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23/11/2010

UN PETIT FEU AVANT DE PARTIR

 

 

Demain matin, comme les grues, je pars

mais pas vers le Sud

4 jours en Loire-Atlantique

faire la bise à Catherine

qui vient de subir une petite intervention chirurgicale

***

L'occasion de faire la tournée des blogs

en ne publiant pas de notes


BISES

Je vous offre un petit feu de cheminée

pour vous réchauffer un peu

 

 

Pour obtenir le plein écran, cliquez sur le carré en bas à droite avec la croix

vous sentirez les flammes

 

 

 

NOUGARO

MA CHEMINEE EST UN THEATRE

Ma cheminée est un théâtre
Où l'on ne joue qu'un seul auteur : le feu
J'ai pris ma place devant l'âtre
C'est un spectacle pour les vieux
J'adore me régaler de flammes
J'ai pris assez de bûches pour ça
C'est mon harem de jeunes femmes
Mon corps de ballet d'opéra
J'ai pris ma place devant l'âtre
Ma cheminée est un théâtre.

Regardez-les, les chaudes gamines

Batifoler à qui-mieux-mieux
Je leur sers des serments de vigne
Ca leur fait dresser les cheveux
C'est bien le moins que je leurs dois
Elles m'ont assez brûlé les doigts
Je deviens le metteur en scène
De ces flamencos fastueux
Parfois lascifs, jamais obscènes
Que je me paie à petit feu.

Le feu raconte des histoires

Illuminant la nuit des temps
Je connais tout le répertoire
De ce génie incandescent
Le feu est un vieux compagnon
Le plus ancien des minitels
Le cinéma de Cromagnon
Et la télé de Tautavel
Me voici parmi mes aïeux
Fauteuil d'orchestre au coin du feu.

Ma cheminée est un théâtre

Un vrai théâtre rouge et or
Pour vous plaire, il se met en quatre
Brûle les planches et les décors
Mais quoi ? J'ai dû fermer les yeux
Dans le bois de Trousse-Cerise
Le festin s'éteint peu à peu
De mon théâtre ne reste que
Des braises dans la poudre grise
Des braises dans la poudre grise

L'homme et la flamme savent s'entendre

Ils se ressemblent tant tous deux
Dresseurs de feu, laisseurs de cendres
feu le feu.




 

 

25/10/2010

une petite chauffe ?

 

La plainte du bois

Dans l'âtre flamboyant le feu siffle et détone,
Et le vieux bois gémit d'une voix monotone.


Il dit qu'il était né pour vivre dans l'air pur,

Pour se nourrir de terre et s'abreuver d'azur,
Pour grandir lentement et pousser chaque année
Plus haut, toujours plus haut, sa tête couronnée,
Pour parfumer avril de ses grappes de fleurs,
Pour abriter les nids et les oiseaux siffleurs,
Pour jeter dans le vent mille chansons joyeuses,
Pour vêtir tour à tour ses robes merveilleuses,
Son manteau de printemps de fins bourgeons couvert,
Et la pourpre en automne, et l'hermine en hiver.


Il dit que l'homme est dur, avare et sans entrailles,
D'avoir à coups de hache et par d'âpres entailles
Tué l'arbre ; car l'arbre est un être vivant.
Il dit comme il fut bon pour l'homme bien souvent,
Qu'à nos jeunes amours et nos baisers sans nombre
Il a prêté l'alcôve obscure de son ombre,
Qu'il nous couvrait le jour de ses frais parasols
Et nous berçait la nuit aux chants des rossignols,
Et qu'ingrats, oubliant notre amour, notre enfance,
Nous coupons sans pitié le géant sans défense.

Et dans l'âtre en brasier le bois geint et se tord
.

 

P1210571.JPG


Ô bois, tu n'es pas sage et tu te plains à tort.
Nos mains en te coupant ne sont pas assassines.
Enchaîné, subissant l'entrave des racines,
Tu végétais au même endroit, sans mouvement,
Et conjoint à la terre inséparablement.
Toi qui veux être libre et qui proclames l'arbre
Vivant, tu demeurais planté là comme un marbre,
Captif en ton écorce ainsi qu'en un réseau,
Et tu ne devinais l'essor que par l'oiseau.
Nous t'avons délivré du sol où tu te rives,
Et te voilà flottant sur l'eau, voyant des rives
Avec leurs bateliers, leurs maisons, leurs chevaux.
Ô les cieux différents ! les horizons nouveaux !
Que de biens inconnus tu vas enfin connaître !
Quel souffle d'aventure étrange te pénètre !
Mais tout cela n'est rien. Car tu rampes encor.
Qu'on le fende et le brûle, et qu'il prenne l'essor !
Et le feu furieux te dévore la fibre.

 

P1210577.JPG


Ah ! tu vis maintenant, tu vis, te voilà libre !
Plus haut que les parfums printaniers de tes fleurs,
Plus haut que les chansons de tes oiseaux siffleurs,
Plus haut que tes soupirs, plus haut que mes paroles,
Dans la nue et l'espace infini tu t'envoles !
Vers ces roses vapeurs où le soleil du soir
S'éteint comme une braise au fond d'un encensoir,
Vers ce firmament bleu dont la gloire allumée
Absorbe avec amour ton âme de fumée,
Vers ce mystérieux et sublime lointain
Où viendra s'éveiller demain le frais matin,
Où luiront cette nuit les splendeurs sidérales,
Monte, monte toujours, déroule tes spirales,
Monte, évanouis-toi, fuis, disparais ! Voici
Que ton dernier flocon flotte seul, aminci,
Et se fond, se dissout, s'en va. Tu perds ton être ;
Aucun oeil à présent ne peut te reconnaître ;
Et toi qui regrettais le grand ciel et l'air pur,

Ô vieux bois, tu deviens un morceau de l'azur.

P1210572.JPG


Alan, après le match de rugby ... l'air d'HABAS l'a mis K.O...

"Tu veux une petite chauffe ?"

-oui, Pépé, je veux bien

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FAIS DU FEU.jpg


 
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