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13/05/2017

LE MARIAGE EN CHALOSSE (Landes) : le saviez vous ?

Les prochaines rencontres inter-générationnelles auront lieu au Café de la Paix, le dimanche 14 Mai à 10H30 et le Dimanche 18 juin à 10H30.

Ces rencontres permettent à tous les passionnés de notre village et des alentours d'échanger et de se remémorer l'Histoire de Habas, d'Antan à nos jours.

Organisé par l'Association Culture et Loisirs de Habas.

RENCONTRES INTER GENERATIONS 2EME TRIMESTRE
LE THEME EN EST LE MARIAGE
apparemment
Alors j'ai pris un peu d'avance
quelques extraits de mes almanachs landais

 

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Selon la tradition en CHALOSSE, chaque demande en mariage faisait l'objet d'un repas chez la future mariée.

 

Il y a de cela un siècle, la tradition dans les Landes voulait que l'amoureux transi était convié, accompagné de ses parents, à s'attabler chez les futurs beaux-parents. Le repas se déroulait, de l'entrée au dessert. A cette issue, la décision des parents de la belle était fixée par ... une assiette de noix. Ainsi, si la demande en mariage était refusée, seuls les fruits à coque, alors disposés sur la table, pouvaient consoler le malheureux. 

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Si le père de la fille acceptait de "causer" on allait chercher la longue de vin.

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Le repas terminé, les amies de la fiancée s'amusaient à éparpiller par la cuisine les cendres du foyer, que la jeune fille devait, au fur et à mesure, balayer et ramener dans l'âtre. De là l'expression : ha brase, "faire de la cendre" signifiant "faire les accords".

C'était au temps du Carnaval que les mariages étaient les plus nombreux, le clergé exigeant pendant l'Avent et le Carême une rétribution plus élevée.

Les mariages célébrés en mai étaient, dit-on, malheureux. La coïncidence du mariage simultané de deux frères et de deux soeurs passait, également, pour être de très mauvais augure.

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Les jeunes filles devaient, avant le mariage, confectionné le trousseau. Quelques jours avant le mariage, le futur marié, se rendait au domicile de sa fiancée pour lui remettre divers cadeaux qu'il avait apporté (dé, ciseaux, etc.).

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Il lui passait alors une ceinture autour de la taille ; cela s'appelait "ceinturer la noce".

Lorsqu'une jeune fille n'était pas en mesure de se procurer les objets nécessaires à son trousseau, il était de tradition en CHALOSSE, qu'elle pouvait aller de maison en maison quêter le lin. Et, la quenouille chargée de ce lin à la main, elle filait ou avait l'air de filer le long de la route.

Les invitations au mariage se faisaient par l'intermédiaire d'un voisin ou d'un ami, le casse-can (chasse-chien). Il battait la campagne pour convier les parents, les amis, à assister à la messe et à la fête. Chaque famille invitée lui remettait un bouquet ou un ruban, signe qu'il s'était acquitté de sa mission.

C'était souvent le premier voisin "lou permé bésin" qui jouait le rôle de "cassecan" et "d'imbitedous". Ils se déplaçaient par groupes de deux, ils étaient munis de bâtons, afin de se défendre contre les chiens des diverses propriétés. D'où le nom de casse-can - chasse-chien-.

Dans les demeures, ils buvaient un verre, le traditionnel "piquepoult" et la donzelle invitée ornait la canne de "l'imbitedous" d'un ruban, généralement de la couleur de la toilette prévue pour le jour du mariage.

Deux ou trois jours avant le mariage, le "porte-leyt" ou "porte-lit" consistait en un transport du lit et de l'armoire, chez le fiancé. Le "nobi" avait fourni le bois du lit et la "nobi" la garniture. L'armoire provenait de chez la fiancée. Toutes ces cérémonies étaient agrémentées de chants en gascon.

Concernant le costume de mariage, les hommes se mariaient toujours en béret.

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Les femmes portaient soit un mouchoir, soit une couronne de fleurs d'oranger ou de fleurs artificielles.

Le père de l'épouse place la couronne sur la tête de sa fille, en présence des donzelles et des donzelons désignés par le fiancé. Le premier donzelon du fiancé procède ensuite, au cintrage de la nobi : il attache une belle ceinture de soie blanche à la taille de l'épouse.

Il était de coutume de cacher une pièce de monnaie dans l'empeigne du soulier de l'époux, et neuf grains de mil dans celle de la chaussure de l'épouse (ce geste symbolique signifiait que le mari devait subvenir aux besoins du ménage et la femme soigner la basse-cour).

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Les grains de mil constituaient également un rite de défense contres les sorcières qui ne pouvaient nuire à l'épousée qu'après avoir compté les grains, opération qui les occupait jusqu'à la fin de la cérémonie, écartant ainsi les sortilèges.

 Au passage du cortège, en direction de l'église, des amis ou des parents offraient des rasades de piquepoult.. La fiancée entrait dans l'église au bras de son parrain et s'agenouillait à côté de son fiancé, en prenant soin de placer, sous les genoux du nobi, un peu de sa robe.

Durant le repas de noce, les nouveaux époux faisaient le tour de la table et trinquaient avec tous les invités.

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Dès qu'ils avaient regagné leur place, le parrain et la marraine, profitant  de l'inattention générale, subtilisaient les verres des mariés et jetaient le vin qui avait servi à trinquer, afin que quelque ami malveillant ne puisse l'utiliser pour quelque sortilège.

Le festin avait lieu soit dans la maison, soit dans les chais, pour les familles aisées.

C'était l'occasion de montrer aux invités que l'on possédait quelques biens. Draps blancs, fleurs, guirlandes de buis et de feuilles de laurier, décoraient à merveille la salle de réjouissances.

Dans certaines familles, chaque invité pouvait apporter son "écot" sous forme de victuailles ou de vin. Le menu se composait souvent d'un potage gras -avec le jus de poule farcie-, du boeuf aillé, d'un plat de sauce relevé "L'alicot" préparé avec des foies, des gésiers et les abattis de volaille. Venaient ensuite les rôtis, le tout arrosé de vieilles bouteilles mises en réserve dans les métairies. Le banquet se terminait par la tarte feuilletée et le pastis.

Après le repas très copieux, pendant que les invités dansaient tard dans la nuit, au son de l'accordéon et du tambourin, avec polka, mazurka, scottisch, quadrille... la mariée était conduite à la chambre nuptiale par un ou deux contre-époux (invités) et par la couturière, qui l'aidaient à se déshabiller.

Une heure après le coucher des mariés, les contre-époux (invités) frappaient à la porte et pénétraient dans la chambre, apportant un saladier contenant du vin chaud agrémenté de sucre et de cannelle, dans lequel nageait une tranche de pain grillé, la roste, pour retrouver quelques vigueurs.

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Les époux buvaient ce vin et trinquaient avec les contre-époux. Plus tard le vin a été remplacé par du thé.

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Un concert bruyant "le charivari" était offert aux veufs ou veuves remariés avec casseroles et chaudrons.

DES CAVALIERS DU FROID AUX SAINTS DE GLACE / le saviez-vous ?

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Qui n'a jamais dit "Mi-mai, queue d'hiver".

Ces résidus, on les appelle les saints de glace

et le tiercé gagnant se situe les 11,12 et 13 mai

avec Mamert, Pancrace et Servais.

Cavaliers du froid

Appelés aussi grands chevaliers. Ils s’échelonnent du 23 avril au 6 mai.

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En mai, si à l'horizon se dessinent les douces températures du printemps, quelques résidus de la rude saison sont susceptibles par surprise de nous jouer de vilains tours. Ils n'ont pas été froids cette année. Mais il est vrai qu'en général un certain abaissement de la température se produit au milieu de mai.

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Les météorologistes expliquent cela, comme ils expliquent aussi tous les autres phénomènes atmosphériques. Il sont, on le sait, réponse à tout et, si leurs commentaires sont parfois aussi arbitraires que leurs pronostics sont hasardeux, du moins ne restent-ils jamais coi.

L'imagination populaire non plus ne reste jamais coi. Elle aussi, a réponse à tout. Il fait froid au milieu du joli mois de mai. Alors, elle dit: -Ce sont les saints de glace! Les météorologistes disent: C'est la lune rousse! Il y a peut-être quelque prudence à ne pas croire l'une de ces deux explications infiniment plus démonstrative que l'autre et à réserver autour des phénomènes un peu d'incertitude, une marge où noter des restrictions.

S'il y a tant de mystère dans les événements d'ici-bas et si la pluie, le vent, l'arrivée de la neige, le froid, les belles soleillades, les splendides chaleurs n'ont pas dit à l'oreille des savants leur dernier mot, il y a une fine sagesse à considérer la nature sans arrogance. Le sage ne fait pas trop de différence entre une explication météorologique par la lune rousse et le naïf témoignage des bonnes gens qui attribuent aux saints Mamert, Pancrace et Servais des volontés habituellement glaciales.

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 Ils sont trois saints. On les rend coupables d'apporter du froid à la mi-mai. De nos jours, ces fameux saints de glace ne laissent aucun jardinier indifférent: prenez garde, attendez avant de planter tomates ou fleurs nous conseillent les experts!
Autrefois implorés pour protéger les plantations des agriculteurs et sourds à leur prière, semble-t-il, on les a soupçonnés d'être ceux qui font apparaitre les gelées tardives.

Les SAINTS DE GLACE sont aussi appelés  “marchands de vin” pour leurs mauvaises manières faites aux vignes. Saints aux patronymes peu usités : Mamert (11), Pancrace (12), Servais (13). Il faut y ajouter Boniface le 14. « Saint Servais, Saint Pancrace, Saint Mamert/Font tous les trois un petit hiver », dit un dicton du Bourbonnais. Mais attention, il y aura saint Urbain le 25, il tient l’avenir dans sa main. Soit il brise la glace et l’été vient, soit il gèle tout…

 

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La lune rousse.

C’est la lunaison qui suit le dimanche de Pâques. Elle est donc très tardive cette année, du 26 avril au 25 mai. En raison des nuits claires qu’elle promet, elle est propice à accompagner les gelées blanches à l’aube. Et on vous dira dans le Velay : « L’hiver n’est point passé/Que lune rousse n’ait décliné. » Ce sera alors Saint Urbain (le 25 mai) et son dicton réjouissant : « Soleil de Saint Urbain/ Pormet année de bien. »

 

Aujourd'hui dans le calendrier point de trace de ces saints: ils sont remplacés par sainte Estelle, saint Achille et sainte Rolande.

L'église catholique a souhaité abandonner ces saints liés aux inquiétudes agricoles, mais sur certains almanachs, on peut encore trouver les noms anciens associés aux plus récents

 

 

05/05/2017

LE CHARIVARI ... le saviez-vous ?

Le charivari est une coutume amusante que l'on retrouve dans plusieurs régions.

C'est un acte destiné à dénoncer publiquement, sur le ton de l'humour, une histoire privée contraire aux bonnes moeurs ou à la morale.

*

 

J'ai autrefois employé ce mot au sens de vacarme, boucan, sans en connaître l'origine qui remonterait au MOYEN-AGE

 

(Histoire) Au Moyen Âge, bruit tumultueux de poêles, chaudrons, etc., accompagné de cris et de huées, que l’on faisait à la suite d’un mariage jugé mal assorti ou inconvenant, par exemple dans le cas de veufs ou des veuves âgées qui se remariaient.

 

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(Par extension) Tout bruit par lequel des gens attroupés témoignent à quelqu’un leur désapprobation.

 (Figuré) Toute sorte de criailleries, de querelles.

(Par extension) Musique bruyante et discordante.

  • Ce fut d’abord un long charivari de basses ronflant, de violons grinçant, de pistons trompettant, de flûtes et de flageolets qui piaulaient. (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1867)

 

"moi je l'ai fait, j'ai participé à un charivari " qu'il a dit mon ami landais, avec un veuf 

-Ah bon ? oh quand même !

"On n'avait pas la télé, il fallait bien s'amuser" renchérit son épouse.

 

C'est une vieille coutume gasconne dont la plus ancienne trace se retrouve sans doute dans un texte mentionnant parmi les usages, statuts et foi de gabarret ** que "celui qui sera surpris avec une femme mariée sera mis en prison et paiera l'amende au seigneur et au mari pour moitié" et que "si un homme marié est surpris avec une fille, ils courront la ville ensemble".

 

Toujours est-il que lorsque quelqu'un -homme ou femme- était pris en faute, les jeunes du village se rendaient en bande au domicile du coupable, menant un chahut infernal en frappant sur de vieilles casseroles ou en jouant d'instruments de musique.

S'il s'agissait d'un veuf ou d'une veuve qui se remariait -où est pourtant la faute ?- le charivari n'en était que plus vigoureux. Après le concert on plaçait la victime à califourchon sur un âne, la tête tournée vers l'arrière-train et on la promenait dans le village en l'accablant de quolibets et de plaisanteries.

La tradition du charivari s'affadit peu à peu : au début du siècle on se contentait de mettre le coupable à l'amende d'une tournée générale au café du village. Puis la coutume finit par disparaître.

 

** Commune située en Armagnac sur les routes (route nationale 656 et route nationale 524) entre Cazaubon et Nérac et sur l'itinéraire à Grand Gabarit.

Gabarret connut un triste sort en 1569 lorsqu'elle fut ravagée par des protestants. Gabarret n'a ensuite pratiquement rien gardé de son ancienne église et de son monastère. Seule la maison du Gabardan résista à ces troubles.

 

 

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http://remydelavingeanne.blog.lemonde.fr/2010/04/30/la-tradition-du-charivari-du-premier-mai-et-la-pose-du-mai/

La tradition du charivari du premier mai et la pose du mai

 

  1. La tradition du charivari (chambardement), du premier mai remonte à l’époque préchrétienne, elle s’accompagne de la pose d’un mai, posé devant les maisons dans lesquelles  des jeunes filles résident. Le charivari consiste, en principe, pour les jeunes garçons à ramasser ce qui traine dans les rues du village et à déplacer sur la place du village généralement, un assemblage d’objets variés.

La tradition au fil du temps dans la vallée de la Vingeanne, comme ailleurs, s’est quelque peu modifiée. Au départ, il s’agissait pour la pose du mai, d’honorer les jeunes filles à marier, généralement par  la pose d’une branche de charme. Dans le passé, tout un langage a existé, transmis par la tradition orale, le charme pour les filles charmantes, le sapin pour les filles indignes, l’épine pour les revêches, le cerisier pour les filles peu farouches… . Normalement les jeunes filles devaient « arroser » leur arbre de mai en  offrant à boire aux garçons en remerciement de cette délicate attention, dans le cas où elles étaient satisfaites. De nos jours, les jeunes filles ont tendance à se réunir collectivement à  la salle des fêtes locale afin de célébrer cet évènement avec les gars des villages environnant. Les jeunes ayant intégré l’esprit communautaire tournent dans les villages du canton et ne restent plus dans un seul lieu. De plus, de très jeunes filles  voire des enfants ont pu percevoir un mai, c’est une modification des règles ancestrales.

En ce qui concerne le chambardement, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes gens ont semblent il, là aussi fait évoluer la tradition au fil du temps en élargissant le choix des objets ramassés. A l’origine, il s’agissait essentiellement du déplacement d’un matériel agricole plus ou moins léger laissé négligemment par certains agriculteurs au bord de la chaussée. Ces dernières années, les habitants ont été obligés de venir chercher sur la place : bancs, portiques, salons de jardins, portails, volets… . Afin de se saisir de ces biens, les entrées dans les propriétés se sont multipliées.

La population dans les villages a changé, les résidences secondaires, la rurbanisation, l’apparition d’une population d’origine citadine a provoqué un changement d’attitude vis à vis de cette tradition au départ bien sympathique.

Les dégradations et les violations de propriétés privées ont fait l’objet de dépôts de plainte auprès de la gendarmerie. Certaines municipalités ont pris des arrêtés interdisant le charivari du premier mai.

Est-ce la fin d’une tradition?

 

 

 

Le Club de Mediapart

Charivari et ferblanterie

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 L'honorable corporation des ferblantiers n'y est pour rien, mais la Ve République et son régime présidentiel pourraient très bien disparaître dans un charivari de concerts de casseroles.

   Charivari et concerts de casseroles ont partie liée depuis fort longtemps. Aujourd'hui encore, il arrive que certains garnements attachent des boîtes de conserve ou des casseroles à la queue d'un chien lequel, gêné et affolé par le bruit, se met alors à courir en tous sens, déclenchant ainsi le tintamarre. Mais la chose remonte à beaucoup plus loin.

   Les concerts de casseroles sont apparus en France il y a près de deux siècles, dans les années 1820. Sous la Restauration et le règne de Charles X, les Républicains d'alors, évidemment bien différents de ceux d'aujourd'hui, y recouraient déjà  pour brocarder les monarchistes. La coutume de ces concerts aux sonorités métalliques se poursuivra après la Révolution de 1830, sous le règne de Louis-Philippe. Étaient alors visés les députés de la nouvelle Chambre accusés d'avoir trahi les idéaux des glorieuses journées révolutionnaires de Juillet 1830, celles immortalisées par Eugène Delacroix dans La Liberté guidant le Peuple.

 

   Ces bruyants et assourdissants tintamarres d'instruments culinaires reprenaient eux-mêmes une tradition populaire remontant au XIVe siècle, celle des charivaris, où des cortèges de moqueurs allaient percussionner des chaudrons et agiter crécelles et claquoirs sous les fenêtres des curés et des bourgeois.

   On raconte que le charivari pouvait se poursuivre plusieurs jours durant, jusqu'à ce que, amende honorable, les personnes mises en cause acceptent, au minimum, de payer à boire lors d'une tournée générale, ou, plus humiliant, soient sommées d'enfourcher un âne à l'envers, tournées vers le derrière en tenant de la main la queue de l'animal, le tout sous les lazzis, les huées et les conspuations.

Horresco referens (je frémis en y pensant). On frémit aujourd'hui aux abords immédiats du manoir de Beaucé, à Sablé dans la Sarthe, ou dans les environs du château de Montretout, à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, on frémit à l'idée de la résurgence de telles mascarades.

... Mais ne nous arrêtons pas aux casseroles. Une chose est aujourd'hui centrale et incontournable : l'homme qui accédera, au soir du 23 Avril, au second tour de l'élection présidentielle face à Marine Le Pen et sera donc élu 15 jours plus tard, le sera ni en raison de son programme, ni en raison de sa personne. Ce sera un Président sans mandat. J'en tire la conclusion : l'Institution Présidentielle et la Ve République ont vécu.

 

...La Ve République connaîtra-t-elle la fin tragique de ses prédécesseurs ?

 Oui, connaîtra-t-elle une fin aussi tragique que la IIe, celle de 1848, renversée par un coup d'état ; la IIIe, en 1940, abolie par le Maréchal Pétain, le territoire occupé par l'ennemi ; ou la IVe, en 1958, capitulant devant les factieux d'Alger du 13 Mai ?

   Karl Marx le disait : « L'Histoire ne se répète jamais, ou alors comme une farce. À la Tragédie, succède la Comédie ». Nous ne sommes plus en 1958, l'armée n'est pas au bord du putsch et il n'y a plus d'homme providentiel. Tout simplement des casseroles.

    La farce d'aujourd'hui ne peut trouver son débouché que dans l'avènement de la VIe République.

NOTRE DAME DES CYCLISTES est née dans la tête d'un Habassais

On  lui avait offert une "petite reine" (bicyclette)  pour ses cinq ans quand il vivait à HABAS avec ses parents. Et c'est de là que tout est parti.

 

Grâce à la passion pour le vélo d’un prêtre des Landes, les cyclistes ont leur sanctuaire national.

Il l'utilisait même dans le cadre de son ministère et on raconte qu'il n'hésitait pas à faire le taxi-vélo pour ses ouailles lorsqu'elles se trouvaient dans le besoin, les embarquant sur son porte-bagages.

Sur place, les bénévoles qui l’animent suivent attentivement les étapes pyrénéennes du Tour de France où se sont écrites quelques-unes de ses plus belles pages.

 

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Si ce sanctuaire est là, c’est du fait de la passion pour le vélo d’un jeune prêtre exerçant ici dans les années 1950, le P. Joseph Massie. Aimant le sport, capable d’entraîner avec lui des jeunes pour de grandes randonnées cyclistes, il a eu l’idée de restaurer cette ancienne chapelle de son diocèse pour y créer un sanctuaire à l’image de celui qui existait déjà en Italie.

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N’étant pas le genre d’homme à qui on disait «non», il a su obtenir le soutien des autorités civiles et religieuses. Pour avoir l’aval du pape, il n’a pas hésité à se rendre à Rome en vélo. Et le 11 mai 1959, un décret de la sacrée congrégation des rites faisait officiellement de la chapelle de Géou le sanctuaire national des cyclistes.

 

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Le portail d’entrée
est original avec deux vélos Grand Bi réalisés en fer forgé.
On peut y lire deux inscriptions :
"Je suis l’Immaculée Conception" et "Aux cyclos évite l’abandon".

 

Il y eut d'abord le père, Gustave MASSIE, né le 26 janvier 1876 - Maison Jouanicouton - Habas,40290,Landes,Aquitaine,FRANCE. Puis le fils François Joseph né le 5 février 1912.

L'enfant d'HABAS,  devenu curé de Créon-d'Armagnac, de Mauvezin-d'Armagnac et de Lagrange, devait, le 22 août 1958,venir dire la messe, à laquelle devaient assister les enfants de la colonie. Une pluie aussi abondante que tenace interdisait tout déplacement jusqu'à Mauvezin distant de quelques kilomètres. ils trouvent ainsi  refuge dans une petite chapelle de campagne à GEOU, à quelques centaines de mètres. La chapelle est recouverte de lierre, envahie par la végétation.

 Ce brave homme eut « une distraction pendant la messe". L' idée lui est venue de faire ici"Notre Dame des Cyclistes", comme en Italie ! ».Résultat de recherche d'images pour "notre dame del ghisallo"

Statua di Coppi e Bartali nel piazzale del santuario della Madonna del GhisalloRésultat de recherche d'images pour "notre dame del ghisallo"Statua di Coppi e Bartali nel piazzale del santuario della Madonna del Ghisallo

Madonna del Ghisallo by Gustavo Victor Goler

 

Pour y être allé à vélo, l’Abbé Massie avait vu que, près du lac de Côme, une chapelle "Notre Dame del Ghisallo" était dédiée aux cyclistes depuis 1948 (après le tour de Lombardie). L’abbé en fit part à Monseigneur Mathieu, évêque d’Aire et de Dax. Tenace, l’abbé Massie s’en ouvrit aux sociétés cyclistes, à des champions du Tour de France et enfin au Pape. De tous, il rencontra aide et sympathie.

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L'abbé Massie avait fait le voyage jusqu'à cette chapelle pour en ramener la flamme consacrée et il avait fait le parcours de 1 500 km du retour en 1958 avec quelques compagnons de route en traversant les Alpes à vélo par le col de Tende.

Les talents cyclistes de l'abbé étaient déjà connus car il avait franchi le Tourmalet en soutane quelques années auparavant ce qui faisait de lui un Don Camillo français.

On put alors parer au plus pressé, réparer la toiture et nettoyer les abords. La chapelle avait trouvé un aspect plus décent.

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Avec l’approbation du  Pape Jean XXIII, l’inauguration eut lieu le 18 mai 1959.
C’était le lundi de Pentecôte.
 
Trois mois plus tard, André Darrigade fut sacré champion du monde. Il fut le premier grand champion international à offrir son maillot arc- en-ciel à la vitrine de la chapelle. Ce lieu saint reçut l'hommage du Tour de France.
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Le Tour de France est depuis passé quatre fois à Notre-Dame-des-Cyclistes : en 1984, 1989, 1995 et 2000. Il y a même eu un départ depuis Labastide-d'Armagnac le 9 juillet 1989.
Une première fois en 1984, les géants de la route passèrent devant Notre-Dame des Cyclistes au cours de l'étape Mont-de- Marsan-Pau. Apothéose en 1989. Ce fut le départ de l'étape Labastide-d'Armagnac-Pau du Tour de France du bicentenaire de la Révolution française.
 
Depuis, les chrétiens et les amateurs de la Petite Reine, célèbrent cet événement chaque année, le lundi de Pentecôte. Depuis, cette chapelle a vu défiler des milliers de cyclistes amateurs
 
Une randonnée de 35 km, libre et ouverte à tous est proposée ce jour-là. Une célébration religieuse en plein air réunit ensuite les pèlerins d’un jour qui se retrouvent naturellement autour d’un repas pris sur place.
Plus de 15000 visiteurs chaque année, se pressent pour découvrir l'incroyable collection de maillots, trophés et vélos.
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Les visiteurs découvrent émerveillés un lieu où la foi et le sport se côtoient, où les croyants et incroyants partagent un instant de vie, de rencontre et d’amitié autour de la « Petite Reine ».

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Dans la chapelle, plus de 600 maillots de champions, de clubs cyclistes et cyclotouristes sont exposés : Robic, Coppi, Bartali, Darrigade, Bobet, Anquetil, Poulidor, Merckx, Ocana, Anglade, Thévenet, Indurain, Virenque, Lemond, Hinault, Ulrich, Van Impe, Brochard, Musseuw, Armstrong, et bien d’autres encore...Roger Lapébie, Tom Simpson, Jean Stablinski

À la suite de la décision de l'UCI de lui retirer tous ses titres, le maillot de Lance Armstrong a été décroché le


Les vitraux sont des œuvres de l’ancien champion de France, Henri Anglade.

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C'est lui qui a conçu le dessin original représentant le cyclisme et qui a créé le vitrail.

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Ils représentent tour à tour, la Vierge Marie dans un Arc-en-ciel, Ocana sur son vélo, le chemin de Saint Jacques de Compostelle, la scène où Coppi et Bartalli échangent leur bidon et le duel Anquetil-Poulidor au Puy de Dôme en 1964.

L'ancienne chapelle de Géou se situe sur la commune de Labastide-d'Armagnac, dans le département français des Landes. Longtemps laissée à l'abandon, elle a été restaurée pour devenir le sanctuaire Notre-Dame-des-Cyclistes, le 18 mai 1959, actuellement musée du cyclisme

Le département des Landes compte comme autres sanctuaires sportifs les chapelles Notre-Dame-de-la-Course-Landaise à Bascons et Notre-Dame-du-Rugby à Larrivière-Saint-Savin.

Pour visiter : en mai, juin, septembre et octobre, tous les jours de 15 à 18 heures (sauf le lundi) ; en juillet et août tous les jours de 10 à 12 heures et de 15 à 18 heures sauf le dimanche matin et le lundi matin.

 

 

 

 

02/04/2017

BOUVREUIL OU PINSON ?

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Titre : La fauvette et le rossignol

Poète : Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794)

Recueil : Fables (1792).

Une fauvette dont la voix
Enchantait les échos par sa douceur extrême
Espéra surpasser le rossignol lui-même,
Et lui fit un défi. L'on choisit dans le bois
Un lieu propre au combat. Les juges se placèrent :
C'étaient le linot, le serin,
Le rouge-gorge et le tarin.
Tous les autres oiseaux derrière eux se perchèrent.
Deux vieux chardonnerets et deux jeunes pinsons
Furent gardes du camp, le merle était trompette.
Il donne le signal : aussitôt la fauvette
Fait entendre les plus doux sons ;
Avec adresse elle varie
De ses accents filés la touchante harmonie,
Et ravit tous les cœurs par ses tendres chansons.
L'assemblée applaudit. Bientôt on fait silence :
Alors le rossignol commence.
Trois accords purs, égaux, brillants,
Que termine une juste et parfaite cadence,
Sont le prélude de ses chants ;
Ensuite son gosier flexible,
Parcourant sans effort tous les tons de sa voix,
Tantôt vif et pressé, tantôt lent et sensible,
Étonne et ravit à la fois.
Les juges cependant demeuraient en balance.
Le linot, le serin, de la fauvette amis,
Ne voulaient point donner de prix :
Les autres disputaient. L'assemblée en silence
Écoutait leurs doctes avis,
Lorsqu'un geai s'écria : victoire à la fauvette !
Ce mot décida sa défaite :
Pour le rossignol aussitôt
L'aréopage ailé tout d'une voix s'explique.
Ainsi le suffrage d'un sot
Fait plus de mal que sa critique.

Jean-Pierre Claris de Florian.

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Titre : Le geai paré des plumes du paon

Poète : Jean de La Fontaine (1621-1695)

Recueil : Les fables du livre IV (1668).

Un paon muait : un geai prit son plumage ;
Puis après se l'accommoda ;
Puis parmi d'autres paons tout fier se panada,
Croyant être un beau personnage.
Quelqu'un le reconnut : il se vit bafoué,
Berné, sifflé, moqué, joué,
Et par messieurs les paons plumé d'étrange sorte ;
Même vers ses pareils s'étant réfugié,
Il fut par eux mis à la porte.
Il est assez de geais à deux pieds comme lui,
Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui,
Et que l'on nomme plagiaires.
Je m'en tais, et ne veux leur causer nul ennui :

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 Picture of Bouvreuil pivoine

un bouvreuil pivoine

je crois qu'il est de cette famille : un bouvreuil

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un pinson des arbres

http://www.oisillon.net/fr/apprendre-reconnaitre-oiseaux-de-jardin

 

 

 
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