17.04.2008
TRISTESSE EN MARTINIQUE ET AILLEURS ...
Décès du poète martiniquais Aimé Césaire, chantre de la "négritude"

Le poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la "négritude", est décédé jeudi matin au CHU de Fort-de-France (Martinique), où il était hospitalisé depuis le 9 avril.
La mort de l'homme de lettres, grande figure politique et morale des Antilles françaises, a été annoncée par une source gouvernementale à Paris, et par une source hospitalière à Fort-de-France, qui a précisé qu'il était décédé à 05H20, heure locale (11H20 à Paris).
Des obsèques nationales seront organisées à une date qui n'est pas encore fixée, a annoncé le cabinet de la ministre de l'Intérieur et de l'Outre-mer Michèle Alliot-Marie, précisant que la ministre serait présente.
Le président Nicolas Sarkozy a salué la mémoire du poète, "symbole d'espoir pour tous les peuples opprimés" à travers son combat "pour la reconnaissance de son identité et la richesse de ses racines africaines".
Les Martiniquais, qui vivaient depuis plusieurs jours dans l'attente d'une telle annonce, ont appris la nouvelle au petit matin. Depuis son hospitalisation, pour des affections "de nature cardiologique", à l'hôpital Pierre Zobda-Quitman de Fort-de-France, des rumeurs alarmistes circulaient tous les jours sur son état de santé, qualifié de "préoccupant" par ses médecins.
Selon des sources proches de la mairie de Fort-de-France, une veillée strictement privée sera organisée au domicile du défunt, dans le quartier Redoute, à Fort-de-France, et une veillée publique, un peu plus tard, par la Mairie.
Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l'un des chantres du courant de la "Négritude".
L'auteur du "Cahier d'un retour au pays natal" avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Principale figure des Antilles françaises, il fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.
Maire de Fort-de-France pendant 56 ans, de 1945 à 2001, il avait fondé en 1957 le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l'existence d'une communauté historique martiniquaise et veut jouer le jeu de la décentralisation. Il l'avait présidé jusqu'en 2005.
Le président Nicolas Sarkozy avait salué le 26 juin dernier en Aimé Césaire le poète et "homme d'action", "porteur d'un message de paix, de tolérance et d'ouverture", à l'occasion du 94e anniversaire de l'écrivain, dans une lettre rendue publique par l'Elysée.
Après avoir refusé de rencontrer M. Sarkozy lors d'un voyage prévu, puis annulé, aux Antilles en 2005, en signe de protestation contre la loi de février 2005 dont un article reconnaissait "le rôle positif de la présence française outre mer". Le poète avait finalement reçu en mars 2006 celui qui était alors ministre de l'Intérieur, lui offrant son célèbre "Discours sur le colonialisme".
Aimé Césaire est l'auteur de pièces comme "La Tragédie du roi Christophe" (1963, sur la décolonisation) ou "Une saison au Congo" (1966, sur Patrice Lumumba). En poésie, il a signé "Les Armes miraculeuses", "Soleil cou coupé", "Corps perdu", "Ferrements" ou "Moi laminaire".
Il a aussi été essayiste et polémiste avec son "Discours sur le colonialisme", cri de révolte contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité" ou "Lettre à Maurice Thorez".
Peu enclin au compromis, Aimé Césaire, révolté par la position du Parti Communiste Français face à l'invasion soviétique de la Hongrie en 1956, publie une «Lettre à Maurice Thorez» pour expliquer les raisons de son départ du Parti. En mars 1958, il crée le Parti Progressiste Martiniquais (PPM), qui a pour ambition d’instaurer «un type de communisme martiniquais plus résolu et plus responsable dans la pensée et dans l'action». Le mot d'ordre d'autonomie de la Martinique est situé au cœur du discours du PPM.
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Extrait "Discours sur le colonialisme "
« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au Viet Nam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de l’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...] »
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BIEN MEDIOCRES LES SARKO, BERLU, URRIBE ET AUTRES
A COTE DE CE GRAND HOMME RESPECTABLE, ESTIME DE TOUS
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14:40 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
ALLAN BLECK .. CITOYEN DU MONDE
Allan Bleck, Citoyen du monde
Site officiel de Allan Bleck, poete, auteur, compositeur, interprete.
www.allanbleck.fr/
Il est bien agréable de recevoir parfois un commentaire inattendu. Et quand ils viennent de poètes je suis sous le charme. Un ami de Gérald BLONCOURT, photographe, peintre, graveur, poète et militant
ça me parle et ça sonne bien à mes oreilles
Comme il est généreux, c'est cadeau !
Dix-huit chansons offertes
à télécharger gratuitement.
C'est trop rare pour laisser passer l'occasion de découvrir cet auteur-compositeur-interprète qui plaira à quelques-uns et unes, je n'en doute pas.
J'ai choisi celle-ci pour vous citoyennes et citoyens du monde de Notre Temps
***
Pourquoi ai-je voulu ce site ?
Uniquement pour le plaisir d’offrir. L’art pour l’art et non pas pour l’art (gent). Une sorte de revanche sur cette vie où tout a un prix, où il faut payer pour tout et n’importe quoi.
Lorsque dans la nature, je contemple la beauté des arbres, la douceur des fleurs, lorsque j’écoute à en frémir le chant du ruisseau, quand je m’émerveille en regardant simplement au ciel passer les nuages, quand un homme me tend la main et m’offre son amitié, quand une femme me permet de trouver dans ses yeux la lueur qui troublera mon cœur, personne ne me dit… « Tu dois payer pour cela ».
Qui pourrait bien me dire où mènent toutes ces routes
Où les hommes s’en vont le cœur empli de doutes ?
Où mènent ces chemins, bordés d’incertitudes,
Dans les matins blafards loin de nos habitudes ?
Qui peut le dire, sans me mentir ?
Est-ce, en écoutant le vent,
Que je le saurai vraiment ?
Qui pourrait bien me dire où vont tous ces nuages
Où les oiseaux se perdent, au cours de longs voyages ?
Où mènent ces cieux bleutés, par-delà les montagnes
Quand les heures sont passées et que le jour s’éloigne ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent,
Que je le saurai vraiment ?
Qui pourrait bien me dire où mènent ces rivières
Qui s’en vont en chantant, parcourir la terre ?
Où mènent ces grands fleuves et vers quels pays
Ont-ils donc emporté mes amours mes amis ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent,
Que je le saurai vraiment ?
Qui pourrait bien me dire où se perdent nos rêves,
Vont-ils jusqu’à la lune, à la nuit qui s’achève ?
Suivent-ils un sentier, au-delà de nos cieux,
Vers un monde oublié où veillerait un dieu ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent
Que je le saurai vraiment ?
Qui pourrait bien me dire où s’en va mon refrain,
Va-t-il trouver refuge dans le cœur d’un gamin ?
Que deviendront les notes sorties de ma guitare
Quand elles auront fini de vibrer dans le soir ?
Qui peut le dire sans me mentir ?
Est-ce en écoutant le vent
Que je le saurai vraiment ?
Oui est-ce en écoutant le vent
Que je le saurai vraiment ?
10:45 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.04.2008
GERALD BLONCOURT expose à PARIS



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je dis tu à tous ceux que j'aime"...(J.Prévert)
gerald.bloncourt@club-internet.fr
18-20 rue Faidherbe - 75011 Paris
Métro Faiherbe-Chaligny
Un témoignage photographique de Gérald Bloncourt

Manifestation du 13 mai 1968
©Gérald Bloncourt

rue Gay Lussac à Paris 10/11 mai 1968
©Gérald Bloncourt
le samedi 24 mai à partir de 15 heures
Espace Berardo
POUR UNE VIE MEILLEURE

Poème
d'André LAUDE
(qui fut un ami d'André Breton)
un vent de soleil se lève
à GERALD BLONCOURT
dans la violence du temps
dans la violence de la mémoire
épine au flanc d'un Christ vaudou
Un homme
de terre et d'eau
de grandes feuilles vertes
et d'oiseaux
plus vastes que toutes
les mers réunies
et la cuite de Baron Bravo.
Un homme qui fait langue
Au pays des Loas
et des longues nuits de tyrans
Un homme jeune coq
de foudre et de roc
frère de ma terre d'Oc
fouilleur de chaque semeur de merde
et de feu
La vie vaut bien qu'on la perde
un soir de pleine lune
de tout bois
au coin d'un bois
alors qu'on traîne la savate
en compagnie
d'un certain André Breton
Sans domicile fixe
et sans vraie profession
sinon celle d'orpailleur
au bord du fleuve
cher à ce vieil Héraclite
Un homme qu'Eros prend au piège
de ses filets bleus
Un homme qui
à l'image du Petit Poucet
sème ses yeux
de braise et de crucifix
le long du chemin
des sans-chemise
Un homme qui torse nu
dans la forge du verbe
chante au milieu des étincelles
comme chante la sentinelle
au rempart des Barbares
pour croire à sa part de ciel
Un homme fou de femmes
fou d'alcools
de peintures pures
Un homme armé
jusqu'aux dents de colère
parce qu'il y a du crime
dans l'air
Un homme peau noire
peau rouge un homme
qui danse avec les lucioles
les fusils des rebelles,
les astres et les poissons
et le pollen
Un homme qui hurle "je hais"
parce qu'il aime
plus que tout
la grande marée noire,
la jeune mariée, l'abeille
le sang dans les veines
de la grande forêt
Un homme très beau
qui vieillit bien
comme le vin et l'espoir
Un homme en guerre
-Guerre de dix mille ans -
Parce que vivre à genoux
n'est pas vivre,
parce que dans son corps à moitié
est tuer l'autre dans le désir
le délire des sens
Un homme en partance
par-delà les "mornes"
Vers le grand large
où gerbent la lune et la baleine
Un homme de ruines
et d'opiniâtres renaissances
aux ongles de glaise
au front creusé
par la fièvre corsaire
Un homme immense
de la rose qui s'acharne
à fleurir parmi nous les morts
mal enterrés
aux quatre coins du pays
Paris le 16 Février 1991
***
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___________________A voir absolument
|
J'avais entendu prononcer son nom dans les manifestations
lorsque j'étais "détachée" à la Fédération CGT des PTT
dans les années 70
Je crois même l'avoir aperçu l'oeil dans le viseur...
et tout à fait par hasard
j'ai découvert son site riche de son militantisme, de son talent
Nous avons fait connaissance
*****
Je viens d’atteindre ma quatre-vingtième année. J’arrive en bout de course.Puisque vous êtes sur mon site, prenez le temps de regarder le témoignage d’un ancien toujours présent. Des photographies, des digigraphies, des textes, autant de petits bouts d’un long parcours. Plus d’un demi-siècle de mémoire pour dire notre planète et ses habitants comme je l’ai vécu.
Des rencontres à tout va, des poignées de mains, des rires et des larmes, et cette fraternité accomplie, au sens large du terme.
Merci à toutes celles et à tous ceux qui m’ont aidé à parcourir ce chemin.
Je ne peux citer aucun nom tant la liste en serait longue. Je n’oublie personne.
Pourtant, une exception! Pour deux Gérard que j’ai croisés entre ombre et lumière de leur création photographique.
L’un, Gérard Lavalette, qui
accomplit depuis des années la mise en page des émotions humaines de son quartier, avec raffinement, précision, et délicatesse.
Voyez vous-même. Rendez lui visite sur:
L’autre, Gérard Laurent, son ami, qui ne cesse de parcourir le monde et d’y glaner les milles mosaïques qui composent son œuvre immense.
Apprenez aussi à le connaître sur:
http://www.lapanse.com/photos/
Le comble! Ils ont même un site commun!:
Je leur dois, à tous les deux, cette part d’amitié qui réconforte et donne envie de vivre et d’aller de l’avant. En les connaissant mieux, j’ai eu presque envie d’ôter le «l» de mon prénom pour tenter d’être le troisième Gérard de cette rencontre chaleureuse...
Si vous pouvez naviguer aujourd’hui sur mon site actuel c’est grâce à Gérard Laurent. Non seulement c’est un artiste au sens vrai du terme, mais il allie à son talent d’étonnantes connaissances du Web qu’il me dispense généreusement..
Je ne saurais séparer l’un de l’autre ces deux Gérard qui sont devenus pour moi d’authentiques compagnons. Je me sens rassuré de les connaître et de partager avec eux notre passion commune. Je me sens repartir pour un tour. Pour combien de temps?
En tout cas, pour l’instant ne comptez pas le vôtre et naviguez dans bloncourt.net. J’espère que vous ne vous ennuierez pas…En attendant que le site soit terminé, cliquez sur «Photographies»…
Soyez les bienvenus...
Gérald BLONCOURT
L'EXIL
il n'y avait
que le vide des voix-fantômes
par les rues de la ville
qu'on fusillait en moi
Il n'y avait
que l'écho des bruits
que l'ombre des uniformes
que la veille et les avant-veilles
de ce matin de Février
que le passé
que des lambeaux de souvenirs
Mon coeur meurtri
déchirait en cadence
des sentiments brûlés
Le monstre prit son essor
et du hublot
oeil étonné encore
ouvert sur Port-au-Prince
j'embrassais la rade, la Gonave,
le Morne l'Hôpital
L'horizon bascula
quand l'avion prit son cap...
et la Saline, Bel-Air,
se mirent en page
une dernière fois
Port-au-Prince
mosaïque de la misère
saignant à mort
de tous ses bidonvilles
tuiles-fer-blanc-rouillés
à l'infini...
Le ciel était immense
Je suis venu au monde
J'avais pourtant vingt ans...
(L'exil...
Février 1946-
Extrait de
"J'ai rompu le silence"
Gérald BLONCOURT)
***
QUAND J'AIME JE NE COMPTE PAS... VOUS L'AUREZ COMPRIS
14:00 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
03.04.2008
Et on fait tomber les chaussettes
Je fais en ce moment le ménage dans mes mails...invitée à cliquer sur ce lien, je me suis gentiment amusée
avec l'accent plein de soleil de Perpignan
http://www.femmedegauche.net/
Tiens je l'offre à mes amis Jean-Claude et Mariclo
que j'ai laissés en rade mais je ne les oublie pas
17:35 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.03.2008
L'appel de LORENZO
LIBEREZ INGRID BETENCOURT
02:35 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
19.03.2008
ELLE LES A BIEN EUS ! CHANTAL
M.S.N. ACTUALITES
Chantal Sébire retrouvée morte chez elle

Chantal Sébire, la femme de 52 ans qui souffrait d'une tumeur incurable et avait sollicité le droit de recourir à l'euthanasie, a été retrouvée morte chez elle mercredi, a-t-on appris en début de soirée auprès du ministère de l'Intérieur.
Son corps sans vie a été trouvé en fin d'après-midi à son domicile de Plombières-les-Dijon (Côte d'Or). Les causes de la mort sont "pour l'instant indéterminées", a indiqué à l'AFP une source autorisée au ministère de l'Intérieur.
Les causes de la mort de Chantal Sébire ne "sont pas connues", a indiqué mercredi soir le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Allachi.
"La mort a été constatée à 19H30. Les causes de la mort ne sont pas connues. Nous allons faire des prélèvements et des analyses. Nous en saurons plus demain (jeudi)", a déclaré lors d'un point-presse M. Allachi devant le domicile de Mme Sébire.
Cette mère de trois enfants souffrant depuis des années d'une tumeur incurable qui lui déformait le visage avait réclamé le droit de "mourir dans la dignité". La justice avait toutefois rejeté lundi sa demande d'euthanasie.
Le président de la République Nicolas Sarkozy avait reçu mercredi après-midi à l'Elysée le Dr Emmanuel Debost, le médecin traitant de Mme Sébire, en présence du professeur Arnold Munnich, conseiller du président et du Professeur Daniel Brasnu, chef du service d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale de l'hôpital européen Georges Pompidou, spécialiste de la maladie dont elle souffrait.
Après avoir reçu un courrier de la malade, Nicolas Sarkozy avait demandé au Pr Munnich, qu'un "nouvel avis" soit donné "par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau" sur son cas.
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Boutin : « Chantal Sébire est instrumentalisée »
La rédaction - Bourdin & Co - RMC, le 13/03/2008La ministre de la Ville et du Logement a pris une position radicale vis-à-vis du combat de Chantal Sébire, qui demande le droit d’être accompagner vers la mort. Jean-Jacques Bourdin : Vous ne reconnaissez pas le droit de mourir à Chantal Sébire parce qu'elle ne peut plus vivre ?
Christine Boutin : Mais pourquoi ne peut-elle plus vivre ? Parce qu'elle dit qu'elle souffre mais il y a les médicaments qui peuvent empêcher cette souffrance, parce qu'elle est difforme mais la dignité d'une personne va au-delà de l'esthétique de cette personne. Quand elle parle de ses petits-enfants, je suis absolument convaincue que cette ancienne institutrice peut aider encore ses petits-enfants à aller de l'avant. Ses enfants l'aiment aussi.
Jean-Jacques Bourdin : Ils l'aiment mais ils comprennent sa demande et sont prêts à l'accompagner...
Christine Boutin : Vous croyez vraiment que donner la mort c'est un geste d'amour, non, ce n'en est pas un, c'est un non-respect de la dignité de toute personne. Ce qui est en cause dans cette personne c'est sa souffrance.
Jean-Jacques Bourdin : Vous pensez qu'elle est instrumentalisée ?
Christine Boutin : Oui, je le crois. Elle n'est pas suffisamment entourée, je crois qu'il faut qu'il y ait des médecins qui soient autour d'elle, qui l'aident à ne pas souffrir car aujourd'hui je suis convaincue qu'il peut y avoir un accompagnement. Apparemment, vous la voyez dans le Parisien, assise, cette femme, mis à part son visage qui est bouleversant, elle semble en parfait état physique.
C'est un échec total que de laisser penser que c'est un geste d'amour ou un progrès.
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"On impose à Chantal ce qu'on n'imposerait pas à notre chien"
REPONSE DE MADAME SEBIRE A BOUTIN
Chantal Sébire avait expliqué avant l'audience qu'elle était prête à aller à l'étranger pour obtenir ce qu'elle désire.
"Je sais maintenant comment me procurer ce dont j'ai besoin, et si je ne me le procure pas en France, je me le procurerai ailleurs", a-t-elle expliqué, tout en soulignant que si elle n'obtenait pas le droit à l'euthanasie dans la légalité, elle ne "(partira) pas en paix". Chantal Sébire a également tenu à répondre aux propos de la ministre du Logement Christine Boutin qui s'était déclarée jeudi à RMC "scandalisée qu'on puisse envisager de donner la mort à cette femme parce qu'elle souffre et qu'elle est difforme".
"Que Madame Boutin endure ce que j'endure simplement 24 heures"
"C'est quand même grave de banaliser la maladie (...) Ce n'est pas la difformité de mon visage qui me dérange, j'en ai strictement rien à faire, et que si je mène ce combat, c'est parce que la souffrance est telle que je demande de l'aide. Je souhaite à madame Boutin, sans aucune méchanceté, qu'elle endure ce que j'endure simplement 24 heures", lui a répondu Chantal Sébire.
Chantal Sébire est une ancienne institutrice de 52 ans, mère de trois enfants, défigurée et rendue aveugle une "esthesioneuroblastome", une tumeur évolutive des sinus et de la cavité nasale.
Une maladie très rare - seuls un millier de cas ont été recensés dans le monde depuis 20 ans - dont l'évolution provoque une déformation spectaculaire et irréversible du visage et des souffrances "atroces", selon Chantal Sébire. (avec AFP)
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La garde des Sceaux Rachida Dati s'est quant à elle déclarée ce matin sur France Inter hostile à un changement de la loi sur l'euthanasie en estimant que «la médecine n'est pas là pour administrer des substances létales». «Cette dame demande à la justice de pouvoir exonérer de la responsabilité pénale le médecin pour lui administrer une substance létale (...) Ce n'est pas notre droit et nous avons fondé notre droit et la convention européenne des droits de l'Homme sur le droit à la vie.»
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UNE SOUFFRANCE INTOLERABLE ET PLUS D'ESPOIR DE GUERISON
ce n'est pas suffisant pour demander la mort ?
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Si cela ne passe pas par une Loi
Si certains craignent des débordements
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Lorsque le malade l'exige avec autant de force
Fait une déclaration sans ambiguïté aucune
Qu'on laisse le Corps Médical accomplir cette mission
en toute impunité
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Et j'espère bien qu'elle a eu une main compatissante
une présence auprès d'elle
jusqu'à son dernier souffle
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eudi, la ministre du Logement Christine Boutin, interrogée sur RMC, a affirmé être "scandalisée qu'on puisse envisager de donner la mort à cette femme parce qu'elle souffre et qu'elle est difforme".
Selon Jean-Luc Romero, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), "Christine Boutin a tenu dans l'indifférence générale, des propos scandaleux sur Chantal Sébire (...) alors qu'elle ne connaît absolument pas (son) dossier médical".
Pour le président d'ADMD, "oser qualifier Chantal de personne 'difforme' est indigne de la part d'un ministre de la République, comme oser prétendre que l'esthétique de Chantal la pousse à demander la mort est aussi scandaleux que mensonger".
Une droite méprisante et insensible
En conclusion, Jean-Luc Romero "demande que le gouvernement se passe des services de celle qui montre aujourd'hui son vrai visage (...) et qui n'est en fait que la représentante d'une droite méprisante, insensible à la détresse des hommes et des femmes de ce pays et à leur douleur".
L'ADMD a pris en charge le dossier de Chantal Sébire, une mère de famille de 52 ans, originaire de Plombières-les-Dijon (Côte-d'Or), défigurée par une maladie incurable, et qui a demandé mercredi d'être euthanasiée par un de ses médecins.
Ce dernier, Bernard Senet, médecin généraliste du Vaucluse et membre de l'ADMD, a déclaré vendredi qu'il acceptait d'aider Chantal SEBIRE à mourir, à condition que la justice le permette.
Le président du tribunal de Grande Instance de Dijon a mis son ordonnance en délibéré à lundi.
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ELLE N'AURA PAS ATTENDU LA REPONSE
Elle ne souffre plus...et moi je souffre pour ce qu'elle a enduré
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23:15 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
08.03.2008
Femmes... UN 8 MARS 1857
Chaque année, des millions de femmes à travers le monde font de cette date une nouvelle étape de leurs luttes pour l'égalité, l'émancipation, la paix.
En France c'est seulement en 1982, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir, que cette journée a été célébrée pour la première fois officiellement par le gouvernement et le Président de la République.
Le 8 mars trouve ses origines dans l'histoire du mouvement ouvrier et celui des luttes des travailleuses.
Il vient de loin, de 1857.
A NEW-YORK ce jour-là, les ouvrières du textile et de l'habillement descendent dans la rue. Elles manifestent avec des banderoles et des mots d'ordre précis.
"LA JOURNEE DE TRAVAIL DE 10 HEURES"
car elles en font encore 17 ou 18, alors que cette revendication a été satisfaite en 1837 à PHILADELPHIE et obtenue en 1840 par les Trade Unions (syndicats américains) pour les employés du gouvernement fédéral.
"DES PIECES SAINES ET CLAIRES POUR TRAVAILLER".
Il faut savoir que les mansardes servent d'ateliers, les locaux sont étroits, les salles sans fenêtres et sans hygiène...
"DES SALAIRES EGAUX A CEUX DES HOMMES".
Car non seulement elles ne gagnent pas plus de 4 dollars par semaine (la misère), mais doivent fournir en plus le fil et les aiguilles.
Ainsi, pour la première fois, les femmes de la classe ouvrière manifestent leur existence en tant que
femmes et travailleuses.
ELLES REVENDIQUENT DEJA A CETTE EPOQUE LA REDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL
DE MEILLEURES CONDITIONS DE TRAVAIL
ET L'EGALITE DES SALAIRES
tout en s'engageant au côté des travailleurs
pour lutter contre l'exploiteur commun.
Un patronat des filatures particulièrement féroce qui préfère les femmes aux hommes
car dit-il, "Elles font du meilleur travail et moins payé".
la manifestation sera durement réprimée
et les couturières américaines jurent de se retrouver tous les ans à la même date.
Ce 8 mars 1857 résonne dans de nombreux pays
où d'autres travailleuses se reconnaissent dans l'action des américaines.
extraits "Des femmes dans le Monde" 1982 - Préface de Jacqueline LEONARD secrétaire générale de la CGT
- 1911 : Un million de femmes manifestent en Europe.
- 1913 : Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.
- 1914 : Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne
- 1915 : À Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.
- 1917: Début de la « Révolution de février » en Russie. À Saint-Pétersbourg des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.
- 1921 : Lénine décrète le 8 mars journée des femmes.
- 1924: La journée est célébrée en Chine.
- 1946 : La journée est célébrée dans les pays de l'Est
- 1947 : Léon BLUM salue la place importante des femmes dans la Résistance.
- 1971 : La journée est célébrée au Québec
- 1977: Les Nations-Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.
- 1982: Statut officiel de la Journée en France.
09:35 Publié dans Mes couleurs,mes passions,mes révoltes | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
19.02.2008
UN AUTRE 18 FEVRIER ... MILOS FORMAN
d'un père juif et d'une mère protestante.
Il devient orphelin après que ses parents soient déportés à Auschwitz et y meurent.
Son père avait participé à la résistance tchèque contre l'occupant nazi et sa mère fut arrêtée pour avoir participé à des affaires illégales dans une épicerie.
Il est élevé avec ses frères par le reste de sa famille.
Assistant-réalisateur, Interprète, Producteur, Producteur exécutif
Mettant souvent en scène le conflit entre l'individu et la société conformiste,
il est l'auteur d'un cinéma de qualité, fréquemment et justement récompensé !
1971 : Grand Prix du Jury du Festival de Cannes pour Taking Off
En ces années 70, Jeannie, 15 ans, donne bien du souci à ses pauvres parents qui ont trimé toute leur vie. Ils tentent de la comprendre et d'assimiler la culture jeune, sexe et drogue. Jeannie, elle, s'installe avec un chanteur contestataire hippie à succès, dont les royalties engraissent tout de même la société qu'il dénonce dans ses textes.
1976 : Oscar du meilleur réalisateur pour Vol au dessus d'un nid de coucou
1976 : BAFTA du meilleur réalisateur pour Vol au dessus d'un nid de coucou
Vol au-dessus d'un nid de coucou (One Flew Over the Cuckoo's Nest) est un roman de Ken KESEY paru en 1962. Le terme cuckoo désigne en anglais l'oiseau COUCOU et une personne mentalement dérangée, à l'image des patients de l'hôpital psychiatrique de l'intrigue. Le roman a été initialement publié en France sous le nom La machine à brouillard.
Le roman a été porté à l'écran en 1975 par MILOS FORMAN et interprété par JACK NICHOLSON dans le rôle de McMurphy et LOUISE FLETCHER dans le rôle de Miss Ratched.
1976 : Golden Globe du meilleur réalisateur pour Vol au dessus d'un nid de coucou
1985 : Oscar du meilleur réalisateur pour Amadeus
1985 : Golden Globe du meilleur réalisateur pour Amadeus
1985 : César du meilleur film étranger pour Amadeus
HAIR : FILM MUSICAL AMERICAIN SORTI EN 1979
Claude Bukowski, jeune fermier de l'OKLAHOMA désire visiter NEW-YORK avant de partir pour le VIETNAM À
CENTRAL PARK, il se lie d'amitié avec un groupe de hippies.
Cette rencontre va bouleverser sa vie.
1984 : Amadeus
1989 : Valmont
La marquise de Merteuil, rejetée par un de ses amants, Monsieur de Gercourt qui doit épouser Cécile de Volange, décide de se venger de ce dernier.
Elle demande au vicomte de Valmont de séduire Cécile, jeune fille pure et innocente, afin que le soir de ses noces elle ne soit plus vierge et que Gercourt soit la risée du monde.
Cependant la belle est amoureuse du jeune chevalier Danceny.
1996 : Larry Flint
Insaisissable, Andy Kaufman le fut pour ses parents dès son plus jeune âge, lui qui passait des journées entières dans sa chambre en représentation devant les personnages de son papier peint ou à distraire sa petite soeur avec ses comptines.
A l'âge adulte, Andy monte sur la scène d'un petit cabaret en chantant les mêmes comptines... qui n'amusent personne. Viré de l'établissement, où il se produisait pourtant gratuitement, il étoffe son numéro avec des imitations, dont une d'Elvis Presley, qui le fait remarquer par l'imprésario George Shapiro.
Ce dernier lui ouvre les portes de la célèbre émission "Saturday Night Live", où ses audaces et son ton décalé conquièrent le public.
A la fin du XVIIIe siècle, alors que le royaume d'Espagne subit les derniers sursauts de l'Inquisition et que les guerres napoléoniennes bouleversent l'Europe, le frère Lorenzo, impitoyable inquisiteur, s'en prend à Inès, la muse du peintre Francisco Goya. Abusivement accusée d'hérésie, Inès se retrouve emprisonnée. Pour Goya, c'est le début d'une période qui changera sa vie et son oeuvre à jamais..

Joue un rôle clef dans le film "La brûlure" (The heatburn), de Mike Nichols
1997 : Golden Globe du meilleur réalisateur pour Larry Flynt
1997 : Ours d'Or au Festival de Berlin pour Larry Flynt
Ours d’or du meilleur film est la plus prestigieuse récompense décernée lors du festival de BERLIN organisé depuis 1951.
1997 : Globe de Cristal du Festival international du film de Karlovy Vary pour l'ensemble de sa carrière
Les Globes de Cristal, distinctions culturelles remises par la presse française
2000 : Ours d'Argent de la meilleure mise en scène à Berlin pour Man on the moon
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