30.12.2007
ça mérite réflexion.. comment ch..r dans les bois
Voilà le petit cadeau offert par Mamie Françoise au Minou
qui ne va pas si souvent que cela dans les bois
et pas assez longtemps pour laisser une trace de son passage
***
**
*
Mais on peut vraiment se poser la question
COMMENT ..... DANS LES BOIS
un livre sérieux, malicieux, qui s'adresse aux randonneurs, promeneurs, guides, organisateurs

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24.11.2007
BREL ET SA BELGITUDE
Source : site Europa
La Belgique comprend trois Régions : la Région wallonne, la Région flamande et la Région bruxelloise.
Congrès de Vienne
La Belgique est un état récent, né en I830 après la séparation de la Belgique des Pays-Bas. Ce Royaume des Pays-Bas regroupait, depuis le Congrès de Vienne de 1815, les provinces belges et hollandaises, ce qui n'avait aucun sens si l'on prenait en compte l'existence de deux peuples différents, de deux langues différentes, et de la séparation religieuse entre catholiques au sud, et protestants au nord.
La monarchie de 1830
Ce nouvel Etat belge, apparu en I830, est une monarchie parlementaire dans un état unitaire. Le français en devient la langue principale, car il est perçu à cette époque comme un facteur d'unité nationale, face au néerlandais, qui était la langue du Royaume des Pays Bas
Les clivages communautaires
Sauf que cet Etat ne parvient pas à absorber les clivages qui prévalent entre Flamands et Wallons. Ces deux communautés n'arrivent pas à se fondre dans UNE nation, et elles vont progressivement s'éloigner l'une de l'autre, surtout depuis la deuxième moitié du 20 ème siècle.
D'origine celte et germanique, deux peuples vivent là :- les Wallons, qui sont 4 millions et parlent Français. - et les Flamands, qui sont aujourd'hui 6 millions et parlent néerlandais.On trouve aussi environ 70 000 Germanophones.
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Pendant ces jours de mise en congé forcée du blog, en ré-écoutant quelques chansons de BREL je suis "tombée" sur celles-ci qui résonnent à mes oreilles avec encore plus d'intérêt quand on sait ce qui se passe aujourd'hui en BELGIQUE.
Il avait la dent dure, caustique ou "comique" à la hauteur de sa déchirure pour sa "belgitude".
LA BELGITUDE vue PAR JACQUES BREL
BELGE ? Il le fut jusqu'à l'outrance ! Comme tout ce qu'il faisait. Clamant haut et fort ce qu'il appelait lui-même sa "belgitude" alors que d'aucuns, après lui avoir longtemps rabâché à l'époque des débuts difficiles, qu'il existait "d'excellents trains pour Bruxelles", s'empressaient de l'annexer comme l'une des plus grandes figures de toute l'histoire de la chanson française.
BREL avait calqué son mot sur "négritude" afin que comme tel il puisse tout à tour être craché par les uns, comme une insulte ; brandi par les autres, comme un étendard ; et reconnu de tous comme un état de fait.
"Et puis, après quinze ans, ça ne gazait pas du tout. On a viré les Hollandais (mais) on n'a pas pu redevenir Français quand même. On nous a dit : Il faut prendre un roi ... et on a acheté un Prussien qui était l'amant de Catherine de Russie..."
Une question d'authenticité sur laquelle il reviendra souvent : "La Belgique n'existe pas, en fait. Je rigole toujours devant les efforts déployés depuis 150 ans pour que Wallons et Flamands s'entendent. Hé ! Pourqui s'entendraient-ils, alors que le pays n'est qu'une vue de l'esprit ?".
Il n'y a donc pas tout à fait un siècle que la Belgique est indépendante lorsque le 8 avril 1929, Jacques Romain Georges BREL naît dans les faubourgs nords de Bruxelles, à Schaerbeeck, d'un père Flamand francophone qui a passé près de vingt ans de sa vie au Congo....
Il enregistre deux 45 tours en flamand, histoire de river leur clou à ces Flamingants que les FLAMANDES avaient fait sortir de leurs gonds.
Les Flamandes dansent sans rien dire
Sans rien dire aux dimanches sonnants
Les Flamandes dansent sans rien dire
Les Flamandes ça n'est pas causant
Si elles dansent c'est parce qu'elles ont vingt ans
Et qu'Ã vingt ans il faut se fiancer
Se fiancer pour pouvoir se marier
Et se marier pour avoir des enfants
C'est ce que leur ont dit leurs parents
Le bedeau et même son Eminence
L'archiprêtre qui prêche au couvent
Et c'est pour ça et c'est pour ça qu'elles dansent
Les Flamandes
Les Flamandes
Les Fla
Les Fla
Les Flamandes
Les Flamandes dansent sans frémir
Sans frémir aux dimanches sonnants
Les Flamandes dansent sans frémir
Les Flamandes ça n'est pas frémissant
Si elles dansent c'est parce qu'elles ont trente ans
Et qu'Ã trente ans il est bon de montrer
Que tout va bien que poussent les enfants
Et le houblon et le blé dans le pré
Elles font la fierté de leurs parents
Et du bedeau et de son Eminence
L'archiprêtre qui prêche au couvent
Et c'est pour ça et c'est pour ça qu'elles dansent
Les Flamandes
Les Flamandes
Les Fla
Les Fla
Les Flamandes
Les Flamandes dansent sans sourire
Sans sourire aux dimanches sonnants
Les Flamandes dansent sans sourire
Les Flamandes ça n'est pas souriant
Si elles dansent c'est qu'elles ont trente ans
Et qu'Ã trente ans il est bon de montrer
Que tout va bien que poussent les enfants
Et le houblon et le blé dans le pré
Elles font la fierté de leurs parents
Et du bedeau et de Son Eminence
L'archiprêtre qui prêche au couvent
Et c'est pour ça et c'est pour ça qu'elles dansent
Les Flamandes
...
Les Flamandes dansent sans mollir
Sans mollir aux dimanches sonnants
Les Flamandes dansent sans mollir
Les Flamandes ça n'est pas mollissant
Si elles dansent c'est parce qu'elles ont cent ans
Et qu'Ã cent ans il est bon de montrer
Que tout va bien qu'on a toujours bon pied
Et bon houblon et bon blé dans le pré
Elles s'en vont retrouver leurs parents
Et le bedeau et même Son Eminence
L'archiprêtre qui radote au couvent
Et c'est pour ça qu'une dernière fois elles dansent
Les Flamandes
Les Flamandes
Les Fla
Les Fla
Les Flamandes
....
Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le coeur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'Est écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien
Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le changter
La plat pays qui est le mien.
(1964)
LE PLAT PAYS sera revendiqué par toute la BELGIQUE, comme une sorte d'hymne national officieux. A ce propos d'ailleurs, BREL, légèrement agacé, déclarera : "Je n'ai pas à me faire pardonner LES FLAMANDES et je n'ai pas écrit LE PLAT PAYS pour ça".
Et puis en 1977... AUX MARQUISES cette chanson "comique'"... Il ne fait pas semblant...
LES FLAMINGANTS chanson comique ...
Messieurs les Flamingants j'ai deux mots à vous rire
Il y a trop longtemps que vous me faites frire
A vous souffler dans le cul pour devenir autobus
Vous voilà acrobates mais vraiment rien de plus
Nazis durant les guerres et catholiques entre elles
Vous oscillez sans cesse du fusil au missel
Vos regards sont lointains votre humour est exsangue
Bien qu'il y ait des rues à Gand qui pissent dans les deux langues.
Tu vois quand je pense à vous j'aime que rien ne se perde
Messieurs les Flamingants je vous emmerde
Vous salissez la Flandre mais la Flandre vous juge
Voyez la Mer du Nord elle s'est enfuie de Bruges
Cessez de me gonfler mes vieilles roubignoles
Avec votre art flamand italo-espagnol
Vous êtes tellement tellement beaucoup trop lourds
Que quand les soirs d'orage des Chinois cultivés
Me demandent d'où je suis je réponds fatigué
Et les larmes aux dents "Ik ben van Luxembourg"
Et si aux jeunes femmes on ose un chant flamand
Elles s'envolent en rêvant aux oiseaux roses et blancs
Et je vous interdis d'epérer que jamais
A Londres sous la pluie on puisse vous croire anglais
Et je vous interdis à New York ou Milan
D'éructer mes seigneurs autrement qu'en flamand
Vous n'aurez pas l'air con vraiment pas con du tout
Et moi je m'interdis de dire que je m'en fous
Et je vous interdis d'obliger nos enfants
Qui ne vous ont rien fait à aboyer flamand
Et si mes frères se taisent eh bien tant pis pour elle
Je chante persiste et signe je m'appelle Jacques BREL.
(1977)
LES FLAMINGANTS
LES FLAMANDES
00:45 Publié dans Les mots pour le dire et l'écrire | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.07.2007
ENCORE DOISNEAU ... et PREVERT
TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS .. ça donne ces têtes-là ...


LE TEMPS PERDU
Devant la porte de l'usine
le travailleur soudain s'arrête
le beau temps l'a tiré par la veste
et comme il se retourne
et regarde le soleil
tout rouge tout rond
souriant dans son ciel de plomb
il cligne de l'œil
familièrement
Dis donc camarade Soleil
tu ne trouves pas
que c'est plutôt con
de donner une journée pareille
à un patron ?
12:15 Publié dans Les mots pour le dire et l'écrire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
06.07.2007
UN AUTRE 6 JUILLET ... Guy de MAUPASSANT
23:05 Publié dans Les mots pour le dire et l'écrire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.06.2007
JEAN-LOUIS TRINTIGNANT
J'aime cet acteur... l'homme.. posé, réservé, généreux... le son de sa voix si grave. En tombant sur ces mots ce matin ... de nombreux points communs. Etonnant non ?
Le premier livre de ma liste "Ã lire"
La Bible, le Nouveau Testament
L'écrivain que j'admire le plus
BAUDELAIRE
L'écrivain que j'aurais aimé rencontrer
KAFKA
Le livre pour dire je t'aime
Le livre de ma mère d'Albert COHEN
Le livre pour dire adieu
Une saison en enfer, RIMBAUD
Le livre que je lirai et relirai encore
Tout RIMBAUD
Le livre que je lis en ce moment
Je ne lis plus je suis aveugle
Le livre qui a marqué mon enfance
Les Paroles de PREVERT
Le livre qui a changé ma vie
HAMLET et tout SHAKESPEARE
Le livre que j'emporte en vacances cet été
Aucun
La phrase que je n'oublierai jamais
"Quand on a, dans sa vie, ouvert les yeux, on ne peut plus dormir tranquille".
11:18 Publié dans Les mots pour le dire et l'écrire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
14.06.2007
un autre 14 juin ! René CHAR aurait 100 ans !
http://www.alsapresse.com/thematiques
LIRE : René Char, le poète du cœur
René Char fut peut-être le plus grand poète français du XXe siècle. On fête cette année le centenaire de sa naissance. L’occasion de le (re) découvrir.
René Char est né le 14 juin 1907 à L’Isle-sur-la-Sorgue dans le Vaucluse. Dès 1929, alors qu’il n’a que 22 ans, il adhère au mouvement surréaliste. Aragon, Eluard, Breton sont ses aînés, tous alors trentenaires. Il signera quelques tracts avec ses camarades surréalistes et, en 1930, un recueil en commun avec Eluard et Breton. Le titre est cocasse : Ralentir travaux.

En 1934, il reprend son indépendance pour se transformer en solitaire ne souffrant aucune compromission. Sa poésie est à la fois celle d’un homme d’action, engagé et concerné par les agressions du monde… mais sans lourdeur, sans tentative d’explication. Son œuvre ne fait pas appel à notre cerveau, à notre « intelligence », mais à nos cinq sens, à l’écoute de notre âme, cœur et tripes réunis. Il faut accepter de se laisser porter, sans forcément chercher à « comprendre ».

En 1939, on le retrouve en… Alsace. Soldat, il séjourne pendant près d’un an au Moulin du Donnenbach à Frohmuhl près de La Petite Pierre (voir le poème ci-dessous). Démobilisé en 1940, il entre presque aussitôt en Résistance sous le nom de guerre d’Alexandre. Après-guerre, ce précurseur mènera campagne contre les coups portés à notre environnement : le danger de la pollution de la nature lui inspire en 1948 une pièce, Le Soleil des eaux ; en 1965, il se bat contre l’implantation de fusées nucléaires sur le plateau d’Albion.
La poésie de Char puise sans cesse dans le réel et dans la terre. Il est enraciné dans son Vaucluse natal et s’inspire abondamment de la Provence, de ses pierres, sa flore et sa faune. Une nature qui n’est que le prétexte à pénétrer au plus profond de l’humanité de l’homme : « Cet élan absurde du corps et de l’âme, ce boulet de canon qui atteint sa cible en la faisant éclater, oui, c’est bien là la vie d’un homme ! On ne peut pas, au sortir de l’enfance, indéfiniment étrangler son prochain. » Il sera l’ami des plus grands artistes du siècle dernier : Braque, Picasso, Hans Arp, Giacometti, Miro,… Reconnu dans le monde entier, il publiera une trentaine de recueils, avant de s’éteindre d’une crise cardiaque le 19 février 1988.
CAMUS ET CHAR .. FRERES D'AMITIE
Albert Camus voit en Char un terrien, l'enraciné du Vaucluse, ce en quoi il ne se trompe guère, mais il va plus loin encore : Char sera chargé par Camus, toujours et encore, de lui trouver des logis... jusqu'à ce que mort s'ensuive. Autant dans les alentours de L'Isle-sur-la-Sorgue où vit Char, "qu'au pied du Lubéron, la montagne de Lure, Lauris, Lourmarin, etc. (...) Vous imaginez sans doute ce qui peut me convenir. Une maison très simple, quoique grande (j'ai deux enfants et je voudrais y loger ma mère, de temps en temps), le plus écartée possible, meublée si possible, plus commode que confortable, et devant un paysage qu'on puisse regarder longtemps."
... Il cherchera jusqu'à la fin, jusqu'à l'accident de voiture qui tuera Camus, de retour de Lourmarin où justement séjournait Char, lequel traquait sans doute encore quatre murs parfaits qui n'emprisonneraient pas Camus. "Epouse et n'épouse pas ta maison", écrit Char dans les Feuillets d'Hypnos (34).

Parfois, au détour d'une lettre, on est plié malgré soi dans un éclat de rire comme ce lundi-là que Franck Planeille, auteur de la stimulante édition des correspondances Char/Camus, situe en 1948. Char écrit à Camus : "Cher ami, connaissez-vous l'histoire de ce pigeon voyageur tellement en retard sur l'horaire de son retour et qui répondit à qui l'interrogeait aussi sur la cause de ses plumes crottées : 'je suis revenu à pied...' ?"
Souhaitant faire jouer à AVIGNON une pièce de théâtre qu'il venait d'écrire, René Char et JEAN VILAR créent le premier FESTIVAL D'AVIGNON, en 1947.
Impérieux et tendre, nuage et diamant, aussi attentif aux espaces cosmiques qu'au chant du grillon.
A cet "artisanat furieux" de celui qui oeuvre dans son atelier se joignent les peintres, auxquels Char confie le soin d'enluminer ses textes. Des échanges de correspondance avec les philosophes, les poètes, les écrivains : Blanchot, Camus, Eluard, Gracq, Lely, Saint-John Perse ; avec les peintres, dont on trouvera les oeuvres reproduites : Braque, Brauner, Giacometti, Valentine Hugo, Wifredo Lam, Matisse, Miro, Picasso, Nicolas de Staël, Vieira da Silva... scandent ce cheminement
QUELQUES CITATIONS DE RENE CHAR empruntées à WIKEPEDIA
« Ils refusaient les yeux ouverts ce que d'autres acceptent les yeux fermés. »
« Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront. » (Rougeur des matinaux)
« Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience. » (Fureur et mystère)
« Agir en primitif et prévoir en stratège. » (Feuillets d'Hypnos)
« Les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri. » (Feuillets d'Hypnos)
« Notre Eternité est de givre. » (Les Matinaux)
« Les mots disent de nous ce que nous ignorons d'eux. »
« Signe ce que tu éclaires, pas ce que tu assombris. »
« Ne t'attarde pas à l'ornière des résultats. » (Fragments du grand sommeil, dans Feuillets d'Hypnos)
« Un homme sans défaut est une montagne sans crevasses. Il ne m'intéresse pas. » (id)
« Vous serez une part de la saveur du fruit. » (id)
« On ne taille pas sa vie sans se couper. » (id)
« La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil. » (id)
« Sommes-nous voués à n'être qu'un début de vérité ? »
« L'homme qui ne connaît qu'une source ne connaît qu'un orage. » (id)
.« A tous les repas pris en commun nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert reste mis. »
Le poète se reconnaît à la quantité de pages insignifiantes qu’il n’écrit pas. » (Sur la poésie)
« Comment vivre sans inconnu devant soi ? »
« Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir. » (Feuillets d'Hypnos)
« Fureur et mystère tour à tour le séduisirent et le consumèrent, puis vint l'année qui acheva son agonie de saxifrage. » (Fureur et Mystère)
A cet "artisanat furieux" de celui qui oeuvre dans son atelier se joignent les peintres, auxquels Char confie le soin d'enluminer ses textes. Des échanges de correspondance avec les philosophes, les poètes, les écrivains : Blanchot, Camus, Eluard, Gracq, Lely, Saint-John Perse ; avec les peintres, dont on trouvera les oeuvres reproduites : Braque, Brauner, Giacometti, Valentine Hugo, Wifredo Lam, Matisse, Miro, Picasso, Nicolas de Staël, Vieira da Silva... scandent ce cheminement.
PICASSO pour son livre LES TRANSPARENTS
19:20 Publié dans Les mots pour le dire et l'écrire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
12.06.2007
ON PHILOSOPHE UN PEU ?
Allez ! juste avant d'aller au lit. Est-ce bien raisonnable ? Vais-je m'endormir comme un bébé ? Je me le demande... A trop réfléchir... Je devrais peut-être changer de registre. Tant pis, je me lance.
Je pense, donc je suis... Extrait du Discours de la méthode de DESCARTES
Il faut cultiver notre jardin, la conclusion de Candide, le conte philosophique de VOLTAIRE.
Ces deux formules vous les connaissez certainement, la première comme modèle de raisonnement, la seconde comme démonstration de sagesse.
1. les philosophes juges de la philosophie
Parmi les premiers, Michel de MONTAIGNE (1533-1592) s'en fait une loi, qu'il applique dans les Essais : Philosopher, c'est douter.
Cette conception va ensuite s'imposer. Blaise PASCAL (1623-1662), pour qui Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher, se défie des évidences dans ses Pensées : Il n'est pas certain que tout soit certain.
On retrouve un écho de ce principe à chaque génération, par exemple chez Auguste COMTE (1798-1857) : Tout est relatif et cela seul est absolu ; chez ALAIN (1868-1951) : Le doute est le sel de l'esprit : sans la pointe du doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries ; chez Vladimir JANKELEVITCH (1903-1985) : Philosopher, c'est se comporter vis-à -vis de l'univers comme si rien n'allait de soi.
Dès le XVIIIe siècle, ce scepticisme fondamental en a mené plus d'un à la remise en question des croyances religieuses :
Le premier pas vers la philosophie, c'est l'incrédulité écrit Denis DIDEROT (1713-1784). VOLTAIRE (1694-1778) en fera l'un des thèmes de son oeuvre.
Ainsi, deux vers de sa tragédie d'Oedipe seront cités par d'innombrables anticléricaux : Nos prêtres ne sont point ce qu'un vain peuple pense ; /Notre crédulité fait toute leur science.
En général, le philosophe entend rester une conscience sans cesse en éveil. Dans ses Pensées philosophiques, DIDEROT le dit bien : On doit exiger que je cherche la vérité, mais non que je la trouve ;
Ernest BERSOT (1816-1880) le formule autrement : On n'est pas philosophe parce qu'on trouve, mais parce qu'on cherche.
ALAIN le dit plus radicalement : Penser c'est dire non.
Albert CAMUS (1913-1960) poursuit le raisonnement : L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est.
La suite au prochain numéro.. DODO
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16.04.2007
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE
A l'approche de cette élection qui a fait couleur beaucoup d'encre.. je me suis replongée dans ma collection "L'HUMANITE EN MARCHE" pour retrouver quelques propos de Jean ROSTAND qui me laissent à penser que ...
Liberté, Egalité, Fraternité ... Ce sont bien là les trois mots qui commandent le destin historique de l'homme, les trois maîtres-mots qui forment l'armature de sa conscience politique et la guident infailliblement dans sa longue et difficultueuse marche.
Ils n'ont pas fini de servir ... Selon le moment, selon le lieu ou la circonstance, c'est l'un ou l'autre d'entre eux qui sera choisi comme symbole préférentiel. Car bien sûr, il y aura des heures, dans l'histoire de l'Homme-et déjà nous en connaissons- où les exigences de l'égalité ne coïncideront pas avec celles de la liberté, où les nécessités de la lutte sociale donneront, temporairement, un air quelque peu dérisoire au mot de fraternité.
Imprévisible est la façon dont va se poursuivre la marche de l'Homme. La volonté du progrès, l'impatience légitime des moins favorisés, inspireront des tentatives prématurées qui s'achèveront en échecs, durement payés. Pour se défendre contre la poussée irrésistible du grand nombre, les privilégiés useront de tous les moyens d'intimidation et de répression. Pour empêcher l'avenir de se faire, ils agiteront l'épouvantail de la ruine générale, du désordre et du chaos. Soutenus par le grand "parti de la peur", ils s'appuieront sur toutes les forces du passé et rallieront tous les bénéficiaires du présent.
Et aussi, hélas, pour contrarier, pour retarder le progrès il y aura des divergences, les dissensions entre ceux-là qui portent au coeur le même rêve ...
Car s'il n'est guère qu'une façon de concevoir la société idéale -où se conjoindraient LibertÃ





























