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02/11/2018

J'ai fait le tour des tombes

 
 

La Toussaint est une fête catholique pendant laquelle

les saints sont honorés.


C'est en fait le lendemain, le 2 novembre que

l'on commémore normalement les défunts.

Alors je suis allée me recueillir sur leurs tombes

sans m'éterniser

 

  • celles des parents à Monthermé dans les Ardennes

 

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  • de mon frère Bernard à Magnanville dans les Yvelines

 

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  •  devant la stèle des "généreux donateurs"

ou "morts sans corps" ainsi appelés

parce qu'ils l'ont donné pour la science

c'est le cas de mon frère Guy

Les cendres des personnes ayant donné leur corps à la science sont dispersées dans la division 102, une stèle a été érigée pour permettre aux familles de s'y recueillir.

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au cimetière de Thiais à Paris

 

 

 

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C'est  le Deuxième cimetière de la capitale en termes de superficie, il occupe 103 des 643 hectares de la commune, soit 16 % environ. Depuis son ouverture, un peu moins de 150 000 concessions furent vendues, qui sont regroupées dans 130 divisions.

Ouvert en , il est le plus récent des cimetières parisiens.

Ce cimetière abrite les seules « tranchées gratuites » de Paris (104e et 105e divisions), ce qui a participé à son surnom de « cimetière des pauvres ». C'est là qu'ont été inhumées les 57 victimes parisiennes de la vague de canicule de 2003 dont les dépouilles n'ont pas été réclamées par des proches. La cérémonie a eu lieu le 3 septembre 2003, en présence du président Jacques Chirac et du maire de Paris Bertrand Delanoë. 

 

puis sur d'autres tombes encore A GAGNY

Au Jardin du Souvenir à MONTFERMEIL

*

*

UNE PENSEE POUR LES FAMILLES QUI ONT PERDU

LEURS PROCHES

 

CROISEES SUR MON CHEMIN

Ici ou là

Je pense aux absents, je n'ai oublié personne

je pense aux vivants

 

 

 Je suis un arbre mort
Aux branches desséchées,
A l'écorce assoiffée
D'eaux vives aux doux accords.

Je suis un ciel de pluie
Qui ne croit plus aux anges,
Un crépuscule étrange
Peint de mélancolie.

Je suis un océan
De larmes ravalées,
Brisé sur les galets
Et fouetté jusqu'au sang.

Je suis cendres jetées,
Dispersées dans l'espace
Au gré du vent qui passe,
Ivres de liberté.

Je suis la vie... la mort aussi.

miche 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

01/11/2018

Affaire Mélenchon : comment l’élite tente de masquer la mort politique de Macron

Affaire Mélenchon : comment l’élite tente de masquer la mort politique de Macron

 

« En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un évènement survient, on peut être certain qu’il a été prévu pour se dérouler ainsi ». C’est ce qui disait Franklin Delano Roosevelt, ex président des Etats-Unis de 1933 à 1945. Je ne pensais jamais utiliser cette phrase dans une de mes analyses. Mais, la situation actuelle me l’impose.

Compte tenu du contexte actuel où, comme par hasard, tous les opposants de Macron sont en train d’être éliminés politiquement, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y a anguille sous roche. En effet, l’acharnement contre Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise, déjà cloué au pilori sans qu’il ne soit reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés (à lui et à des collaborateurs) m’amène à me poser les questions : à qui profite tout cela ? Pourquoi tout d’un coup on veut faire taire la seule et unique opposition à Macron ?

Après avoir vigoureusement dénoncé les méthodes lâches et arbitraires utilisées lors de la perquisition de l’appartement de Mélenchon et du siège de la France Insoumise, je me suis efforcé, pendant plus d’une semaine, à observer les réactions des médias mainstream français sur cette affaire. Je n’ai voulu négliger aucun détail. Chaque réaction politique compte, chaque sondage aussi.

Et j’ai pu apprendre énormément de choses sur les méthodes subtiles utilisées par l’élite pour neutraliser des adversaires jugés « gênants ». Il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que Mélenchon en était un. En effet, le récent ralliement des personnalités de gauche (Maurel et Lienemann) à la France Insoumise, sa forte mobilisation lors de la Loi Travail et la suppression du statut des cheminots avaient fini par faire de Mélenchon plus qu’un opposant gênant, mais un potentiel occupant de l’Elysée. Celui qui mettrait le dernier coup de poignard à la Vème République.

Cette menace a toujours plané. Elle a été exacerbée par le très bon score de Mélenchon lors de la présidentielle de 2017. Elle a été prise très en compte par l’élite qui, comme j’ai fait remarquer à plusieurs reprises, est en train de chercher activement et désespérément un futur remplaçant à Macron.

Au-delà du matraquage médiatique dont sont victimes Jean-Luc Mélenchon, ses collaborateurs et la France Insoumise, au-delà des sondages destinés à manipuler l’opinion publique française et semer la dissension dans le camp des insoumis, il y  a un autre facteur qui, à mon avis, explique tout : la diversion.

Oui, j’ai compris, comme bon nombre de Français et Françaises d’ailleurs, que l’affaire Mélenchon, montée de toutes pièces pour détruire la France Insoumise qui (il faut bien le reconnaître) a reçu un sacré coup dur, sert uniquement à masquer la chute libre de Macron dans les sondages. Au moment où je vous parle, l’impopularité du président français bat un record : désormais, seuls 26% des Français font confiance à Emmanuel Macron.

La stratégie de diversion semble porter ses fruits. Vous avez dû remarquer que désormais rares sont les médias qui s’intéressent à la popularité de Macron qui perd de plus en plus de points. Depuis la perquisition de l’appartement Mélenchon et celle menée au siège de son parti, la France Insoumise est sur la sellette. D’ailleurs, ce mardi 30 octobre, pendant toute la journée, Alexis Corbière a été trending topic sur Twitter ***.(Ce sont des mots, des hashtags ou des expressions qui ont été tweetés le plus de fois durant une période).

 Ce qui est grave dans tout cela est le traitement fait par les internautes de cette affaire. En effet, au lieu de s’indigner et de tirer la sonnette suite au cambriolage qui a été mené chez lui (Corbière) dans la nuit du 11 au 12 octobre et durant lequel son ordinateur a été volé, plusieurs internautes français ont préféré jouer la carte de la dérision. Je ne trouve absolument rien de drôle dans cette affaire. Au contraire, je constate des décisions juridiques extrêmement périlleuses et un traitement médiatique partisan.

Ajoutée le 30 oct. 2018
 
 Des cambriolages plus que douteux chez Alexis Corbière et son ancienne directrice de campagne... Veulent-ils vraiment détruire la France Insoumise ? Veulent-ils intimider ? Doit-on réellement s'inquiéter ? Restons solidaire et ne baissons pas les bras !

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Désormais, on veut nous faire croire qu’Alexis Corbière et Rachelle Garrido auraient bénéficié d’une aide aux ménages très modestes pour financer des travaux. Le coût total serait égal à 20 000 euros et d’après Le Canard Enchaîné, Alexis Corbière aurait reçu 12 000 euros de subventions.

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Dans des circonstances pareilles, la logique voudrait que les personnes accusées puissent bénéficier de la présomption d’innocence jusqu’à ce qu’elles soient condamnées par la justice.

ALEXIS CORBIERE - "Article...

 

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Mais, hélas non. L’élite ne veut donner aucune chance à la France Insoumise. Elle veut l’éliminer comme elle l’a fait avec d’autres formations politiques qui n’existent désormais que de nom (PS, LR, RN, MoDem…).

J’avais prédit une intensification des attaques contre la France Insoumise et je n’avais pas tort. Permettez-moi de vous dire ceci : pour masquer la chute drastique du candidat du système (Macron), l’élite ne lâchera rien. Plus les jours passent, plus les attaques deviennent plus violentes.

A la France Insoumise de savoir gérer la crise. Il n’y a désormais que deux options : résister ou disparaître.

 RESISTANCE ! RESISTANCE ! RESISTANCE !

HOPITAL EN DANGER : par Sabrina Ali Benali - Médecin Interne

Merci Sabrina ! fier d'être insoumis avec de belles personnes comme vous !! courage et détermination
La dégringolade de la Première place à la quinzième, dégringolade qui n'est qu'amorcée ne l'inquiète pas ? On continue à s'auto congratuler ? Ils ne savent pas encore que la crise de la santé est due à la politique d'austérité imposée par Bruxelles ? L'information n'est pas mon métier, mais j'ai l'impression d'être mieux informée que ces soi-disant spécialistes. Ils ne savent pas encore que ça fait trente ans qu'on a amorcé la disparition de nos services publics ?
Qu'est qu'il est mal à l'aise le pauvre journaliste obligé de propager les éléments de langage du GVT macroniste.
6eme puissance économique, number One pour les dividendes reversées aux actionnaires, mais 15eme place pour la santé, et tout va bien ???? Avec ces discours merdiques qui se généralisent, je ne comprends plus que nous soyons tous sur la même planète, que nous ayons tous les même valeurs...
Oh, le gros lourdeau de journaliste : 'la sécurité sociale" c'est gratuit donc ça coûte cher (c'est pas gratuit puisque nous cotisons tous). Il est con ou il le fait exprès. Par contre les mutuelles, elle c'est sûr, elles ne le sont pas et ça coûte bonbon (quand on peut se la payer donc privatiser la SS reviendra plus cher à tous).
ouah, comment elle te l'a torché le petit journaliste mâle représentant de la macronie en tant qu'il prend les gens pour des incultes !
La SECU gérée par les "feignants de fonctionnaires" dixit les oligarques coûte moins cher que les assureurs qui s'auto-nomment mutuelles. La raison en est simple la SECU n'a pas à payer son actionnaire. Posez bien les bonnes questions mesdames et messieurs les journalistes que je nomme "visibles". Vous n'en avez plus le courage? Nombre de vos anciens l'avait, ils n'en sont pas morts. La France n'est pas encore l'Arabie Saoudite.
 
L'age de la durée de vie recule dans les pays industrialisés !
 
Bravo Docteur Sabrina, j'espère que vous serez reçu sur des plateaux Tv. Bon, j'en doute

LE YEMEN.. VOUS CONNAISSEZ ? LA FRANCE PREMIER VENDEUR D'ARMES DE L'ARABIE SAOUDITE

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42% des Britanniques ne savent pas qu'il y a une guerre au Yémen, qu'en est-il des Français ?

Une enquête menée par Human Appeal et YouGov révèle que 42% des Britanniques ignorent qu'une guerre a lieu actuellement au Yémen. RT France est allé à la rencontre de quelques Français pour les interroger sur ce conflit.

42% des Britanniques ne savent pas qu'une guerre fait rage au Yémen. C'est ce que révèle une étude menée conjointement par l'ONG britannique Human Appeal et le cabinet d’études de marché YouGov.

Le sondage, qui a eu lieu les 16 et 17 octobre, a révélé que, lorsqu'on demande aux Britanniques : «Selon vous, lequel des pays suivants est actuellement ou a été impliqué récemment dans un conflit armé ?», seuls 58% d'entre eux ont choisi le Yémen parmi les dix options possibles.

Human Appeal, l'une des principales ONG britanniques actives au Yémen via des projets d'accès aux soins, à l'eau potable et à l'aide alimentaire, a qualifié les résultats de «surprenants», sachant que le Yémen se trouve au bord d'une «famine catastrophique» résultant du conflit dans lequel est notamment impliquée l'Arabie saoudite.

Une situation guère meilleure en France ?

Si cela n'équivaut pas à une étude scientifique, RT France est allé à la rencontre de Français dans les rues de Paris. Les citoyens sont-ils conscients qu'une guerre a lieu au Yémen et que la France est impliquée dans ce conflit via des ventes d'armes à l'Arabie saoudite ?

Si certains ont une idée précise de ce qu'il s'y passe, plusieurs ignorent tout de cette guerre... voire même du pays.

Quant à la question de la vente d'armes par la France à l'Arabie saoudite, deux Parisiens interrogés semblent être au courant de cette problématique. Un premier s'oppose à ce commerce qui, selon lui, ne rapporte pas grand chose en termes financiers à la France, tandis qu'un autre estime que la vente d'armes «représente des milliers d'emplois en France» et qu'il faut donc mesurer l'impact de l'arrêt éventuel de ce commerce.

Une couverture médiatique insuffisante du Yémen?

Pour expliquer le désintérêt du grand public pour la situation au Yémen, Charles Lawley, coordinateur britannique pour Human Appeal, a comparé les chiffres recueillis dans l'étude menée par YouGov sur le Yémen avec, notamment, ceux sur la Syrie ou l'Afghanistan : «Le conflit au Yémen fait rage depuis trois ans et demi, mais deux Britanniques sur cinq n’en ont jamais entendu parler tandis que 77% de la population est au courant du conflit en Syrie et 63% de la situation en Afghanistan.» Et le militant de pointer la responsabilité des médias dans ce manque d'informations : «Cela pourrait être dû au fait que le public britannique est moins susceptible de consommer des informations relatives aux affaires étrangères et que, comparativement, le conflit au Yémen n'a pas reçu beaucoup de couverture, en particulier par rapport à la Syrie, ou que le conflit est complexe et qu'il ne se joue pas comme un film hollywoodien où l'on sait clairement qui sont les bons et les méchants.»

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LA FRANCE EST L'UN DES PREMIERS VENDEURS D'ARMES

DE L'ARABIE SAOUDITE

La ministre des Armées, Florence Parly, interrogée le 30 octobre sur BFMTV, s’est employée à exonérer la France de toute responsabilité dans la guerre au Yémen à laquelle participe la coalition menée par l'Arabie saoudite depuis 2015. Des propos contre lesquels s’inscrit en faux Hélène Legeay, consultante en droits humains, interviewée par RT France. «La France est l'un des premiers vendeurs d’armes de l’Arabie saoudite», rappelle-t-elle.

En France, la ministre des armées Florence Parly a également souhaité la fin du conflit mais s'est employée le 30 octobre à minimiser l'implication de la France dans la guerre au Yémen, assurant que Paris était un «modeste» fournisseur d'armes au royaume wahhabite. Mais la consultante en droits humains Hélène Legeay, interrogée par RT France, donne une tout autre interprétation du volume de matériel militaire que l'Hexagone fournit à l'Arabie saoudite : «En 2017, il y a un record toutes années confondues de livraisons d'armes, comme l'atteste le rapport annuel du ministère des Armées», révèle-t-elle. Sur les 5,2 milliards d'euros d'armes livrées par la France en 2017, 1,38 milliard d'euros concernaient l'Arabie saoudite.

Emmanuel Macron à Bruxelles, mars 2018, illustration

Trois Français sur quatre désapprouveraient les ventes d'armes à la coalition saoudienne au Yémen

Nous vendons des armes à des partenaires qui sont engagés comme nous dans la lutte contre le terrorisme

A entendre la ministre, les ventes auraient pour objectif de garantir la sécurité de la France. «Si on vend des armes, c'est qu'il y a des raisons sérieuses, comme une raison de sécurité géopolitique [...] Nous vendons des armes à des partenaires qui sont engagés comme nous dans la lutte contre le terrorisme», a précisé le chef des Armées, insistant sur le caractère légal des ventes, l'autorisation n'étant selon elle «délivrée [qu'] après un examen extrêmement rigoureux et minutieux».

Selon la chef des Armées, la France n'est pas non plus impliquée dans les morts civiles provoquées par le conflit yéménite, qui constitue la pire crise humanitaire actuellement dans le monde, selon l'ONU. «Nous avons vendu il y a longtemps des armes à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis», assure-t-elle. «Les armes que nous avons vendues récemment à l'Arabie saoudite ne sont pas utilisées contre les populations civiles, à ma connaissance», a-t-elle estimé.

1,38 milliard d'euros en 2017 : une livraison «modeste» ?

Ces propos sont battus en brèche par la consultante Hélène Legeay : «Madame Parly se retranche toujours derrière le même argument, consistant à dire que la France a fourni des armes il y a 20 ans. Or nous reprochons ce qui a été fourni depuis le début du conflit» avec le Yémen. «En 2017, il y a un record toutes années confondues de livraisons d'armes, comme l'atteste le rapport annuel du ministère des Armées», révèle-t-elle. Sur les 5,2 milliards d'euros d'armes livrées par la France en 2017, 1,38 milliard d'euros ont pris la direction de l'Arabie saoudite.

 

Les Misérables : le retour

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Par Nadia Le Brun

Réagissant au plan pauvreté annoncé par le gouvernement, la journaliste et écrivain Nadia Le Brun revient sur la paupérisation de la société française au cours des 40 dernières années et la méconnaissance d'Emmanuel Macron de cette dernière.

«Misère, misère! Peut-être qu’un jour ton président sentant monter notre colère. Misère, Misère ! Alors, il s’en mordra les dents,» chantait Coluche en 1978. Pourtant, cette année-là, les Français étaient bien mieux lotis qu’aujourd’hui. Le taux de croissance était de 4%. La France comptait moins de 1,4 million de chômeurs. En 1979, selon l’INSEE, il y avait 1,213 million de ménages pauvres.

Quarante ans plus tard, ce sont 8,8 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté – avec 1 026 euros par mois en 2016. Selon une étude du ministère de la Santé réalisée la même année, 4,15 millions de personnes touchaient des minima sociaux comme le RSA, le minimum vieillesse, l’allocation aux adultes handicapés…

Avec un record de 5,66 millions de chômeurs, c’est donc plus de 10 millions de personnes qui vivent dans la précarité. La situation est alarmante, la nation pessimiste, l’ambiance morose, l’atmosphère anxiogène. Un constat désolant que chacun d’entre nous fait tous les jours. Une déprime française confirmée par le sondage Odoxa pour RTL du 27 septembre dernier où 86% des Français estimaient avoir perdu du pouvoir d'achat dans les douze derniers mois, et 82% prévoyaient en perdre dans l'année qui vient. A juste titre, avec la hausse de la CSG, et celle du prix des carburants – un plein coûte en moyenne 100 euros !

Si par le passé, nos politiques en place savaient que la mondialisation avait un coût, celui de sacrifier la classe ouvrière, il s’avère que l’idéologie libérale et sans doute l’opportunisme électoraliste de nos gouvernants ont appauvri d’autres catégories socio-professionnelles comme les agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d'entreprise également touchés par la pauvreté à 23%, toujours selon l’INSEE.

Une personne sur cinq déclare ne pas être en mesure de s’alimenter sainement.

Malgré les prestations et protections sociales dont nous bénéficions en France, parmi les 1,8 millions de familles monoparentales, 34,9% sont défavorisées. En France, trois millions d’enfants sont touchés par le fléau de la pauvreté. Seuls 5% d’entre eux sont accueillis à la crèche contre 22% des plus favorisés, ce qui les pénalise au niveau du langage et entraîne d’autres problèmes : à l’âge de quatre ans, ils ont entendu 30 millions de mots de moins que les enfants issus de milieux aisés ; ils ont six fois plus de caries que les autres. Et pour cause. Quand on sait qu’une personne sur cinq déclare ne pas être en mesure de s’alimenter sainement – c’est-à-dire de faire trois repas par jour – selon le baromètre du secours populaire ; que 19% des parents reconnaissent ne pas  avoir les moyens de payer la cantine ; ou que les plus précaires renoncent aux soins médicaux, on attend beaucoup du plan pauvreté annoncé en septembre dernier par le gouvernement.

Le président Macron débloque ainsi une enveloppe de 8 milliards d’euros pour les quatre prochaines années, avec des aides dirigées vers la petite enfance, des subventions accordées aux enfants dans les cantines ou l’annonce d’un revenu universel d’activité… déclarant toutefois : «Si nous voulons que la pauvreté ne soit plus une impasse définitive, nous devons aussi permettre à tous de retrouver le chemin du travail, […] parce que le travail procure un salaire, un revenu, bien sûr, parce qu’il ouvre la porte à une vie sociale plus dense, plus riche, parce qu’il donne une fierté, une place dans la société et qu’il permet l’émancipation et la mobilité sociale.» En d’autres termes, sa stratégie de lutte contre la pauvreté passera par l’emploi.

RT France
 
@RTenfrancais
 
Comprendre la crise agricole en en un chiffre : 1 agriculteur sur 3 vit avec moins de 354 euros par mois
 
 
Qu’en pensent les Français lorsqu’on les interroge sur le positionnement du président ? Force est de constater qu’ils sont désabusés et n’accordent plus aucun crédit à ses déclarations, au regard des coupes budgétaires prévues dans le projet de loi de finances 2019, avec notamment la suppression de 2 100 conseillers de la caisse d’allocations familiales et de 800 conseillers à Pôle EmploiIls s’estiment laissés pour compte et voient derrière ce plan de pauvreté, une manœuvre  politique.

Au fur et à mesure que mon patron milliardaire s’enrichit, nous, ses salariés, nous nous paupérisons.

Tiago, employé dans un supermarché : «Je fais partie des nouveaux pauvres. J’ai toujours travaillé pour nourrir ma famille mais je n’arrive plus à joindre les deux bouts. Ce plan pauvreté me donne l’impression d’une charité publique. Je suis dans la même boîte depuis plusieurs années sans avoir été augmenté. Au fur et à mesure que mon patron milliardaire s’enrichit, nous, ses salariés, nous nous paupérisons. C’est un problème de fond auquel le président des riches ne risque pas vraisemblablement de s’attaquer.»

«La crise a bon dos, réagit Sylvie. Je bosse pour une grande enseigne qui profite du système en me faisant cumuler des CDD, espacés de périodes de  chômage. C’est illégal mais faute de boulot ailleurs, je n’ai pas d’autre choix que d’accepter. Je gagne 1 150 euros, j’ai deux heures de trajet par jour, j’élève, seule, mes deux enfants, je perçois des aides sociales mais je suis pauvre. Heureusement que mes parents, malgré leur faible revenu, m’aident.»

«Qu’est ce qu’il croit, Macron ? Que les Français préfèrent être assistés plutôt que de travailler ?», s’emporte Daniel, retraité, qui bricole à gauche à droite pour subvenir aux besoins de sa mère en  maison de retraite. Depuis 2012 où il a été conseiller à l’Elysée, ministre de l’Economie puis président, on voit bien que sa politique néo-libérale n’a donné aucun résultat. Qu’il revoit sa feuille de route, afin d’augmenter la croissance pour plus d’emplois, des salaires décents et une mobilité qui fonctionne Au lieu de s’en prendre au petit peuple, il devrait exiger notre dû à des groupes comme Airbnb qui ne paie que 161 000 euros d’impôts en France ou Google, Facebook, Amazon, Apple qui font leur beurre sur notre dos sans respecter les lois fiscales de notre pays. Son plan de 8 milliards, c’est un ajustement et certainement pas la solution pour redynamiser la société française.»

La colère gronde. Le clivage entre une France d’en haut et une France d’en bas revient dans toutes les bouches à l’évocation d’Emmanuel Macron. L’inquiétude s’exprime dans notre territoire où la pauvreté touche autant la population, où le niveau du chômage concerne 1/3 des actifs, où le nombre d'allocataires du RSA et autres aides sociales atteint des records. Sans parler du socle majoritaire représentant les classes moyennes qui se précarise et dont les conditions de vie se détériorent. Cette  catégorie qui intégrait l’ouvrier au cadre est désormais déclassée, désorientée, appauvrie. Cependant, les politiques s’adressent à elle comme à des cadres sup sans avoir perçu, entendu, compris sa mutation.

La démocratie n’est pas une entreprise, et ne se gère pas comme telle.

Cette méconnaissance de la majorité des Français n’augure rien de bon pour la démocratie qui n’est pas une entreprise, et ne se gère pas comme telle. Le peuple attend du chef de l’Etat écoute et prise de conscience de ses réalités. Il espère confiance et protection. Il veut le voir mener un projet politique équitable, plus ambitieux que celui, désuet de la mondialisation et du libéralisme ; il souhaite voir déminer les zones de non droit et dynamiser les régions où la pauvreté est concentrée ; en un mot réguler l’économie et les flux migratoires. Agir et fédérer. Pour aspirer à un avenir meilleur.

 Les Misérables : le retour

 A Paris, un sans-abri est assis sur des couvertures posées à même le sol. © Philippe Wojazer Source: Reuters 

«Quel mépris !», «une honte !» : les politiques fustigent l'échange entre Macron et un jeune chômeur

Pendant les journées du patrimoine, Emmanuel Macron a rencontré des Français à l'Elysée. A l'un d'eux, il lui a conseillé de changer de secteur et de «traverser la rue» pour trouver un emploi. Une leçon jupitérienne qui a (encore) fait réagir.

Le 15 septembre, Emmanuel Macron a profité des journées du patrimoine dans la cour de l'Elysée pour un bain de foule traditionnel. Lors d'une discussion avec un chômeur, en quête de travail dans l'horticulture, le président français lui a conseillé de changer de secteur pour se réorienter dans l'hôtellerie, la restauration ou le bâtiment. Le chef de l'Etat lui a également assuré qu'il suffisait de «traverser la rue» pour trouver un emploi.

Eric Coquerel
 
@ericcoquerel
 
 Sur le fond c’est toujours la même rengaine libérale qui veut que les responsables du chômage sont les chômeurs, sur la forme c’est un mépris de caste insupportable. est le président des riches et du mépris du peuple

Autre parlementaire LFI, Bastien Lachaud s'insurge de la proposition faite par Emmanuel Macron : «Distance ? Salaire ? Qualification ? Peu importe, ils doivent juste travailler ! Honteux !»

Bastien Lachaud
 
@LachaudB
 
 Voilà les "offres d'emplois raisonnables" qu'Emmanuel fera proposer pour priver les gens de leur Distance ? Salaire ? Qualification ? Peu importe, ils doivent juste travailler ! Honteux ! Jean-Luc Mélenchon
 
@JLMelenchon
 
 

invite 6 millions de personnes à traverser la rue pour avoir du boulot. Pour lui, les chomeurs sont coupables de leur chômage. Où vit cet homme ? Qui a jamais insulté plus odieusement les Français en difficulté ?

 
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