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14/09/2015

L'EUROPE GUERRIERE

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En pleine crise migratoire, l’Europe parie pour la guerre

Lisandra Marrero

La France vient d’annoncer qu’elle réalisera des vols exploratoires sur le territoire de la Syrie, un pays souverain, sans le consentement des autorités de Damas. Le prétexte avancé : bombarder des campements du groupe extrémiste État islamique. Cette décision intervient alors qu’un drame humanitaire a lieu en Europe car des vagues d’immigrants fuient la guerre et la misère.

En même temps, au Royaume Uni, une campagne médiatique contre le gouvernement légitime de Bashar Al Asad a pris de l’ampleur. De l’avis du vice ministre syrien des Affaires étrangères, Faysal Mikdad, cette campagne pourrait favoriser le flux de mercenaires et de terroristes au Moyen Orient.

Tout laisse à penser que ni Paris ni Londres n’ont pris conscience des causes des vagues de réfugiés qui arrivent en Europe. La majorité d’entre eux veulent échapper aux guerres imposées depuis l’étranger.

Les actions de la France et de la Grande Bretagne sont une violation grossière du principe élémentaire de non intervention dans les affaires intérieures d’autres états et incitent les conflits armés dont les résultats désastreux sont aux yeux de tout le monde.

Le plus grave est qu’il s’agit de deux puissances membres du Conseil de Sécurité de l’ONU dont la mission est prétendument de garantir la paix dans le monde et les relations cordiales ou du moins, normales, parmi tous les pays membres de cet organisme international.

Tout le monde est conscient de la nécessité de contenir les groupes extrémistes qui foulent au pied les normes de sécurité et de cohabitation, mais on ne peut y aboutir aux dépends de la souveraineté des pays. Le terrorisme ne peut pas être combattu avec de la terreur car on ne fait qu’aiguiser le chaos et le désespoir.

Il est évident que l’Europe occidentale ne s’est pas dépouillée de sa mentalité ou sa nostalgie colonialiste et continue de regarder par dessus l’épaule d’autres pays où elle avait semé la misère, la faim, les maladies, les principaux problèmes qui poussent les masses désespérées à chercher un avenir meilleur ou à le prendre d’assaut le cas nécessaire, comme il arrive en Grèce, en Hongrie, sur les côtes italiennes.

Un texte du Prix Nobel de Littérature, le Portugais José Saramago, décédé il y a 5 ans et qui a été écrit il y a un certain temps a récemment circulé de nouveau. Il est d’actualité. Dans ce texte, l’auteur avertit que le déplacement du Sud vers le nord est inévitable. « Les barbelés, les murs et les déportations ne serviront à rien : ils viendront par millions. L’Europe sera conquise par les affamés. Ils viennent à la recherche de ce que nous leurs avons volé ».

Alors que cette invasion dont il parlait a d’ores et déjà commencé, plusieurs gouvernements européens continuent de parier pour la guerre, au lieu d’apaiser les esprits ils mettent de l’huile dans le feu, en ignorant que cet incendie pourrait les brûler eux aussi, dans un délai pas lointain.

On a besoin, comme le signalait José Saramago, des hommes politiques sachant prendre des décisions intelligentes, humanitaires et civilisées, mais cette espèce semble en extinction en Europe occidentale où malheureusement la logique de la force est le seul modèle utilisé.

Lisandra Marrero

»» http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/68508-en-...
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http://www.legrandsoir.info/en-pleine-crise-migratoire-l-...
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« Les barbelés, les murs et les déportations ne serviront à rien : ils viendront par millions. L’Europe sera conquise par les affamés.

Ils viennent à la recherche de ce que nous leurs avons volé ».

Prix Nobel de Littérature, le Portugais José Saramago,

décédé il y a 5 ans

 

01/07/2015

A LA BASTILLE ! SOUTENONS LE PEUPLE GREC

Photo de Jean-Luc Mélenchon.

Jeudi 2 juillet, rendez-vous à 18h30 place de la Bastille pour soutenir le peuple grec. Faites passer !

 

 
logo Solidaires

Les Unions régionales CGT - FO - FSU et Solidaires appellent à participer à la manifestation de soutien au peuple grec et au respect de sa souveraineté le jeudi 2 juillet à 18h30.

La Grèce est aujourd’hui dans une situation catastrophique, parce qu’elle a été un des laboratoires de l’ap- plication des politiques d’austérité imposées par le FMI, la Commission Européenne et la Banque centrale.

Vendredi dernier, ces mêmes institutions sont restées intransigeantes dans les négociations : application des politiques néolibérales ou rien. Le gouvernement grec ayant décidé de soumettre le projet d’accord au vote, l’Eurogroupe a réagi immédiatement en coupant les vivres le 30 juin, qualifiant le référendum grec de " coup de force " et en excluant le ministre grec des finances de la réunion !

Les masques sont tombés. Les dirigeants européens sont prêts à tout, y compris au mépris de l’expression populaire, pour empêcher la mise en place d’autres politiques que celle de l’austérité.

Les forces syndicales qui mènent la lutte contre l’instauration de politiques libérales qui remettent en cause les droits sociaux, détricotent les droits du travail et privilégient la finance au détriment des salarié-es et des privé-es d’emploi, ne peuvent rester passives.

Déjà le 9 avril, lors de la manifestation unitaire CGT- FO-FSU-Solidaires, nous avions installé un calicot géant " d’Athènes à Paris, dans toute l’Europe, non aux politiques d’austérité "

Manifester notre soutien au peuple grec qui s’est clairement prononcé le 25 janvier dernier pour refuser l’étranglement des politiques d’austérité, c’est refuser un nouveau déni de démocratie en Europe après ceux rejetant le vote contre le projet de traité constitutionnel européen en France en Irlande et aux Pays Bas.

Mais c’est aussi vital pour le mouvement syndical qui se bat pour couper le cou aux matraquages idéologi- ques, sans fondements, laissant entendre qu’il n’y a pas d’autres choix possibles, en France comme partout en Europe.

Respect des choix démocratiques des peuples et refus des politiques d’austérité sont deux mots d’ordre que portent les unions régionales d’Ile de France, CGT -FO - FSU- Solidaires.

Elles appellent à participer massivement à cette manifestation.

Paris, le 29 juin 2015
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

29/05/2015

EUROPE : 10 ans de dérive libérale par POLITIS

haut-pub
 
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Europe 2005-2015 : Dix ans de dérive libérale

CHRONOLOGIE. Petit rappel des principaux événements qui ont influé le cours de la construction européenne depuis le traité constitutionnel européen.

 

 

 

 

2003

- 18 juillet : La Convention européenne présidée par Valéry Giscard-d’Estaing présente le premier projet de Constitution de l’Europe élargie. Voir Politis n°769.

 

 

 

 

 

 

2004

- 13 janvier : Publication par la Commission européenne (CE) de la directive de libéralisation de l’ensemble des services en Europe, dite « Bolkestein », considérée par la CE comme le principal pilier de la future croissance dans l’Union européenne (UE). En 2005, la très libérale directive fut un argument de campagne pour le « non » au traité constitutionnel européen (TCE).
- 1er mai : L’Union compte désormais 25 pays membres.
- 17 et 18 juin : Lors du Conseil européen de Bruxelles, les 25 chefs d’État et de gouvernement adoptent à l’unanimité le texte établissant une Constitution pour l’Europe.
- 15 juillet : Le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats, John Monks, appelle à soutenir le TCE.
- 29 octobre : Les vingt-cinq chefs d’État ou de gouvernement signent officiellement à Rome le TCE.

Les dirigeants européens posent pour la photo de famille au Palais du Capitole à Rome 29 Octobre 2004, après la cérémonie de la signature de l’Acte final traité et qui établissent une Constitution pour l’Europe (VINCENZO PINTO AFP PHOTO)

 

 

 

 

 

 

2005

- 20 février : Premier référendum sur le TCE, en Espagne. Le « oui » à la ratification l’emporte largement (76,7%) mais avec une abstention record (57,7%).
- 29 mai : Référendum français : le « non » recueille 54,68 % des suffrages exprimés. Voir Politis n°854.
- 1er juin : Référendum aux Pays-Bas : 61,54 % pour le « non ».
- 10 juillet : Référendum au Luxembourg : 56,5 % pour le « oui ».

 

 

 

 

 

2006

- 16 février : Le Parlement européen adopte le rapport modifiant la directive « Bolkestein » sur la libéralisation des services, fruit d’un compromis entre groupes PSE (socialiste) et PPE (droite).
- 15 novembre : Adoption de la directive Services en deuxième lecture au Parlement européen.
- 11 décembre : Adoption en deuxième lecture de la directive services par le Conseil de l’UE. Seules la Belgique et la Lituanie se sont abstenues.

 

 

 

 

 

2007

- 1er janvier : adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’UE et entrée de la Slovénie dans la zone euro.
- 30 avril : accord « ciel ouvert » sur l’ouverture du trafic aérien entre l’UE et les États-Unis.
- 6 mai : Nicolas Sarkozy est élu président de la République.
- 22 juin : Un accord est trouvé entre les 27 chefs d’État et de gouvernement sur les grandes lignes d’un traité destiné à remplacer le TCE.


- 23 juillet : La conférence intergouvernementale (CIG) réunissant les 27 ministres européens des Affaires étrangères lance officiellement la rédaction d’un nouveau traité remplaçant le TCE.
- 12 septembre : La crise des subprimes américains (crédits hypothécaires) met les banques en difficulté. La banque Northern Rock sollicite la Banque d’Angleterre comme prêteur en dernier ressort.
- 19 octobre : Accord, à Lisbonne, sur le « traité modificatif » européen devant se substituer au projet de TCE.
- 13 décembre : Signature du traité de Lisbonne, dans un monastère.

 

 

 

 

 

2008

- 1er janvier : Chypre et Malte adoptent l’euro.
- 12 juin : L’Irlande, seul pays de l’UE à organiser un référendum populaire, rejette le traité de Lisbonne à 53,4 % des suffrages exprimés.
- 15 septembre : La banque d’investissement multinationale américaine Lehman Brothers fait faillite. La Banque centrale européenne (BCE) débloque 125 milliards d’euros en une semaine pour des opérations de refinancement des banques européennes.
- 29 septembre : Le gouvernement irlandais annonce la garantie illimitée des dépôts dans ses six principales banques afin d’éviter la panique sur les marchés financiers. Le pays est le premier d’Europe à entrer en récession.
- 30 septembre : Recapitalisation de Dexia. Les gouvernements français, belge et luxembourgeois tentent de sauver la banque en injectant 6,4 milliards d’euros.
- Octobre : Nationalisation des banques islandaises.

 

 

 

 

 

2009

- 1er janvier : La Slovaquie adopte l’euro. La zone euro compte désormais 16 pays.
- 21 février : 100 000 Irlandais manifestent dans les rues de Dublin contre les mesures d’austérité.
- 19-20 mars : Le Conseil européen décide de doubler le montant de l’aide financière accordée aux États de l’Union non membres de la zone euro, la portant à 50 milliards d’euros.
- 26 mars : Accord du Parlement européen pour des négociations autour d’un grand marché transatlantique entre l’UE et les États-Unis (PTCI, TTIP en anglais).
- 6 mai : Début des négociations pour un vaste accord de libre-échange entre le Canada et l’UE (AECG, CETA en anglais).
- 4-7 juin : Élections européennes remportées par la droite dans un scrutin marqué par une forte abstention. Voir Politis n°1056.

 

- 15 septembre : Le président de la CE, José Manuel Barroso, est réélu à la majorité absolue pour cinq ans par le Parlement européen, malgré un bilan contesté.
- 2 octobre : L’Irlande, appelée à se prononcer une nouvelle fois sur le traité de Lisbonne, vote « oui » à plus de 67 %.
- 5 novembre : En Grèce, le nouveau gouvernement socialiste de George Papandreou annonce un déficit de 12,7 %. La nouvelle provoque le début d’une spirale récessive dans le pays.
- 3 novembre : La République tchèque est le dernier État membre à ratifier le traité de Lisbonne.
- 1er décembre : Entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
- 28 décembre : Fin de la période de transposition de la directive Services.

 

 

 

 

 

2010

- 11 février : Sommet extraordinaire des chefs d’État et de gouvernement, notamment consacré à la situation financière de la Grèce.
- 25 mars : Le Conseil européen décide de la création de la troïka, composée de la CE, de la BCE et du Fonds monétaire international (FMI).
- 2 mai : les ministres des Finances de la zone euro et le FMI déclenchent un mécanisme d’aide de 110 milliards d’euros à la Grèce, au bord du gouffre financier. La troïka impose un premier plan d’austérité draconien.
- 10 mai : Création d’un fond de secours de 750 milliards d’euros, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et d’un mécanisme européen de stabilité financière (MESF), pour aider les pays au bord de la faillite.
- 17 juin : les dirigeants de l’UE adoptent une stratégie « Europe 2020 » en faveur d’une croissance intelligente, durable et inclusive.
- 29 juillet : Adoption d’un plan d’austérité en Italie, pays qui a une des dettes les plus élevées du monde, culminant à près de 120 % du PIB.
- 28 novembre : Devant ses difficultés, l’Irlande négocie un plan de sauvetage avec l’UE et le FMI de quelque 85 milliards d’euros, dont 35 milliards pour les banques. Mise en place d’un plan d’austérité sous contrôle de la troïka.

 

 

 

 

 

2011

- 1er janvier : Adhésion de l’Estonie à la zone euro, initialement prévue en 2010.
- 12 janvier : La CE adopte le premier examen annuel de la croissance, marquant le début d’un nouveau cycle de gouvernance économique dans l’UE et du premier semestre européen de coordination.
- 7 avril : Le Portugal, qui ne peut plus emprunter sur les marchés, demande à son tour l’aide de l’UE et du FMI.
- Mai : Naissance du mouvement des Indignés. Des manifestants se réunissent à la Puerta del Sol, en Espagne, pour dénoncer les mécanismes de la crise. Voir Politis n°1155.


- 5 mai : L’UE et le FMI proposent une aide exceptionnelle de 78 milliards d’euros au Portugal en échange de mesures d’austérité.
- 21 juillet : Réunion extraordinaire présentée comme le « sommet de la dernière chance » de la zone euro. Un deuxième plan d’aide à la Grèce est mis en place, de 109 milliards d’euros de fonds publics (FESF et FMI), auxquels s’ajoutent 49 milliards de créanciers privés.
- 16 août : Paris et Berlin proposent un gouvernement économique de la zone euro et veulent rendre obligatoire la « règle d’or » d’équilibre budgétaire.
- 27 octobre : La menace de faillites en chaîne pèse sur les grandes banques privées européennes, principalement françaises, espagnoles, grecques, italiennes, allemandes, portugaises et belges. La zone euro doit élaborer un nouveau plan de sauvetage de la Grèce.
- 1er novembre : Mario Draghi devient le troisième président de la BCE, à la suite de Jean-Claude Trichet.
- 11 novembre : en Grèce, Lucas Papademos, ancien vice-président de la BCE, prend la tête d’un exécutif transitoire alliant socialistes, droite et extrême droite. Il présente un budget 2011 d’austérité avec 17 milliards d’euros d’économie.

 

 

 

 

2012

- Février : Début des négociations pour un accord sur le commerce des services (ACS, TISA en anglais) avec l’UE, les États-Unis et plus d’une vingtaine de pays.
- 12 février : Sous pression de l’UE et du FMI, le Parlement grec adopte un nouveau plan d’austérité, en dépit de violentes manifestations qui réunissent plus de 80 000 personnes à Athènes.
- 21 février : Accord pour un deuxième plan de sauvetage de la Grèce et le déblocage d’une aide publique de 130 milliards euros et l’effacement partiel de la dette grecque par les créanciers privés, banques et fonds d’investissement, à hauteur de 107 milliards d’euros. En contrepartie, de nouvelles mesures d’austérité sont imposées par la troïka.
- 2 mars : Signature du Pacte budgétaire européen, officiellement nommé traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), à l’exception du Royaume-Uni et de la République tchèque.
- 5 mai : François Hollande est élu président de la République.
- 6 mai : Des élections législatives anticipées en Grèce ne dégagent aucune majorité et tournent au vote-sanction contre les plans d’austérité et les partis traditionnels.
- 17 juin : Nouveau scrutin législatif en Grèce, remporté sans majorité par le parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND).
- 25 juin : L’Espagne et Chypre demandent une assistance financière auprès de la troïka.
- 28-29 juin : Adoption d’un Pacte pour la croissance et l’emploi par le Conseil européen. Il prévoit la mobilisation de 120 milliards d’euros par le biais des fonds structurels, de la Banque européenne d’investissement (BEI) et de « project bonds » destinés à financer de grands chantiers.

PDF - 14.8 Mo

- 26 juillet : Le gouvernement grec indique préparer un train de 11,5 milliards d’euros d’économies budgétaires pour 2013 et 2014.
- 6 septembre : La BCE annonce un programme illimité de rachat de dettes des pays de la zone euro ayant du mal à se refinancer sur les marchés.
- 8 octobre : Le Mécanisme européen de stabilité (MES) entre en vigueur. Il remplace le FESF et doit garantir la stabilité financière de la zone euro.
- 11 octobre : La France adopte le projet de loi autorisant la ratification du Pacte budgétaire européen. Voir Politis n°1220.

 

 

 

 

2013

- 1er janvier : Entrée en vigueur du Pacte budgétaire européen.
- 14 janvier : L’Islande suspend les négociations d’adhésion avec l’UE.
- 8 juillet : Ouverture des négociations pour un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE.

- 1er juillet : adhésion de la Croatie. L’UE compte 28 membres.

 

 

 

 

 

2014

- 1er janvier : Adoption par la Lettonie de la monnaie unique.
- 22-25 mai : Élections européennes de 2014. La droite l’emporte, l’extrême droite se renforce.
- 27 juin : L’Ukraine signe un accord d’association avec l’UE.
- 11 septembre : La CE rejette une proposition d’initiative citoyenne européenne (ICE) visant à obtenir des États membres qu’ils ne concluent pas les accords de libre-échange UE-États-Unis et UE-Canada.
- 25 septembre : Présentation du document final de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE (AECG, CETA en anglais).
- 1er novembre : Entrée en fonction de la nouvelle CE, présidée par Jean-Claude Juncker.
- 29 décembre : Dissolution du Parlement grec et convocation d’élections législatives anticipées.

 

 

 

 

2015

- 1er janvier : Adoption par la Lituanie de la monnaie unique.
- 22 janvier : La BCE annonce un programme de rachat de dette, y compris des emprunts publics, à hauteur de 60 milliards d’euros par mois entre mars 2015 et septembre 2016.
- 25 janvier : Des élections législatives anticipées ont lieu en Grèce. Syriza, coalition de la gauche anti-austérité, remporte une victoire historique.
- 11 février : début des discussions des ministres des Finances de la zone euro (eurogroupe) sur la situation en Grèce et la prolongation de l’aide financière à Athènes.

 

Nota Bene :

Les références à des numéros ou articles, ordinairement réservés à nos abonnés, cités dans cette chronologie sont en accès libre jusqu’au 4 juin.

Photo (haut de page) : Jean-Claude Juncker et José Manuel Barroso (JOHN THYS / AFP)

***

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Très intéressant pour rafraîchir la mémoire

 

 

 

07/02/2015

GRECE :SYRIZA ABANDONNEE DE TOUS

extrait : Le Monde diplomatique

http://blog.mondediplo.net/2015-02-06-Syriza-cernee

Syriza abandonnée de tous Retour à la table des matières

Ce sont des salauds. Et ils sont partout. Reuters a rendu publique la teneur d’un rapport allemand préparé en vue de la réunion des ministres des finances du 5 février : c’est non sur toute la ligne. Non et rien, les deux mots de la démocratie-européenne-selon-les-traités.

Croit-on que l’Allemagne soit seule en cause dans cette ligne de fer ? Nullement – ils sont partout.

Ni l’Espagne, ni l’Irlande, ni – honte suprême – la France « socialiste » ne viendront en aide à Syriza. Et pour une raison très simple : aucun d’entre eux n’a le moindre intérêt à ce qu’une expérience alternative puisse seulement se tenir : dame ! c’est qu’elle pourrait réussir !

Et de quoi alors auraient l’air tous ces messieurs d’avoir imposé en pure perte à leurs populations un traitement destructeur ? De ce qu’ils sont. Des imbéciles, en plus d’être des salauds.

On n’aimerait pas être à la place de Tsipras et de ses ministres : seuls et abandonnés de tous. Mais l’Union européenne se rend-elle bien compte de ce qu’elle est en train de faire ? Il y avait de sérieuses raisons de penser qu’une combinaison minimale de dureté en coulisse et d’amabilité en façade permettrait un faux compromis qui aurait vu de facto Syriza plier sur toute la ligne ou presque – à quelques concessions-babioles dûment montées en épingle.

Entre le désir de rester dans l’eurozone, les effets inertiels du recentrage de campagne, le découplage des institutions politiques qui protège un moment les gouvernants, il était probable que Tsipras aurait choisi un mauvais compromis qui gagne du temps et, laisse l’espoir (qui fait vivre) d’une possible amélioration future.

Mais il y a des degrés dans l’offense auquel, sauf à abdiquer toute dignité, un chef d’Etat peut difficilement consentir. Et tout se passe comme si l’UE était en train de pousser elle-même la Grèce vers la sortie. En s’en lavant les mains naturellement. Mais en ne laissant guère plus d’autre choix au gouvernement grec – passer sous la table ou la renverser, on n’en sort pas...

C’est-à-dire, quand les conditions minimales d’estime de soi ne sont plus réunies pour passer dessous, renverser – comme on sait, la position défendue ici de longue date tient que cette Europe n’est pas amendable et que « renverser » est la seule solution offerte à un affranchissement d’avec la camisole libérale.

Si jamais on en venait à ce point critique, les événements connaitraient un de ces emballements qui font l’histoire. Car tout devrait aller très vite : séparation immédiate de la Banque centrale grecque du Système européen des banques centrales (SEBC), répudiation complète de la dette, instauration d’un contrôle des capitaux, nationalisation-réquisition des banques. Dans une interview à laquelle on n’a probablement pas assez prêté attention, Yanis Varoufakis lâche une phrase qui vaut son pesant de signification : « nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité »

 Et en effet c’est très différent, radicalement différent même. Entre la vie austère et l’austérité, il y a l’abîme qui sépare une forme de vie pleinement assumée et la soumission à une tyrannie technique.

Car il est certain que la sortie de l’euro n’aurait rien d’un dîner de gala. Mais c’est faire de la politique, et au plus haut sens du terme, que de prendre à témoin le peuple et de lui mettre en mains les termes de son choix : nous pourrions bien, en effet, être plus pauvres un moment mais, d’abord, sous une tout autre répartition de l’effort, et surtout en donnant à cette « vie austère » la signification hautement politique d’une restauration de la souveraineté, peut-être même d’un profond changement de modèle socioéconomique.

Frédéric LORDON

07/11/2014

Peintures rupestres : l'Asie concurrence l'Europe

Cette découverte, bouleverse chronologie établie jusqu’alors scientifiques, démontre l’art cavernes apparu Asie temps qu’en Europe.

Une découverte majeure vient bouleverser notre représentation de la vie des premiers hommes modernes et interroge la chronologie historique connue à ce jour.

Une série de douze dessins au pochoir datant de 40 000 ans a été découverte dans des grottes de l'île de Célèbes, en Indonésie, ainsi qu'une représentation d'un cochon femelle.

L'Europe ne serait donc pas le seul berceau de l'art pariétal pendant l'âge de glace.

Voilà qui confirme que l'Europe n'est pas le centre du monde.

(Humanité Dimanche - 16 au 22.10.2014)

 

C'était il y a quelque 40.000 ans. L'homme, sans doute néandertalien, occupait toutes les cavernes possibles de ses territoires. Et les décorait. On pensait jusqu'ici que les plus anciennes peintures rupestres étaient situées en Europe de l'Ouest. Petite révolution, une équipe de chercheurs français, australiens et indonésiens vient de montrer que des décorations d'une grotte indonésienne sur l'île de Sulawesi, à l'est de Bornéo, datait d'au moins 39.900 ans (travaux publiés dans la revue Nature). Ce qui veut dire que deux groupes humains, en Europe et en Asie, à 13.000 kilomètres de distance, ont «inventé» l'art pariétal au même moment.

 

 http://www.pourlascience.fr/e_img/boutique/impression2mains-400.jpg

 

Découverte d'une grotte avec des peintures rupestres

à Vallon Pont d'Arc

Quand on ne trouve pas le sommeil, on s'instruit, on découvre, on apprend

 

La grotte Chauvet ou grotte Chauvet-Pont-d'Arc

Le site comporte un millier de peintures et de gravures, dont 420 représentations d'animaux (peintures, gravures)

La grotte Chauvet est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO

depuis juin 2014.

 
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