuses, pré-retraités-es de vingt ans, handicapés-es pour qu'ils-elles descendent dans la rue et mettre au service de la FI. leurs forces vives ! Mon soutien inconditionnel à la FI. Vive nos Députés-es φ φ φ φ
 
 
 
je suis en cdd depuis deux ans dans la "fonction" publique, tu comprends bien que je ne peux pas faire grêve, mais je suis avec vous, sans soucis
 
 
 
 
 
 
Bravo Hugo Bonne prestation audiovisuelle RÉSISTANCE !
 

 
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