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30/04/2016

Gérald BLONCOURT à ROUBAIX -IL A LA BARAKA

Roubaix : offrez-vous une expo de Gérald

 

 

Bloncourt à Baraka

Publié le 29/04/2016

PAR JULIEN GILMAN

Le financement participatif est à la mode. À Roubaix, la coopérative Baraka s’y met : afin de monter une exposition des photos de Gérald Bloncourt à l’occasion de la prochaine Nuit des arts, elle fait appel à la générosité publique sur la plateforme Kiss kiss bank bank.

« Enfants dans une rue de Roubaix », photographiés par Gérald Bloncourt en 1955.
Roubaix en noir et blanc. Roubaix des années 50 et 60. Pas celui de Barbieux, des maisons de maîtres et des patrons, mais celui des ouvriers et des courées. Le Roubaix de Van der Meersch, en photographies, c’est ce que propose de découvrir la coopérative Baraka lors d’une exposition qui débutera à la prochaine Nuit des arts, le 21 mai.
 
La nouvelle gérante des lieux Nathalie Duparque s’était déjà démenée pour faire revenir à Roubaix, l’an passé, le photo-reporter Gérald Bloncourt. Cette fois-ci, elle voudrait que les Roubaisiens eux-mêmes s’approprient le travail de celui qui est aussi peintre, poète ou écrivain. Sur la plateforme de financement participatif – ou de crowdfunding, selon l’anglicisme consacré – Kiss kiss bank bank, on peut ainsi aider au financement de l’événement.

Haïtien d’origine, Gérald Bloncourt a découvert Roubaix grâce à sa première épouse, Roubaisienne. Il y viendra plusieurs fois, photographier des grèves ou manifestations, ou réaliser des reportages sur la condition ouvrière. « Il couvre ces événements, mais il va plus loin, explique Nathalie Duparque. Il s’intéresse aux gens. » Et il les prend en photo, dans leur quotidien, presque dans l’intimité. Il a ainsi en stock des centaines de clichés du Roubaix ouvrier, à la sortie de la Lainière, dans l’usine Phildar, à la Redoute, mais aussi sur les pavés et la terre battue des ruelles et courées, à l’intérieur des maisons ouvrières, des rues vides, beaucoup de portraits et des groupes.

L’ampleur de l’exposition dépendra de la participation

C’est un Roubaix humain que montre Bloncourt, entre passé et présent. « C’est un angle de vue sur des scènes populaires, pas si éloignées que ça d’aujourd’hui. Les photos de gamins des années 50 pourraient être d’aujourd’hui, note la gérante de Baraka. Sauf les pavés, l’homogénéité architecturale de la ville est la même. » Et c’est ce Roubaix-là qui a séduit la jeune femme. À l’instar du livre Le Paris de Bloncourt, elle a imaginé une exposition « Le Roubaix de Bloncourt ». « Une expo tout à fait modeste, mais au plus il y aura de participation, au plus elle sera importante », explique-t-elle.

Le budget prévu sur le site participatif est de 632 €, pour le financement des tirages. Le compteur, ouvert depuis jeudi dernier, indique déjà 71 % de participation. L’investissement, à partir de 1 €, donne droit à des contreparties, toutes symboliques pour les petites sommes, jusqu’à un tirage dédicacé à partir de 75 €. La campagne de financement s’achève le 16 mai, cinq jours avant le début de l’exposition.

Roubaix sur le blog de Gérald Bloncourt : bloncourtblog.net/

04/01/2016

LE BLOG DE GERALD BLONCOURT

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20/10/2015

Gérald BLONCOURT, un homme engagé

Le plasticien et photographe haïtien Gérald Bloncourt à Paris, le 21 juillet 2015. © Philippe Triay/La1ere.fr

Il a connu André Breton, Aimé Césaire, Georges Brassens, Pablo Picasso, le peintre cubain Wifredo Lam, le révolutionnaire vietnamien Ho Chi Minh, les écrivains haïtiens Jacques Roumain, Jacques Stephen Alexis et René Depestre, et bien d’autres personnes encore, des anonymes dont il garde des souvenirs encore vifs. 
 
A 89 ans, Gérald Bloncourt a encore une poigne de fer quand il vous serre chaleureusement la main, l’œil aiguisé, le sourire aux lèvres, et une excellente mémoire. Devant un café dans son appartement parisien proche du Faubourg Saint-Antoine, il rappelle ses années de jeunesse.
 
Le peintre haïtien est né en 1926 à Bainet (Haïti), d’une mère française et d’un père guadeloupéen, venus tenter l’aventure dans la seule île indépendante des Caraïbes à cette époque. Il passe toute son enfance à Jacmel dans le sud d’Haïti et son adolescence dans la capitale Port-au-Prince.
 

"Autodidacte"

« J’ai été engagé très jeune politiquement », confie-t-il. « Pour cela j’ai d’ailleurs été viré du séminaire collège où j’étudiais. Puis j’ai rejoint la classe ouvrière, tout en continuant à peindre. Je suis autodidacte. » En 1944, Gérald Bloncourt participe à la fondation du Centre d’art haïtien à Port-au-Prince, qui marque l’entrée et la reconnaissance de la peinture haïtienne sur la scène internationale. Deux ans plus tard, il devient l’un des principaux dirigeants des journées dites des « Cinq Glorieuses », avec les écrivains Jacques Stephen Alexis et René Depestre.

REGARDEZ. Gérald Bloncourt évoque son engagement politique, le communisme et son adhésion au marxisme  

 

 


Ces journées de contestation révolutionnaire entraînent le renversement du gouvernement Lescot en janvier 1946. Mais une junte militaire lui succède. « J’ai alors été arrêté à plusieurs reprises puis finalement expulsé d’Haïti », précise Gérald Bloncourt. « Interdit de transit sur le territoire des Etats-Unis où j’étais considéré comme terroriste, je me suis retrouvé dans la République dominicaine du dictateur Trujillo, où j’ai été aussi arrêté.
Puis grâce à André Breton et l’écrivain français Pierre Mabille (alors conseiller culturel de l'ambassade de France à Port-au-Prince, ndlr) j’ai pu prendre un bateau pour Fort-de-France. »

Après quelques mois passés en Martinique, Gérald Bloncourt s’installe à Paris où il poursuit ses activités artistiques. Egalement passionné de photographie, il se lance dans le photojournalisme en 1948, d’abord comme responsable du service photo du quotidien communiste l’Humanité, puis comme reporter indépendant avec d’autres grands journaux de la place comme Le Nouvel Observateur, L’Express, Le Nouvel Économiste et Témoignage Chrétien, entre autres. Il couvrira de nombreux conflits sociaux et internationaux, comme la Révolution des Œillets au Portugal et la guerre du Front Polisario contre le Maroc au Sahara occidental.

 

Ma culture est haïtienne, ma vie, mes racines sont haïtiennes. C’est Haïti qui m’a tout donné et où j’ai tout appris. Haïti c’est quand même la première révolution victorieuse d’esclaves et d’affranchis. C’est un peuple magnifique. Un peuple de créateurs dans un creuset culturel."


 Parallèlement, Gérald Bloncourt continue de s’adonner à la peinture, sa passion. « C’est un besoin. Je peins depuis que je suis gamin. C’est ma façon de m’exprimer et de communiquer ». Ses œuvres (tableaux, dessins, gravures) sont principalement exposées en France, en Haïti et aux Etats-Unis. Il publiera également de nombreux ouvrages, des récits, essais, poésies et des albums de ses photographies (plus de détails sur le blog de Gérald Bloncourt ici), tout en militant activement sur le plan politique, notamment contre la dictature des Duvalier. Après la chute de « Baby Doc » en 1986, Gérald Bloncourt se rendra en Haïti, après quarante ans d’absence.    

 
Un pays auquel il reste viscéralement attaché. « Ma culture est haïtienne, ma vie, mes racines sont haïtiennes. C’est Haïti qui m’a tout donné et où j’ai tout appris. C’est un pays très abîmé à cause des dictatures qui se sont succédé mais c’est un pays fabuleux. Haïti c’est quand même la première révolution victorieuse d’esclaves et d’affranchis, ce n’est pas rien. C’est un peuple magnifique. Un peuple de créateurs dans un creuset culturel. »
 
Cependant Gérald Bloncourt avoue ne pas souhaiter visiter son pays natal actuellement. « Tout ce que j’ai connu a été détruit durant le séisme. Tout est encore par terre. Je n’ai plus le courage de voir ça. Et puis je ne peux pas supporter d’être invité à des réceptions pour boire du champagne alors que le peuple crève », déplore-t-il. 

 

 

05/09/2015

CITOYEN DU MONDE... ALLAN BLECK

Allan Bleck

Poète - Auteur - Compositeur - Interprète
(Citoyen du monde)

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Pourquoi ai-je voulu ce site ?

Uniquement pour le plaisir d’offrir. L’art pour l’art et non pas pour l’art (gent). Une sorte de revanche sur cette vie où tout a un prix, où il faut payer pour tout et n’importe quoi.

Lorsque dans la nature, je contemple la beauté des arbres, la douceur des fleurs, lorsque j’écoute à en frémir le chant du ruisseau, quand je m’émerveille en regardant simplement au ciel passer les nuages, quand un homme me tend la main et m’offre son amitié, quand une femme me permet de trouver dans ses yeux la lueur qui troublera mon cœur, personne ne me dit… « Tu dois payer pour cela ».

Hors d’où vient l’inspiration du poète si ce n’est de tout ce qui nous entoure, que ce soit de la beauté ou de la laideur, que ce soit du grand bonheur ou de la misère humaine, d’où viennent ces mots qui disent les choses qui nous habitent ? Ne nous viennent-ils pas par le biais de cette osmose entre l’univers et nous ? Ils nous viennent comme ça, comme un cadeau. La poésie traverse notre esprit et se meut en longues phrases que l’encre déverse sur le papier. Il en est de même de la musique qui accompagne ces mots et font de l’ensemble une chanson. Elle naît comme cela, gratuitement... Devrions-nous payer pour cela ?

Quand vibrent les cordes de ma guitare, quand l’accordéon et le violoncelle de mes deux amis parfument de leurs notes l’aura qui nous entoure et que mon chant porté comme une barque sur l’océan de leur mélodie vogue vers vous… Devez-vous payer pour entendre cela ?

A une certaine époque je croyais, parce qu’on me l’avait enseigné ainsi, que nous étions différents les uns des autres et que cette différence était nocive. Je croyais que l’on devait se méfier de l’étranger, je croyais que chaque race pouvait nuire à l’autre, je croyais que j’étais propriétaire de mon pays, je croyais que la haine devait répondre à la haine, je croyais que la couleur de la peau faisait l’individu et je croyais que la politique et les religions étaient des refuges.
Mais je me suis rendu compte que ces refuges n’étaient qu’illusions et souvent prisons et que les hommes d’où qu’ils viennent avaient le même sourire que moi, les mêmes joies et les mêmes peines, que leur souffrance était identique à la mienne. Bref, qu’ils étaient comme mes frères. Alors, lorsque mes yeux se sont éclairés et que mon âme a appris à écouter, je suis devenu, et ce, depuis une quinzaine d’années, citoyen du monde, et je n’ai pas dû payer pour cela.
Je n’ai pas pour autant renoncé à l’amour que je porte à mon pays, à ma Bretagne ni à la totalité de mes croyances. Mon dieu s’appelle Dieu sans autre nom. Ici-bas, j’ai banni toutes les frontières et mon cœur s’est ouvert à tous mais, comme pour toutes ces richesses, je n’ai pas à eu à payer… Pourquoi devriez-vous donc payer pour ces quelques chansons ?
Je souhaite de toutes mes forces que lorsque vous les écouterez, elles vous feront un peu rêver en vous apportant quelques instants de bonheur et pour prolonger ce bonheur, si le cœur vous en dit, elles sont en téléchargement totalement gratuit.
Me voilà donc devenu comme un goéland aux ailes déployées, je suis parti vers vous, en voyage tout autour du monde. Par l’Internet, je survole la planète entière, offrant au passage à vos cœurs joyeux ou fatigués mon amitié et mes chansons ; j’en ai presque le vertige.
En échange si vous le désirez, j’ai noté quelques adresses d’associations caritatives pour lesquelles j’ai un fort penchant. Elles ne sont pas classées par ordre de préférence sauf peut-être pour la première « Afrikarité ». Les fondateurs et dirigeants seront certainement heureux de recevoir un don de votre part pour continuer à œuvrer pour le bien de l’humanité.
Bonne écoute sur mon site et surtout n’hésitez pas, si son contenu vous a plu, à diffuser très largement son adresse autant en métropole que vers de lointains pays francophones ou non. Dans le cas contraire, je suis à l’écoute de vos critiques.
Allan Bleck

 

 http://allanbleck.fr/

 

1. L'exilé »
2. Pierrot »
3. Entre deux guerres »
4. Petite ballade pour ma Bretagne »
5. Fleurette »
6. Si la mémoire te fait défaut »
7. Trois saisons sont passées »
8. La légende de Roland »
9. La fille du marché »
10. Il y a comme ici »
11. Pauvre Sophie »
12. La fille de la lande »
13. La colombe »
14. Les lilas sont fanés (à Cécilia) »
15. Jimmy »
16. L'hiver irlandais »
17. Qui pourrait bien me dire »
18. La ballade de Marianne »

 

l'exilé

 

 

 entre 2 guerres
podcast

 

 

IL A RENDU HOMMAGE A GERALD BLONCOURT.

Emotion garantie quand on connaît la vie de Gérald, ses combats.

les 2 sont en lien sur mon blog depuis longtemps... Toujours d'actualité!

 

 

il chante PIERROT. Et la lune dans tout ça ?

Issu d'un milieu modeste, Allan Bleck est né en 1949 en Bretagne.
Autodidacte, il a exercé tout au long de sa vie bon nombre de métiers.
Tout jeune à l’école il découvre Victor Hugo par le biais d’une récitation « demain dés l’aube » Il n’aura de cesse alors d’écrire.
Presque à la même époque, sur la vieille « TSF » familiale il entend Brel dans une de ses premières chansons « Il nous faut regarder ». Nous sommes en 1955. Allan à six ans mais il est émerveillé par ce chanteur. Plus tard, beaucoup plus tard il aura la chance de le rencontrer et sera subjugué par ce personnage.
Il dira par la suite, Victor Hugo m’a donné envie d’écrire et Jacques Brel celle de chanter.
La vie passe de boulots en boulots à travers tout l’hexagone et dans certains pays européens sans jamais se séparer de sa guitare et de ses carnets de textes. Il chante partout où il passe, fait quelques télés et radios avec des chanteurs comme Yves Duteil, Georges Chelon ou encore Marc Augeret. Dans les années 90, alors qu’il a écrit environ 500 chansons il décide de se consacrer uniquement à sa passion. Il devient alors citoyen du monde car il prend conscience de l’universalité des hommes. Il s’engage dans des associations caritatives pour lutter contre la misère.
Au cours de ses tournées, le public lui réclame des disques.
En 2006 Avec ses deux amis, Sébastien Delescluse (violoncelliste) et Patrice fessel (Accordéoniste et arrangeur) ils enregistrent l’album « Si la mémoire te fait défaut »
En autorisant le téléchargement gratuit de la totalité des chansons de son album sur son site, il espère que ses auditeurs feront un geste en envoyant des dons à certaines associations dont il fournit une liste non exhaustive.
Un peu rebelle, un peu anar, il chante l’amour, et s’insurge dans ses textes contre le racisme et la misère. Il aime aussi parler de sa Bretagne. Il chante partout en France et aime beaucoup se produire dans le Jura Suisse.
 
« La technologie avance mais la fraternité recule et parce que le monde régresse, il faut tendre la main aux hommes. Ce n’est ni par la politique, ni par la religion que nous rapprocherons les hommes Si nous voulons que ce monde vive, il faut retrouver une conscience universelle et écolo. Il y a tant de choses que nous pouvons encore sauver si nous devenons tous des citoyens du monde. - Allan Bleck juillet 2002. »
 
Agé aujourd’hui de 62 ans, dans sa maison de bois, il veut encore croire que demain, tout s’arrangera.
Nathalie Gauthier...

 

 

28/03/2015

LE BLOG DE GERALD BLONCOURT... UNE MINE D'OR

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  • très émue de retrouver des syndicalistes rencontrés à l'époque où j'étais "détachée" à la Fédération des PTT au 213 rue Lafayette à PARIS.
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  • La rubrique : "En leur mémoire, nous vous invitons au silence ... "Bouleversant !

 

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