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03/04/2017

En campagne chalossaise, route d'Ossages

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Comme si vous y étiez !

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ça ressemble à ça la campagne

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Je me suis arrêtée pour humer les glycines embaumantes

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A quelques vols d'oiseaux, de buses

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un village dans la brume

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J'ai battu la campagne

*

 

L’enfant qui battait la campagne


Vous me copierez deux cents fois le verbe :
Je n’écoute pas. Je bats la campagne.


Je bats la campagne, tu bats la campagne,
Il bat la campagne à coups de bâton.


La campagne ? Pourquoi la battre ?
Elle n’a jamais rien fait.


C’est ma seule amie, la campagne.
Je baye aux corneilles, je cours la campagne.


Il ne faut jamais battre la campagne :
On pourrait casser un nid et ses oeufs.


On pourrait briser un iris, une herbe,
On pourrait fêler le cristal de l’eau.


Je n’écouterai pas la leçon.
Je ne battrai pas la campagne.


Claude ROY

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Je retrouve HABAS et son clocher

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11 H 10

11 H 30 à la maison

C'est bon pour le filet mignon - 30 mn de cuisson -

A moins que je ne plume ces poules pour les mettre au pot

puisqu'hier je n'ai pas pu aller déguster la poule au pot préparée par les amis de l'USH

Trop juste pour midi ...Je viendrai les kidnapper une autre fois

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FLEURS DES CHAMPS ET PUIS LES AUTRES accrochés aux arbres, aux maisons

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http://www.jepoeme.fr/fleurs-des-champs/

FLEURS DES CHAMPS

Fleurs des champs
Si fragiles au vent
Naissent avec la pluie
Se nourrissent de soleil
Embrassent la terre battue
Elles sont une bouffée d’air
Aux couleurs ardentes
Vue du ciel, vue du ciel

Nature parfaite et divine
Qui rafraîchit l’esprit
Gracieuse et éclatante
Votre parfum est poésie
Il dévoile vos dessous
L’être humain en est fou
Il vous dépose d’un jet
Sur tous leurs vêtements

J’admire votre jolie robe
Allongée sur le champ
Je vous caresse en douceur
Pour ne pas vous faire peur

Fleurs authentiques
Je vous reproduis sur la toile
Mes pinceaux expriment
Votre univers sur le terrain
La joie est dans mon cœur
A vous dessiner sur fond blanc
Pour offrir à ceux que j’aime
Je souris en vous inspectant

Nature gracieuse à l’infini
Je vous savoure dans les parcs
Ici les champs ont disparu
Je fouine dans ma mémoire
Je vous retrouve au village
De mon enfance à cueillir
Un bouquet de boutons d’or
Dans le jardin de ma voisine

Allongée dans mes souvenirs
Je vous revois sur la table de la cuisine
Je vous caresse d’un regard amoureux
Vous me manquez là où je suis

D.Isabelle

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Ce matin je n'ai pas regretté ma marche en solitaire

un besoin absolu de marcher, de prendre le large, la tangente, la route d'Ossages

Une heure et demie de pure liberté avec le soleil pour témoin

**

Je me souvenais de mes sorties d'internat dans le Berry

tous les mercredis après-midi

où nous chantions, en rang deux par deux, cette triste chanson 

de Jean-Jacques Debout :

"On passe le pont sur la rivière
On tourne au coin du cimetière
Pour suivre un peu le vieux canal
Puis vers cinq heures on rentrera
Suivant d'autres murs, d'autres grilles
A part ceux de l'école des filles
Jusqu'aux murs de l'orphelinat

En casquette à galons dorés
En capote à boutons dorés
Tout au long des jeudis sans fin
Voyez passer les orphelins"...

***
Nous n'étions pas logés à la même enseigne
mais la privation de liberté, l'éloignement des familles
nous pesait quelquefois
*
*
Ces sorties étaient heureusement égayées
par le bonheur que nous trouvions à contempler
la nature, les vignes, les pêchers, les cerisiers
Nous osions couper au passage une ou deux  branches d'aubépine ou d'églantine
Nous cueillions quelques fleurs dans les fossés,
boutons d'or à faire du beurre sous le menton,
pâquerettes à effeuiller de je t'aime
et quand nous dénichions des monnaies du pape
c'était cadeau

comme les bleuets, les coquelicots et marguerites

qui faisaient de magnifiques mais furtifs bouquets républicains

***

02/04/2017

BOUVREUIL OU PINSON ?

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Titre : La fauvette et le rossignol

Poète : Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794)

Recueil : Fables (1792).

Une fauvette dont la voix
Enchantait les échos par sa douceur extrême
Espéra surpasser le rossignol lui-même,
Et lui fit un défi. L'on choisit dans le bois
Un lieu propre au combat. Les juges se placèrent :
C'étaient le linot, le serin,
Le rouge-gorge et le tarin.
Tous les autres oiseaux derrière eux se perchèrent.
Deux vieux chardonnerets et deux jeunes pinsons
Furent gardes du camp, le merle était trompette.
Il donne le signal : aussitôt la fauvette
Fait entendre les plus doux sons ;
Avec adresse elle varie
De ses accents filés la touchante harmonie,
Et ravit tous les cœurs par ses tendres chansons.
L'assemblée applaudit. Bientôt on fait silence :
Alors le rossignol commence.
Trois accords purs, égaux, brillants,
Que termine une juste et parfaite cadence,
Sont le prélude de ses chants ;
Ensuite son gosier flexible,
Parcourant sans effort tous les tons de sa voix,
Tantôt vif et pressé, tantôt lent et sensible,
Étonne et ravit à la fois.
Les juges cependant demeuraient en balance.
Le linot, le serin, de la fauvette amis,
Ne voulaient point donner de prix :
Les autres disputaient. L'assemblée en silence
Écoutait leurs doctes avis,
Lorsqu'un geai s'écria : victoire à la fauvette !
Ce mot décida sa défaite :
Pour le rossignol aussitôt
L'aréopage ailé tout d'une voix s'explique.
Ainsi le suffrage d'un sot
Fait plus de mal que sa critique.

Jean-Pierre Claris de Florian.

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Titre : Le geai paré des plumes du paon

Poète : Jean de La Fontaine (1621-1695)

Recueil : Les fables du livre IV (1668).

Un paon muait : un geai prit son plumage ;
Puis après se l'accommoda ;
Puis parmi d'autres paons tout fier se panada,
Croyant être un beau personnage.
Quelqu'un le reconnut : il se vit bafoué,
Berné, sifflé, moqué, joué,
Et par messieurs les paons plumé d'étrange sorte ;
Même vers ses pareils s'étant réfugié,
Il fut par eux mis à la porte.
Il est assez de geais à deux pieds comme lui,
Qui se parent souvent des dépouilles d'autrui,
Et que l'on nomme plagiaires.
Je m'en tais, et ne veux leur causer nul ennui :

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 Picture of Bouvreuil pivoine

un bouvreuil pivoine

je crois qu'il est de cette famille : un bouvreuil

Picture of Pinson des arbres

un pinson des arbres

http://www.oisillon.net/fr/apprendre-reconnaitre-oiseaux-de-jardin

 

 

"Comme deux lys jumeaux" mes tourterelles

http://www.robertcasanova.fr/ANIMALRIT/SONS/tourterelles....

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Plaintive tourterelle

Plaintive tourterelle,
Qui roucoules toujours,
Veux-tu prêter ton aile
Pour servir mes amours !

Comme toi, pauvre amante,
Bien loin de mon ramier
Je pleure et me lamente
Sans pouvoir l'oublier.

Vole, et que ton pied rose
Sur l'arbre ou sur la tour
Jamais ne se repose,
Car je languis d'amour ;

Evite, ô ma colombe,
La halte des palmiers
Et tous les toits où tombe
La neige des ramiers.

Va droit sur sa fenêtre,
Près du palais du roi,
Donne-lui cette lettre
Et deux baisers pour moi.

Puis sur mon sein en flamme,
Qui ne peut s'apaiser,
Reviens, avec son âme,
Reviens te reposer.

 

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Cependant qu'étrangère à la nature en fête,
Elle rêvait sans but sur sa couche défaite,
Le soleil frissonnait sur l'or et les damas ;
Le doux air de l'été, qui chasse les frimas,
Chargé de la couleur et du parfum des roses,
Entrait, et redonnait la vie à mille choses.
Le vin était de pourpre, et les cristaux de feu.
Alors, comme, en jouant, deux cygnes d'un lac bleu,
Comme deux lys jumeaux que leur beauté protège,
D'un vol silencieux, deux colombes de neige
Franchirent l'azur vaste et vinrent se poser
Sur la fenêtre ouverte, et dans un long baiser
Se becqueter sans fin en remuant les ailes.
Or, la douce beauté, voyant ces tourterelles,
(Tandis que de la mousse et des feuillages verts
S'exhalaient alentour mille parfums amers,)
Laissait, l'âme enivrée à la brise fleurie,
Dans le bleu de l'amour errer sa rêverie.
Dis-moi, que faisais-tu loin d'elle, ô bel enfant !
Tandis que sur son col et sur son dos charmant
Couraient à l'abandon ses tresses envolées,
Que faisais-tu, perdu sous les longues saulées,
Et que te disaient donc, ô timide rêveur !
Les brises de l'été si pleines de saveur ?

Théodore de Banville.

(1823-1891)

 

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L'ORAGE des POETES DISPARUS

Le soleil revient ... Il était temps !

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Chaque arbre est immobile, attentif à tout bruit.
Même le peuplier tremblant retient son souffle ;
L'air pèse sur le dos des collines, il luit
Comme un métal incandescent et l'heure essouffle.


Les moineaux buissonniers se sont tous dispersés
Avec le vol aigu et les cris d'hirondelles,
Et les mouettes vont, traînant leurs larges ailes,
Dans l'air lourd à gravir et lourd à traverser.


L'éclair qui brille au loin semble une brusque entaille
Et, tandis que hennit un cheval de labour,
Les nuages vaillants qui vont à la bataille
Escaladent l'azur âpre comme une tour.


Mais soudain, l'arc-en-ciel luit comme une victoire !
Chaque arbre est un archer qui lance des oiseaux,
Et les nuages noirs qu'un soleil jeune moire,
Enivrés, sont partis pour des combats nouveaux.

 

Jules Supervielle

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L'orage
 

Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps,
Le beau temps me dégoûte et m' fait grincer les dents,
Le bel azur me met en rage,
Car le plus grand amour qui m' fut donné sur terr'
Je l' dois au mauvais temps, je l' dois à Jupiter,
Il me tomba d'un ciel d'orage.

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits,
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d' putois,
Allumait ses feux d'artifice.
Bondissant de sa couche en costume de nuit,
Ma voisine affolé' vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices.

« Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié,
Mon époux vient d' partir faire son dur métier,
Pauvre malheureux mercenaire,
Contraint d' coucher dehors quand il fait mauvais temps,
pour la bonne raison qu'il est représentant
D'un' maison de paratonnerre. »

En bénissant le nom de Benjamin Franklin,
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins,
Et puis l'amour a fait le reste !
Toi qui sèmes des paratonnerre' à foison,
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison ?
Erreur on ne peut plus funeste.

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs,
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage,
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari
En m' donnant rendez-vous les jours d'intempéri',
Rendez-vous au prochain orage.

A partir de ce jour j' n'ai plus baissé les yeux,
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux,
A regarder passer les nues,
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus,
A faire les yeux doux aux moindres cumulus,
Mais elle n'est pas revenue.

Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's,
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer,
Qu'il était dev'nu millionnaire
Et l'avait emmené' vers des cieux toujours bleus,
Des pays imbécile' où jamais il ne pleut,
Où l'on ne sait rien du tonnerre.

Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant,
Lui parler de la plui', lui parler du gros temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble,
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mill' de mon cœur a laissé le dessin
D'un' petit' fleur qui lui ressemble.

 

 
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