une revue de presse élargie de ces derniers jours
pour avoir les tenants et les aboutissants de toutes les parties
VIVRE OU SURVIVRE, MOURIR EN COLOMBIE
VIVRE, SURVIVRE OU MOURIR DANS LA JUNGLE
Ce n'est pas une mince affaire !
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SUD-OUEST
C'est l'un des deux diplomates, Daniel PARFAIT, sur la photo, que l'on voit ici en 2002 en COLOMBIE avec un responsable des FARC, qui s'est envolé le mercredi 2 avril pour l'Amérique Latine à bord de l'avion médicalisé
mis en oeuvre par PARIS.
"Ils partent à l'aventure" a indiqué une source proche du dossier
CETTE MISSION EST DESTINEE A "PRENDRE CONTACT AVEC LES FORCES ARMEES REVOLUTIONNAIRES DE COLOMBIE ET "OBTENIR ACCES" A L'OTAGE, SELON PARIS.
LORENZO le fils d'Ingrid a déclaré que cette mission "doit s'approcher le plus de maman. Elle a pour but de lui apporter des soins pour tenir un peu plus".
Il n'a pas donné la source de ses informations concernant l'engagement d'Ingrid dans un "rapport de force" avec la guérilla et Alvaro URIBE en entamant une grève de la faim il y a cinq semaines" qu'ASTRID BETANCOURT juge, elle, "invraisemblables".
Espérons-le !
Ingrid, résiste !
La soeur d'Ingrid Betancourt appelle à "ne pas délaisser" la voie Chavez
(AFP) -
La soeur de l’otage franco-colombienne des Farc Ingrid Betancourt, Astrid Betancourt, a appelé jeudi à "ne pas délaisser" le canal de négociation que représente le président vénézuélien Hugo Chavez en misant uniquement sur l’envoi d’une mission humanitaire en Colombie.
"On fait un appel aux Farc pour qu’elles puissent réagir positivement" à la mission humanitaire lancée par la France en Colombie, a déclaré Astrid Betancourt sur la radio RTL. Mais cette initiative "n’est pas le dernier espoir", a-t-elle dit.
Il faut "ne pas délaisser le front d’une négociation de libération d’Ingrid et de tous les otages par le canal du président Chavez", a-t-elle ajouté, soulignant que "le président Chavez a un contact direct avec Ivan Marquez qui est celui à travers qui les libérations unilatérales des autres otages ont pu réussir". Ivan Marquez est un des chefs des Farc. Le président Chavez est le seul jusqu’à présent à avoir obtenu des rebelles la libération de six otages colombiens.
Le gouvernement colombien a annoncé mercredi qu’il n’envisageait pas "de participation directe" du président du Venezuela Hugo Chavez à la mission humanitaire française visant à secourir Ingrid Betancourt.
Le président français Nicolas Sarkozy a cependant appelé Hugo Chavez mardi soir, après avoir annoncé l’envoi d’une mission humanitaire, pour "faire le point avec lui sur la situation des otages en Colombie".
Hugo Chavez a affirmé le 25 mars n’avoir plus d’information concernant Ingrid Betancourt, et avoir "perdu les contacts" avec les Farc, depuis la mort du numéro deux de la guérilla marxiste Raul Reyes le 1er mars dernier lors d’une incursion militaire colombienne en Equateur.
Ingrid, résiste !
Six ans. Six ans qu’Ingrid Betancourt est prisonnière des Forces armées révolutionnaires colombiennes (Farc) au coeur de la jungle. Et désormais c’est un fait: l’ex-candidate à la présidentielle est très malade, atteinte d’une hépatite B qui lui impose régulièrement des rechutes alarmantes.Ces dernières semaines, les négociations semblent s’être accélérées concernant sa libération, tandis que le gouvernement colombien adopte toujours une position ambigüe, à la fois en prônant une solution négociée et en intensifiant son activité militaire contre la guérilla.
Fabrice Delloye, l’ex-mari d’Ingrid Betancourt, s’est exprimé avec colère ce week-end, estimant que si elle était retrouvée morte, le gouvernement colombien en serait tenu pour responsable.Ingrid Betancourt fait partie des 39 otages dits “politiques” des Farc, qui veulent en faire les sujets d’un échange humanitaire contre 500 des leurs emprisonnés en Colombie.
Libération immédiate d’Ingrid Betancourt
Déclaration d’Olivier Besancenot
Détenue depuis 2002, I.Betancourt est victime de la guerre totale que mène le président Urribe et ses groupes paramilitaires contre les FARC. Soutenu par le gouvernement Bush, Urribe terrorise la population et multiplie les attaques contre les droits démocratiques et sociaux. C’est un tyran qu’il faut chasser. Nous sommes solidaires de luttes et des combats du peuple colombien pour la démocratie, mais nous condamnons la prise en otage d’Ingrid Betancourt. Ce type d’initiative qui s’attaque à une responsable politique - Ingrid Betancourt est une des animatrices du Parti Vert- qui a toujours condamné la dictature, est inacceptable. Mais, aujourd’hui, c’est le président Urribe qui, refusant toute négociation et tout « échange humanitaire » pour libérer des milliers de prisonniers politiques, porte la responsabilité politique du blocage de la situation. Une nouvelle fois, nous exigeons la libération d’Ingrid Betancourt détenu par les FARC, comme celle des milliers de prisonniers politiques d’Urribe.
Uribe savait que les Farc allaient libérer Ingrid Betancourt
Il me fait autant peur que le Chef des FARC
De quoi jeter de l’huile sur un feu déjà bien embrasé. Le président équatorien Rafael Correa a assuré, jeudi, que le président colombien Alvaro Uribe était au courant que les Farc allait libérer, en mars, un groupe de 12 otages, dont Ingrid Betancourt.
«Regardez la bassesse, il savait qu'en mars 12 otages allaient être libérés, parmi eux Ingrid Betancourt», a-t-il déclaré d'une conférence de presse. «Il le savait et il a utilisé ces contacts (...) pour monter ce traquenard et faire croire au monde qu'il s'agissait de contacts politiques et de soutien aux Farc, et pour lancer un écran de fumée sur son action injustifiable».
De son côté, l'ambassade de France a annoncé, jeudi à Quito, qu'elle était au courant des contacts des autorités équatoriennes avec les Farc pour libérer l'otage Ingrid Betancourt.
Fabrice Coffrini AFP/Archives ¦ Le président colombien Alvaro Uribe, à Davos le 24 janvier 2008
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http://stopusa
Uribe, un des cent plus grands narcotraficants de la planète

Álvaro Uribe fait de la guerre contre la population colombienne l'axe central de sa politique de gouvernement. Uribe incarne un projet politique, qui ne profite qu'aux secteurs qu'il représente au sein de la Colombie et qui répond aux intérêts des États-Unis dans la région. À la fin des années 1990, 40 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, 65 % des Colombiens connaissent ce drame. Les dépenses militaires ont augmenté de manière exponentielle au détriment des investissements sociaux. Dans le même temps, les bénéfices du secteur bancaire sont exorbitants. ...
Il représente les intérêts de l'extrême droite, de la mafia et évidemment des États-Unis. Il appartient à la classe des grands propriétaires terriens et des grands éleveurs. Mais sa politique de privatisation des entreprises les plus rentables du pays montre qu'il représente également les intérêts des grandes multinationales. Bien sûr le processus de privatisation avait commencé avant, comme dans toute l'Amérique latine. Mais la résistance qu'il avait rencontrée auprès des travailleurs l'avait rendu difficile. Uribe a été porté à la présidence avec, entre autre, pour mission de poursuivre ce processus de néolibéralisation de l'économie par la violence. Mais Uribe représente surtout le capital mafieux des grands narcotrafiquants et des bandes paramilitaires d'extrême droite.

"dans la rue, pour faire tomber le gouvernement paramilitaire!"
Ingrid, résiste !
Dans l'immédiat, une solution politique au conflit armé qui, depuis plus de 40 ans, oppose le pouvoir au peuple. La mise en place d'un gouvernement pluraliste qui représente les différents courants de la pensée politique nationale et qui se donne comme mission, la réconciliation et la reconstruction du pays. Il faut mener à bien une réforme politique qui rétablisse des espaces de participation démocratique. Il faut démanteler l'appareil répressif et criminel de l'État. Il est nécessaire de réaliser, avec la plus grande participation possible, des réformes de type social et économique qui enlève toute raison d'être au soulèvement armé.
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http://amnesty.fr
Colombie. Réalité du syndicalisme aujourd'hui
Faits et chiffres
Les violations des droits humains à l'encontre de syndicalistes en Colombie
• 2245 syndicalistes ont été tués, 3400 menacés et 138 victimes d'une disparition forcée entre janvier 1991 et décembre 2006 (École nationale syndicale de Colombie).
• Le taux de cas de violations des droits humains qui sont restés impunis reste supérieur à 90 p. cent.
• Depuis 1991, les homicides de syndicalistes augmentent ou diminuent selon les années (École nationale syndicale de Colombie).
• Au moins 70000 civils ont été tués en Colombie au cours des vingt dernières années et des milliers d'autres ont été victimes de disparitions forcées, d'enlèvements, d'actes de torture, de détentions arbitraires et de violences sexuelles.
• Sur les plus de trois millions de personnes déplacées à l'intérieur du pays depuis 1985, plus de 60 p. cent ont été chassées de zones minières, agricoles ou d'une autre importance économique.
• Alors que plus de 30000 paramilitaires sont censés avoir été «démobilisés» depuis 2002 dans le cadre d'un programme gouvernemental controversé, des éléments montrent que les groupes paramilitaires sont toujours actifs et que leurs membres continuent de se rendre coupables d'atteintes aux droits humains en toute impunité.
• Le nombre d'atteintes graves aux droits humains reste élevé, en particulier dans les zones rurales, même si certains types de violences liés au conflit, notamment les enlèvements et les homicides, continuent de diminuer. Toutes les parties au conflit – forces de sécurité, groupes paramilitaires et guérilla – continuent de commettre des atteintes aux droits humains et de violer le droit international humanitaire.
Ingrid, résiste !
La guérilla
Il y a deux principaux groupes de guérilla en Colombie : les Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia (FARC, Forces armées révolutionnaires de Colombie) et le groupe plus petit de l'Ejército de Liberación Nacional (ELN, Armée de libération nationale).
Au cours des quarante dernières années, les guérilléros ont développé de solides bastions dans les zones rurales qui leur permettent d'avoir une influence déterminante sur la politique locale et d'exercer un certain contrôle sur la population locale. Depuis les années 90, les FARC ont multiplié les attaques dans les zones urbaines et ce sont les civils qui ont été le plus sévèrement touchés.
La guérilla continue de commettre des violations graves et répétées du droit international humanitaire, prises d'otages et enlèvements suivis de l'homicide de civils, notamment. Ces groupes ont également procédé à des attaques aveugles et disproportionnées qui ont entraîné la mort de nombreux civils.
Ingrid, résiste !
Actus humanite.fr 1-04-2008
Message de Giuliana Sgrana
La journaliste italienne et ex-otage en Irak Giuliana Sgrena a adressé mardi dans les colonnes du quotidien italien communiste Il Manifesto un message à Ingrid Betancourt.
« Ingrid, résiste.
Quand l’espoir semble épuisé, pense à ceux qui t’attendent et qui ont souffert terriblement de ton absence.
Quand la vie semble avoir quitté ton corps que tu observes de l’extérieur comme s’il t’était déjà étranger, ne l’abandonne pas", écrit Giuliana Sgrena, qui avait été détenue un mois en Irak. Elle indique dans (…)
Ingrid, résiste !
Actus humanite.fr 1-04-2008
03. Ingrid Betancourt : "Marches blanches" dimanche
L’otage franco-colombiennne des FARC aurait cessé de s’alimenter depuis le 23 février, selon son comité de soutien, qui parle désormais "d’urgence vitale". Les comités organisent des "Marches blanches" le 6 avril. L’otage franco-colombienne des FARC a « très vraisemblablement entamé le 23 février une grève de la faim », a déclaré le président de son comité de soutien, Arnaud Mangiapan. « Une grève de la faim en milieu hospitalier, c’est déjà très dangereux. Au milieu de la jungle, c’est mortel. Donc il est (…)
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LES UNS CONTRE LES AUTRES ET LES OTAGES AU MILIEU
URIBE N'EST PAS PLUS QUE LES F.A.R.C
UNE BLANCHE COLOMBE
ELLE EST ENSANGLANTEE DANS LES DEUX CAMPS