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12/05/2016

49.3 LE SCANDALE .. manifestation aujourd'hui au moment du vote à l'Assemblée

La droite explose les codes du travail

Les manifestants mobilisés contre la loi El Khomri ne se privent pas de le souligner : plus de 70 % des Français sont hostiles à cette réforme, accusée de faire la part trop belle aux entreprises...

(Libération)

HOLLANDE A LA MEMOIRE COURTE


 

49.3 : les députés Front de gauche pourraient signer la censure de la droite

André Chassaigne, le patron des députés Front de gauche pendant le débat à l'Assemblée
André Chassaigne, le patron des députés Front de gauche pendant le débat à l'Assemblée © maxPPP

Après l'annonce de Manuel Valls de recourir au 49.3 pour faire passer sans vote la loi Travail, le chef de file des députés Front de gauche à l'Assemblée nationale entend maintenant sanctionner le gouvernement. "Si on ne réunit pas les 58 signatures pour une motion de censure de gauche, nous signerons la motion de la droite", a ainsi prévenu mercredi André Chassaigne, sur France Info.

Le patron des députés Front de gauche est optimiste : "J'y crois de plus en plus. Hier, on a mis autour de la table des députés Front de gauche, radicaux, socialistes, écolos, des députés non-inscrits et des députés d'Outre-mer, a expliqué l'élu auvergnat. Et on a commencé à écrire à plusieurs mains, ce que serait texte d'une motion de censure de gauche, anti-libérale."

Les socialistes frondeurs, qui se réunissent dans la matinée, décideront d'ici midi s'ils se joignent aux députés Front de gauche, mais André Chassaigne a déjà fait ses calculs. "Si je ne compte pas les socialistes, on peut être 27 ou 28, sans compter non plus les MRC. Donc il reste aux députés frondeurs à faire un choix politique".

 

Le but n'est pas de faire tomber le gouvernement

"Si on réunit 58 signatures sur une motion de gauche, nous voterons la motion de gauche et pas celle de droite. Le gouvernement ne pourra pas tomber mais si on totalise les voix de la motion de gauche et celles de la motion de droite, si une majorité de députés marque son opposition à la loi Travail, je ne vois pas comment le gouvernement pourrait la maintenir", a réfléchi le chef de file du Front de gauche à l'Assemblée.

"Si on ne réunit pas les 58 signatures pour une motion de censure de gauche, nous signerons la motion de la droite" (André Chassaigne)

André Chassaigne s'est surtout félicité de l'arrivée d'une "grande vague" dans les rues de notre pays : "Il y a quelque chose qui est en train de grandir. Cette opposition doit prendre des formes multiples, c'est par là qu'on arrivera à arracher le retrait de la loi Travail."

Quant à l'avenir des députés socialistes frondeurs, le patron du Front de gauche à l'Assemblée leur propose une voie toute tracée : "Si on arrive à constituer un groupe large de tous ceux qui expriment leur opposition à la dérive libérale de ce gouvernement qui se dit de gauche mais qui n'est pas de gauche, de tous ceux qui portent les vraies valeurs de la gauche, c'est avec plaisir qu'on pourrait recomposer l'espoir d'une alternative de gauche à l'Assemblée pour cette dernière année.

 

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***

*

 

 J.Luc MELENCHON

"Loi El Khomri : Valls n’a pas encore gagné !

La lutte continue ! Valls n'a pas gagné ! 56 députés de gauche pour la censure + 234 députés de droite = 290. Il en faut 288 pour adopter la motion de censure demain jeudi. Députés, prenez vos responsabilités : bloquez la Loi El Khomri ! Voter la censure du gouvernement est la seule manière de refuser cette loi dans ce régime de la 5e République une fois l’article 49.3 de la Constitution utilisé par le gouvernement.

Et sinon, la bataille continue au Parlement. Même si cette motion de censure est repoussée, le texte peut être de nouveau l’objet de la censure. Car le circuit parlementaire n’est pas fini. La loi va passer devant le Sénat le 14 juin. Puis elle devra revenir en nouvelle lecture, puis en lecture définitive devant l'Assemblée nationale.

Pour la loi Macron, le gouvernement avait usé les trois fois de l’article 49.3 et la droite avait déposé une motion de censure seulement les deux premières.

Le prochain 49-3 sera donc sans doute dégainé de nouveau fin juin. Sauf bien sûr si Valls tombe avant. Continuons la pression sur les députés.

Un par un dans chaque département ! Encourageons les 56 qui ont signé la motion de censure de la gauche à l’Assemblée pour qu’ils trouvent les deux signatures qui ont manqué cette fois-ci.

Continuons la mobilisation sous toutes ses formes. Comme ont commencé à le faire les membres de Nuit Debout, du PG, du NPA et de la Jeunesse Communiste et des élus de ces partis hier soir devant l’Assemblée !

Mais aussi en répondant a l’appel des syndicats !

Les syndicats CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF-FIDL-UNL appellent à l’action demain jeudi 12 mai.

La manifestation parisienne partira à 14h de Denfert-Rochereau pour aller vers l’Assemblée : elle y arrivera au moment du vote de la motion de censure.

Les syndicats appellent aussi à la grève et à des manifestations la semaine prochaine, mardi 17 et jeudi 19 mai.

Les routiers sont aussi appelés à une grève reconductible contre cette loi à partir de lundi 16 mai au soir et les cheminots pourraient en faire autant dans les jours qui suivent.

Et les syndicats « n'écartent aucun type d'initiative pour les semaines à venir, y compris une manifestation nationale ». Non décidément, Valls n’a pas gagné ! La lutte continue !"

 

Malgré les différentes mobilisations et le rejet par les parlementaires de la loi travail (El Khomri ), le gouvernement a décidé de passer en force en utilisant l'article 49-3.

Ce texte peut encore être bloqué en demandant aux députés socialistes de soutenir la motion de censure qui sera présentée par la droite. C'est aujourd'hui le seul moyen d'empêcher le gouvernement de nous imposer une modification du code du travail qui ne convient pas à l'immense majorité : (petites et moyennes entreprises  et salariés).

Il est temps que la démocratie s'exerce de nouveau. Pour cela les députés socialistes qui considèrent que ce texte est contraire aux valeurs qu'ils défendent doivent soutenir la motion de censure déposée par la droite et qui d'office permettra de rejeter ce texte.

Nous sommes tous concernés par cette loi et par la précarité qu'elle provoquera. Mobilisons nous !

 https://www.change.org/start-a-petition

 

04/04/2016

RALLUMER L'ETINCELLE DU FRONT DE GAUCHE

Les amis du Front de gauche

" Extrait : En signant cet appel, nous avons d’ores et déjà contribué à une significative évolution de la situation.

Le débat s’est développé positivement parmi les militantes et militants des forces constituant le Front de gauche. Il en est de même du côté des militantes et militants syndicaux, impliqués au cœur des luttes dans les entreprises et les services publics. 

« Ensemble » a exprimé fortement son intention de « ne pas se résigner à la division du Front de gauche ».

Des centaines de militantes et de militants du Parti de Gauche, engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ont également choisi de signer l’appel.

Et la direction du Parti communiste français a dû tenir compte de l’ampleur de la volonté collective exprimée. Alors qu’elle avait décrété « l’échec politique » du Front de gauche, elle a depuis déclaré que les communistes « sont attachés au Front de gauche » et vouloir « le redéployer dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen ». Cette modification de langage est un premier pas dans la bonne direction même si elle maintient encore, contradictoirement, la stratégie de primaire de toute « la gauche » dans laquelle est s’est engagée. "

 

Tribune de Joël Auxenfans

Joel Auxenfans, artiste plasticien nous communique ce texte.

De qui se moque-t-on ?

J’ai signé l’appel « Rallumer l’étincelle » dès qu’on m’a sollicité.

Quelques temps auparavant, j’avais encore relancé Pierre Laurent en lui indiquant l’urgence, 16 mois avant le premier tour des présidentielles, de lancer une campagne visuelle rassemblant DEJÀ les protestations contre la politique du PS, de la droite et de l’extrême droite (partis politiques en perpétuel copié-collé réciproque comme chacun sait).

L’actualité médiatique m’a livré sa réponse : un livre appelé « Coup de Poing » et un accord donné sans consultation aucune de sa base, pour des primaires avec les appareils et les « personnalités » du PS et consorts…

Je dois dire que cette nouvelle m’atterrait.

Quelques jours plus tard, Jean-Luc Mélenchon proposait officiellement sa candidature. Cette nouvelle instantanément me rendit mon énergie. Elle me fit décider dès le soir même puis le lendemain, de réaliser une peinture affiche de soutien d’artiste, indépendante, autonome mais pas déconnectée (voir ci-joint).

Comment expliquer l’écart d’énergie provoqué par ces deux déclarations (à moi qui suis plutôt de « tradition » communiste) ?


L’explication que je vois est la suivante :


La première déclaration, celle de Pierre Laurent, fait attendre encore et dépendre le développement de la politique des réactions stratégiques et intéressées de l’appareil du PS. Elle font dépendre de celles-ci mêmes les initiatives politiques de la base des militants, puisqu’on ne sait sur quel pied danser tant qu’on n’est pas clair sur des convergences avec des gros poissons du PS, généralement anciens ministres de Hollande, et les formations de gauche toutes plus dispersées et désespérantes les unes que les autres dans leur incapacité à «CÉER L’ÉVÈNEMENT ».

La deuxième, celle de Jean-Luc Mélenchon, crée immédiatement l’événement, justement. Elle capitalise instantanément l’énergie débordante de la campagne des présidentielles de 2012 qui rassemblait dans l’action et l’espoir des militants enfin convergents sur l’essentiel : créer l’alternative réellement de gauche.

La suite, on la connut aux différents scrutins qui suivirent : invariablement, la direction du PCF, emboîtant le pas de Pierre Laurent dans son souhait de préserver les meubles dans la débâcle, s’arrimait solidement au PS qui était le principal moteur de l’effondrement à gauche pour cause de trahisons par centaines.

Un exemple frappant fut, on le sait, Paris aux municipales, où l’on sut par quels méthodes indignes les choix d’accord au premier tour avec le PS furent fait en piétinant littéralement la confiance des partenaires en particulier le Parti de gauche qui dut faire campagne seul contre le PS et le PCF, ce dernier s’arrogeant l’utilisation à contre sens du label Front de Gauche avec le Parti socialiste ! Ou Grenoble, … Grenoble !!…

Il est donc plaisant d’entendre des permanents du PCF regretter la proposition de candidature, « seul », de Jean-Luc Mélenchon, alors que les décisions de participer aux primaires avec le PS & Co ont été prises elles-aussi SEUL, par une toute petite équipe autour du secrétaire général du PCF ! (je n’y étais, en tout cas, ni informé, ni invité, ni consulté ; et vous ?…)

Et qui va nous faire croire qu’organiser des primaires avec « toute la gauche » (entendez le PS des poids lourds de l’establishment libéralsocialMédef) n’allait pas être autre chose qu’une mise devant le fait accompli d’un Mélenchon (choisi pourtant en 2011 par les militants PCF par vote s’il vous plaît) en brillant second, voire brillant quatrième derrière un Montebourg, « tellement plus rassembleur » ou, coups de plastron gôgôche mis à part, n’importe quel autre ancien promoteur de la politique de capitulation économique, sociale, environnementale, internationale devant les désirs de la finance et des intérêts américains, comme on le voit avec le TAFTA… ?

Façon de placer celui qui avait fait obtenir un score historique à la gauche radicale en 2012 en position d’élimination lorsqu’il sera trop tard pour réagir.

Et c’est là une véritable perfidie, que l’intéressé a, à mon impression, bien déjouée.

Maintenant, je pose une question : une fois que JL Mélenchon s’est « proposé » pour 2017 (puisque c’est le cas), qu’est-ce qui justifierait, au vu de son boulot accompli en 2012, qu’il ne soit pas le candidat de 2017 ?

Quelle faute inexcusable, quelle trahison aurait-il aurait-il commise pour n’être pas automatiquement et tacitement reconduit, comme cela arrive souvent dans de nombreux contrats, adhésions, abonnements ? … Quel est le problème ? Je n’ai pas personnellement de problème de personne même si je sais que par définition une personnalité n’est pas parfaite et a ses défauts ; l’avantage étant de la connaître déjà un peu depuis 2012…

Et quelle efficacité politique y-a-t-il – au vu des « circonstances extrêmement graves » dont on nous rebat les oreilles (manière de nous interdire toute réponse divergente, comme pour la « sortie de l’Euro ») et qui le sont en effet – à se remettre pendant des mois à tergiverser dans des approches d’appareils et des simulacres d’unions sous les feux déstabilsants des médias aux ordres, sur des projets qui ne sont pas compatibles on le sait, pour des concessions et des compromissions qui ne peuvent que faire ralentir et affaiblir l’impact dans l’opinion publique d’une possible alternative à gauche ? Aucune.

Alors que JL Mélenchon s’est déjà proposé. Il a déjà révélé, par l’épisode du piège des « primaires à gogos », qu’il n’était pas le plus naïf, ce qui est un atout face aux autres filoux de droite et de gauche qui l’attendent pour la suite.

Il a un programme qui reprend « l’Humain d’abord » en l’améliorant (que demande le peuple ?!). Il est le seul à ouvrir à ce point les possibles sur l’option 6ème république, sur la sortie de l’euro pour une souveraineté populaire, sur l’écosocialisme. Il n’y a qu’à se mettre au boulot !…

C’est pourquoi, à mon point de vue, l’appel que j’ai signé ici pour « Rallumer l’étincelle » fait écho au soutien que je me suis senti porté de donner à la proposition de candidature de JL Mélenchon. Les deux choses vont de pair. Ne pas perdre de temps, ne pas éliminer ceux précisément qui ont déjà bien œuvré et sont en position de prolonger le mouvement déjà accompli précédemment, jouer la carte de la médiatisation déjà acquise au prix d’un travail collectif immense des militants et des organisations. Voilà une économie des moyens et du temps bien pensée… Et qui, pour ma part, m’a instantanément rendu l’énergie et l’espoir, l’envie de faire avec d’autres.

C’est la preuve, comme ces petites barettes test pour vérifier que la femme est enceinte ou que le biotope du sol est équilibré : la vie peut reprendre à la gauche de gauche.

Alors qu’est-ce que vous attendez dans les appareils ? Le candidat, on l’a déjà !!

C’est lutter et prendre de l’avance pour convaincre qu’il faut faire maintenant, face aux moyens énormes des adversaires et l’inertie TV lobotomisée des citoyens en souffrance de toute part, attaqués sur tous les fronts.

Le Front de Gauche, oui, bien sûr,… le rallumer ! Dans la clarté d’autonomie vis– à- vis du PS d’abord (que ceux qui veulent le quitter le fassent, comme Pourria Amirshahi, et nous rejoigne, comme simples fantassins, car il faut faire place au nouveau personnel politique issu de la société civile !).

Dans la fidélité à un premier résultat conquis de chaude lutte en 2012 et en en tirant une expérience, ensuite. Enfin, en considérant comme primordial que JL Mélenchon se présente pour être le dernier président de la 5ème république ; projet que je n’ai pas entendu énoncé jusqu’à présent dans les appareils ici et là.

Du Sinn Fein, à Podemos et Syriza, les seuls rassemblements alternatifs qui gagnent dernièrement en Europe le font en autonomie par rapport au PS porteur de l’austérité patronale. Il serait peut-être temps que la France inaugure sa manière à elle d’être autonome par rapport aux politiques européennes des traités et de l’austérité portées par le PS, sans se contenter de déplorations à la marge, mais en obligeant les éperdus des précédentes primaires PS (rappelez-vous comment Montebourg a choisi Hollande au deuxième tour !! … Et comment Ségolène et Martine venaient féliciter Papandréou à Athènes !!) à un positionnement sur NOS critères.

Le reste, ma foi, est lamentablement désespérant de lenteur et de conservatisme frileux, indigne d’une gauche d’alternative. Alors oui ! Rallumons l’étincelle !!
Joël Auxenfans
http://desformespolitiques.eklablog.fr/

 

***

*

Ah ! ça fait du bien te lire... Je me sens moins seule à penser ainsi

d'autant que je retrouve en commentaires de cette note

de nombreux communistes en osmose totale.

"Que le bouches s'ouvrent !" avait dit en son temps Maurice Thorez

Elles s'ouvrent mais il faut que les oreilles se débouchent à la direction !

...

Pas une virgule à changer, une lettre à rajouter...

Je suis Joëlauxenfans.

 
Dans mes mails :
Appel mailing list
Appel@lefrontdegauche.fr
http://lefrontdegauche.fr/cgi-bin/mailman/listinfo/appel

30/01/2016

POUR UN FRONT DE GAUCHE DE TYPE NOUVEAU

Pourquoi je ne siégerai plus au comité exécutif national du PCF

J’ai décidé de quitter le comité exécutif du parti. On décrète « l’échec du Front de gauche » mais c’est nous qui l’avons mis en « état de mort clinique » après la présidentielle de 2012. Il reste pourtant le seul regroupement cohérent idéologiquement capable de proposer une alternative aux politiques néolibérales poursuivies aujourd’hui.
 

C’est à partir de cette cohérence portée par le FDG que l’on pourra rassembler largement celles et ceux qui, en France comme en Europe sont lassés d’alternance et de bipartisme qui ne change rien à leur vie.

Voici la lettre que j’ai adressé à mes amis du comité exécutif du PCF.

« Chers camarades,

Nous avons tenu récemment un séminaire. Comme d’autres j’ai apporté une contribution. Elle était critique tout comme mes interventions écrites formulées de 2013 à ce jour.

Ni ces interpellations, ni ma dernière note, n'ont permis les débats qui auraient dû en découler. J’en tire les conséquences en me retirant du CEN tout en restant membre du Parti communiste et de son Conseil National

Ma décision relève aussi, à mon sens, d'une question de démocratie. A quoi sert un exécutif qui ne débat pas des contradictions que ses membres soulèvent ?

Je reviens donc, dans ce courrier, sur des points essentiels de la période que nous vivons et sur les impasses auxquelles nous conduisent les choix faits ces trois dernières années.

Je décide de rendre publique cette réflexion car je crois que de très nombreux camarades sont attachés à la stratégie du FDG, je pense même qu’ils et elles sont la majorité de notre parti.

Ce qui est en question aujourd’hui c’est à la fois l’existence du PCF et celle d’une force de transformation sociale.

Après l’échec de la deuxième candidature de Robert Hue en 2002, j’ai considéré que je pouvais être le meilleur vice-président d’un conseil régional que cela ne servait à rien si l’audience de mon parti tombait à un tel niveau.

Lorsqu’on m’a proposé d’être au CEN j’y suis allé avec la certitude que l’on me demandait de contribuer à la construction d’un avenir pour notre parti et pour la transformation de cette société.

En 2004 nous avons constitué pour la première fois des listes autonomes au premier tour des élections régionales. Un an après en 2005 nous avons mis toutes nos forces au service d’un rassemblement contre le projet de traité constitutionnel et une majorité a rejeté ce projet d’Europe libérale. En 2007 malheureusement de nouvelles élections présidentielles ont montrées que le PCF ne pouvait prétendre – en tout cas à cette époque - être le fédérateur de toutes les forces anti libérales dans une telle élection.   En 2008 et en 2009 la sortie de Jean-Luc Mélenchon du PS nous a permis de poursuivre notre politique « des fronts » en créant le Front de gauche (FDG). Nous l’avons fait notamment à l’occasion d’une nouvelle campagne contre l’Europe libérale.

Le processus de construction du FDG s’est poursuivie jusqu’aux bons résultats des élections présidentielles de 2012 qui a rendu l’espoir à toutes celles et tous ceux qui pensent encore qu’une transformation sociale est nécessaire et possible. Cette campagne a redonné aussi un nouveau plaisir de militer à des dizaines de milliers de communistes. Elle a permis une audience nationale visible dans tous les territoires de notre pays. Elle a permis de montrer l’utilité du PCF au service de l’intérêt général du combat progressiste.

Aujourd’hui on nous dit que le FDG est un échec.

Je ne partage pas ce point de vue.  Certes nous n’avons rien fait pour développer sa dynamique. Au plan national nous l’avons même mis « en état de mort clinique » selon la formule d’un de ses ateliers thématiques. Mais nous pouvons encore lui donner une deuxième vie notamment à partir de la certitude qu’un mouvement politique ne peut se développer aujourd’hui qu’en s’ouvrant à la société civile toute entière et que cela n’est possible que dans le cadre d’une proposition collective de plusieurs partis rassemblés et rassemblés sur un contenu clair de transformation sociale.

La crise de la politique est telle qu’un seul parti ne peut espérer rassembler la confiance nécessaire à l’engagement du plus grand nombre. Il lui faut aussi, savoir partager les pouvoirs dans la vie politique comme dans la société.

Les présidentielles qui sont toujours le moment d’un débat politique important peuvent constituer l’occasion d’un tel renouveau ; ou pas.

Nous ne devons ni perdre du temps ni tergiverser dans des « primaires » qui apparaîtront comme des combinaisons politiciennes et qui de toute façon, n’aboutiront pas tant l’inclinaison « naturelle » des hommes au pouvoir les poussent à se représenter.

Nous pouvons nous mettre rapidement en état de marche autour d’une candidature unique du FDG seule à même de porter une véritable alternative dont nous connaissons les contours si nous voulons vraiment sortir notre pays de la crise.

Le peuple qui vit en France n’attend pas qu’on lui propose dix mesures qui feraient l’unanimité d’une coalition hétéroclite Il ne croit plus depuis longtemps aux programmes des partis ou des alliances.

Il souhaite qu’on lui soumette un projet qui dessine la société dans laquelle nous pensons qu’il faut vivre. Un projet culturel en quelque sorte comme aux heures les plus heureuses de la politique. Un projet qui lui permette de savoir ce que nous avons en commun avec lui. Et cela est plus que jamais nécessaire compte tenu du délabrement idéologique dans lequel nous nous trouvons.

Et ce projet nous l’avons nommé. C’est « l’humain d’abord » contre « la finance d’abord ». C’est aussi la paix contre la guerre, la coopération contre la concurrence, le droit de faire ses « humanités » pour chacune et chacun contre l’adaptation de l’école aux besoins en main d’œuvre du patronat, la gestion collective de tous les biens communs contre la privatisation du rentable, le développement des savoirs et des pratiques professionnelles contre leur soumission aux critères d’évaluation du privé, l’ouverture à l’autre et au monde contre le repli sur soi et sur la nation, le sens du devenir de la planète contre son saccage.

 

Nous sommes dans un monde de plus en plus difficile à vivre.

La globalisation capitaliste mondiale et les exigences de plus en plus grandes des marchés financiers conditionnent et détériorent de plus en plus les conditions de vie de centaines de millions de personnes. La domination du néolibéralisme provoque l’affaiblissement ou même l’effondrement des Etats et des puissances publiques. La dette est utilisée comme un chantage pour dominer les peuples. Partout cette domination veut imposer un modèle unique de dérèglementation de toute activité humaine au service des profits de quelques-uns.

La répartition inégalitaire des richesses dans le monde ne cesse d’empêcher le développement de nombreux pays comme l’émancipation humaine en général. Le prétendu « choc des civilisations » utilisé pour justifier une politique insupportable engendre de nombreuses guerres inutiles et néfastes qui ont donné sans cesse plus d’ampleur aux terrorismes. Le développement de la crise écologique a atteint un tel niveau que celle-ci en devient un problème planétaire dont la résolution suppose un traitement politique global immédiat dans le cadre d’une coopération de l’intégralité des pays de notre monde.

Mais dans cette situation, des révoltes, des changements politiques et l’émergence de forces nouvelles se manifestent. En Europe, des partis, des coalitions, des mouvements se construisent à partir de la conscience populaire que c’est bien cette orientation libérale qui génère la mal vie et l’échec de cette belle idée que pourrait être l’Europe. Ces partis recueillent des voix très largement.  Parfois ils prennent la place des formations de droite, des sociaux-démocrates ou des socialistes divers qui alternativement ou ensemble gèrent loyalement les intérêts des plus grandes puissances financières de ce monde. Dans ces pays ils représentent une alternative aux choix libéraux et les formations d’extrême droite ne progressent pas.

Notre continent est à l’heure des choix, nous aussi.

Nous pouvons rejoindre ce mouvement qui offre une perspective nouvelle aux peuples, sous forme de coalitions, de forces ouvertes à la société civile et qui acceptent de partager le pouvoir au lieu de le confisquer. Ces mouvements qui font la démonstration qu’il est possible de changer les rapports de forces politiques pas seulement entre la droite et « la gauche » mais à l’intérieur même des organisations qui se réclamaient de la transformation. Ces mouvements que la presse française et internationale a identifié à juste titre comme radicaux, anti-libéraux et anti bipartisme.

L’idée est avancée parfois qu’il faudrait en France sauver la gauche. Mais quelle gauche ? Indistinctement celles et ceux qui sont passés à droite et celles et ceux qui rechignent, restent au milieu du gué comme il a été dit et veulent finalement infléchir les orientations droitières du gouvernement comme s’il était possible de sortir de la crise par des demi-mesures comme la régulation du CICE par exemple.

Un Tsunami idéologique a été imposé aux socialistes par leur chef d’état.

Candidat, il proposait la rigueur pour rééquilibrer les comptes de la nation. Cela signifiait l’austérité et cela nous a conduit à refuser d’entrer au gouvernement. Mais devenu président, dès la fin de 2013, François Hollande choisissait le « pacte de compétitivité », le « socialisme de l’offre » la baisse du coût du travail, la destruction du code du travail, la guerre partout sous l’égide des USA et de l’OTAN. Et maintenant il court derrière les thèses du FN, sur une conception calamiteuse de l’identité et bientôt sur la glorification du patriotisme.

 

Ce n’est pas rien. Quel communiste peut se sentir quelque chose de commun avec ce président. Hollande a rejoint Blair et Schröder répondant à l’injonction de Thatcher et Reagan. Il a entrainé définitivement son parti dans l’acceptation du libéralisme et ce faisant « la gauche » dans une impasse.

Cette gauche ne doit pas être sauvée.

Si elle meurt pour qu’une autre gauche naisse, tant mieux ! Et encore faut-il s’interroger sur le mot gauche qui a perdu l’essentiel de sa signification dans ce ralliement socialiste au libéralisme.

Toute hésitation sur la nécessité de cette rupture laisserait à penser que notre avenir est lié à la réussite de cette « Gauche » alors même que les commentaires du chef de l’état sur la campagne de Claude Bartolone aux régionales en Ile de France, laissent à penser qu’il aurait fallu se passer de l’alliance à gauche au deuxième tour pour gagner au centre.

Les objectifs du FDG étaient bien affirmés dès 2010 : proposer une autre voie à Gauche, renverser le rapport de forces à l’intérieur de cette gauche et battre la droite. Cela voulait dire clairement que la victoire nécessite de mettre fin à l’hégémonie socialiste sur « la gauche » ; sinon, aucune transformation sociale n’est possible.

La « crise » grecque a ajouté un élément supplémentaire à la complexité d’une transformation sociale réussie.

Pour gagner en Europe, il faut une majorité, un programme anti-libéral certes mais il faut aussi se préparer à affronter Bruxelles.

Il faut dire comment nous allons gouverner avec quelle mobilisation des forces vives de notre pays et dans quelles alliances au niveau européen pour refuser le diktat des politiques dites « d’ajustement structurel » et d’austérité.

C’est dire que la crise grecque ne pouvait pas seulement s’envisager du seul point de vue de la sortie ou pas de la zone euro. La solidarité avec nos amis grecques ne fait pas débat mais pour notre propre réflexion la question qui est posée est celle de la possibilité de rester dans la zone euro sans appliquer les politiques néfastes voulues par Bruxelles. La réponse à cette question est aujourd’hui un élément essentiel à la conviction populaire sur l’issue d’une alternative.

Déjouer le piège de 2017

On nous dit que 2017 est un piège avec trois candidatures sans aucune de gauche. Mais la présidentielle de 2012 avait clarifié le paysage politique français en faisant émerger un pôle alternatif à la politique que le candidat du PS annonçait. Nous aurions dû dès l’annonce du tournant libéral de fin 2013 du président, inscrire toutes les échéances électorales dans la perspective des présidentielles de 2017 et faire grandir le rassemblement dans un large débat autour de la nécessité d’un pôle nouveau, un 4ème pôle, pour relever le défi présidentiel. Dans ce débat avec toute la population et tous ceux qu’on nomme les « corps intermédiaires » nous aurions vu, peut-être, émerger de nouvelles personnalité-e-s évitant ainsi de se retrouver en 2017 avec les mêmes quatre candidats principaux de l’élection précédente.

 

La gestion « peau de chagrin » de nos élus

Au lieu de cela nous avons « isolé » chaque élection territoriale en refusant toujours de nationaliser nos propos ; nous avons refusé l’autonomie qui est la marque du mouvement révolutionnaire depuis le congrès de Tours et qui était au cœur du FDG ; nous avons appelé à lutter contre l’austérité gommant ainsi la grave dérive libérale de ce gouvernement.

Pour quels résultats ? Les quatre élections montrent que nous arrivons à nous maintenir dans les municipales comme dans les départementales grâce à la notoriété justifiée de certains de nos élu-e-s locaux. Mais dans les autres élections notre score dépend de l’unité du FDG et quand elle explose, comme aux régionales, c’est une sanglante défaite avec 75% d’élu-e-s de perdus et un territoire de nouveau parsemé de déserts.

Nos élus locaux se retrouvent « hors sol » dans leurs communes à chaque élection nationale où le PS devance le PCF. Et dans des milliers de commune nous menons campagne pour faire le moins mal possible.

Seule la reconquête d’une audience nationale plus forte peux nous permettre d’avoir durablement des élu-e-s et de reconquérir des villes sur la droite.

Quant à nos partenaires du FDG ils ont reconnu et accepté l’importance de conserver les élu-e-s PCF dans les élections territoriales. Mais les présidentielles se présentent tout autrement, le PCF recueillant 1% d’avis favorables parmi les personnes interrogées sur notre capacité à représenter toute la « gauche ».

Il n’est pas trop tard.

Le « tabouret » de l’élection présidentielle a trois pieds aujourd’hui. N’essayons pas de construire un pied avec une partie d’un des trois autres, nous perdrons l’équilibre. Construisons un quatrième pied, bien distinct et autonome des trois autres dans la continuité de 2012. 

Les lundis de « la gauche », qui rentreront en concurrence avec d’autres initiatives du même type ne vont que rebattre les cartes d’un jeu dont nous connaissons le résultat. Celles et ceux qui veulent transformer la société tombent d’accord sur les contenus nécessaires à cet objectif mais ne tranchent pas la question stratégique.

Comme François Hollande sera candidat, les socialistes, même frondeurs, ne s’opposeront pas à lui et EELV à déjà dit qu’il ne fallait pas être l’opposition à ce pouvoir. Les élections régionales ont confirmé que la « nouvelle gauche qui émerge » ou le « large rassemblement » considéré d’emblée comme un rassemblement qui inclue le parti socialiste au deuxième tour sous sa domination ne marchent pas.

Engager une dynamique

Ne perdons pas de temps. Communistes, nous avons des propositions pour changer de société, elles ont largement nourri « L’humain d’abord ». Loin d’oublier ce programme nous devons l’actualiser, le faire connaître en se tournant vers le peuple pour qu’il l’enrichisse et s’en saisisse comme d’une arme pour gagner la présidentielle. L’espoir est de ce côté, des milliers de militant-e-s ont envie de le démontrer.

 

La candidature de Jean-Luc Mélenchon peut dans un tel processus trouver une légitimité collective. De toute façon il sera candidat avec le talent qui est le sien. Que ferons-nous ? Un ralliement de dernière minute sans avoir créé de dynamique ? Une opposition à sa candidature ?

Le combat idéologique

Nous devons travailler à inverser le rapport de force dans le domaine des idées aussi. L’imaginaire commun que dessine peu à peu la domination libérale est terrifiant. Nous perdons le sens de toute activité humaine qu’on veut évaluer au travers des critères de rentabilité à court terme que les rentiers exigent de l’économie. Il est grand temps de réconcilier Marx avec Jaurès. De faire resurgir l’humanisme au cœur du communisme.

Pour cela il faut « ferrailler » sur le sens de tout acte public.

Nous devons spécialement être attentif aux personnes les plus en difficulté. Etre au chômage ou toucher le RSA met en cause l’image de soi-même. On ne peut s’adresser à ces personnes seulement en terme économique.

Quand Rebsamen propose de « contrôler » les chômeurs notre réponse ne doit pas porter sur le nombre d’emplois que nous pouvons effectivement créer mais sur la philosophie qui nous guide en faveur d’une sécurité professionnelle qui permet à tout homme ou toute femme de maitriser son parcours professionnel et l’élévation continue de sa qualification.

Quand le temps consacré par les travailleurs sociaux à « chasser » les fraudeurs devient la priorité qu’on leur impose ou que les personnels hospitaliers passent des heures à codifier les soins qu’ils dispensent, ce n’est pas le relèvement des minimas sociaux ou la gratuité des soins qui répondra à leur malaise mais l’idée que l’effondrement de nos services publics crée de l’inhumanité en supprimant la protection aux plus faibles et le sens même de ces métiers.

Drapeau rouge et drapeau national

Quant au débat sur l’identité nationale, ce n’est pas à coup de Marseillaises répétées que nous lui redonnerons la valeur à portée universelle que ce même hymne lui donnait à Valmy.

Nous ne pouvons pas rivaliser avec le FN sur son terrain. Ce n’est pas en éditant des affiches bleu blanc rouge ou en appelant notre projet « La France en commun » que nous pourrons convaincre.

Tout projet de sorti de crise ne peut être aujourd’hui que national, européen et mondial.

C’est ce qu’indiquait le rapport présenté en 2008 devant le 34ème congrès par Pierre Laurent.

Après avoir constaté un « nouvel état du monde » il indiquait : « rien ne serait plus fou dans ces conditions que d’en rabattre sur l’ambition de changement radical (souligné par moi) qui est au cœur de notre engagement communiste. (…) La crise qui se développe, sa globalité, la gravité de ses conséquences (…) montrent clairement qu’aucune issue ne peut être envisagée à cette crise sans changer d’échelle dans la résolution des problèmes. (…) il semble évident que les dimensions européennes et mondiales du projet politique que nous portons sont devenues déterminantes. La légitimité des traités qui régissent la construction de l’Union européenne est atteinte ».

Rien depuis cette date n’est venu infirmer un tel jugement, bien au contraire.

Le 11janvier 2015

Ce n’est pas non plus en sanctifiant la manifestation du 11 janvier 2015 comme une mobilisation de toute la France, que nous donnerons à voir une image rassembleuse de notre parti. Il fallait être présent bien sûr, mais la France est bien plus diverse que celles et ceux qui étaient rassemblé dans la rue ce jour-là en particulier des millions de personnes vivant dans les quartiers populaires, victimes de la pauvreté et de discriminations en tout genre, « oubliés » de la république. 

Il est temps de réaffirmer la solidarité profonde qui rassemble les plus démunis en France avec ceux du monde entier. Notre drapeau national n’est jamais aussi bien utilisé que lorsqu’il est associé au drapeau rouge de l’international.

Sur l’identité comme sur le patriotisme qu’il me soit permis de rappeler ces mots de Victor Hugo qui valent bien plus qu’un long discours : « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie»

« Pour un front de gauche de type nouveau »

En avril 2014 je signais avec un autre camarade une tribune dans l’Humanité avec ce titre. Je crois vraiment que cet objectif reste à l’ordre du jour comme seule voie de la transformation sociale qui est le cœur même de notre engagement communiste.Un rassemblement largement ouvert aux femmes et aux hommes avec qui nous vivons, bien au-delà de notre propre parti.

Je peux me tromper du tout au tout bien sûr. Mais un congrès arrive. Je souhaite que de très nombreuses et nombreux communistes jeunes définissent eux-mêmes quelle génération de communistes ils et elles veulent être. Je souhaite qu’elles et ils prennent les rênes de leur parti dans leurs mains pour construire un avenir de jours heureux.

Bien cordialement,

 Francis PARNY

***

Je ne change pas une virgule à ce texte

qui me convient du début jusqu'à la fin.

 

 

 

 

19/09/2015

AQUITAINE : Lettre ouverte à EELV

Face à l’austérité, les organisations du Front de gauche en Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes proposent à EELV de construire ensemble une alternative sociale, démocratique et écologique.

 

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Avec Cecile Duflot, à Pau le 12 mars 2015, pour soutenir les candidats FDG/EELV aux élections départementales .

Les élections régionales de décembre 2015 vont se tenir dans un contexte économique et social extrêmement dégradé et préoccupant. Le discrédit de la politique Hollande-Valls, déclinée par le parti socialiste dans l’ensemble des régions, fait le lit de la droite et de l’extrême droite. Comme partout en Europe, la doctrine libérale est à l’œuvre au service des intérêts de la finance. La crise climatique et écologique s’amplifie sans que les gouvernements prennent la mesure de l’urgence qu’il y a à agir. Cela rend plus que jamais nécessaire de construire un projet politique en rupture avec les logiques libérales mises en œuvre dans le pays.

Nous pensons que ces élections régionales doivent donc être une nouvelle étape du rassemblement d’une gauche qui combat l’austérité et veut construire une véritable alternative politique pour engager la transition écologique et répondre aux besoins sociaux de nos concitoyens.

L’enjeu est d’autant plus important que ces élections se dérouleront dans le cadre d’une « réforme » territoriale imposée sans concertation qui va accentuer les logiques de métropolisation et de concurrence entre les territoires, entre les salariés, au service de la guerre économique, au détriment des plus défavorisés.

Dans ce contexte, nous appelons de nos vœux le rassemblement le plus large possible des forces politiques opposées à la politique gouvernementale et engagées dans des démarches citoyennes. Déjà dans un certain nombre de régions, des discussions sont engagées, et des accords FDG-EELV sont en passe d’être conclus. Cette dynamique est positive et nous souhaitons l’amplifier. Afin de peser pour affirmer une voie alternative, une seule solution : nous rassembler ! »

C’est pourquoi nous faisons la proposition d’une rencontre entre le FdG et EELV à l’échelle de la future grande région.

Fraternelles salutations.

Faites écho !

                                                            AVANT

 

Le Limousin rattaché à l' Aquitaine dans la nouvelle carte des régions proposée par le rapporteur PS Carlos Da Silva

 

01/07/2015

A LA BASTILLE ! SOUTENONS LE PEUPLE GREC

Photo de Jean-Luc Mélenchon.

Jeudi 2 juillet, rendez-vous à 18h30 place de la Bastille pour soutenir le peuple grec. Faites passer !

 

 
logo Solidaires

Les Unions régionales CGT - FO - FSU et Solidaires appellent à participer à la manifestation de soutien au peuple grec et au respect de sa souveraineté le jeudi 2 juillet à 18h30.

La Grèce est aujourd’hui dans une situation catastrophique, parce qu’elle a été un des laboratoires de l’ap- plication des politiques d’austérité imposées par le FMI, la Commission Européenne et la Banque centrale.

Vendredi dernier, ces mêmes institutions sont restées intransigeantes dans les négociations : application des politiques néolibérales ou rien. Le gouvernement grec ayant décidé de soumettre le projet d’accord au vote, l’Eurogroupe a réagi immédiatement en coupant les vivres le 30 juin, qualifiant le référendum grec de " coup de force " et en excluant le ministre grec des finances de la réunion !

Les masques sont tombés. Les dirigeants européens sont prêts à tout, y compris au mépris de l’expression populaire, pour empêcher la mise en place d’autres politiques que celle de l’austérité.

Les forces syndicales qui mènent la lutte contre l’instauration de politiques libérales qui remettent en cause les droits sociaux, détricotent les droits du travail et privilégient la finance au détriment des salarié-es et des privé-es d’emploi, ne peuvent rester passives.

Déjà le 9 avril, lors de la manifestation unitaire CGT- FO-FSU-Solidaires, nous avions installé un calicot géant " d’Athènes à Paris, dans toute l’Europe, non aux politiques d’austérité "

Manifester notre soutien au peuple grec qui s’est clairement prononcé le 25 janvier dernier pour refuser l’étranglement des politiques d’austérité, c’est refuser un nouveau déni de démocratie en Europe après ceux rejetant le vote contre le projet de traité constitutionnel européen en France en Irlande et aux Pays Bas.

Mais c’est aussi vital pour le mouvement syndical qui se bat pour couper le cou aux matraquages idéologi- ques, sans fondements, laissant entendre qu’il n’y a pas d’autres choix possibles, en France comme partout en Europe.

Respect des choix démocratiques des peuples et refus des politiques d’austérité sont deux mots d’ordre que portent les unions régionales d’Ile de France, CGT -FO - FSU- Solidaires.

Elles appellent à participer massivement à cette manifestation.

Paris, le 29 juin 2015
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 
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