04.10.2007

DESACCORD PARFAIT ou les mots qui tuent

Huguette, ma belle, tes désirs sont des ordres. Il y a des mots qui tuent, et d'autres qui enchantent... Les tiens par exemple !
 

 
 
  
 
DESACCORD PARFAIT

Si j’avais le pouvoir de faire
Que les mots soient toujours aimables
Je rayerais des dictionnaires
Les noirs desseins de leurs syllabes.


Plus d’aspostrophes inconvenantes,
D’exclamations  désobligeantes,
De ponctuations malveillantes,
Lancées par des bouches insolentes.

Je griffonnerais des accents
Plein de soleil sur nos voyelles
Qu’on épellerait en chantant
Voire en jouant à la marelle.

Plus de visages décomposés
A la lecture de "commérages",
De morsures et de cœurs blessés,
De vies brisées à l’étalage.

J’effacerais de nos lexiques,
Les mots nourris d’hostilité
Bardés de pointes et de piques ;
Dans nos chairs à jamais gravées.

Plus de pierres dans nos jardins,
De plates-bandes piétinées,
D’éclats de verbe entre coquins,
De points sur  des gueules chiffonnées.

S’il faut j’arrondirais les angles,
J’inventerais des mots nouveaux,
Je plaiderais ma cause aux anges,
Je ferais même des ronds dans l’O.

Pavés de bonnes intentions
Ils coulent de source à mes fontaines
Et voguent au gré de mes passions,
Toujours prêts à dire je vous aime.

Miche 4.10.2007


Elles sont pour vous... achetées au cours de balades... et toujours là, en attente ! mais ça va venir, je le sens... ELLES VONT PARTIR

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28.06.2007

SAUDADE

Repris dans"Toutes les Archives"... publié en 2006-03. Modifié l'ordre des strophes et la dernière ligne de la troisième strophe.

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SAUDADE ! SAUDADE !


Qu'elle me pardonne si je mens,

Je veux imaginer cela :

Elle a trébuché brusquement

 Sur la berge en mauvais état.




Faut s'incliner, c'était son choix
De mettre fin à ses douleurs.

Fragile et si forte à la fois,

Elle a chaviré dans l'horreur.

 

 

En apprenant l'insoupçonnable
La nouvelle nous a fait frémir.
Son absence est insupportable.
Qui aurait pu la retenir ?


 

 Je pense à elle, à ceux qui l'aiment,

Et je frissonne en écoutant

Le coeur serré et l'âme en peine,

De CESARE EVORIA son chant.

 

SAUDADE ... SAUDADE ... Mars 2002

03.06.2007

30. PETITE MERE

  Fête des mères, Fête des pères,

C’est une piqûre de rappel

C’est une douleur passagère

Un regard tourné vers le ciel.

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A l’encre rouge de ma peine

Sur un mot griffonné de larmes,

Juste le temps d'écrire " je t’aime"

Avant qu’elle ne rende les armes.

****

J’ai partagé des confidences

Reçu l’amour en héritage

Parfois me pèse le silence

De l’autre côté du rivage.

****

Je n’ai pas su la retenir

Redonner du baume à son cœur;

Accrochée à mes souvenirs

En manque d’elle, soudain je pleure

Miche

2.06.2007

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C'est juste un écrit. Pas de souci à se faire ... C"était, disons ... un besoin..

AUJOURD'HUI C'EST LA FETE...

02.06.2007

C'EST TOUS LES JOURS TA FETE

 

 

C'EST TA FETE AUJOURD'HUI MAMAN

Alors je pense  toi.

Tu ne le sais pas, mais je pense à toi.

Tu as tant tiré l'eau du puits

Brossé le linge au grand baquet,

Tant frotté la paille de fer

Et monté les seaux de charbon,

Que tu t'en es allée trop tôt

 Les traits tirés, les joues creusées,

medium_Denise_Maman_2174_modifié-1.jpgLe coeur usé.

Dans le linge frais repassé

Et dans le parquet bien ciré,

Tu leur cachais ta pauvreté.

Pas eu le temps de te confier

Tout l'amour que j'avais  pour toi

Malgré mes pleurs, mon insolence

Au moment de l'adolescence.

C'est ta fête aujourd'hui maman.

Enlace-moi que je t'embrasse !

BONNE FETE  MAMAN.

***

**

*

ET TOI PETITE SOEUR, C'EST TA FETE AUSSI.

Je sais, tu vas sourire

Et dans un grand éclat de rire

M'affirmer que c'est tous les jours ta fête.

Toujours courir, les bras chargés

Pour le "nourrir" et "l'entretien",

Pour attraper un train au vol.

Femme au foyer

Puis aux pourboires et pour manger.

Tu cours, tu cours.

Les yeux mouillés tu ris quand même.

Pour l'entourage, faut être gaie,

Faut être forte et disponible,

Faut surtout pas s'laisser abattre.

Allez petite soeur, lève un verre

Célébrons-les, célébrons-nous,

Femmes d'intérieur ou d'extérieur,

Et souvent des deux à la fois.

BONNE FETE PETITE MAMAN.

*****

**

*

DANS LA DISTRIBUTION DES PRIX

JE N'OUBLIERAI PAS MON AMIE.

Après trente ans de servitude

Son mari a bien materné,

Ses cinq enfants,  bien élevés.

Plus de mots tendres,

 De gestes doux

Et parfois même plus un regard.

Elle a lassé.

Elle s'est lassée.

Et puis cassée, elle est partie

Pour essayer de vivre libre,

Le coeur meurtri, sans comptes à rendre.

Elle n'a pas pu... elle n'a pas su ...

 Elle est de nouveau au bercail.

A l'habitude, on s'habitue.

BONNE FETE A TOI AUSSI MARIA.

Miche. 22.05.1986

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MICHE sur le pont d'Austerlitz, à 15 ans.. en mai 58. Maman rentrait de maison de convalescence après sa première opération du coeur. "à coeur ouvert" comme on disait à l'époque.

 

Sur la photo du haut, ma Denise et maman après sa seconde opération du coeur en 1966.

15.01.2007

26. VIEUX BOUQUINS

Dans les étagères en bois peint

De vieux bouquins ensommeillés

De leur torpeur sortent soudain,

Surpris d'être ainsi éveillés.

Telle la main qui les caresse

Ils ont subi le poids des ans,

Des tâches brunes de vieillesse

Au fil des pages marquent le temps.

Deux siècles ont traversé les lignes.

Les aïeux qu'on croyait partis

Sans un adieu ni même un signe,

Lentement renaissent à la vie.

Les visages d'autrefois s'animent

Au creux des feuilles engourdies

Et comme par magie s'illuminent

En revisitant les mots dits.

L'encre a séché depuis longtemps,

Mais Joséphine et George SAND

Encore plus belles au Bois Dormant,

Font battre le coeur des amants.

miche 15.01.2007

09.01.2007

25. LA MAISON DE GRAND-MERE

 

LA MAISON DE GRAND-MERE

On a refermé les volets

Sur le jardin abandonné.

On ne descendra plus l'allée

Qui nous menait au poulailler.

 

Le saule pleure près du figuier,

Et dans le chenil délaissé

Un tas de feuilles à ramasser.

Fanent les roses et les pensées.

 

On a retiré les tapis,

Les housses des fauteuils alanguis,

Décroché les rideaux jaunis,

Replié les draps sur le lit.

 

Les murs peints de mélancolie,

Les portes aux carreaux dépolis

Font grise mine aux tapisseries,

Dans le logis privé de vie.

 

C'était la maison en meulière,

Un verger extraordinaire,

C'était avant avant-hier,

C'était la maison de grand-mère.

miche (06.01.2006)

 

02.11.2006

24. TOUSSAINT

 

TOUSSAINT

 

Je n’irai pas fleurir vos pierres,

Je n’aime pas les cimetières.

DANS MON CŒUR CHAQUE JOUR JE SEME

MILLE BOUQUETS DE CHRYSANTHEMES.

Il paraît qu’au jardin là-bas,

Demeure paisible au dur trépas,

Il est doux de s’y attarder,

Se souvenir qu’ils ont été.


Je n’ai point besoin de repères
 

Pour sur vos tombes me recueillir.


C’EST D’INSOMNIES EN LARMES AMERES


QUE VOUS VIVEZ DANS MES SOUPIRS.


La plaie est à jamais ouverte


De déchirures en meurtrissures.


ET EN SECRET PARFOIS JE GUETTE


DE VOUS UN APPEL, UN MURMURE.


Aujourd’hui c’est l’automne,


Sans fleurs et sans couronnes

miche (2 novembre 1985)

04.08.2006

23. LES BLOGUEUSES DE NOTRE TEMPS




LES BLOGUEUSES DE NOTRE TEMPS

Elles ont l’art de nous émouvoir
Avec deux ou trois arrosoirs
Une huche à pain, quelques chatons,
Un poème, une glace au citron.

Elles exposent leurs aquarelles
Et leurs toiles nous ensorcellent.
Ports de pêche et fleurs de pavot,
Elles savent nous mener en bateau.

Elles chantent le blues et le country,
Ferrat, Brassens et Mouloudji,
Trenet quelque part en Provence,
Les jours anciens, la douce France.

Elles traînent leurs valises à PEKIN,
Nous transportent en pays lointains,
Reviennent les bras chargés d’offrandes
Et toujours on en redemande.

Elles sont belles en dedans dehors
Pas besoin de rouler sur l’or
Elles sont riches de leur vie de femme
Puisant l’énergie dans leurs larmes.

Elles ont le cœur à fleur de peau,
Eclairent nos vies d’un jour nouveau,
Frissonnent au moindre courant d’air,
Charment les blogueurs solitaires.

De billets doux en mots aimables,
Elles s’épanchent au coin d’une table,
Deviennent amies ou très chères sœurs,
Partagent des tranches de bonheur.

Elles bloguent et blaguent jusqu’à la lie
Toujours en quête de commentaires.
Pour HUGUETTE en ce jour béni,
Ce sera BON ANNIVERSAIRE !




08.07.2006

L'EAU VIVE




L’EAU VIVE

IVRE DE LIBERTE ELLE COURT
NUE SUR LES ROCHES ET LES PIERRES,
DEVERSE DES TORRENTS D’AMOUR
DANS LE LIT MOELLEUX DES RIVIERES.

ELLE DEROULE SA CHEVELURE
FRAICHE ET LIMPIDE SOUS NOS DOIGTS
ET DANS UN INCESSANT MURMURE
EN CASCADE ELLE SE DEPLOIE.

ELLE JAILLIT FAISCEAU DE LUMIERE,
TAUREAU BONDISSANT DANS L’ARENE,
COURBES GRACIEUSES ET FLECHES ALTIERES,
SOURCE PURE OU CLAIRE FONTAINE.

ELLE RUISSELLE SUR LES CARREAUX
EN DOUCES LARMES ENFANTINES,
ET DESESPERE LES BLANCS RIDEAUX
TEMOINS DE SES HUMEURS CHAGRINES.

ELLE PETILLE EN BULLES LEGERES,
ECLATE EN SANGLOTS SUR LA GREVE.
ELLE EST REINE DE L’UNIVERS
INONDANT LES CIEUX DE NOS REVES.

Miche
7.07.2006

19.05.2006

22. SA VIE DANS UNE MALLETTE





SA VIE DANS UNE MALLETTE

Cette mallette sous mon lit
C’était sa vie éparpillée,
Des documents dûment remplis,
Les règlements de ses loyers,
Les imprimés des ASSEDIC
Pour licencié économique.

Reconstitués au recollage
Gisaient son livret militaire,
Les traces amères d’un mariage
Et de pensions alimentaires.

Dans ce dossier de l’hôpital
Epais comme un coup au moral,
Son corps meurtri en découpages
Sa vie brisée sur des images.
Des attestations pas banales
De la Sécurité Sociale.

En vrac quelques photos éparses
Une fille, une autre, juste entrevues,
Un carton jaune dans la paperasse
Pour don d’un corps perdu de vue.

Miche 18.05.2006


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