28.04.2008

O LUNE ...

il est l'heure d'aller rejoindre la lune 
Vous me suivez ?
 
*** 

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La lune offensée

O Lune qu'adoraient discrètement nos pères,
Du haut des pays bleus où, radieux sérail,
Les astres vont se suivre en pimpant attirail,
Ma vieille Cynthia, lampe de nos repaires,

Vois-tu les amoureux, sur leurs grabats prospères,
De leur bouche en dormant montrer le frais émail ?
Le poète buter du front sur son travail ?
Ou sous les gazons secs s'accoupler les vipères ?

Sous ton domino jaune, et d'un pied clandestin,
Vas-tu, comme jadis, du soir jusqu'au matin,
Baiser d'Endymion les grâces surannées ?

- " Je vois ta mère, enfant de ce siècle appauvri,
Qui vers son miroir penche un lourd amas d'années,
Et plâtre artistement le sein qui t'a nourri! "

Charles Baudelaire, 1862, Les Fleurs du Mal (1868)
 
 
 
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Invocation à la lune

Ainsi qu'une jeune beauté
Silencieuse et solitaire,
Des flancs du nuage argenté
La lune sort avec mystère.
Fille aimable du ciel, à pas lents et sans bruit,
Tu glisses dans les airs où brille ta couronne,
Et ton passage s'environne
Du cortège pompeux des soleils de la nuit.
Que fais-tu loin de nous, quand l'aube blanchissante
Efface à nos yeux attristés
Ton sourire charmant et tes molles clartés ?
Vas-tu, comme Ossian, plaintive, gémissante,
Dans l'asile de la douleur
Ensevelir ta beauté languissante ?
Fille aimable du ciel, connais-tu le malheur ?
Maintenant revêtu de toute sa lumière,
Ton char voluptueux roule au-dessus des monts :
Prolonge, s'il se peut, le cours de ta carrière,
Et verse sur les mers tes paisibles rayons.

Pierre Baour-Lormian, tiré de Poésies d'Ossian (1827)
 
 
 
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Tristesses de la lune

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ;
Ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins,
Qui d'une main distraite et légère caresse
Avant de s'endormir le contour de ses seins,

Sur le dos satiné des molles avalanches,
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons,
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l'azur comme des floraisons.

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive,
Elle laisse filer une larme furtive,
Un poète pieux, ennemi du sommeil,

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle,
Aux reflets irisés comme un fragment d'opale,
Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil.

Charles Baudelaire, Les fleurs du mal

 

16.02.2008

DANS L'AIR DU SOIR


 

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  Voici venir les temps ou vibrant sur sa tige

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir

Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir

Valse mélancolique et langoureux vertig
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Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige
Valse mélancolique et langoureux vertige
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir

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Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige
Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige

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Un coeur tendre qui hait le néant vaste et noir
Du passé lumineux recueille tout vestige
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir

 
Charles Baudelaire

 
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15.01.2008

UN PEU DE POESIE AVANT D'ALLER AU LIT

Le retour est un peu difficile...

J'ai l'impression de vous avoir quittés depuis longtemps... 
J'ai du mal à me remettre dans le bain

Mais ça va revenir 

... 

Aujourd'hui c'était rangements divers, les décors de NOEL, les valises, les courriers, les e-mail, etc. 

... 

demain un aller-retour au PAYS BASQUE...dont on se serait bien passé...

Eglise de GUETHARY et cimetière de SAINT-JEAN-DE-LUZ

Un accident au petit matin... fauché par une voiture 

Un homme jeune...

Nous irons apporter notre soutien à la maman, à la famille


 

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L'Orient jaillit comme un fleuve,
La lumière coule à long flot,
La terre lui sourit et le ciel s'en abreuve
Et de ces cieux vieillis, l'aube sort aussi neuve
Que l'aurore du jour, qui sortit du Très Haut.

 
Et des pleurs de la nuit, le sillon boit la pluie,
Et les lèvres de fleurs distillent leur encens,
Et d'un sein plus léger l'homme aspire à la vie
Quand un esprit divin vient englober ses sens.

 
Notre terre éblouie du rayon qui la dore,
Nage plus mollement dans l'élastique éther,
Comme un léger nuage enlevé par l'aurore
Plane avec majesté sur les vagues de l'air.

 
Les pointes des forêts que les brises agitent,
Bercent l'ombre et la fraîcheur pour le choeur des oiseaux ;
Et le souffle léger des ondes pures qui palpitent
Parfume en s'exhalant le lit voilé des eaux.

 

Celui qui sait d'où vient l'aurore qui se lève,
Ouvre ses yeux noyés d'allégresse et d'amour,
Il reprend son fardeau que la vertu soulève
S'élance, et dit " Marchons à la clarté du jour ! "

LAMARTINE 

 
 
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Des chevaux et des chiens

 

Les chevaux et les chiens

Parlent mieux que les hommes

Et savent de très loin

Reconnaître le ciel

 

Ils n’ont pour eux que l’herbe

Et la grave tendresse

Des bêtes qui remuent

Tristement le passé

 

Mais dans leurs yeux inquiets

Des choses et des hommes

Passe parfois l’éclair

D’une saison future.

 

René-Guy Cadou

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 A demain mes amis (es) blogueurs

 

Je viendrai vous rendre visite et prendre des nouvelles de la bloguerie

Vous m'avez manqué

 

 

 

21.12.2007

QUAND VIENT L'HIVER



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Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver,
Mon jardin ce n'est pas un jardin, c'est la plaine,
Mon chemin ce n'est pas un chemin, c'est la neige.
Gilles Vigneault

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Dans le silence de l'hiver, je veux revoir ce lac étrange,
Entre le cristal et le verre où viennent se poser des anges.
Robert Charlebois

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A travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir ;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir.
Charles Baudelaire  


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Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d'arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !

Alfred de Vigny

 ***

**

 

 Les vases ont des fleurs de givre,
Sous la charmille aux blancs réseaux ;
Et sur la neige on voit se suivre
Les pas étoilés des oiseaux.
Théophile Gauthier

 

***

**

 Et qu'il vente ou qu'il neige

Moi-même, chaque soir,Que fais-je,
Venant ici m'asseoir ?
Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i.
Alfred De Musset

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La neige tombe, indiscontinûment,
Comme une lente et longue et pauvre laine,
Parmi la morne et longue et pauvre plaine,
Froide d'amour, chaude de haine.
Emile Verhaeren




La bise se rue à travers
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Les buissons tout noirs et tout verts,
Glaçant la neige éparpillée
Dans la campagne ensoleillée.
Paul Verlaine



15.12.2007

La nuit, jamais complète ... une lumière pour la bloguerie


 Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumière. V. HUGO

 

La nuit n'est jamais complète.


La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l'affirme,
Au bout du chagrin,
une fenêtre ouverte,
une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille,
désir à combler,
faim à satisfaire,
un cœur généreux,
une main tendue,
une main ouverte,
des yeux attentifs,
une vie : la vie à se partager.

Paul Éluard.


 

 

 

 

Empruntée à Dominique 
 
 

Même quand nous dormons

 

Même quand nous dormons nous veillons l’un sur l’autre
Et cet amour plus lourd que le fruit mûr d’un lac
Sans rire et sans pleurer dure depuis toujours
Un jour après un jour une nuit après nous

 Paul ELUARD
 
 
Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs.

12.12.2007

AUX CHAMPS on glane, on prie, on récolte...

 Elles et ils sont à la peine.
Ils méritent bien qu'on ne les oublie pas pour faire la fête à NOEL.

 

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 L'ANGELUS

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En plein travail des champs, deux paysans ont posé leurs outils pour se mettre en prière avec simplicité tandis qu'on devine l'angélus sonner au clocher lointain, (celui de l’église Saint-Paul des XIIe et XVe siècles de Chailly-en-Bière, près de Barbizon)

 

 

L'angélus du matin
Fauve avec des tons d'écarlate,
Une aurore de fin d'été
Tempétueusement éclate
A l'horizon ensanglanté.

La nuit rêveuse, bleue et bonne
Pâlit, scintille et fond dans l'air,
Et l'ouest dans l'ombre qui frissonne
Se teinte au bord de rose clair.

La plaine brille au loin et fume.
Un oblique rayon venu
Du soleil surgissant allume
Le fleuve comme un sabre nu.

Le bruit des choses réveillées
Se marie aux brouillards légers
Que les herbes et les feuillées
Ont subitement dégagés.

L'aspect vague du paysage
S'accentue et change à foison.
La silhouette d'un village
Paraît. - Parfois une maison
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 Illumine sa vitre et lance
Un grand éclair qui va chercher
L'ombre du bois plein de silence.
Çà et là se dresse un clocher.

Cependant, la lumière accrue
Frappe dans les sillons les socs
Et voici que claire, bourrue,
Despotique, la voix des coqs

Proclamant l'heure froide et grise
Du pain mangé sans faim, des yeux
Frottés que flagelle la bise
Et du grincement des moyeux,

Fait sortir des toits la fumée,
Aboyer les chiens en fureur,
Et par la pente accoutumée,
Descendre le lourd laboureur,

Tandis qu'un choeur de cloches dures
Dans le grandissement du jour
Monte, aubade franche d'injures,
A l'adresse du Dieu d'amour !


VERLAINE 

 

*****

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 LES GLANEUSES

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Les glaneuses


Les glaneuses dans les bras
Portaient de bien modestes gerbes
Je m'étais couché dans l'herbe
Pour mieux les observer

Vers midi elles s'en allèrent
Dans la chaleur et la poussière
La mine un peu défaite
Sous le soleil ardent
Je les voyais qui s'éloignaient
En rapetissant
HERMAN
 
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Deux années ont passé
L'une d'elles serait morte
De faim à ce qu'on dit
La pauvresse aurait eu
Dix-huit ans aujourd'hui
 
 
 
 
 
Tout comme La Joconde, L'Angélus a été représenté un nombre incalculable de fois, sur des calendriers des Postes, des canevas, des meubles, des cahiers d'écolier, etc. ou sur les murs de miche.
Il est devenu une sorte d'icône de la peinture populaire.


L'Angélus est un tableau de Jean-François Millet, peint en 1858.
 
 
 
 
La récolte des pommes de terre et Des glaneuses, Millet s'attache ici à représenter avec réalisme et délicatesse un aspect de la vie quotidienne des campagnes de son temps.

 
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LA RECOLTE DES POMMES DE TERRE 



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Paysanne dans les champs - Julien DUPRE (1851-1910)
 
 
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 Les moissonneurs - Julien DUPRE
 
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 SEMEUR AU SOLEIL COUCHANT - VAN GOGH
 

15.11.2007

BONJOUR LES MINETTES

A L'AIRE DES OISEAUX à proximité de SAINTES... TOUJOURS LES CHATS !

medium_FIN_DE_VACANCES_NOVEMBRE_082.jpgLe Chat, Beaudelaire


Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et des pieds jusqu'à la tête
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.

 

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 Le chat et le soleil, Maurice Carême


Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

 

 

 

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Je souhaite dans ma maison
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi mes livres,
Sans lesquels je ne peux vivre.


Guillaume Apollinaire, Le poète assassiné



 

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04.11.2007

POEMES D'AMOUR.. LORCA ET DESNOS

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DESNOS 

Il y a des mains dans cette nuit de marais

Une main blanche et qui est comme un personnage

vivant

Et qui est la main sur laquelle je voudrais poser mes

lèvres et où je n'ose pas les poser.

 

 

Il y a les mains terribles

Main noircie d'encre de l'écolier triste

Main rouge sur le mur de la chambre du crime

Main pâle de la morte

Mains qui tiennent un couteau ou un revolver

Mains ouvertes

Mains fermées

Mains abjectes qui tiennent un porte-plume

O ma main toi aussi toi aussi

Ma main avec tes lignes et pourtant c'est ainsi

Pourquoi maculer tes lignes mystérieuses

Pourquoi ? Plutôt les menottes plutôt te mutiler plutôt

plutôt

Ecris écris car c'est une lettre que tu écris à elle et ce

moyen impur est un moyen de la toucher

mains qui se tendent mains qui s'offrent

Y a-t-il une main sincère parmi elles

Ah je n'ose plus serrer les mains

Mains menteuses mains lâches mains que je hais 

Mains qui avouent et qui tremblent quand je regarde les

yeux

y a-t-il encore une main que je puisse serrer avec

confiance

Mains sur la bouche de l'amour

Mains sur le coeur sans amour

Mains au feu de l'amour

Mains à couper du faux amour

Mains basses sur l'amour

Mains mortes à l'amour 

Mains forcées pour l'amour

Mains levées sur l'amour

Mains tenues sur l'amour 

Mains hautes sur l'amour

Mains tendues vers l'amour

Mains d'oeuvre d'amour

Mains heureuses d'amour

Mains à la pâte hors l'amour horribles mains

Mains liées par l'amour éternellement

Mains lavées par l'amour par des flots implacables

Mains à la main c'est l'amour qui rôde

Mains pleines c'est encore l'amour

Mains armées c'est le véritable amour

Mains de maître mains de l'amour

Main chaude d'amour

Main de justice main d'amour

Main forte à l 'amour ! 

 

 

poète et dramaturge de renommée internationale, l'Espagnol Federico García Lorca (1898-1936) fut fusillé par les franquistes au début de la guerre civile.

GARCIA LORCA 

Si tu pouvais entendre

L"amer laurier-blanc sangloter, 

Que ferais-tu mon amour ?

Tu soupîrerais.

 

Si tu voyais la lumière

T'appeler en partant,

Que ferais-tu, mon amour ?

Tu songerais à la mer.

 

Mais si je te disais un jour

"Je t'aime" sous l'olivier,

Que ferais-tu mon amour ?

Tu me poignarderais.

 

 

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01.11.2007

BELLE NATURE

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L'automne
On voit tout le temps, en automne,
Quelque chose qui vous étonne,
C'est une branche tout à coup,
Qui s'effeuille dans votre cou.

C'est un petit arbre tout rouge,
Un , d'une autre couleur encor,
Et puis partout, ces feuilles d'or
Qui tombent sans que rien ne bouge.

Nous aimons bien cette saison,
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.
 
Lucie DELARUE-MARDRUS
 
 
 

Dialogue de fleurs

Ce n'est pas une vie,
De toujours vivre empoté
Dit le mauve pétunia

Ce n'est pas une vie,
De toujours vivre sous verre
Dit la botte d'œillets

Ce n'est pas une vie,
De toujours vivre sous cloche
Dit la rose du Petit Princ
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Comme ils sont heureux
Les asphodèles et les volubilis
Avec leur nom à coucher dehors !


















Il était une feuille
Il était une feuille avec ses lignes.
Ligne de vie
Ligne de chance
Ligne de cœur.

Il était une branche au bout de la feuille.
Ligne fourchue, signe de vie
Signe de chance
Signe de cœur.

Il était un arbre au bout de la branche.
Un arbre digne de vie
Digne de chance
Digne de cœur.
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Cœur gravé, percé, transpercé
Un arbre que nul jamais ne vit.

Il était des racines au bout de l'arbre.
Racine, signe de vie
Vignes de chance
Vigne de cœur.

Au bout de ces racines, il était la Terre.
La Terre tout court.
La Terre toute ronde.
La Terre toute seule au travers du ciel.
La Terre.


Robert DESNOS




 

Feuilles d'automne
 

Va-t-on songer à l'automne

A l'aquilon détesté

Quand la lumière environne

La vie et le fier été !

De l'arbre au profond feuillage

Des parterres du jardin

La brise tire un langage

D'allégresse et de dédain.

medium_promenade_HABAS_1.11.2007_072.jpgVous qui passez sur la route

Saouls de la sève des bois,

Chantez ! Riez ! Moi j'écoute

En secret une autre voix :

Qui soupire de la sorte ?

O mon âme, n'est-ce pas

Une branche déjà morte

Qui vient de parler tout bas.

Jean Moréas

 

 

 

10.10.2007

Poèmes d'amour - Marc Laphrise DE PAPILLON

Allez ! je vous ai infligé trois notes dans mes "revue de presse".. Après la "douleur", la douceur sans pudeur... mais là euh ! si ça ne vous fait pas rougir Mesdames ! moi si... enfin ! rosir quoi ! même en vieux françois...çais... Y'en a d'autres par contre qui vont bien prendre la chose si j'ose m'exprimer ainsi... (lol ou mdr, c'est ça les jeunots ?).

 

ça, je veux fourniller en ton joly fourneau :

Car j'ay de quoy esteindre et allumer la flame,

Je vous veux chatouiller jusqu'au profond de l'ame

Et vous faire mourir avec un bon morceau.                        pffffffffffffffff!

 

Ma peronne inventons un passe-temps nouveau.

Le chantre ne vaut rien qui ne dit qu'une game,

Faictes donc le seigneur et je feray  la dame,

Serrez, poussez, entrez, et retirez tout beau.                    Aïeeeeeeeeeeeeeeee

 

Je remu'ray à bons d'une vistesse ardente,

Nos pieds entrelacez, nostre bouche baisante :

La langue fretillarde ira s'entremouillant.                           laaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

 

Jouons assis, debout, à costé, par derrière

Non à l'Italienne, et tousjours babillant :

Ceste diversité est plaisante à Cythere.                           Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

 

SACRE PAPILLON QUE CE PAPILLON LA !

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Les époux royaux s'accouplent : Anrach de Strasbourg.

(oui, on avait vu !) 

 

Un joli fourneau ! ça quand même !

A L'Italienne ? Mais qu'est-ce donc ?    

 

A demain au café chez vous .. pour la journée ! Assez parlé pour ce soir... BISES

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