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19/06/2018

COMPRENDRE LE DROIT D'ASILE ... Un parcours du combattant

 


 
 
Actualité

 

Certains des droits fondamentaux impactés dans la crise actuelle :

- Certains migrants tentent de passer par la mer, d’autres par la terre, et la majorité emprunte des routes mixtes terre/mer/terre. Leur parcours est semé de violations des droits humains.

Des migrants meurent en mer et ne sont pas secourus, malgré les obligations internationales de sauvetage en mer qui incombent aux navires. D’autres sont refoulés en pleine mer ou dans les eaux territoriales d’états qui veulent contraindre les embarcations de migrants à faire demi-tour, ou les dissuader d’accoster sur leurs rivages. Ces pratiques mettent en jeu le droit à la vie mais également enfreignent le principe de non refoulement.

- Les conditions matérielles et sanitaires, la carence des pouvoirs publics des Etats membres dans la prise en charge matérielle minimale de ces migrants et le harcèlement policier que ceux-ci connaissent dans les camps des fortune (comme à Calais), dans certaines villes ou sur les routes d’Europe portent atteinte à leur droit à la dignité et à la sécurité.

- En outre, les fermetures de frontières à l’intérieur de l’espace Schengen sont une violation des accords et traités européens instituant l’espace de libre circulation et les renvois « sauvages » de demandeurs d’asile d’un pays à un autre (comme de la France à l’Italie, entre Vintimille et Menton) sont des violations du règlement de Dublin.

- Les fins de non recevoir, les procédures de tris, et le traitement administratif et juridictionnel des demandeurs d’asile (enregistrés ou potentiels), incluant leur privation de liberté et leur renvoi forcé, violent le droit d’asile, le droit à la protection contre la torture et les traitements inhumains et dégradants, et les droits civils et politiques tels que le droit à un procès équitable, la protection contre la privation arbitraire de liberté, le droit à un recours effectif.

Pour aller plus loin sur la défense du droit d'asile, visitez notre site.

Eve Shahshahani
Responsable des programmes Asile

 
 
Actualité

Glossaire de la crise migratoire

Chaque jour apporte son nouveau lot d’images de « migrants », de réactions de sympathie comme de peurs, et de décisions politiques incohérentes et stériles.
Le choix des mots n’est pas anodin.
autriche_refugies
 
Le 05 / 10 / 2015

S’il peut parfois être évident qu’une personne a besoin d’être protégée, on ne peut en revanche jamais dire que quelqu’un n’a pas besoin d’aide. La fragilité ne se voit pas nécessairement de prime abord. Nous en faisons tous l’expérience dans nos vies quotidiennes.

Alors qu’un nombre sans précédent de personnes en détresse tentent de rejoindre l’espace Schengen pour y trouver une vie meilleure, les Etats de l’Union européenne espèrent satisfaire l’opinion publique en annonçant qu’ils acceptent l’entrée d’une portion dérisoire de ces exilés sur le territoire européen. Mais les réponses politiques nationale et européenne se font écho : la logique reste celle du tri entre les « bons » et les « mauvais », les « vrais » et les « faux réfugiés ».

Sous couvert de bons sentiments, les exilés qui arrivent aux portes de l’Europe seront triés sur la base de préjugés (notamment en fonction de leur nationalité), et leur vécu personnel et leurs craintes individuelles seront ignorées. Les plus chanceux seront répartis sans leur consentement dans des lieux où ils devront rester cantonnés.

Dans cette sélection, les dirigeants politiques s’arrogent en outre le droit de choisir leurs « réfugiés préférés ». Alors que la Convention de Genève de 1951 et tous les textes internationaux prônent l’égalité absolue de traitement des demandeurs d’asile, on dérive dangereusement vers de l’asile choisi.

Quant à la grande majorité des exilés, ceux qui n’auront pas été considérés comme des « vrais  réfugiés », ils seront refoulés, par la force. L’Europe n’a nullement l’intention de changer de politique ; elle continue de concentrer ses efforts et ses ressources financières à se barricader et à faire l’impossible pour que les civils innocents qui rêvent de paix et de sécurité restent entassés dans des camps à l’extérieur de l’Europe, ou poursuivent leur errance mortifère loin de notre regard. Pour mieux les empêcher d’approcher de nos rivages, on prévoit de les faire trier par d’autres, en sous-traitant la « détermination des besoins de protection » à des Etats aussi démocratiques et respectueux des droits de l’Homme que la Lybie, le Maroc ou le Niger.

 

 http://www.acatfrance.fr/actualite/glossaire-de-la-crise-migratoire

 

Aucun texte alternatif disponible.

 

 

Comprendre le droit d'asile

Demander l’asile, c’est chercher refuge, c’est demander à être protégé contre un danger. Aujourd’hui, et plus juridiquement, cela concerne une personne qui a quitté son pays et qui demande protection contre des persécutions ou des mauvais traitements dans le pays d’origine, en ayant la possibilité de s’ « abriter », de rester légalement dans le pays de destination.

Dans la tradition chrétienne, la notion d’asile existait déjà. Tout homme persécuté ou poursuivi pouvait trouver refuge au sein des églises et ainsi être protégé des attaques et menaces extérieures.

Au delà de son fondement religieux, le droit d’asile recouvre aujourd’hui des concepts juridiques précis en droit international comme en droit français.


Ainsi, l’article 14 de la déclaration universelle des droits de l’Homme contient cette déclaration d’intention : « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ».
 Emue par le sort des dizaines de millions de civils innocents victimes de la seconde guerre mondiale, la communauté internationale a décidé de faire de la protection des personnes risquant les persécutions un devoir.

En 1951, la convention internationale relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève, a créé une obligation pour les Etats signataires de protéger les personnes qui correspondaient à la définition donnée d’un « réfugié ». En France, la procédure du droit d’asile est codifiée dans le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

 

« Réfugiés »

Le mot réfugié a plusieurs acceptions : il peut désigner, au sens très large, une personne qui « se réfugie » (ex : « Je me suis réfugié chez mes parents, car ma maison était inondée »), ou une personne qui a fui la guerre, ou, plus techniquement, une personne reconnue réfugiée au sens de la Convention de Genève  de 1951.

L’article 1 A2 de la Convention de Genève définit le « réfugié » comme : « Toute personne, qui, craignant avec raison d’être persécutée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve en dehors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays... »



Un réfugié est donc celui qui est persécuté, en raison de ses opinions politiques, mais aussi en raison de sa race, de sa nationalité, de sa religion, ou du seul fait que son comportement est socialement réprimé dans son pays (c’est par exemple le cas des homosexuels dans les pays où l’homosexualité est interdite, ou des femmes refusant de se soumettre à un mariage forcé).


Le statut de réfugié est lié au vécu personnel de la personne, et au fait qu’elle est personnellement menacée, pour des raisons individuelles. On ne peut donc pas dire à l’avance qui sera ou ne sera pas réfugié. Il faut écouter et examiner chaque histoire individuelle.

Dans d’autres cas, une personne peut être protégée sans que la menace (ou l'absence de protection) ne provienne nécessairement d’autorités étatiques ou de détenteurs du pouvoir local, si elle risque la torture ou la peine de mort, ou si son intégrité physique est gravement en danger, notamment si son pays ou sa région d’origine connaissent une situation de conflit armé ou de violence généralisée telle que sa vie en serait en danger. En France, on appelle cette protection la « protection subsidiaire ». L’idée derrière cette protection est que les personnes pourront un jour rentrer chez elles quand la violence aura cessé.

 

« Demandeurs d’asile »

Juridiquement, les personnes arrivant aux portes de l’Europe ou désireuses d’y entrer n’ont pas encore obtenu la reconnaissance du statut de réfugié.

« Demandeur d’asile » désigne une personne qui a exprimé, de quelque manière que ce soit, le souhait d’être protégée contre des dangers ou des persécutions dans son pays d’origine ou de provenance.

Plus techniquement,  les termes « demandeur d’asile »  désignent une personne qui a déjà formellement déposé une demande d’asile auprès d’une administration.

Si une personne veut demander l’asile, on doit la désigner comme un demandeur d’asile et lui accorder les droits et  les garanties correspondantes, dès la première expression de son souhait de demander l’asile. Les migrants et les potentiels demandeurs d’asile ont des droits au regard de la convention de Genève de 1951, puisque celle-ci les protège contre le refoulement.

Il est interdit de « refouler », c’est à dire de « repousser » une personne qui souhaite demander l’asile sans avoir enregistré et examiné individuellement sa demande.

 

 

Quelles sont les implications fondamentales du droit d’asile ?

Pour être protégé, il faut pouvoir convaincre qu’on a de bonnes raisons d’avoir peur, que l’on « craint avec raison » d’être persécuté ou de subir des violations graves des droits de l’homme. Or, pour avoir une chance d’être cru, il faut avoir les moyens de se faire comprendre.

Le droit d’asile implique donc qu’on ait réellement les moyens d’expliquer pourquoi on se sent en danger, quelles menaces ou quelles persécutions nous ont conduit à tout laisser derrière nous, et pourquoi nos craintes sont fondées.

Concrètement, avoir les moyens, cela veut dire comprendre les enjeux de la procédure, vivre dans des conditions dignes et sûres pendant qu’on fait sa demande sans crainte d’être prématurément renvoyé, pouvoir s’exprimer dans sa langue, recevoir une aide juridique aux moments réellement déterminants du parcours, être écouté en toute confidentialité par des personnes formées au droit d’asile, et pouvoir se retourner vers des juges impartiaux en cas de rejet.

La convention de Genève de 1951 affirme en outre clairement: « Toute  personne » qui craint avec raison peut être protégée.

Ces mots -« Toute personne »- posent le principe fort de la non discrimination, et de l’égalité de traitement des demandeurs d’asile.  Il est donc primordial, par principe comme dans toutes étapes concrètes de la procédure, de garantir l’égalité des chances entre tous les demandeurs d’asile, afin que tous, sans distinction, aient la même possibilité d’être entendus, compris, et si nécessaire protégés. Aucun préjugé ne peut déterminer a priori, qui serait un « bon » ou un « mauvais » demandeur d’asile, ce serait de la discrimination.

En définissant le réfugié comme celui qui « craint » avec raison, la Convention de Genève de 1951 consacre le caractère prospectif des craintes de persécutions. C’est à dire qu’une personne doit pouvoir être reconnue comme réfugiée sans avoir nécessairement à démontrer qu’elle a déjà subi des persécutions. Le droit d’asile n’est pas une prime à la souffrance passée, mais une protection contre de probables souffrances à venir.

De plus, on ne fuit pas son pays en emportant une valise pleine de preuves à charge et de documents incriminants.

Pour prouver une souffrance passée dans le cadre de la demande d’asile, on ne peut exiger qu’une personne exhibe les stigmates des tortures subies. On ne peut non plus imposer aux demandeurs d’asile de produire des preuves matérielle ou écrites de leur vécu ou de leur craintes de persécutions.

La Convention de Genève de 1951 pose le principe de la preuve par tous moyens, et rappelle ici aussi explicitement la reconnaissance du statut de réfugié ou l’octroi d’un autre type de protection internationale ne peuvent être subordonnés à aucune exigence de preuve matérielle.

C’est aussi pour cette raison que la place et le temps laissés à la parole des exilés qui demandent à être protégée sont fondamentaux.

 

 

La procédure de demande d’asile en France :

On peut avoir besoin de demander l’asile à n’importe quel moment de son parcours de vie. La plupart des exilés qui fuient leur pays et arrivent en France y déposent une demande d’asile peu de temps après leur arrivée. Mais il peut aussi arriver qu’on n’ait pas demandé à être protégé pendant des années -en vivant en situation régulière ou irrégulière en France- et qu’on prenne conscience plus tard du danger qu’on courrait à retourner, soit  parce qu’une guerre a éclaté ou parce qu’un violent changement de régime a « changé la donne », ou parce qu’en exil, on s’est impliqué socialement ou politiquement au point de risquer une répression en cas de retour.

La procédure de demande d’asile française vient d’être largement modifiée par la réforme de l’asile, dont l’ACAT vous propose des éléments de compréhension détaillés. En voici ici les grandes étapes :

Une personne qui souhaite demander l’asile en France doit faire enregistrer sa demande par l’administration générale auprès d’un « guichet unique ».

- Les services de la préfecture y contrôlent la complétude du dossier et exigent de nombreux documents. Ils ont l’obligation d’enregistrer la demande d’asile dans un délai de trois jours et de délivrer au demandeur une attestation, qui lui permettra de rester légalement en France pendant la durée de la procédure. Ce sont également les services préfectoraux qui font des constatations à l’impact procédural déterminant, qui conduiront au placement du demandeur en procédure normale ou accélérée. Ils remettent au demandeur d’asile le formulaire de demande d’asile. En parallèle de cela, les services de l’Office français de l’intégration et de l’immigration (OFII) sont chargés de mettre en place les conditions matérielles d’accueil du demandeur d’asile (hébergement, allocations, proposition d’un bilan médical)

- Le formulaire de demande d’asile est rédigé en français. Il doit être rempli et contenir (toujours en langue française) le récit personnel du demandeur, contenant l’exposé de son vécu et de ses craintes de persécutions. Ce formulaire doit être renvoyé dans le délai de 21 jours à l’Office de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), l’administration spécialisée de l’asile. S’il s’agit d’une demande de réexamen, ce formulaire doit être renvoyé dans un délai de 8 jours. (Par la suite, le demandeur d’asile devra justifier d’une adresse postale et retourner en préfecture pour le renouvellement de son attestation de demande d’asile valant droit au séjour).

- L’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) examine la demande d’asile et convoque le demandeur à un entretien oral, au cours duquel des questions lui seront posées, en présence d’un interprète, pour apporter des précisions sur ses raisons de demander l’asile. Si la demande est traitée en procédure accélérée, l’OFPRA ne se laisse en théorie que 15 jours pour étudier le dossier, entendre la personne, et rendre sa décision. Tant que l’OFPRA n’a pas rendu sa décision, il est possible de compléter la demande par des éléments de preuve ou de récits supplémentaires.

La décision de l’OFPRA est notifiée au demandeur d’asile par courrier recommandé avec accusé de réception.

Détail important, c’est la date à laquelle le bordereau du recommandé postal a été signé (par le demandeur ou une tierce personne) qui compte comme date de notification.

Il peut s’agir :

  • d’une décision positive :
    • Reconnaissance du statut de réfugié
    • Protection subsidiaire
  • d’une décision négative :
    • Irrecevabilité de la demande (comme une fin de non recevoir de la demande d’asile, qui n’aura alors pas été examinée au fond, mais seulement via un « examen préliminaire »
    • Clôture (équivalant à une radiation de la demande d’asile, qui, ici encore, n’aura pas été examinée au fond jusqu’au bout)
    • Rejet (l’OFPRA a examiné la demande mais considère que la personne n’a pas besoin d’être protégée).
  • En cas de décision de clôture, la personne « radiée » a 9 mois à compter de la notification pour se rendre de nouveau en préfecture (comme au tout début du parcours) et demander la réouverture de sa demande d’asile, en présentant des explications. Après ces 9 mois, la décision de clôture est considérée comme définitive, et les conditions du recours devant la CNDA s’appliquent.
  • En cas de décision d’irrecevabilité ou de rejet de la demande d’asile, le demandeur peut faire un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision.
    • Le recours doit être écrit, daté et signé, et il doit expliquer avec un minimum de détails pourquoi l’OFPRA a eu tort, selon le demandeur, et pourquoi la demande d’asile était en fait fondée. Pour cela, on peut solliciter l’aide d’un avocat. Tous les demandeurs d’asile ont désormais droit à l’aide juridictionnelle, c’est à dire à un avocat dont les honoraires sont pris en charge par l’Etat et les fonds de solidarité des ordres des avocats.
    • La CNDA statue sur le recours dans un délai de 5 mois pour les procédures normales et dans un délai de 5 semaines pour les procédures accélérées.  Pour les procédures accélérées, l’affaire est jugée par un juge statuant seul. Pour les procédures normales, le requérant est entendu par un panel de trois juges. Après l’audience, à laquelle le demandeur d’asile est présent avec son avocat, l’affaire est mise en délibéré, et la Cour rend sa décision par écrit un mois plus tard.
  • En cas de décision positive, si une personne se voit reconnaitre une protection, que ce soit par l’OFPRA, ou par la Cour nationale du droit d’asile, elle pourra bénéficier :
    • D’une carte de résident valable dix ans en cas de reconnaissance du statut de réfugié
    • D’une carte temporaire de séjour valable un an en cas d’octroi de la protection subsidiaire
    • Elle pourra aussi faire venir son conjoint et ses enfants mineurs.

 

 http://www.acatfrance.fr/comprendre-droit-asile

05/06/2018

CONTRE LA VENUE DU MINISTRE ISRAELIEN / Les Partis et associations manifestent

 

 

RASSEMBLEMENT à Lyon le mardi 5 juin 18h
quais du Rhône (Quai Augagneur
près du pont de la Guillotière)

Collectif 69

Vendredi 1er juin 2018

COMMUNIQUE NATIONAL

La « saison croisée France-Israël » va regrouper, de juin à novembre, des dizaines d’événements en Israël et en France. Pour Israël, il s’agit de reconstruire une image positive, de tenter, à travers la science, l’art et la culture, de le blanchir de ses crimes. Cette « saison croisée » doit être inaugurée à Paris le 5 juin 2018 par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.

En quelques semaines, les tirs de l’armée israélienne contre les manifestants de Gaza, non armés, qui protestent contre un blocus inhumain qui dure depuis 11 ans, ont fait 120 morts et plus de 13 000 blessés, dont 3 500 par balles, conçues pour infliger des mutilations et handicaps à vie.

Pendant ce temps, en toute impunité, Israël et les États-Unis fêtaient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l’ONU.

La France a condamné l’un et l’autre. Mais que peuvent les paroles contre un pouvoir israélien qui se croit tout permis, fort du soutien inconditionnel des États-Unis de Trump, et l’absence de sanction ?

Il est grand temps de passer de la parole aux actes. Nous demandons l’annulation de cette saison croisée et de son inauguration le 5 juin :

 une fois encore, les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d’une extrême gravité, et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée  » est d’une indécence absolue. Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu’il faut adresser à Israël.

 Netanyahou, criminel de guerre, n’a rien à faire en France,

 la date du 5 juin, l’anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l’occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Naksa, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.

Partout, nous porterons l’exigence de la reconnaissance des droits du peuple palestinien – dont le droit au retour – et de la reconnaissance par Israël des crimes qu’il a commis. Nous demandons que, déjà, la France reconnaisse l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l’ont demandé au gouvernement nos élu-e-s des deux chambres.

C’est l’impunité d’Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d’y mettre fin, et d’appliquer des sanctions contre l’État d’Israël et particulièrement la Suspension de l’Accord d’Association UE/Israël.

Nous appelons à manifester partout en France le 5 juin contre la venue de Netanyahou et pour l’annulation de la saison croisée France-Israël.

À Paris, un rassemblement aura lieu devant le Grand Palais à partir de 18h30.

Non à la venue de Netanyahou en France, c’est un criminel de guerre !

Annulation immédiate de la saison croisée France-Israël !


Tract rassemblement contre la venue de Netnayahu le 5 juin 2018

Association de Palestiniens en Île de France

Association des Palestiniens en France - AL JALIYA - Union d’Associations et d’Institutions Palestiniennes en France

Forum Palestine Citoyenneté

Alliance internationale pour la défense des droits et libertés (AIDL)

Argenteuil Solidarité Palestine (ASP)

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Association France Palestine Solidarité Paris-Centre

Association France Palestine Solidarité Paris 14-6

Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)

Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS France)

Campagne unitaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (Île de France)

Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI)

Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR-PO)

Femmes Égalité

Femmes en noir (FEN)

International Solidarity Movement (ISM France)

Montreuil Palestine

Secours Rouge Arabe

Union générale des étudiants palestiniens (GUPS)

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

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Ensemble !

Europe Écologie - Les Verts (EELV)

Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)

Parti communiste français (PCF)

Parti communiste des ouvriers de France (PCOF)

Parti de Gauche (PG)

Parti des Indigènes de la République (PIR)

http://www.palestine-solidarite.org/

L’image contient peut-être : une personne ou plus, mème et texte

 



LES PROTESTATIONS SONT PACIFIQUES

ET TOUT PROPOS RACISTES OU INJURIEUX SONT BANNIS,

SUR CETTE PAGE (https://www.facebook.com/events/191930984959353/)

COMME DANS LA RUE.

Pour celles et ceux qui le peuvent venir avec des blouses d'infirmier-e-s et le portrait de la jeune infirmière bénévole Razan Achraf Al-Najjar, assassinée vendredi dernier à Gaza par l’armée israélienne.

 Photo : MEE

toujours été présente, se portant volontaire comme ambulancière paramédicale pour aider ceux qui avaient été blessés par des snipers israéliens.

Photo : MEE 

 Photo : Hossam Salem/Al Jazeera

D'autres manifestations auront lieu dans plusieurs villes de France :


SAINT-ETIENNE:
5 juin Place de l’Hotel de Ville à 18H30

MARSEILLE:
5 juin Port d’Aix à 18H

LYON:
5 juin Quai du Rhône à 18H (Quai Augagneur près du pont de la Guillotière)

LILLE:
5 juin Grand Place à 18H30 (métro : Rihour)

METZ:
2 juin Parvis des droits de l’Homme à 14H30

POITIERS:
5 juin 2018 – Place de l’Hôtel de Ville à 18H

MONTPELLIER:
5 juin Place de la comédie 18H30

CAEN:
5 juin : 18H30 devant la Préfecture

SAINT NAZAIRE:

5 juin à 18h00 devant la permanence de la députée

FOIX:
5 juin à 17h devant le Monument à la Résistance
http://www.agencemediapalestine.fr/…/non-a-la-venue-de-net…/

 

 

 

 

Gaza : les morts ont un visage, et les criminels de guerre n’ont rien à faire en France

AFPS

Samedi 2 juin 2018

Les morts ont un visage, ce ne sont pas que des nombres, et aujourd’hui c’est celui de la jeune infirmière bénévole Razan Achraf Al-Najjar, assassinée hier à Gaza par l’armée israélienne, qui interpelle notre regard. Un visage qui s’ajoute à la longue liste des plus de 120 morts et des millliers de blessés victimes ces dernières semaines des snipers de l’armée israélienne.

Elle avait 21 ans et tout l’avenir devant elle. Un soldat israélien, obéissant aux ordres de son gouvernement a décidé, depuis la lunette de visée de son fusil, de briser cette vie et cet avenir.

Elle faisait partie des équipes de secours de notre partenaire PMRS (Palestinian Medical Relief Society), qui nous rappelle dans son communiqué que le fait de viser du personnel médical, ou des civils désarmés, est un crime de guerre.

Le crime de guerre a aussi un visage, c’est celui de Benyamin Netanyahou, qui en est le commanditaire en chef. Il a des complices, notamment les États-Unis, qui viennent de mettre leur véto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour la protection du peuple palestinien. Il a un carburant, qui s’appelle l’impunité : impunité à laquelle la France participe tant qu’elle continue à se contenter de mots face à ces crimes de guerre.

Comment, dans ces circonstances, le président de la République peut-il maintenir l’invitation faite à Benyamin Netanyahou à venir en France, mardi prochain ? Comment peut-il maintenir la "saison croisée France-Israël" et son inauguration dans de telles circonstances ?

Dans un message à l’Elysée, Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité, a réitéré aujourd’hui notre demande d’annulation de la visite de Benyamin Netanyahou en France, et d’annulation de la saison croisée France-Israël. Le président de la République veut-il vraiment mêler son image à celle de ce criminel ?

Il est temps de passer des paroles aux actes, et de sanctionner l’État d’Israël. Il faut un premier geste fort, qui interpelle aussi la société israélienne : c’est l’annulation de la "saison croisée".
Il est encore temps...

Le Bureau national de l’AFPS
le 2 juin 2018

19/05/2018

FOOT ! A CHACUN SES CHOUCHOUS... NOUS, C'EST LE RED-STAR

Pour certains c'est le PSG, L'OM, L'OL, etc.

Nous c'est le RED-STAR depuis les années 60,70,80,90,2000

Nous suivons toujours leurs résultats de près

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AVANT-MATCH... ON SE PREPARE DES DEUX COTES

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SOUVENIRS...SOUVENIRS... AVEC LES ANCIENS DU RED-STARD

COMME POUR CEUX-LA SANS DOUTE

qui ont fait le déplacement depuis la Seine-Saint-Denis

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Fidèles à l'étoile rouge depuis les années 60

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où le père allait avec ses fils voir jouer le RED-STARD à SAINT-OUEN,

nous avons profité de leur passage à PAU VENDREDI 11 MAI

pour aller les voir.

 http://www.leparisien.fr/sports/ile-de-france/national-le-red-star-finit-sur-un-nul-1-1-a-pau-11-05-2018-

Déjà sacrés champions et promus en Ligue 2, les Audoniens ont bouclé leur saison à Pau ce vendredi avec un huitième match d’affilée sans défaite.

Les Audoniens ont joué le jeu ce vendredi en décrochant le nul à Pau, qui assure de son côté son maintien.

 

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Ce dernier match dans le Béarn a permis à Lapoussin d’inscrire son premier et donc unique but de la saison

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  Une ouverture du score à laquelle Pau a réagi sur une frappe de Sanchez déviée par Derrien (54e). A leur sortie du terrain, les membres du Red Star ont eu droit à une haie d’honneur des Palois.

 

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FEUILLE DE MATCH

PAU - RED STAR : 1-1.

Mi-temps : 0-1.

Arbitre : M. Vernice.

Buts. Pau : Sanchez (54e) ; Red Star : Lapoussin (19e).

Avertissements. Pau : Daubin (40e) ; Red Star : Zukanovic (57e), Petrilli (62e).

Pau : Lesec - Bury, Malaga (cap.), Toussaint, Martin - Daubin, Maisonneuve, Sanchez (Assoumou, 89e), Guilavogui (Tressens, 73e) - Rivas, Kraichi (Ourch, 67e). Entr. : Vignes.

Red Star : Sauvage - Satli, Derrien, Fontaine (cap.), Sy - Lapoussin, Sylvestre, Mfulu, Teuma - Zukanovic (Raheriharimanana, 73e), Petrilli (Baradji, 73e) Entr. : Brouard.

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SANS L'AVOIR cherché, ni demandé

nous nous sommes retrouvés avec un petit groupe de supporters du RED-STAR

Bien placés !

 

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EN FACE LES JOYEUX SUPPORTERS DE PAU

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16/05/2018

2018 : 70 ans de la création de l'état d'ISRAEL et de L'EXPULSION DES PALESTINIENS

L’ANNÉE 2018 MARQUE LES 70 ANS DE LA CRÉATION DE L’ÉTAT D’ISRAËL ET DE L’EXPULSION DES PALESTINIENS.

Pour les Palestiniens, la Nakba - la catastrophe - désigne les massacres, les expulsions et l’exode subis entre 1947 et 1951 qui ont précédé et accompagné la proclamation de l’État d’Israël. La date communément retenue pour commémorer la Nakba est le 15 mai 1948.

Au total plus de 500 villages palestiniens et 11 quartiers de villes palestiniennes seront détruits ou rasés, environ 800 000 palestiniens seront expulsés vers le Liban, la Jordanie, la Syrie, Gaza, la Cisjordanie et deviendront réfugiés. Ce processus de dépossession et d’expulsion, démarré avant 1948, est toujours à l’œuvre aujourd’hui.

 

 

 

L’affirmation de Netanyahou selon laquelle Jérusalem est la capitale d’Israël depuis 3000 ans ne pouvait convaincre que les idiots, vu qu’Israël n’a que 70 ans et que le dernier État juif de Palestine s’est effondré au sixième siècle avant JC.

De toute façon et quoi qu’il en soit, une ancienne présence juive en Palestine ne saurait justifier la destruction de ce qui était là quand les colons sionistes sont arrivés à la fin du XIXe siècle.

Les Sionistes partagent avec les Croisés la distinction peu recommandable d’être responsables, en Palestine, de la plus grande œuvre de destruction de l’histoire moderne. Après avoir conquis la Palestine à la fin du XIe siècle, les Croisés massacrèrent ou chassèrent de Jérusalem tous les musulmans et les juifs. Le retour de la domination musulmane fut suivi, dès le début du XVIe siècle, par quatre siècles d’une longue paix ottomane jusqu’ à la prise de Jérusalem par les Britanniques en décembre 1917. Depuis lors, la Palestine n’a pas connu un seul jour de paix. La violence et la répression dont se sont rendus coupables les occupants britanniques ont été suivies par encore plus de violence, de répression et de dépossession du fait des Sionistes, et cela se poursuit aujourdhui.

Jérusalem a toujours été une cible privilégiée. Les massacres et les saisies de biens palestiniens de 1948 ont recommencé après l’occupation de la moitié orientale de la ville en 1967, elle-même suivie d’une perpétuelle guerre démographique raciste menée en violation totale du droit international et des lois de n’importe quel pays qui se prétend civilisé. Ce que cela montre, c’est qu’Israël n’est pas un État moderne, mais une communauté tribale atavique qui vit selon ses propres normes brutales, en tout cas en ce qui concerne les Palestiniens, et qui est indifférente à ce que le reste du monde pense, quand elle ne se montre pas carrément insultante. Le fait que les Sionistes pensent qu’ils peuvent s’en tirer indéfiniment est un signe évident de leur folie et de leur délire.legrandsoir.info

 
média alternatif
 https://media.istockphoto.com/vectors/state-of-palestine-west-bank-and-gaza-strip-political-map-vector-id547506478

Les États-Unis sont maintenant allés jusqu’à « reconnaître » Jérusalem comme la capitale d’Israël alors qu’en droit international Jérusalem est une ville occupée, et pas seulement la moitié orientale qui a été capturée par la force des armes et colonisée en violation directe du droit et des lois de la guerre. Commentant le vote de l’Assemblée générale des Nations Unies qui a rejeté la déclaration de Trump, Nikki Haley, l’ambassadrice étasunienne, a ouvertement menacé ceux qui avaient voté pour. Des noms ont été relevés et des châtiments seront infligés au moment opportun. En votant pour la résolution, les membres de l’ONU ont fait preuve d’un manque de respect pour les États-Unis, selon Haley : on pourrait se demander à quel moment les États-Unis ont eux-mêmes manifesté le moindre respect pour le droit international et le droit des membres de l’ONU à prendre des décisions indépendantes en vertu de ce même droit international !

La déclaration de Trump sur Jérusalem a fait l’effet d’une bombe dans tout le Moyen-Orient et chez les musulmans du monde entier. Il faut la saluer parce qu’elle arrache le dernier voile de l’imposture connue sous le nom de processus de paix. Le nez de Mahmoud Abbas a été mis dans son caca. Les gouvernements saoudien et qatarien, qui traitaient en cachette avec les sionistes, ont dû s’aligner sur la question de Jérusalem. La déclaration de Trump a uni les musulmans au-delà de toutes leurs divisions.

Par eux-mêmes et tout seul, malgré le courage, la force et la fermeté dont ils ont toujours fait preuve, les Palestiniens n’auraient jamais pu vaincre leurs ennemis. Ils étaient bien trop puissants. Comme George Habache l’a écrit dans les années 1950, le chemin du retour vers la Palestine a toujours dû passer par le monde arabe qui s’étend maintenant, vu l’essor de l’Iran, à tout le monde islamique. Nasser a enflammé le peuple arabe dans les années 1950 et, à eux deux, le Hezbollah et l’Iran sont une fois de plus le fer de lance de l‘opposition aux États-Unis et à Israël, au point qu’Israël est maintenant bien engagé dans les préparatifs de la guerre destinée à les détruire une fois pour toutes.

C’est une guerre existentielle, une guerre pour sa survie, une guerre extrêmement violente, à laquelle Israël se prépare intensivement. Israël menace son ennemi de destruction totale et Hasan Nasrallah répond que le Hezbollah est prêt et a des missiles qui peuvent atteindre n’importe quel endroit de la Palestine occupée. La menace de guerre au Moyen-Orient n’a jamais été aussi grande, ses conséquences éventuelles n’ont jamais été aussi dramatiques pour ne pas dire cataclysmiques. Les conséquences de la déclaration de Trump étaient si faciles à prévoir qu’il semble vain de la qualifier de stupide. Peut-être avait-il pour but de déclencher la guerre avec l’Iran dont les Etats-Unis et Israël rêvent depuis longtemps.

Jeremy Salt

http://www.palestinechronicle.com/goodbye-and-good-riddan...

Jeremy Salt a enseigné l’histoire moderne du Moyen-Orient à l’Université de Melbourne, à la Bosporus University à Istanbul et à la Bilkent University à Ankara pendant de nombreuses années. Parmi ses publications récentes son livre paru en 2008 : The Unmaking of the Middle East. A History of Western Disorder in Arab Lands (University of California Press).

Traduction : Dominique Muselet

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/16/a-gaza

 Une femme brandit un drapeau palestinien, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, près de Khan Younès, le 15 mai.

Mardi 15 mai devait être une journée de forte mobilisation, à l’occasion du 70e anniversaire de la Nakba, l’exode des Palestiniens au moment de la création d’Israël. Mais les rassemblements le long de la frontière, au cours desquels deux personnes ont été tuées par les soldats israéliens, n’ont guère fait recette. La population était encore sonnée par le bilan de la veille : 60 morts et près de 1 400 blessés par balles, soit une vague de souffrances qui s’est abattue sur un système hospitalier déjà à l’agonie.

 

Aux urgences de l’hôpital central Al-Shifa, où des tentes avaient été dressées en prévision de l’afflux prévisible de victimes, l’après-midi de lundi a été la pire depuis le début de la « marche du grand retour », le 30 mars. « C’était l’horreur, dit le chef des urgences, le docteur Ayman Al-Sahbani. Les gens criaient, se bousculaient, le sang coulait partout. »

Les équipes médicales renforcées ont réalisé 185 opérations, un chiffre aberrant. « C’était la journée la plus difficile pour le système de santé depuis des mois, et possiblement des années, résume Gabriel Salazar Arbelaez, le coordinateur santé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le personnel a fait un travail énorme avec des ressources limitées. » A Shifa, plus de 50 % des médicaments ne figurent plus en stock, comme 60 % des équipements de laboratoire et 30 % des produits médicaux.

 

« Cette marche va devenir un mode de vie »

Pourtant, malgré les milliers de blessées par balles depuis le 30 mars, qui nécessiteront des mois voire des années de rééducation, bon nombre de protestataires indemnes se promettent de retourner à la clôture. Mardi a été un répit, pas une conclusion. A l’est de Shejayia, Sabri El Houssari,..


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/05/16/a-gaza-les-manifestations-se-poursuivront-sans-strategie-claire_5299544_3218.html#bXqqQKbiiXpVIhiL.99

 

11/05/2018

DESINTOX DE LA FRANCE INSOUMISE... LE LEVOTHYROX EN QUESTION (AFMT)

#Desintox

Après l’Observatoire insoumis qui décrypte régulièrement les propositions des autres candidats à l’élection présidentielle, la France insoumise lance cette nouvelle page de désintox.

https://lafranceinsoumise.fr/category/actualites/desintox/

 

 

 

Les malades de la thyroïde continuent leur mobilisation aujourd'hui, avec une conférence de presse de l'AFMT. Quelques éléments pour comprendre la crise sanitaire.

 

L'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) affirme avoir trouvé des nanoparticules de métaux dans la nouvelle formule du Levothyrox. L'association a appelé mercredi 2 mai la justice à examiner cette piste pour expliquer les nouveaux effets secondaires du traitement.

L'Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a révélé, mercredi 2 mai, la présence de nanoparticules de métal dans la nouvelle formule du levothyrox. Dans une conférence de presse à Paris, l'association demande à la justice d'examiner cette piste qui pourrait expliquer les effets secondaires de la dernière évolution de ce traitement des dérèglements de la thyroïde (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).

L’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) affirme avoir trouvé des nanoparticules de métaux dans la nouvelle formule du Levothyrox. L’association a appelé mercredi 2 mai la justice à examiner cette piste pour expliquer les nouveaux effets secondaires du traitement.

L’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a révélé, mercredi 2 mai, la présence de nanoparticules de métal dans la nouvelle formule du levothyrox. Dans une conférence de presse à Paris, l’association demande à la justice d’examiner cette piste qui pourrait expliquer les effets secondaires de la dernière évolution de ce traitement des dérèglements de la thyroïde (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).

 

Des alliages fer-chrome, chrome-nickel…

Jacques Guillet, médecin et spécialiste de médecine nucléaire, a réalisé les tests sur « plusieurs dizaines de comprimés » de Levothyrox nouvelle formule et ancienne formule (aujourd’hui appelée Euthyrox).« On met en évidence des nanoparticules avec des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium, alors que dans l’ancienne formule il y avait seulement quelques débris d’acier », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse donnée en présence de l’actrice Anny Duperey. Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017. Environ 1 200 d’entre eux ont porté plainte contre le fabricant, Merck.

 

 

9000 cas d’effets indésirables et une plainte en justice contre deux ministres : tel est le bilan provisoire du scandale du Levothyrox. Le 10 novembre, l’avocate Me Anne-Catherine Colin-Chauley a en effet déposé des plaintes contre la ministre de la santé Agnès Buzyn et le ministre de l’économie Bruno Le Maire. Elle les accuse d’« abstention volontaire de porter assistance à une personne en péril », d’incurie dans la gestion de la crise sanitaire et d’abandon des patients cet été. Elle a également attaqué la multinationale pharmaceutique Merck, en charge de la production. De plus, elle a rassemblé plusieurs centaines de plaintes individuelles de patients. D’après l’avocat de la plainte collective, le laboratoire savait que « 3% à 5% des malades allaient déclencher des effets indésirables forts [soit] entre 150 000 et 180 000 personnes. »

En effet, la « crise du Levothyrox » a mis en lumière une nouvelle fois les insuffisances de la chaîne du médicament en France. Comme dans le cas du Mediator – mais avec des conséquences moins graves cette fois-ci – on constate des dysfonctionnements à chaque étape.
Le Levothyrox est un médicament prescrit pour les pathologies de la thyroïde. En 2012, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a demandé une révision du procédé de fabrication de ce médicament pour améliorer sa stabilité. Au printemps 2017, la nouvelle formule est introduite par le laboratoire Merck uniquement en France, premier marché pour le Levothyrox. En effet, la consommation de ce produit est significativement plus élevée en France que dans d’autres pays comparables, avec l’augmentation des pathologies détectées de la thyroïde.

Pour assurer cette mise sur le marché, le laboratoire a dû fournir des études de bioéquivalence qui ont été validées par l’ANSM. Les études demandées ont été suffisantes ? Aucune alerte sur d’éventuelles nécessités d’adaptation du traitement n’avaient été lancée. Une fois de plus, l’encadrement des procédures de mise sur le marché des produits de santé mérite d’être questionné.

La communication du changement de formule a ensuite été déléguée au laboratoire via un courrier adressé aux médecins prescripteurs, lesquels n’ont pas toujours informé leurs patients, voire n’ont pas toujours reçu le courrier ! Cette étape révèle une autre faiblesse de notre système, qui confie la diffusion des informations à l’acteur privé chargé de la fabrication du produit. L’intérêt commercial et le souci de transparence sont confiés à la même personne, ce qui mène régulièrement à des conflits d’intérêts ou à des économies sur la transparence au nom du commerce…

Dès l’introduction de la nouvelle formule, les premiers signalements d’effets indésirables sont apparus. Or leur traitement démontre, une fois de plus, la faiblesse de notre système de pharmacovigilance, dont l’objectif est de détecter les risques associés aux médicaments « en vie réelle ». C’est la capacité des centres régionaux de pharmacovigilance et de l’ANSM à détecter une difficulté qui est en cause. Cinq ans après le rapport Médiator rédigé par l’Inspection général des affaires sociales, qui avait déjà pointé les faiblesses dans ce domaine, l’insuffisance des moyens techniques et humains ainsi que l’insuffisance de la pharmacovigilance n’ont toujours pas disparu.

Enfin, si les autorités françaises ont obtenu la remise sur le marché des lots avec l’ancienne formule du Levothyrox, la pénible négociation, la lenteur du procédé et les faibles quantités délivrées montrent que notre souveraineté sanitaire est en péril. La loi actuelle et l’incapacité de la puissance publique à produire les médicaments les plus essentiels mettent les États dans une situation de dépendance vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique. Dans un marché mondialisé et dérégulé, ce sont les malades qui servent de variable d’ajustement : un sinistre dans une usine de fabrication, une élévation de la consommation dans un pays à population nombreuse, voire les représailles d’un laboratoire face à un pays qui envisagerait de baisser les tarifs des médicaments, et les armoires à pharmacie peuvent être vides du jour au lendemain, selon les priorités de l’industrie pharmaceutique ! Nous sommes dans la main des laboratoires.

C’est pour répondre à toutes ces difficultés révélées par le scandale du Levothyrox que la France Insoumise porte toujours l’exigence d’un pôle public du médicament. Seule la création d’un tel pôle permettrait à la France de renforcer les exigences en matière de mise sur le marché, d’assurer une indépendance de l’évaluation, de l’information et de la formation des professionnels, et de se doter d’une capacité à fabriquer des médicaments jugés essentiels.

 

 
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