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21/07/2018

BENALLA... LE SBIRE DU ROI MACRON ?

 

 

 

Benalla, le sbire du roi Macron ? 20 juillet 2018 dans Assemblée nationale, Bastien Lachaud

 

Avec l’Affaire Benalla, nous vivons un séisme politique d’ampleur exceptionnelle. Je rappelle rapidement les faits : le 1er mai, un homme travaillant comme chef de cabinet adjoint du président de la République, s’est fait passer pour un agent de police et a profité de cette confusion pour frapper très violemment plusieurs personnes et les faire interpeler.

Ces faits auraient dû être très sévèrement sanctionnés par sa hiérarchie, et immédiatement transmis à la justice. C’est le cœur de l’État républicain qui est ébranlé.

La République s’est justement constituée avec la Révolution française pour être le rempart des citoyens contre l’arbitraire. En République, le recours à la force n’est pas l’effet d’un caprice, mais l’exécution d’une loi que le peuple, par ses représentants, a élaborée, et à laquelle il consent. L’usage de la force est strictement encadré.

Il est crucial que l’Etat ait le monopole de la violence légitime, et qu’elle soit employée à bon escient, pour que le peuple consente à l’autorité de l’Etat.

Pourquoi consentir à un pouvoir brutal et arbitraire ? Si cela avait été fait, l’ensemble n’aurait été qu’un délit commis par un individu isolé ; qui usurpant les prérogatives de l’État, se serait fait justement sanctionner, par sa hiérarchie, et par la justice.

Mais tel n’a pas été le cas !

La justice n’a pas été informée : elle n’a été saisie ni par le cabinet d’Emmanuel Macron, ni par le ministère de l’Intérieur. Au contraire, ils ont cherché à étouffer l’affaire. Cette omission est une violation de la loi.

L’article 40 du code de procédure pénale dispose que « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

Puisque ces actes n’ont pas été dénoncés, il est évident que Monsieur Benalla a été protégé. D’autant qu’une enquête de l’Inspection Générale de la Police Nationale, commandée le lendemain des faits, a été classée sans suite.

Comment ? Pourquoi ? C’est bien entendu le cœur du problème.

Si la presse n’avait pas révélé les faits, Monsieur Benalla n’aurait jamais été sanctionné.

Tout a été fait pour empêcher la diffusion de cette information.

Le cabinet d’Emmanuel Macron a infligé à Monsieur Benalla une sanction disciplinaire qui manifestement n’est que symbolique : une mise à pieds de 15 jours. Mais après celle-ci, le même individu emménage dans un logement de fonction dans un immeuble particulièrement prestigieux, dans le VIIe arrondissement !

Voilà qui ne ressemble guère à une sanction…

Pourquoi donc protéger cet individu si ce n’est pour dissimuler des faits plus graves encore ?

Pourquoi avoir laissé salir l’image de la police nationale ?

pourquoi avoir préféré laisser circuler les images de ce qui paraissait une bavure policière plutôt que d’exclure cet individu ?

Dans ce cas, tout le monde aurait pu croire que Monsieur Benalla n’était qu’une brebis galeuse.

Dès lors plusieurs hypothèses s’imposent :

premièrement, être proche d’Emmanuel Macron donne tous les droits, l’impunité du Prince ruisselle sur ses amis ;

deuxièmement, les agissements de Monsieur Benalla ne sont pas exceptionnels. Une chose est sûre, ce n’est pas la première fois qu’il s’arroge des pouvoirs qu’il ne détient pas.

Combien d’autres l’ont fait ? Dans quel but cela a-t-il eu lieu ?

Les nombreuses violences essuyées par les manifestants ces derniers mois étaient-elles le fait de véritables policiers ou de voyous à la solde du pouvoir ?

À l’heure où j’écris, le gouvernement refuse pourtant de s’expliquer devant le parlement.

L’action du pouvoir exécutif doit être contrôlée : c’est le rôle des représentants du peuple, devant lesquels le gouvernement est responsable. Cela répond à l’impératif d’équilibre des pouvoirs. Ce principe de responsabilité est défini par l’article 20 de la Constitution.

Mais pour Macron, la loi ne s’applique pas vraiment à ceux qui gouvernent. Surtout, elle ne s’applique pas au président de la République que le gouvernement protège.

Voilà jusqu’où a dégénéré la République après un an de pouvoir personnel d’Emmanuel Macron, véritable monarque républicain. Le président des riches est bel et bien devenu le roi des riches. Il faut en tirer toutes les conclusions.

Arrivé à ce stade de la monarchie présidentielle, il ne peut pas y avoir de faux-fuyant, c’est le monarque Macron qui doit séance tenante rendre des comptes au peuple. Si le référendum révocatoire existait, Macron aurait dû justifier de ses actes.

Il est plus urgent que jamais de rebâtir de fond en comble les institutions !

C’est d’une assemblée constituante du peuple dont désormais nous avons besoin.

Aller plus loin : Voir ici les interventions en séance de Bastien Lachaud, demandant la venue de l’exécutif devant la représentation nationale, pour rendre des comptes. Voir ici l’article de la France insoumise sur l’affaire Benalla. Voir ici la réaction de Jean-Luc Mélenchon dans la revue de la semaine

LeHuffPost Ajoutée le 21 juil. 2018

Cela ne pouvait pas tomber plus mal. Un utilisateur de Twitter vient de remettre la main sur l'interview d'Emmanuel Macron, alors candidat à la présidence de la République, pour l'émission "Quotidien" sur TMC. Le favori des sondages s'était alors engagé avec fermeté pour les sanctions hiérarchiques en cas de violences policières, allant du commissaire...au ministre (voir la vidéo en tête de cet article).

17/07/2018

L'ESPRIT DE VICTOIRE... UNE OCCASION DE FAIRE LA FETE ENSEMBLE, d'EXPRIMER DU BONHEUR

 
 
 
Jean-Luc Mélenchon
 
 

esprit victoire

Au moment où j’écris ces lignes, la rue résonne de klaxons et ma télé donne les images des Champs-Elysées emplis d’une foule en joie. Je ne me suis mis à mon clavier que pour maîtriser l’étrange houle partagée qui montait en moi. Je suis reconnaissant à ceux qui nous permettent de vivre un moment de cette sorte.

Je comprends que le foot indiffère et même qu’il insupporte. Mais j’ai plus de mal avec les militants politiques de la gauche traditionnelle quand ils montrent du doigt ceux qui s’en passionnent et se réjouissent d’une victoire sur le stade. J’ai lu je ne sais combien de commentaires sur le thème « le foot c’est l’opium du peuple », « les mêmes supporteurs sont incapables de défendre leur droits sociaux dans la rue », etc… Et ainsi de suite.

D’une façon générale, cette façon de voir nie le rapport du foot et des luttes populaires. Et des équipes de foot issues de ces milieux. Pourquoi des équipes de foot de la Résistance, des équipes de foot des républicains espagnols, le Red Star et ainsi de suite ?

 

Le livre de Mickaël Correia, Une histoire populaire du football, dit si bien tout sur le sujet. De même que le documentaire de Gilles Perez, « Les Rebelles du foot ».  Quels enjeux s’y trouvaient pour que le foot soit aussi confisqué par l’argent ?

Je réponds à ceux qui m’écrivent en ce moment même pour qu’ils se protègent de l’incapacité a partager une ferveur populaire apparemment sans objet réel. Demandez-vous ce que tant de gens vous disent de cette manière au lieu de les juger.

Méfiez-vous des pisse-vinaigres qui regardent de haut les grandes émotions collectives partagées sans limite visible.

Je comprends la méfiance qui s’attache à ce qui semble échapper au discernement rationnel. Mais est-ce le cas ici ? Quand les mêmes qui applaudissent s’interrompent aussitôt pour huer le président lorsqu’il apparaît à l’écran, ne montrent-ils pas au contraire que leur extrême vigilance dans le match s’exerce encore aussi sans limite d’objet ?

Je ne crois pas que la ferveur anéantisse la volonté. À l’inverse, je crois qu’elle la muscle. Elle la fortifie. Elle le fait en élargissant la perception de soi et de la puissance que nous contenons tous en nous. En s’identifiant au modèle de l’équipe qui force l’adversité par l’endurance et l’opiniâtreté, ceux qui s’y abandonnent exaltent le sentiment qu’ils ressentent de savoir que la force est en eux aussi. On ne fait jamais rien d‘autre en se donnant un exemple, un modèle, un héros.

Qu’est-ce qui s’anéantit dans la ferveur footballistique ? La peur de l’autre. Le doute sur soi. La victoire exalte la bienveillance et le goût de soi. Le sentiment que la victoire est acquise devient un esprit de victoire. Car le goût de la victoire se transpose. La victoire est donc une force de confiance en soi qui est contaminante. Elle peut être contagieuse.

Plongeons sans réserve dans cette vague qui nous submerge ! Nous en reviendrons plus forts, plus généreux. Sans modération : quelle autre équipe conclut une victoire en criant « Vive la République » ?

 

 

 

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HUMANITE.FR

« Fêter les Bleus répond à un besoin profond de partage »
Lundi, 16 Juillet, 2018
Paule Masson

L’ex-défenseur, 142 sélections avec l’équipe de France, est engagé en faveur de l’égalité avec sa fondation d’éducation contre le racisme.

Les Bleus l’ont fait. Ils accrochent une seconde étoile à leur maillot. On peut dire que ce Mondial a renoué avec une équipe de France qui a touché les cœurs…

Lilian Thuram Oui. Il faut remercier les joueurs, l’encadrement, le staff pour ce merveilleux moment passé ensemble. Didier Deschamps a su patiemment ­reconstruire un collectif. Après la qualification au Mondial 2014, la finale perdue de peu face au Portugal lors du championnat d’Europe en France en 2016, l’équipe de France n’a cessé de monter en puissance à cette Coupe du monde. Elle a procuré beaucoup de joie et d’émotions bien au-delà des supporters classiques.

Au-delà des hommes en tout cas. L’intérêt des femmes pour ce type de compétition est-il une des traces laissées par la victoire des Bleus au Mondial de 1998 ?

Lilian Thuram Certainement. Car jusque-là le foot était enfermé dans l’idée d’un sport réservé aux hommes. Le foot est un sport qui fédère.

L’engouement qui s’exprime dans la rue, dans les bars, dans les familles est intergénérationnel, interculturel. Il touche les villes, les banlieues, les campagnes. Ce sont les valeurs du collectif qui créent cet élan ?

Lilian Thuram Fêter l’équipe de France permet de saisir une occasion de faire la fête ensemble, d’exprimer du bonheur, spontanément d’ailleurs car personne ne donne officiellement rendez-vous sur les Champs-Élysées après le match. On y va pour satisfaire un besoin profond de partage. Nous sommes des êtres de liens. Nous avons besoin des autres pour exister.

Or nous vivons un moment où les discours politiques et leurs relais médiatiques conditionnent à la peur des autres. Des pays, des continents sont en train de se fermer, de céder au repli identitaire.

Ces idéologies sont là pour casser les solidarités, briser les cohésions et empêcher de croire qu’il est possible de changer les choses.

Dans ce contexte d’anxiété, les victoires de l’équipe de France servent de défouloir pour partager des émotions avec des gens qu’on aime. C’est un besoin humain. Cela fait un bien fou. On ne peut pas vivre sans cela.

Iriez-vous jusqu’à penser qu’il s’agit d’une expression du principe de fraternité que le Conseil constitutionnel vient de reconnaître ?

Lilian Thuram Le football touche à ­l’émotion. Il permet de s’identifier à un groupe, d’en faire partie. Alors oui, il a quelque chose à voir avec la fraternité. Et puis il satisfait aussi un autre besoin, celui de pouvoir espérer. Avant un match, on rêve, on se projette. Or il n’y a aujourd’hui plus beaucoup d’espaces pour le faire dans une société où on nous vend un avenir fait de catastrophes.

S’identifier à l’épopée d’une équipe métissée, ça fait du bien aussi, non ?

Lilian Thuram Nous en sommes tous très heureux. Mais cette équipe de France aurait pu être très différente. Il ne faut pas avoir la mémoire courte. Fin 2010, la Fédération française de foot a bien failli instaurer des quotas contre les joueurs binationaux. L’affaire a été éventée grâce à Mohamed Belkacemi, conseiller technique national pour le football des quartiers, qui a enregistré une réunion évoquant ces mesures discriminatoires. Il a été un lanceur d’alerte et nous devons remercier cette personne d’avoir osé dénoncer l’injustice. Les gens doivent savoir que le bonheur qu’ils sont en train de vivre, ils le doivent à un homme qui a eu le courage de dire « non ».

Lilian Thuram

Ancien footballeur, sélectionné en équipe de France de 1994 à 2008
Les défenseurs à l’attaque

Lilian Thuram a fait le voyage jusqu’en Russie pour assister à la finale. « Celle-là, je ne pouvais pas la rater. France-Croatie, ça me parle, ça me fait rêver », glisse l’ancien défenseur des Bleus, qui avait qualifié la France pour la finale du Mondial 1998 grâce à deux buts, les seuls marqués de toute sa longue carrière en équipe de France. Vingt ans après, le recordman de sélections en équipe de France ne s’explique toujours pas ces deux tirs. Mais il sait en revanche combien il faut savoir gérer ses émotions pour jouer un match de ce niveau. Avec humour, la Fédération croate de football a tweetté vendredi 13 pour demander à Didier Deschamps s’il comptait titulariser Lilian Thuram pour la finale 2018. Les Bleus ont répondu à leur tour sur le réseau social qu’il faudrait alors que les Croates laissent sur le banc de touche Davor Suker, auteur d’un but en 1998. Les temps changent et les arrières marquent aujourd’hui des buts, les talents de la défense française notamment, Varane, Umtiti, ou encore Pavard, auteurs de tirs décisifs lors de ce Mondial.

 

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Pascal Boniface, né le 25 février 1956 à Paris, est un géopolitologue français.

Fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques, il a traité de l'arme nucléaire, du conflit israélo-palestinien et de géopolitique du sport — notamment dans le domaine du football.

"Vous avez dit dans l’un de vos livres que le football pouvait atténuer les conflits. Ce n’est pas toujours le cas

Pascal Boniface Certes, le football peut être utile pour réconcilier les communautés, mais il peut aussi être utilisé. On l’a constaté à deux reprises lors de cette Coupe du monde, avec ce qu’on peut qualifier de provocations inutiles : les deux joueurs suisses d’origine kosovare qui ont eu des gestes anti-Serbes ; et aussi ce joueur croate qui a évoqué le conflit russo-ukrainien en rendant hommage à l’Ukraine après le match contre l’équipe russe.

Les plus méprisants disent que la Coupe du monde est l’opium du peuple. Quelle est votre opinion ?

Pascal Boniface C’est une parenthèse de quelques semaines, mais dont le souvenir positif dure longtemps. Nous sommes encore marqués par ce 12 juillet 1998. Mais le football n’occulte pas tout et n’empêche absolument pas d’avoir une conscience politique, une fois le match terminé. Dire du football qu’il est l’opium du peuple, j’y vois surtout le mépris de certains intellectuels.

 

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Parlons équipe de France. Est-elle le reflet de la France d’aujourd’hui ?

Pascal Boniface C’est surtout un exact reflet de la France que l’on voudrait avoir. Une France qui réussit, une France qui gagne, une France joyeuse, qui travaille ensemble, qui est collective. Disons que c’est un reflet amélioré de la réalité. On voit la joie qu’elle a pu apporter aux Français.

Certains considèrent avec mépris ces débordements, mais que le peuple soit joyeux n’est pas forcément une mauvaise chose. Il n’y a pas beaucoup d’occasions pour qu’il le soit. ça ne veut pas dire qu’ensuite ces gens seront oublieux de leurs combats et de leurs causes. Ce sont deux choses bien distinctes.

Cette équipe a aussi retrouvé un contact avec les Français car, au-delà de ses performances, elle est aussi extrêmement sympathique. Elle a le sourire, elle ne met pas une distance entre elle et le public. Et puis, le grand mérite de Didier Deschamps, c’est que l’on voit qu’il y a des vedettes dans cette équipe, mais qu’elles se mettent toutes au service du collectif. Le groupe l’emporte, sans pour autant étouffer les stars.

Est-ce que la France est devenue un pays de football ?

Pascal Boniface Non, toujours pas. Les Français se passionnent en premier lieu pour la victoire, pas pour la Coupe du monde. On voit qu’il faut toujours attendre un certain niveau dans la compétition pour que les gens se mobilisent. Dans un pays comme l’Angleterre, si une équipe est reléguée dans une division inférieure, les gens continueront à la soutenir, à suivre ses résultats. C’est moins le cas en France, excepté certaines villes. Malgré tout, on peut quand même dire que la France se « footballise ».

On voit maintenant que, toutes générations confondues, tous sexes confondus, on se passionne pour le football."


(1) L’Empire foot. Comment le ballon rond a conquis le monde (Armand Colin) et Planète football, avec David Lopez (BD aux éditions Steinkis).

 

« Un joueur est toujours

l’ambassadeur de son pays »

Lundi, 16 Juillet, 2018

Au-delà des enjeux sportifs, la Coupe du monde draine des enjeux politiques. Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques et auteur de plusieurs livres sur le football (1), nous détaille ces liens.

Selon vous, football et géopolitique ont un lien très fort. Pourquoi ?

Pascal Boniface Parce que c’est le sport universel par excellence, connu de tous et qui se pratique partout. Chaque nation est représentée par son équipe de football. Quelque part, le prestige d’un pays se mesure également à la qualité de son équipe et au parcours de celle-ci. Par ailleurs, dans la mesure où les symboles sont très forts, il peut y avoir des rapprochements ou des affrontements qui viennent se superposer sur un match de football.

Il y a eu des audiences record lors de cette Coupe du monde.

Le football a-t-il gagné la bataille de la mondialisation ?

Pascal Boniface Il est complètement mondialisé, dans la mesure où l’on y joue partout et que les Coupes du monde ont été organisées sur tous les continents. En même temps, il n’est pas encore multipolarisé, parce qu’il est toujours dominé par les pays européens et sud-américains. Sur les 16 huitièmes de finalistes, il y avait dix pays européens, quatre sud-américains et seulement le Mexique et le Japon pour compléter le tableau. En termes de résultats, le football reste relativement oligarchique.

Le footballeur est-il aussi devenu un objet politique sans le savoir ?

Pascal Boniface Oui, dans la mesure où il a une telle exposition mondiale que la compétition devient un enjeu politique pour ceux qui y participent, ou ceux qui l’organisent, en l’occurrence Vladimir Poutine, qui voulait montrer un autre visage de la Russie. Le joueur est toujours, qu’il le veuille ou non, l’ambassadeur en short de son pays. Il l’incarne, et ses compatriotes se sentent incarnés par lui. La définition classique de l’État, c’est : un gouvernement, une population, un territoire. Et on pourrait ajouter : une équipe nationale de football.

Vladimir Poutine a-t-il réussi sa Coupe du monde ?

Pascal Boniface Il a marqué des points par rapport à sa population, mais beaucoup moins par rapport aux Occidentaux, qui restent réservés. Avant la compétition, il y avait plusieurs enjeux : le hooliganisme, le racisme dans les stades et les risques d’attentats. Rien de tout cela n’a eu lieu. Cerise sur le gâteau, l’équipe russe a finalement réussi un beau parcours.

 

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19/06/2018

COMPRENDRE LE DROIT D'ASILE ... Un parcours du combattant

 


 
 
Actualité

 

Certains des droits fondamentaux impactés dans la crise actuelle :

- Certains migrants tentent de passer par la mer, d’autres par la terre, et la majorité emprunte des routes mixtes terre/mer/terre. Leur parcours est semé de violations des droits humains.

Des migrants meurent en mer et ne sont pas secourus, malgré les obligations internationales de sauvetage en mer qui incombent aux navires. D’autres sont refoulés en pleine mer ou dans les eaux territoriales d’états qui veulent contraindre les embarcations de migrants à faire demi-tour, ou les dissuader d’accoster sur leurs rivages. Ces pratiques mettent en jeu le droit à la vie mais également enfreignent le principe de non refoulement.

- Les conditions matérielles et sanitaires, la carence des pouvoirs publics des Etats membres dans la prise en charge matérielle minimale de ces migrants et le harcèlement policier que ceux-ci connaissent dans les camps des fortune (comme à Calais), dans certaines villes ou sur les routes d’Europe portent atteinte à leur droit à la dignité et à la sécurité.

- En outre, les fermetures de frontières à l’intérieur de l’espace Schengen sont une violation des accords et traités européens instituant l’espace de libre circulation et les renvois « sauvages » de demandeurs d’asile d’un pays à un autre (comme de la France à l’Italie, entre Vintimille et Menton) sont des violations du règlement de Dublin.

- Les fins de non recevoir, les procédures de tris, et le traitement administratif et juridictionnel des demandeurs d’asile (enregistrés ou potentiels), incluant leur privation de liberté et leur renvoi forcé, violent le droit d’asile, le droit à la protection contre la torture et les traitements inhumains et dégradants, et les droits civils et politiques tels que le droit à un procès équitable, la protection contre la privation arbitraire de liberté, le droit à un recours effectif.

Pour aller plus loin sur la défense du droit d'asile, visitez notre site.

Eve Shahshahani
Responsable des programmes Asile

 
 
Actualité

Glossaire de la crise migratoire

Chaque jour apporte son nouveau lot d’images de « migrants », de réactions de sympathie comme de peurs, et de décisions politiques incohérentes et stériles.
Le choix des mots n’est pas anodin.
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Le 05 / 10 / 2015

S’il peut parfois être évident qu’une personne a besoin d’être protégée, on ne peut en revanche jamais dire que quelqu’un n’a pas besoin d’aide. La fragilité ne se voit pas nécessairement de prime abord. Nous en faisons tous l’expérience dans nos vies quotidiennes.

Alors qu’un nombre sans précédent de personnes en détresse tentent de rejoindre l’espace Schengen pour y trouver une vie meilleure, les Etats de l’Union européenne espèrent satisfaire l’opinion publique en annonçant qu’ils acceptent l’entrée d’une portion dérisoire de ces exilés sur le territoire européen. Mais les réponses politiques nationale et européenne se font écho : la logique reste celle du tri entre les « bons » et les « mauvais », les « vrais » et les « faux réfugiés ».

Sous couvert de bons sentiments, les exilés qui arrivent aux portes de l’Europe seront triés sur la base de préjugés (notamment en fonction de leur nationalité), et leur vécu personnel et leurs craintes individuelles seront ignorées. Les plus chanceux seront répartis sans leur consentement dans des lieux où ils devront rester cantonnés.

Dans cette sélection, les dirigeants politiques s’arrogent en outre le droit de choisir leurs « réfugiés préférés ». Alors que la Convention de Genève de 1951 et tous les textes internationaux prônent l’égalité absolue de traitement des demandeurs d’asile, on dérive dangereusement vers de l’asile choisi.

Quant à la grande majorité des exilés, ceux qui n’auront pas été considérés comme des « vrais  réfugiés », ils seront refoulés, par la force. L’Europe n’a nullement l’intention de changer de politique ; elle continue de concentrer ses efforts et ses ressources financières à se barricader et à faire l’impossible pour que les civils innocents qui rêvent de paix et de sécurité restent entassés dans des camps à l’extérieur de l’Europe, ou poursuivent leur errance mortifère loin de notre regard. Pour mieux les empêcher d’approcher de nos rivages, on prévoit de les faire trier par d’autres, en sous-traitant la « détermination des besoins de protection » à des Etats aussi démocratiques et respectueux des droits de l’Homme que la Lybie, le Maroc ou le Niger.

 

 http://www.acatfrance.fr/actualite/glossaire-de-la-crise-migratoire

 

Aucun texte alternatif disponible.

 

 

Comprendre le droit d'asile

Demander l’asile, c’est chercher refuge, c’est demander à être protégé contre un danger. Aujourd’hui, et plus juridiquement, cela concerne une personne qui a quitté son pays et qui demande protection contre des persécutions ou des mauvais traitements dans le pays d’origine, en ayant la possibilité de s’ « abriter », de rester légalement dans le pays de destination.

Dans la tradition chrétienne, la notion d’asile existait déjà. Tout homme persécuté ou poursuivi pouvait trouver refuge au sein des églises et ainsi être protégé des attaques et menaces extérieures.

Au delà de son fondement religieux, le droit d’asile recouvre aujourd’hui des concepts juridiques précis en droit international comme en droit français.


Ainsi, l’article 14 de la déclaration universelle des droits de l’Homme contient cette déclaration d’intention : « Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ».
 Emue par le sort des dizaines de millions de civils innocents victimes de la seconde guerre mondiale, la communauté internationale a décidé de faire de la protection des personnes risquant les persécutions un devoir.

En 1951, la convention internationale relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève, a créé une obligation pour les Etats signataires de protéger les personnes qui correspondaient à la définition donnée d’un « réfugié ». En France, la procédure du droit d’asile est codifiée dans le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

 

« Réfugiés »

Le mot réfugié a plusieurs acceptions : il peut désigner, au sens très large, une personne qui « se réfugie » (ex : « Je me suis réfugié chez mes parents, car ma maison était inondée »), ou une personne qui a fui la guerre, ou, plus techniquement, une personne reconnue réfugiée au sens de la Convention de Genève  de 1951.

L’article 1 A2 de la Convention de Genève définit le « réfugié » comme : « Toute personne, qui, craignant avec raison d’être persécutée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve en dehors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays... »



Un réfugié est donc celui qui est persécuté, en raison de ses opinions politiques, mais aussi en raison de sa race, de sa nationalité, de sa religion, ou du seul fait que son comportement est socialement réprimé dans son pays (c’est par exemple le cas des homosexuels dans les pays où l’homosexualité est interdite, ou des femmes refusant de se soumettre à un mariage forcé).


Le statut de réfugié est lié au vécu personnel de la personne, et au fait qu’elle est personnellement menacée, pour des raisons individuelles. On ne peut donc pas dire à l’avance qui sera ou ne sera pas réfugié. Il faut écouter et examiner chaque histoire individuelle.

Dans d’autres cas, une personne peut être protégée sans que la menace (ou l'absence de protection) ne provienne nécessairement d’autorités étatiques ou de détenteurs du pouvoir local, si elle risque la torture ou la peine de mort, ou si son intégrité physique est gravement en danger, notamment si son pays ou sa région d’origine connaissent une situation de conflit armé ou de violence généralisée telle que sa vie en serait en danger. En France, on appelle cette protection la « protection subsidiaire ». L’idée derrière cette protection est que les personnes pourront un jour rentrer chez elles quand la violence aura cessé.

 

« Demandeurs d’asile »

Juridiquement, les personnes arrivant aux portes de l’Europe ou désireuses d’y entrer n’ont pas encore obtenu la reconnaissance du statut de réfugié.

« Demandeur d’asile » désigne une personne qui a exprimé, de quelque manière que ce soit, le souhait d’être protégée contre des dangers ou des persécutions dans son pays d’origine ou de provenance.

Plus techniquement,  les termes « demandeur d’asile »  désignent une personne qui a déjà formellement déposé une demande d’asile auprès d’une administration.

Si une personne veut demander l’asile, on doit la désigner comme un demandeur d’asile et lui accorder les droits et  les garanties correspondantes, dès la première expression de son souhait de demander l’asile. Les migrants et les potentiels demandeurs d’asile ont des droits au regard de la convention de Genève de 1951, puisque celle-ci les protège contre le refoulement.

Il est interdit de « refouler », c’est à dire de « repousser » une personne qui souhaite demander l’asile sans avoir enregistré et examiné individuellement sa demande.

 

 

Quelles sont les implications fondamentales du droit d’asile ?

Pour être protégé, il faut pouvoir convaincre qu’on a de bonnes raisons d’avoir peur, que l’on « craint avec raison » d’être persécuté ou de subir des violations graves des droits de l’homme. Or, pour avoir une chance d’être cru, il faut avoir les moyens de se faire comprendre.

Le droit d’asile implique donc qu’on ait réellement les moyens d’expliquer pourquoi on se sent en danger, quelles menaces ou quelles persécutions nous ont conduit à tout laisser derrière nous, et pourquoi nos craintes sont fondées.

Concrètement, avoir les moyens, cela veut dire comprendre les enjeux de la procédure, vivre dans des conditions dignes et sûres pendant qu’on fait sa demande sans crainte d’être prématurément renvoyé, pouvoir s’exprimer dans sa langue, recevoir une aide juridique aux moments réellement déterminants du parcours, être écouté en toute confidentialité par des personnes formées au droit d’asile, et pouvoir se retourner vers des juges impartiaux en cas de rejet.

La convention de Genève de 1951 affirme en outre clairement: « Toute  personne » qui craint avec raison peut être protégée.

Ces mots -« Toute personne »- posent le principe fort de la non discrimination, et de l’égalité de traitement des demandeurs d’asile.  Il est donc primordial, par principe comme dans toutes étapes concrètes de la procédure, de garantir l’égalité des chances entre tous les demandeurs d’asile, afin que tous, sans distinction, aient la même possibilité d’être entendus, compris, et si nécessaire protégés. Aucun préjugé ne peut déterminer a priori, qui serait un « bon » ou un « mauvais » demandeur d’asile, ce serait de la discrimination.

En définissant le réfugié comme celui qui « craint » avec raison, la Convention de Genève de 1951 consacre le caractère prospectif des craintes de persécutions. C’est à dire qu’une personne doit pouvoir être reconnue comme réfugiée sans avoir nécessairement à démontrer qu’elle a déjà subi des persécutions. Le droit d’asile n’est pas une prime à la souffrance passée, mais une protection contre de probables souffrances à venir.

De plus, on ne fuit pas son pays en emportant une valise pleine de preuves à charge et de documents incriminants.

Pour prouver une souffrance passée dans le cadre de la demande d’asile, on ne peut exiger qu’une personne exhibe les stigmates des tortures subies. On ne peut non plus imposer aux demandeurs d’asile de produire des preuves matérielle ou écrites de leur vécu ou de leur craintes de persécutions.

La Convention de Genève de 1951 pose le principe de la preuve par tous moyens, et rappelle ici aussi explicitement la reconnaissance du statut de réfugié ou l’octroi d’un autre type de protection internationale ne peuvent être subordonnés à aucune exigence de preuve matérielle.

C’est aussi pour cette raison que la place et le temps laissés à la parole des exilés qui demandent à être protégée sont fondamentaux.

 

 

La procédure de demande d’asile en France :

On peut avoir besoin de demander l’asile à n’importe quel moment de son parcours de vie. La plupart des exilés qui fuient leur pays et arrivent en France y déposent une demande d’asile peu de temps après leur arrivée. Mais il peut aussi arriver qu’on n’ait pas demandé à être protégé pendant des années -en vivant en situation régulière ou irrégulière en France- et qu’on prenne conscience plus tard du danger qu’on courrait à retourner, soit  parce qu’une guerre a éclaté ou parce qu’un violent changement de régime a « changé la donne », ou parce qu’en exil, on s’est impliqué socialement ou politiquement au point de risquer une répression en cas de retour.

La procédure de demande d’asile française vient d’être largement modifiée par la réforme de l’asile, dont l’ACAT vous propose des éléments de compréhension détaillés. En voici ici les grandes étapes :

Une personne qui souhaite demander l’asile en France doit faire enregistrer sa demande par l’administration générale auprès d’un « guichet unique ».

- Les services de la préfecture y contrôlent la complétude du dossier et exigent de nombreux documents. Ils ont l’obligation d’enregistrer la demande d’asile dans un délai de trois jours et de délivrer au demandeur une attestation, qui lui permettra de rester légalement en France pendant la durée de la procédure. Ce sont également les services préfectoraux qui font des constatations à l’impact procédural déterminant, qui conduiront au placement du demandeur en procédure normale ou accélérée. Ils remettent au demandeur d’asile le formulaire de demande d’asile. En parallèle de cela, les services de l’Office français de l’intégration et de l’immigration (OFII) sont chargés de mettre en place les conditions matérielles d’accueil du demandeur d’asile (hébergement, allocations, proposition d’un bilan médical)

- Le formulaire de demande d’asile est rédigé en français. Il doit être rempli et contenir (toujours en langue française) le récit personnel du demandeur, contenant l’exposé de son vécu et de ses craintes de persécutions. Ce formulaire doit être renvoyé dans le délai de 21 jours à l’Office de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA), l’administration spécialisée de l’asile. S’il s’agit d’une demande de réexamen, ce formulaire doit être renvoyé dans un délai de 8 jours. (Par la suite, le demandeur d’asile devra justifier d’une adresse postale et retourner en préfecture pour le renouvellement de son attestation de demande d’asile valant droit au séjour).

- L’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) examine la demande d’asile et convoque le demandeur à un entretien oral, au cours duquel des questions lui seront posées, en présence d’un interprète, pour apporter des précisions sur ses raisons de demander l’asile. Si la demande est traitée en procédure accélérée, l’OFPRA ne se laisse en théorie que 15 jours pour étudier le dossier, entendre la personne, et rendre sa décision. Tant que l’OFPRA n’a pas rendu sa décision, il est possible de compléter la demande par des éléments de preuve ou de récits supplémentaires.

La décision de l’OFPRA est notifiée au demandeur d’asile par courrier recommandé avec accusé de réception.

Détail important, c’est la date à laquelle le bordereau du recommandé postal a été signé (par le demandeur ou une tierce personne) qui compte comme date de notification.

Il peut s’agir :

  • d’une décision positive :
    • Reconnaissance du statut de réfugié
    • Protection subsidiaire
  • d’une décision négative :
    • Irrecevabilité de la demande (comme une fin de non recevoir de la demande d’asile, qui n’aura alors pas été examinée au fond, mais seulement via un « examen préliminaire »
    • Clôture (équivalant à une radiation de la demande d’asile, qui, ici encore, n’aura pas été examinée au fond jusqu’au bout)
    • Rejet (l’OFPRA a examiné la demande mais considère que la personne n’a pas besoin d’être protégée).
  • En cas de décision de clôture, la personne « radiée » a 9 mois à compter de la notification pour se rendre de nouveau en préfecture (comme au tout début du parcours) et demander la réouverture de sa demande d’asile, en présentant des explications. Après ces 9 mois, la décision de clôture est considérée comme définitive, et les conditions du recours devant la CNDA s’appliquent.
  • En cas de décision d’irrecevabilité ou de rejet de la demande d’asile, le demandeur peut faire un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision.
    • Le recours doit être écrit, daté et signé, et il doit expliquer avec un minimum de détails pourquoi l’OFPRA a eu tort, selon le demandeur, et pourquoi la demande d’asile était en fait fondée. Pour cela, on peut solliciter l’aide d’un avocat. Tous les demandeurs d’asile ont désormais droit à l’aide juridictionnelle, c’est à dire à un avocat dont les honoraires sont pris en charge par l’Etat et les fonds de solidarité des ordres des avocats.
    • La CNDA statue sur le recours dans un délai de 5 mois pour les procédures normales et dans un délai de 5 semaines pour les procédures accélérées.  Pour les procédures accélérées, l’affaire est jugée par un juge statuant seul. Pour les procédures normales, le requérant est entendu par un panel de trois juges. Après l’audience, à laquelle le demandeur d’asile est présent avec son avocat, l’affaire est mise en délibéré, et la Cour rend sa décision par écrit un mois plus tard.
  • En cas de décision positive, si une personne se voit reconnaitre une protection, que ce soit par l’OFPRA, ou par la Cour nationale du droit d’asile, elle pourra bénéficier :
    • D’une carte de résident valable dix ans en cas de reconnaissance du statut de réfugié
    • D’une carte temporaire de séjour valable un an en cas d’octroi de la protection subsidiaire
    • Elle pourra aussi faire venir son conjoint et ses enfants mineurs.

 

 http://www.acatfrance.fr/comprendre-droit-asile

05/06/2018

CONTRE LA VENUE DU MINISTRE ISRAELIEN / Les Partis et associations manifestent

 

 

RASSEMBLEMENT à Lyon le mardi 5 juin 18h
quais du Rhône (Quai Augagneur
près du pont de la Guillotière)

Collectif 69

Vendredi 1er juin 2018

COMMUNIQUE NATIONAL

La « saison croisée France-Israël » va regrouper, de juin à novembre, des dizaines d’événements en Israël et en France. Pour Israël, il s’agit de reconstruire une image positive, de tenter, à travers la science, l’art et la culture, de le blanchir de ses crimes. Cette « saison croisée » doit être inaugurée à Paris le 5 juin 2018 par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, conjointement avec le président de la République Emmanuel Macron.

En quelques semaines, les tirs de l’armée israélienne contre les manifestants de Gaza, non armés, qui protestent contre un blocus inhumain qui dure depuis 11 ans, ont fait 120 morts et plus de 13 000 blessés, dont 3 500 par balles, conçues pour infliger des mutilations et handicaps à vie.

Pendant ce temps, en toute impunité, Israël et les États-Unis fêtaient le transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, en contradiction totale avec le droit international et les résolutions de l’ONU.

La France a condamné l’un et l’autre. Mais que peuvent les paroles contre un pouvoir israélien qui se croit tout permis, fort du soutien inconditionnel des États-Unis de Trump, et l’absence de sanction ?

Il est grand temps de passer de la parole aux actes. Nous demandons l’annulation de cette saison croisée et de son inauguration le 5 juin :

 une fois encore, les crimes de guerre commis récemment par Israël sont d’une extrême gravité, et la tentative de les blanchir par cette « saison croisée  » est d’une indécence absolue. Cet événement serait en contradiction totale avec le signal clair et le ferme avertissement qu’il faut adresser à Israël.

 Netanyahou, criminel de guerre, n’a rien à faire en France,

 la date du 5 juin, l’anniversaire du déclenchement par Israël de la « guerre des 6 jours », qui a conduit à l’occupation de nouveaux territoires par la force et une nouvelle catastrophe, la Naksa, pour le peuple palestinien, ajoute un facteur supplémentaire à cette provocation.

Partout, nous porterons l’exigence de la reconnaissance des droits du peuple palestinien – dont le droit au retour – et de la reconnaissance par Israël des crimes qu’il a commis. Nous demandons que, déjà, la France reconnaisse l’État de Palestine avec Jérusalem-Est comme capitale, comme l’ont demandé au gouvernement nos élu-e-s des deux chambres.

C’est l’impunité d’Israël qui autorise à tuer les Palestiniens comme elle tue toute humanité de la part du pouvoir israélien : il est urgent d’y mettre fin, et d’appliquer des sanctions contre l’État d’Israël et particulièrement la Suspension de l’Accord d’Association UE/Israël.

Nous appelons à manifester partout en France le 5 juin contre la venue de Netanyahou et pour l’annulation de la saison croisée France-Israël.

À Paris, un rassemblement aura lieu devant le Grand Palais à partir de 18h30.

Non à la venue de Netanyahou en France, c’est un criminel de guerre !

Annulation immédiate de la saison croisée France-Israël !


Tract rassemblement contre la venue de Netnayahu le 5 juin 2018

Association de Palestiniens en Île de France

Association des Palestiniens en France - AL JALIYA - Union d’Associations et d’Institutions Palestiniennes en France

Forum Palestine Citoyenneté

Alliance internationale pour la défense des droits et libertés (AIDL)

Argenteuil Solidarité Palestine (ASP)

Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Association France Palestine Solidarité Paris-Centre

Association France Palestine Solidarité Paris 14-6

Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)

Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS France)

Campagne unitaire pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (Île de France)

Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI)

Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR-PO)

Femmes Égalité

Femmes en noir (FEN)

International Solidarity Movement (ISM France)

Montreuil Palestine

Secours Rouge Arabe

Union générale des étudiants palestiniens (GUPS)

Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

---------------------------

Ensemble !

Europe Écologie - Les Verts (EELV)

Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF)

Parti communiste français (PCF)

Parti communiste des ouvriers de France (PCOF)

Parti de Gauche (PG)

Parti des Indigènes de la République (PIR)

http://www.palestine-solidarite.org/

L’image contient peut-être : une personne ou plus, mème et texte

 



LES PROTESTATIONS SONT PACIFIQUES

ET TOUT PROPOS RACISTES OU INJURIEUX SONT BANNIS,

SUR CETTE PAGE (https://www.facebook.com/events/191930984959353/)

COMME DANS LA RUE.

Pour celles et ceux qui le peuvent venir avec des blouses d'infirmier-e-s et le portrait de la jeune infirmière bénévole Razan Achraf Al-Najjar, assassinée vendredi dernier à Gaza par l’armée israélienne.

 Photo : MEE

toujours été présente, se portant volontaire comme ambulancière paramédicale pour aider ceux qui avaient été blessés par des snipers israéliens.

Photo : MEE 

 Photo : Hossam Salem/Al Jazeera

D'autres manifestations auront lieu dans plusieurs villes de France :


SAINT-ETIENNE:
5 juin Place de l’Hotel de Ville à 18H30

MARSEILLE:
5 juin Port d’Aix à 18H

LYON:
5 juin Quai du Rhône à 18H (Quai Augagneur près du pont de la Guillotière)

LILLE:
5 juin Grand Place à 18H30 (métro : Rihour)

METZ:
2 juin Parvis des droits de l’Homme à 14H30

POITIERS:
5 juin 2018 – Place de l’Hôtel de Ville à 18H

MONTPELLIER:
5 juin Place de la comédie 18H30

CAEN:
5 juin : 18H30 devant la Préfecture

SAINT NAZAIRE:

5 juin à 18h00 devant la permanence de la députée

FOIX:
5 juin à 17h devant le Monument à la Résistance
http://www.agencemediapalestine.fr/…/non-a-la-venue-de-net…/

 

 

 

 

Gaza : les morts ont un visage, et les criminels de guerre n’ont rien à faire en France

AFPS

Samedi 2 juin 2018

Les morts ont un visage, ce ne sont pas que des nombres, et aujourd’hui c’est celui de la jeune infirmière bénévole Razan Achraf Al-Najjar, assassinée hier à Gaza par l’armée israélienne, qui interpelle notre regard. Un visage qui s’ajoute à la longue liste des plus de 120 morts et des millliers de blessés victimes ces dernières semaines des snipers de l’armée israélienne.

Elle avait 21 ans et tout l’avenir devant elle. Un soldat israélien, obéissant aux ordres de son gouvernement a décidé, depuis la lunette de visée de son fusil, de briser cette vie et cet avenir.

Elle faisait partie des équipes de secours de notre partenaire PMRS (Palestinian Medical Relief Society), qui nous rappelle dans son communiqué que le fait de viser du personnel médical, ou des civils désarmés, est un crime de guerre.

Le crime de guerre a aussi un visage, c’est celui de Benyamin Netanyahou, qui en est le commanditaire en chef. Il a des complices, notamment les États-Unis, qui viennent de mettre leur véto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour la protection du peuple palestinien. Il a un carburant, qui s’appelle l’impunité : impunité à laquelle la France participe tant qu’elle continue à se contenter de mots face à ces crimes de guerre.

Comment, dans ces circonstances, le président de la République peut-il maintenir l’invitation faite à Benyamin Netanyahou à venir en France, mardi prochain ? Comment peut-il maintenir la "saison croisée France-Israël" et son inauguration dans de telles circonstances ?

Dans un message à l’Elysée, Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité, a réitéré aujourd’hui notre demande d’annulation de la visite de Benyamin Netanyahou en France, et d’annulation de la saison croisée France-Israël. Le président de la République veut-il vraiment mêler son image à celle de ce criminel ?

Il est temps de passer des paroles aux actes, et de sanctionner l’État d’Israël. Il faut un premier geste fort, qui interpelle aussi la société israélienne : c’est l’annulation de la "saison croisée".
Il est encore temps...

Le Bureau national de l’AFPS
le 2 juin 2018

19/05/2018

FOOT ! A CHACUN SES CHOUCHOUS... NOUS, C'EST LE RED-STAR

Pour certains c'est le PSG, L'OM, L'OL, etc.

Nous c'est le RED-STAR depuis les années 60,70,80,90,2000

Nous suivons toujours leurs résultats de près

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AVANT-MATCH... ON SE PREPARE DES DEUX COTES

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SOUVENIRS...SOUVENIRS... AVEC LES ANCIENS DU RED-STARD

COMME POUR CEUX-LA SANS DOUTE

qui ont fait le déplacement depuis la Seine-Saint-Denis

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Fidèles à l'étoile rouge depuis les années 60

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où le père allait avec ses fils voir jouer le RED-STARD à SAINT-OUEN,

nous avons profité de leur passage à PAU VENDREDI 11 MAI

pour aller les voir.

 http://www.leparisien.fr/sports/ile-de-france/national-le-red-star-finit-sur-un-nul-1-1-a-pau-11-05-2018-

Déjà sacrés champions et promus en Ligue 2, les Audoniens ont bouclé leur saison à Pau ce vendredi avec un huitième match d’affilée sans défaite.

Les Audoniens ont joué le jeu ce vendredi en décrochant le nul à Pau, qui assure de son côté son maintien.

 

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Ce dernier match dans le Béarn a permis à Lapoussin d’inscrire son premier et donc unique but de la saison

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  Une ouverture du score à laquelle Pau a réagi sur une frappe de Sanchez déviée par Derrien (54e). A leur sortie du terrain, les membres du Red Star ont eu droit à une haie d’honneur des Palois.

 

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FEUILLE DE MATCH

PAU - RED STAR : 1-1.

Mi-temps : 0-1.

Arbitre : M. Vernice.

Buts. Pau : Sanchez (54e) ; Red Star : Lapoussin (19e).

Avertissements. Pau : Daubin (40e) ; Red Star : Zukanovic (57e), Petrilli (62e).

Pau : Lesec - Bury, Malaga (cap.), Toussaint, Martin - Daubin, Maisonneuve, Sanchez (Assoumou, 89e), Guilavogui (Tressens, 73e) - Rivas, Kraichi (Ourch, 67e). Entr. : Vignes.

Red Star : Sauvage - Satli, Derrien, Fontaine (cap.), Sy - Lapoussin, Sylvestre, Mfulu, Teuma - Zukanovic (Raheriharimanana, 73e), Petrilli (Baradji, 73e) Entr. : Brouard.

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SANS L'AVOIR cherché, ni demandé

nous nous sommes retrouvés avec un petit groupe de supporters du RED-STAR

Bien placés !

 

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EN FACE LES JOYEUX SUPPORTERS DE PAU

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