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06/05/2017

LEGISLATIVES : ACCORD EN VUE entre Insoumis et Communistes

Législatives : après de fortes tensions, accord en vue entre Insoumis et Communistes

On n’a jamais été aussi proche d’un accord entre la France insoumise et le Parti communiste français en vue des élections législatives. Jusqu’à présent toutes les discussions s’étaient soldées par des échecs.

 

A défaut de trouver une entente sur l’ensemble du territoire, c’est avec « un accord de désistement réciproque » que le mouvement porté par Jean-Luc Mélenchon est revenu vers le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ce jeudi matin. Si ces désistements avaient déjà été évoqués par les deux alliés, les Insoumis ont proposé pour la première fois leur liste précise comprenant 52 circonscriptions : 26 circonscriptions dans lesquelles ils acceptent de se désister, et 26 autres où ils demandent aux communistes de faire place nette.


Les députés sortants PCF préservés

 

Les communistes se verraient ainsi réserver les circonscriptions de ses 7 députés sortants, auxquelles s’ajouteraient 8 autres (dont les bastions de Gennevilliers ou Bagneux dans les Hauts-de-Seine, ou une partie de Saint-Denis). La France insoumise précise qu’elle a déjà investi dans 11 autres circonscriptions « des candidats issus du PCF ou rattachés » à lui. Voilà pour les premiers 26.

 

Les insoumis réclament pour leur part d’être laissés seuls candidats dans plusieurs secteurs de Marseille, où Mélenchon a réalisé de hauts scores, mais également à plusieurs endroits à Paris (6e, 9e, 10e, 15e, 16e 17e circonscriptions). Les lieutenants du patron des Insoumis (Alexis Corbière à Montreuil, Charlotte Girard en Essonne, Eric Coquerel à Saint-Denis…) feraient aussi partie de l’accord. Il n’est toujours pas exclu que Jean-Luc Mélenchon lui-même soit candidat.

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2 JOURS AVANT DE REGLER SON COMPTE A LE PEN .. J.Luc MELENCHON déroule la partition de la présidentielle

18238134_10202941384693827_4424499426689363881_o.jpg dans Actus, Notes JLM

Comme un piano mécanique, la présidentielle déroule sa partition écrite de longue main. Le deuxième tour où tout électeur est pris en otage pour faire élire n’importe qui d’autre ou sinon c’est Le Pen, prouve son efficacité. Nous allons en effet tous refuser notre voix à Marine le Pen, quelle qu’en soit la forme et le prix. Nos maîtres chanteurs ont gagné. Leur chantage pervers avait commencé dès le début, il y a plus d’un an et demi. Comment oublier l’épisode «Juppé, seul capable de bloquer Le Pen » ? Et les gogos de la « gôche » cotisant pour voter « Juppé » à la primaire de la droite ? Boudi ! On croirait que c’était il y a cent ans ! Non, c’était juste en novembre dernier !

La farce s’est prolongée au fil des mois. Seule changeait de temps en temps la figure du pion de secours. Il faut dire que la combine avait si bien marché aux élections régionales ! La gauche votant Estrosi ou Xavier Bertrand, quelle apothéose ! Déjà, nous avions dit non. Qui s’en souvient ? Pour ma part je n’ai pensé qu’à cela, à ce qui s’était passé, aux déchirements d’alors tout autour de moi, parmi les gens que j’aime et ceux que je respecte. Les moutons de panurge du « front républicain », de leur côté, ont une mémoire de poisson rouge. Mais il est vrai que leur intérêt est de faire comme si tout cela n’avait pas déjà eu lieu puisqu’il s’agit de tout recommencer.

Cette fois-ci, le final de la comédie a été en apothéose, avec l’explosion finale des unes hebdomadaires et parfois quotidiennes : Macron à l’endroit , Macron à l’envers, Macron bébé, Macron enfant, Macron au ski, à la plage, certes creux et parlant beaucoup pour ne rien dire mais tellement… tellement Maacronnn quoua !

Tout ce dressage rustaud avait pourtant failli dérailler quand il est devenu évident qu’en dépit de tous les barrages de calomnies, citations truquées, sondages en accordéon, je parvenais à me glisser dans le mouchoir de poche des éligibles au deuxième tour. Aussitôt, les orgues de Staline du parti médiatique se sont mis en place. Pendant quinze jours, les indignés de circonstances ont mitraillé sans pause et se sont mobilisés pour « faire barrage à Mélenchon ». Cuba mais pas Qatar, Poutine mais pas Erdogan, Alba mais pas Raka et Lafarge. Sans un mot contre Le Pen, les médiacrates qui n’ont jamais rien fait d’autres que de lui servir la soupe et la dédiaboliser au fil des mois et lui donner jusqu’au double de mon temps de parole, se sont dressés sur leurs ergots tout en haut du tas de fumier de la ferme des animaux.

Aucune bassesse ne fut de trop, aucune infamie ne fut négligée. Tout y passa, de la pseudo panique boursière jusqu’au plus viles insinuations dans lesquelles excella, cela va de soi, le plus doué pour cet exercice, le misérable François Hollande me traitant de dictateur. Sans oublier le bon vieux rayon paralysant certes bien démonétisé par l’abus d’usage : l’accusation d’antisémitisme et le pilonnage des sectes communautaristes de tous poils. Ouf ! À 600 000 voix près, le pire fut évité, je fus recalé du second tour. Et ainsi de suite jusqu’à cet accomplissement du néant que fut le calamiteux « débat » du mercredi d’entre deux tours. Quelle tristesse ce soir-là ! Voilà où en est la France poussée dans un enclos de seconde zone par les manipulateurs.

Les mêmes ont donc réembouché leurs trompettes de stigmatisation pour le deuxième tour. Ni la droite, ni les fillonistes qui fournissent le gros des transferts de voix vers le vote Le Pen ne furent interpellés. Ce sort fut réservé en exclusivité à notre équipe sur le mode du chantage a plein régime, et de l’injonction à l’anéantissement de la pensée ! Evidemment, tous les tireurs dans le dos s’y adjoignirent aussitôt comme à chaque étape de notre combat. Des naïfs ont cru que c’était en lien avec les circonstances. Comme si ça concernait vraiment le deuxième tour.

Non, tout tient dans une réalité simple : les élections législatives ont commencé. Ce n’est pas pour rien qu’un premier sondage annonce déjà la majorité pour les candidats de « En Marche ». Bien sûr, nous sommes sondés en tant que « Front de gauche » quoi que celui-ci n’existe plus depuis deux ans et soit devenu le cache sexe usuel du PCF. Cette nouvelle manipulation est un aveu elle aussi. Elle signifie que les législatives sont pour la première fois depuis bien longtemps incertaines comme l’a été l’élection présidentielle elle-même. Mais elles concentrent l’enjeu politique du pouvoir depuis que le deuxième tour est une formalité, une partition écrite d’avance. Dès lors, le vieux monde veut surtout se débarrasser du risque qui l’a tant effrayé à l’élection présidentielle. Tous les partis de la tambouille se sont donnés le mot pour dénigrer et tenter de faire chanter les récalcitrant. Les copains de chambrée qu’ils sont se retrouvent avec plaisir.

Demain, bien sûr, sous Macron, chacun d’eux pourra montrer son certificat de baptême républicain à l’heure des subventions, des réserves parlementaires, des dotations, allocations, nominations, promotions, distinctions et tutti quanti. Mais leur but présent est évidemment de disqualifier et de stigmatiser les odieux insoumis et leurs prétentions de renverser le rapport de forces dans les élections législatives !

Mais il y a davantage. L’idéal pour le scénario macroniste, dans le droit fil de la comédie des présidentielles, c’est qu’il n’y ait pas d’autres opposition que celle de l’extrême droite. Et que tout le reste forme au fond une seule et même famille politique que seules des nuances sépareraient. C’est ce scénario que notre position indépendante ruine. En refusant de mettre ma parole au service de ce calcul, nous avons rendu possible l’unité de tous ceux qui refusent l’embrigadement macroniste sous prétexte de Front national. Cette catégorie inclut non seulement les abstentionnistes politiques, les votes blancs et nuls mais aussi les personnes qui ont voté Macron au deuxième tour par sentiment de responsabilité morale.

Car il faut le dire à cet instant : nombre d’entre nous, votants insoumis, auront voté Macron. Et parmi tous ceux qui l’ont fait, insoumis ou pas, nombre sont impatients d’en découdre avec Macron à la première occasion. Tous sont bienvenus dans les files qui vont se fédérer. C’est pourquoi les enragés de la comédie macronistes ne pouvaient se contenter de notre consigne « pas une voix pour le Front national ». Ils ne voulaient  pas relever que l’option « vote Front National » n’était pas proposée dans la consultation des insoumis. Ils se sont empressés de nous attribuer un « ni-ni » qui n’a jamais été notre position.

Et de même pour les résultats de la consultation des 450 000 engagés du mouvement. Nous avions clairement annoncé qu’il ne s’agirait pas d’une « consigne » mais de l’expression du point de vue de ceux qui le donneraient.

Certes, la méthode est totalement inhabituelle. Et la paresse est un des problèmes récurrent de l’incurie médiatique. Mais tout de même ! Quelle avidité à faire dire à cette consultation qu’il s’agissait d’un « appel à voter blanc ou a s’abstenir » ! En cela, une fois de plus, ils signaient un aveu : ce n’est pas le résultat électoral qui comptaient à leur yeux. La priorité était de stigmatiser.

Car ce qui est attendu de chacun c’est la capitulation politique, le ralliement exigé comme ticket d’entrée au réfectoire de la bonne société. C’est tellement évident ! On le vérifie quand on voit que pas uns de nos détracteurs n’a eu une parole de condamnation comparable à celles qu’ils prononcent contre nous face aux syndicats de salariés, CGT, FO, Solidaires. Pourtant nous avons repris les mots et les arguments de ces derniers.

Bilan. Certes, les manipulations ont encore une fois fonctionné cela est évident. Certes, la victoire des médiacrates calomniateurs est sous nos yeux. Nous avons été éliminé du second tour à 600 000 voix près. Nous sommes encore sous le feu continu des canon des bien-pensants. Pour autant, ne perdons pas de vue l’essentiel. Rien n’a pu empécher 7 millions de suffrages de se regrouper en dépit de tout. Le sens profond de ce vote est intact. La société française ne peut être écartée de ses aspirations écologiques et sociales qu’au prix de manipulations de plus en plus en plus hasardeuses. Et la puissance de ce qui couve va se voir une fois de plus dimanche soir. Madame Le Pen battue, monsieur Macron élu, ce sera le devant du tableau.

Les faits qui vont structurer l’avenir proche ont une autre source. À la sortie des urnes dimanche, il y aura davantage d’abstentionnistes et de vote blancs et nuls que de bulletins dans l’urne pour le sauveur suprême désignés par les 9 milliardaires qui contrôlent 90 % des médias de notre brillante démocratie. Certes, les organisateurs de cette comédie n’en auront cure. Ils diront avoir triomphé. Et leur erreur sera de le croire eux-mêmes. On peut compter sur l’arrogance de Macron pour s’en aveugler aussi. Et pour passer à l’offensive sociale aussitôt que possible. Car son programme, sa méthode et son élection n’ont pas d’autre finalité que de mener cette guerre sociale qu’exige la Commission européenne et la droite européenne. Tout le reste n’est qu’apparence.

La France est le pays qui compte le record de millionnaires, qui sert le plus haut niveau de dividendes aux actionnaires, et ainsi de suite. C’est cela dont toute cette comédie électorale est le paravent. Alors, dans ce contexte, quand tout aura changé pour que rien ne change, les feux d’artifice éteint et les joies de commandes remisées au vestiaires, il ne restera rien que le goût des cendres amères servies à foison. Les gens simples vont mesurer l’ampleur du racket social qui va leur être infligé. Il ne restera que les lacrymos dans la rue, les saisies sur salaires, les coupures d’eau et d’électricité, et ainsi de suite. La misère va exploser. Macron ce sera pire que Hollande qui lui-même était pire que Sarkozy.

Comme je connais le nombre de plumes éthiques et indépendantes qui gardent la chiourme, je me fais un devoir de répéter ici : pas une voix pour le Front national bien sur. Mais notre souffrance pour les gens et pour le pays ne cessera pas de sitôt. Elle durera aussi longtemps que la chaîne ne sera pas rompue quelque part en Europe. Le devoir de résistance commence dès le résultat de l’élection présidentielle. Notre devoir est de saisir toutes les opportunités pour en finir le plus vite possible. Et l’élection législative est la première et la plus formidable de ces occasions ! Car c’est elle qui nous permet de refuser de donner les pleins pouvoirs au gouvernement Macron.

 

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05/05/2017

LA MAYADE ou Maïade c'est pour bientôt

Dimanche 7 mai l'association "quartier de BELOTE" à HABAS tiendra son Assemblée Générale annuelle.

A l'ordre du jour :

Le mot du Président, la situation morale

Le bilan financier

La composition du bureau(récapitulatif et mise à jour), élections du tiers sortant

Questions diverses MAYADE 2017

 

Les propositions de festivités de la MAYADE 2017 qui se tiendra comme chaque année à la PENTECOTE, seront alors dévoilées et la réunion sera suivie d'un repas convivial à faire chavirer vos papilles

  Garbure/Soupe de poisson

Darne de merlu meunière

Fuax-filet aux échalotes/légumes

Fromage de brebis et sa tartelette de griottes/salade

Omelette norvégienne

**

*

LA Mayade ou Maïade EST UNE COUTUME LANDAISE D'AUTREFOIS

Dès le Moyen-Age, les paysans avaient l'habitude le 1er mai, de planter un arbre, appelé le mai, devant la demeure de leur seigneur. Le "mai" est un pin que l'on a débarrassé de ses écorces, et que l'on décore avec des fleurs. L'oeuvre est alors plantée dans le jardin d'un voisin, d'un ami, d'un jeune couple, pour lui rendre hommage.

 C'est au petit matin que l'heureux élu découvre le "mai" qui lui est dédié et dont il doit deviner qui en est l'auteur.

Au-delà des élus ou des jeunes mariés, la MAYADE s'est peu à peu étendue à tous les "rites de passage" : anniversaire, retraite, naissance ...

 

La pratique de la mayade est inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France

Un "mayé" (du gascon maièr) était une sorte de commissaire des fêtes désigné pour organiser, régler la mayade.
Les mayés sont les jeunes du village qui organisent la mayade.

Ce sont ceux qui ont 18 ou 19 ans dans l'année selon les villages.

Ils sont aidés par les sur-mayés qui ont un an de plus et par les sous-mayés qui ont un an de moins.

Ils choisissent un parrain et une marraine parmi les adultes du village afin de les aider matériellement.

Les mayés se retrouvent régulièrement pour préparer le bal. L'argent récolté leur sert à organiser des activités.

Un mai est planté chez le parrain, un chez la marraine, un chez le maire ainsi qu'un, au centre du village. 

 

La Mayade est aussi le nom local

d'une fête du Sud-Ouest de la France

et plus spécifiquement des Landes de Gascogne

 

A HABAS,  LA MAYADE c'est la fête de quartier qui se tient chaque année à la PENTECOTE

 

Le dimanche soir s’en suit un repas qui rassemble les habitants du quartier de BELOTE

ainsi que tous ceux qui désirent y participer

Une fête qui resserre les liens communautaires, qui consolide les amitiés, qui souhaite la bienvenue.

Une fête qui rappelle que les Landes sont accueillantes.

 

***

EN ATTENDANT LA PENTECOTE à HABAS

ON POURRA TOUJOURS ALLER FAIRE LA FETE CHEZ NOS VOISINS D'ESTIBEAUX

ce dimanche 7 mai

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UN PSYCHOPATHE PAS DIGNE DE CONFIANCE... Emmanuel MACRON vu par un psychiatre

Le professeur Adriano Segatori est un psychiatre et psychothérapeute italien. Son analyse du profil d’Emmanuel Macron, basée notamment sur sa biographie et ses images de campagne, le pousse à conclure, de manière très argumentée : « Macron est un psychopathe qui travaille uniquement pour lui-même. »

 

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MACRON A 15 ANS QUAND IL Y A SEDUCTION AVEC SA PROFESSEUR DE 39 ANS

BRIGITTE

PEOPLE ... PEOPLE... CES DEUX-LA

Ils ne craignent pas de poser ici et là, de raconter leur vie

Gala

Ils se rencontrent sur les bancs de l'école, mais Brigitte ne se tient pas debout, face au jeune élève studieux Macron. De la sixième à la première, c'est dans l'ensemble scolaire La Provi­dence à Amiens qu'il découvre les joies des études. Brigitte Macron est déjà mariée, et se fait appe­ler de son nom d'épouse Brigitte Auzière. Elle est profes­seur de français, et anime le club de théâtre où le sérieux d'Emma­nuel laisse place à un peu de folie. Elle ne l'a jamais eu en cours, juste au sein du club de théâtre.

C'est sans doute cette liberté qui tapera dans l'oeil de celui qui est plus que jamais en lice pour deve­nir le prochain président de la Répu­blique.

Brigitte Macron confiera plus tard sur cette rencontre, "Je ne l’ai jamais vécue comme une trans­­gres­­sion. (…) Je ne l’ai jamais consi­­déré comme un élève".

Brigitte divor­cera et s'instal­lera à Paris quelques temps plus tard. Cette rencontre et cette union inso­lites font égale­ment d'Emma­nuel Macron, un homme hors normes. 

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LE CHARIVARI ... le saviez-vous ?

Le charivari est une coutume amusante que l'on retrouve dans plusieurs régions.

C'est un acte destiné à dénoncer publiquement, sur le ton de l'humour, une histoire privée contraire aux bonnes moeurs ou à la morale.

*

 

J'ai autrefois employé ce mot au sens de vacarme, boucan, sans en connaître l'origine qui remonterait au MOYEN-AGE

 

(Histoire) Au Moyen Âge, bruit tumultueux de poêles, chaudrons, etc., accompagné de cris et de huées, que l’on faisait à la suite d’un mariage jugé mal assorti ou inconvenant, par exemple dans le cas de veufs ou des veuves âgées qui se remariaient.

 

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(Par extension) Tout bruit par lequel des gens attroupés témoignent à quelqu’un leur désapprobation.

 (Figuré) Toute sorte de criailleries, de querelles.

(Par extension) Musique bruyante et discordante.

  • Ce fut d’abord un long charivari de basses ronflant, de violons grinçant, de pistons trompettant, de flûtes et de flageolets qui piaulaient. (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1867)

 

"moi je l'ai fait, j'ai participé à un charivari " qu'il a dit mon ami landais, avec un veuf 

-Ah bon ? oh quand même !

"On n'avait pas la télé, il fallait bien s'amuser" renchérit son épouse.

 

C'est une vieille coutume gasconne dont la plus ancienne trace se retrouve sans doute dans un texte mentionnant parmi les usages, statuts et foi de gabarret ** que "celui qui sera surpris avec une femme mariée sera mis en prison et paiera l'amende au seigneur et au mari pour moitié" et que "si un homme marié est surpris avec une fille, ils courront la ville ensemble".

 

Toujours est-il que lorsque quelqu'un -homme ou femme- était pris en faute, les jeunes du village se rendaient en bande au domicile du coupable, menant un chahut infernal en frappant sur de vieilles casseroles ou en jouant d'instruments de musique.

S'il s'agissait d'un veuf ou d'une veuve qui se remariait -où est pourtant la faute ?- le charivari n'en était que plus vigoureux. Après le concert on plaçait la victime à califourchon sur un âne, la tête tournée vers l'arrière-train et on la promenait dans le village en l'accablant de quolibets et de plaisanteries.

La tradition du charivari s'affadit peu à peu : au début du siècle on se contentait de mettre le coupable à l'amende d'une tournée générale au café du village. Puis la coutume finit par disparaître.

 

** Commune située en Armagnac sur les routes (route nationale 656 et route nationale 524) entre Cazaubon et Nérac et sur l'itinéraire à Grand Gabarit.

Gabarret connut un triste sort en 1569 lorsqu'elle fut ravagée par des protestants. Gabarret n'a ensuite pratiquement rien gardé de son ancienne église et de son monastère. Seule la maison du Gabardan résista à ces troubles.

 

 

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http://remydelavingeanne.blog.lemonde.fr/2010/04/30/la-tradition-du-charivari-du-premier-mai-et-la-pose-du-mai/

La tradition du charivari du premier mai et la pose du mai

 

  1. La tradition du charivari (chambardement), du premier mai remonte à l’époque préchrétienne, elle s’accompagne de la pose d’un mai, posé devant les maisons dans lesquelles  des jeunes filles résident. Le charivari consiste, en principe, pour les jeunes garçons à ramasser ce qui traine dans les rues du village et à déplacer sur la place du village généralement, un assemblage d’objets variés.

La tradition au fil du temps dans la vallée de la Vingeanne, comme ailleurs, s’est quelque peu modifiée. Au départ, il s’agissait pour la pose du mai, d’honorer les jeunes filles à marier, généralement par  la pose d’une branche de charme. Dans le passé, tout un langage a existé, transmis par la tradition orale, le charme pour les filles charmantes, le sapin pour les filles indignes, l’épine pour les revêches, le cerisier pour les filles peu farouches… . Normalement les jeunes filles devaient « arroser » leur arbre de mai en  offrant à boire aux garçons en remerciement de cette délicate attention, dans le cas où elles étaient satisfaites. De nos jours, les jeunes filles ont tendance à se réunir collectivement à  la salle des fêtes locale afin de célébrer cet évènement avec les gars des villages environnant. Les jeunes ayant intégré l’esprit communautaire tournent dans les villages du canton et ne restent plus dans un seul lieu. De plus, de très jeunes filles  voire des enfants ont pu percevoir un mai, c’est une modification des règles ancestrales.

En ce qui concerne le chambardement, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens ont semblent il, là aussi fait évoluer la tradition au fil du temps en élargissant le choix des objets ramassés. A l’origine, il s’agissait essentiellement du déplacement d’un matériel agricole plus ou moins léger laissé négligemment par certains agriculteurs au bord de la chaussée. Ces dernières années, les habitants ont été obligés de venir chercher sur la place : bancs, portiques, salons de jardins, portails, volets… . Afin de se saisir de ces biens, les entrées dans les propriétés se sont multipliées.

La population dans les villages a changé, les résidences secondaires, la rurbanisation, l’apparition d’une population d’origine citadine a provoqué un changement d’attitude vis à vis de cette tradition au départ bien sympathique.

Les dégradations et les violations de propriétés privées ont fait l’objet de dépôts de plainte auprès de la gendarmerie. Certaines municipalités ont pris des arrêtés interdisant le charivari du premier mai.

Est-ce la fin d’une tradition?

 

 

 

Le Club de Mediapart

Charivari et ferblanterie

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 L'honorable corporation des ferblantiers n'y est pour rien, mais la Ve République et son régime présidentiel pourraient très bien disparaître dans un charivari de concerts de casseroles.

   Charivari et concerts de casseroles ont partie liée depuis fort longtemps. Aujourd'hui encore, il arrive que certains garnements attachent des boîtes de conserve ou des casseroles à la queue d'un chien lequel, gêné et affolé par le bruit, se met alors à courir en tous sens, déclenchant ainsi le tintamarre. Mais la chose remonte à beaucoup plus loin.

   Les concerts de casseroles sont apparus en France il y a près de deux siècles, dans les années 1820. Sous la Restauration et le règne de Charles X, les Républicains d'alors, évidemment bien différents de ceux d'aujourd'hui, y recouraient déjà  pour brocarder les monarchistes. La coutume de ces concerts aux sonorités métalliques se poursuivra après la Révolution de 1830, sous le règne de Louis-Philippe. Étaient alors visés les députés de la nouvelle Chambre accusés d'avoir trahi les idéaux des glorieuses journées révolutionnaires de Juillet 1830, celles immortalisées par Eugène Delacroix dans La Liberté guidant le Peuple.

 

   Ces bruyants et assourdissants tintamarres d'instruments culinaires reprenaient eux-mêmes une tradition populaire remontant au XIVe siècle, celle des charivaris, où des cortèges de moqueurs allaient percussionner des chaudrons et agiter crécelles et claquoirs sous les fenêtres des curés et des bourgeois.

   On raconte que le charivari pouvait se poursuivre plusieurs jours durant, jusqu'à ce que, amende honorable, les personnes mises en cause acceptent, au minimum, de payer à boire lors d'une tournée générale, ou, plus humiliant, soient sommées d'enfourcher un âne à l'envers, tournées vers le derrière en tenant de la main la queue de l'animal, le tout sous les lazzis, les huées et les conspuations.

Horresco referens (je frémis en y pensant). On frémit aujourd'hui aux abords immédiats du manoir de Beaucé, à Sablé dans la Sarthe, ou dans les environs du château de Montretout, à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, on frémit à l'idée de la résurgence de telles mascarades.

... Mais ne nous arrêtons pas aux casseroles. Une chose est aujourd'hui centrale et incontournable : l'homme qui accédera, au soir du 23 Avril, au second tour de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen et sera donc élu 15 jours plus tard, le sera ni en raison de son programme, ni en raison de sa personne. Ce sera un Président sans mandat. J'en tire la conclusion : l'Institution Présidentielle et la Ve République ont vécu.

 

...La Ve République connaîtra-t-elle la fin tragique de ses prédécesseurs ?

 Oui, connaîtra-t-elle une fin aussi tragique que la IIe, celle de 1848, renversée par un coup d'état ; la IIIe, en 1940, abolie par le Maréchal Pétain, le territoire occupé par l'ennemi ; ou la IVe, en 1958, capitulant devant les factieux d'Alger du 13 Mai ?

   Karl Marx le disait : « L'Histoire ne se répète jamais, ou alors comme une farce. À la Tragédie, succède la Comédie ». Nous ne sommes plus en 1958, l'armée n'est pas au bord du putsch et il n'y a plus d'homme providentiel. Tout simplement des casseroles.

    La farce d'aujourd'hui ne peut trouver son débouché que dans l'avènement de la VIe République.

 
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