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11/09/2015

FETE DE L'HUMA : SAMEDI .. VAROUFAKIS - MANU CHAO

 
 
Samedi 12 septembre
Université populaire de l’Humanité
  • 10 heures « Les révolutions d’Einstein » Aurélien Barrau, astrophysicien au Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie (UJF/CNRS)
  • 10 h 40 « Chauvet, Lascaux… Que nous apprend l’art pariétal sur nous-mêmes ? » Romain Pigeaud, préhistorien, chercheur au Muséum d’histoire naturelle
  • 11 h 15 Table ronde : « L’islam et les intellectuels progressistes »
  • 12 heures « Égalité, la reconquête »
  • 13 heures « La solidarité, une idée du XXIe siècle »
  • 14 heures Les grands entretiens de l’Humanité : Yannis Varoufakis, ex-ministre de l’Économie grec et Gerardo Hernandez ex-détenu cubain à Miami
  • 15 heures « Ensemble pour une autre Europe, avec le peuple grec »
  • 17 heures « Comment sortir de l’austérité en Europe ? » Débat de la gauche française
  • 18 heures « COP 21, à quelles conditions réussir ? »
  • 19 heures Les grands entretiens de l’Humanité : Vandana Shiva, écologiste indienne
  • 19 h 45 « Transitions écologiques et développement humain »

 

 

Manu Chao : « Personne ne quitte son pays le sourire aux lèvres »

Entretien réalisé par Victor Hache
Vendredi, 11 Septembre, 2015
L'Humanité

Le chanteur globe-trotteur va donner un concert événement, samedi, sur la grande scène. Un show festif et conscient pour lequel il nous a accordé un entretien exclusif où il parle de la Grèce, des Indignés, des migrants, de son combat contre le géant de l’agrochimie Monsanto et de la Fête.

Vagabond magnifique, combatif et engagé, Manu Chao aime parcourir le monde pour aller chanter auprès des gens de la rue. De retour d’une grande tournée en Europe, il fait halte à la Fête de l’Humanité à l’occasion d’un concert exceptionnel avec son groupe La Ventura. La Fête, où il jouera pour la troisième fois après ses concerts mémorables de 2001 et 2009, qui avaient déplacé des foules énormes.

Vous vous faites de plus en plus rare en France. Vous êtes toujours en tournée. De quels pays revenez-vous ?

Manu Chao On revient d’Andalousie où on a joué à Malaga. Cet été, on a beaucoup tourné en Europe, dans les pays des Balkans, Serbie, Croatie, Slovénie, Macédoine, Grèce, le sud de l’Italie, où on a fait des concerts dans des petits villages. On a aussi été en Allemagne, Pologne, Irlande, à Dublin, et on a fait un petit concert en France à Gignac (Lot) au festival Ecaussysteme. Avant, on était en Colombie, en Argentine. On y va petit à petit, selon les occasions qu’il y a dans chaque pays.

 

 

Vous étiez en Grèce au moment du référendum. Que vous ont dit les gens sur la situation ?

Manu Chao J’ai rencontré des gens courageux. Des gens qui sont vraiment dans la merde mais qui savent qu’il va falloir bouger les lignes. Il y a une terrible injustice. Ce n’est pas faux de dire que cette dette est illégale. C’est toujours les mêmes qui paient les pots cassés, qui vont payer la facture. Au moment du référendum, j’ai vu un pays super courageux qui a dit « non » ! Ensuite, il y a toute cette incompréhension de ce qui s’est passé au niveau gouvernemental. Tout le monde a été un peu déçu par les décisions prises deux jours après. Mais ce que j’ai vu, c’est un pays vraiment déterminé à dire « non » à une dictature de l’argent, des banques.

 

Ça bouge aussi en Espagne avec les victoires remportées aux dernières élections par des personnalités issues du mouvement des Indignés…

Manu Chao C’est intéressant de voir ce qui va se passer politiquement à Barcelone. Ada Colau, la nouvelle maire, a été sur tous les trottoirs de Barcelone, à défendre les gens expulsés. Elle a vraiment été sur le terrain pendant des années de manière extrêmement courageuse, face à la police, jour après jour. Qu’est-ce qui va se passer ? On va voir. Ça ne va pas être facile, comme en Grèce. Elle va se faire tirer dessus à boulets rouges. Je dirais que sa couleur politique est l’indignation de la rue, plus que la colère parce que ce n’est pas une femme colérique. Il y a Madrid, Valence, La Corogne en Galice, beaucoup de grandes villes de l’État espagnol ont bougé. On va vivre des époques intéressantes, ici. Ça va être un labo. Il y a beaucoup d’espoir de la part des gens et je m’inclus dedans. Mes voisins, tous très différents, ont voté pour quelque chose d’autre, ils y croient et vont s’impliquer. On sait qu’en face on va avoir un ennemi très puissant qui va tout faire pour détruire l’histoire, comme ils ont fait en Grèce. Ce sont des choses qui se passent dans le sud de l’Europe, la Grèce, l’Espagne, qu’on ne voit pas ailleurs, y compris en France.

 

 

 

Que chanterez-vous à la Fête de l’Humanité avec votre groupe La Ventura ?

Manu Chao Je ne sais pas encore. Notre répertoire est ample et on est un groupe multifacette. Je suis en France depuis quelques jours. J’ai besoin de vivre un peu le trottoir français pour voir ce que je vais chanter. Je vais sûrement inclure plein de potes, des musiciens qui vont venir. Je vais parler de Monsanto, mais la Fête de l’Huma, c’est dans le 9-3 où il y a un millier d’autres vrais problèmes. C’est la précarité, les problèmes de logement – c’est pour ça que le travail du DAL est important. Le 9-3, c’est avoir des papiers ou pas, ce sont d’autres réalités.

 

Comme le drame vécu par les migrants…

Manu Chao C’est une tragique Cocotte-Minute. Ce n’est pas nouveau, ça fait des années que ça dure. La chanson Clandestino que j’ai écrite date de 1996-1998. Il y avait déjà une pression terrible et des drames partout. Presque vingt ans après, la pression est encore plus forte, les tragédies sont encore plus nombreuses. Il y a de plus en plus de personnes qui meurent pour arriver dans un monde qu’elles croient meilleur et qui est évidemment meilleur, parce que, là-bas, c’est la vie ou la mort pour les pauvres. Et cela ne fait qu’empirer. Ça montre que, politiquement, vouloir fermer les frontières de l’Europe, ça ne fonctionne pas.

 

Y a-t-il une solution ?

Manu Chao La solution, c’est de donner une chance à tous ces pays de pouvoir se développer par eux-mêmes. Cela permettrait une stabilité et donnerait une vie digne à leurs citoyens. Mais ce n’est pas le genre de projet qui intéresse l’Occident, qui a besoin, pour vivre bien, de vampiriser le reste de la planète. Le problème, c’est que les politiques ne pourront pas prendre de décisions tant que l’économie sera le maître du jeu. Il n’y a aucune entreprise multinationale minière, par exemple, qui voudra améliorer la situation des pauvres mecs qui travaillent dans les mines dans des conditions effroyables, les salarier, leur donner une vie décente. Ça ne les intéresse pas ! Donc, ces gens-là, qui travaillent dans les mines, ont vu leur père crever à la mine et leur frère crever à la mine, ils veulent partir. Je pense que personne ne quitte son pays le sourire aux lèvres.

15/07/2015

GRECE / opposition au texte imposé ... manifs dans toute la FRANCE

 

VIDEO. Grèce : Mélenchon critique un accord arraché à Tsipras "le pied sur la gorge"

L'eurodéputé reproche aussi à François Hollande d'avoir "beaucoup trop tardé à envoyer ses experts aider les experts grecs".

 

 

 

 

Des rassemblements sont prévus mercredi dans toute la France en opposition au texte imposée par l’Eurogroupe à la Grèce.

Voici la liste des rassemblements (à compléter) :

Ainsi qu’à Bruxelles, à 18 h place de l’Albertine.

 

 

 

 

17h03 André Chassaigne, président du groupe GDR, qui compte les dix députés du Front de gauche, se sert un verre d’eau et attaque en citant le prix Nobel d’économie, Paul Krugman : « Le projet européen vient de subir un coup terrible, voire fatal. »

« Cet accord, poursuit-il, se clôt sur un triptyque : soumission, humiliation, libéralisation. Les efforts demandés à Athènes dépassent l’entendement, « ils recèlent », comme l’exprimait encore Paul Krugman, dans les colonnes du New York Times, « un esprit de vengeance, la destruction totale de la souveraineté nationale et effacent tout espoir de soulagement”. Il s’agit de faire payer au peuple grec le fait d’avoir osé dire « Non » à l’Europe de l’orthodoxie financière, « non » à l’asphyxie de leur pays. Cet accord n’a qu’un seul mérite : celui d’éviter à la Grèce l’exclusion de la zone euro, conformément au vœu d’une très large majorité de la population grecque. »

 

 

 

Une réduction de la dette grecque, « hors de question »

Le FMI indique que « la dette de la Grèce ne peut désormais être viable qu’avec des mesures d’allègement de la dette qui vont beaucoup plus loin que ce que l’Europe a envisagé de faire jusque-là ».

Le Fonds soumet trois options aux Européens :

  • La première consisterait à étendre de 10 à 30 ans le « délai de grâce » pendant lequel la Grèce n’aurait pas à rembourser sa dette aux Européens.
  • La seconde, plus vague, résiderait dans des « transferts annuels » de fonds qui iraient directement alimenter le budget de la Grèce.
  • La troisième prévoit un « effacement de dette » pur et simple dont les Européens, Berlin en tête, ne veulent pas entendre parler.

La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi plusieurs fois assuré qu’une réduction classique de la dette grecque était « hors de question ». Une dégradation de la conjoncture en Grèce serait également lourde de conséquences financières pour les Européens, prévient le Fonds.

« Des financements supplémentaires exceptionnels pourraient être nécessaires de la part des États membres » en sus des 85 milliards d’euros envisagés par le FMI et retenus par la zone euro dans son pré-accord avec la Grèce. L’analyse du FMI en dit long sur le peu de crédibilité économique accordé au plan validé à Bruxelles, qui doit faire l’objet d’un vote au parlement grec ce mercredi 15 juillet.

Le Parlement grec ne devrait pas accepter « le chantage imposé par les créanciers de la Grèce sur Alexis Tsipras », a déclaré Zoé Konstantopoulou, présidente du Parlement, réagissant à l’étude du FMI sur la dette grecque.

 

 

 

UE-Grèce : la gauche européenne face à ses responsabilités

L’« accord » UE-Grèce doit être voté ce mercredi par la majorité socialiste. Le Front de gauche et Syriza Paris militent pour « le non ».

Après s’être posée en garant d’un maintien de la Grèce dans la zone euro, la majorité socialiste s’apprête à voter en faveur du texte, en « soutien au peuple grec ».

Au grand dam de Syriza Paris, qui appelle clairement les gauches européennes à voter « non » au plan de l’Eurogroupe :

« Un accord avec le pistolet sur sa tempe ne peut pas être légitimé tant du point de vue politique que juridique et morale », dénonce Athina Vlachaki, coordinateur de Syriza Paris.

Pas de fronde à l’Assemblée

 

13/07/2015

GRECE : L'ALLEMAGNE refuse d'alléger la dette... POURQUOI ?

12 juillet 2015
Varoufakis : pourquoi l’Allemagne refuse d’alléger la dette de la Grèce (The Guardian)
 
Yanis VAROUFAKIS

Le Sommet de l’Union européenne de demain scellera le destin de la Grèce dans la Zone Euro. Pendant que j’écris ces lignes, Euclid Tsakalotos, mon camarade, grand ami et successeur au Ministère des Finances de la Grèce, va participer à une réunion de l’Eurogroupe qui déterminera si un accord entre la Grèce et nos créanciers est possible et si cet accord comporte un allègement de la dette qui permettrait à l’économie grecque d’être viable dans la Zone euro. Euclid apporte avec lui un plan de restructuration de la dette, modéré et bien pensé, qui respecte sans aucun doute à la fois les intérêts de la Grèce et de ses créanciers (j’ai l’intention d’en publier les détails lundi, une fois que la poussière sera retombée). Si ces modestes propositions de restructuration sont rejetées, comme les propos du ministre des Finances allemand le suggèrent, le Sommet de l’Union européenne de dimanche décidera si l’UE jette la Grèce hors de la Zone Euro maintenant ou si elle l’y maintient pendant un temps plus ou moins long, dans un état de plus en plus grande misère, jusqu’à ce qu’elle s’en aille.

La question est : Pourquoi le ministre des Finances allemand, Dr Wolfgang Schäuble, refuse-t-il une restructuration sensible et raisonnable de la dette, dont les bénéfices sont mutuels ? Dans la tribune libre que j’ai publiée aujourd’hui dans The Guardian, je propose une réponse [veuillez noter que le titre de l’article choisi par le Guardian n’est pas mon choix. Le mien est celui du présent article).

 

Le drame financier de la Grèce fait les gros titres depuis cinq ans pour une raison : le refus têtu de nos créanciers de concéder un allègement substantiel des dettes. Pourquoi, en dépit du bon sens, contre le verdict du FMI et contre les pratiques quotidiennes de banquiers faisant face aux débiteurs stressés, nos créanciers résistent-ils à une restructuration de la dette ? La réponse ne peut pas être trouvée dans l’économie parce qu’elle s’inscrit profondément dans la politique labyrinthique de l’Europe.

 

En 2010, l’état grec est tombé en faillite. Deux options compatibles avec le maintien de l’adhésion à la zone Euro se sont présentées : l’option raisonnable, que n’importe quel banquier convenable recommanderait - la restructuration de la dette et la réforme de l’économie ; et l’option toxique - accorder de nouveaux prêts à une entité en faillite en la prétendant solvable.

 

L’Europe officielle a choisi la deuxième option, privilégiant la protection des dépôts des banques françaises et allemandes exposées à la dette publique grecque sur la viabilité socio-économique de la Grèce. La restructuration de la dette aurait impliqué des pertes pour les banquiers ayant investi dans la dette grecque.

Plutôt que d’avouer aux Parlements que les contribuables devraient payer de nouveau pour les banques au moyen de nouveaux prêts, les officiels de l’Union européenne ont présenté l’insolvabilité de l’état grec comme un problème de non liquidité et ont prétendu que "le sauvetage" était une mesure de "solidarité" envers les Grecs.

 

Pour transformer en "amour vache" le transfert cynique de pertes privées irréparables sur les épaules de contribuables, on a imposé une austérité record à la Grèce, dont le revenu national, à son tour - avec le remboursement des nouvelles et des vieilles dettes - a diminué de plus d’un quart. Un enfant de huit ans comprendrait que ce processus ne pouvait pas bien finir.

 

Une fois l’opération sordide menée à son terme, l’Europe avait automatiquement une autre raison de refuser de discuter la restructuration des dettes : elle frapperait maintenant les poches de citoyens européens. Des doses croissantes d’austérité ont été administrées tandis que la dette augmentait, forçant les créanciers à multiplier les prêts en échange de plus d’austérité.

 

Notre gouvernement a été élu avec le mandat de mettre fin à ce cercle vicieux, d’exiger la restructuration de la dette et d’en finir avec l’austérité paralysante. Les négociations sont publiquement parvenues à une impasse pour une raison simple : nos créanciers continuent à exclure toute restructuration tangible de la dette, en soulignant que notre dette impayable doit être remboursée "paramétriquement" par les plus faibles des Grecs, leurs enfants et leurs petits-enfants.

 

Durant ma première semaine en tant que ministre des Finances, j’ai reçu la visite de Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe (les ministres des Finances de la zone Euro), qui m’a donné ce choix : acceptez "la logique" du sauvetage et laissez tomber toute demande de restructuration de la dette, ou bien votre accord de prêt "s’effondrera" - la conséquence implicite étant que les banques grecques seraient fermées.

 

Cinq mois de négociations se sont ensuivis, dans des conditions d’asphyxie monétaire et de bank-run supervisé et administré par la Banque Centrale Européenne. La messe était dite : à moins que nous ne capitulions, nous affronterions bientôt le contrôle des capitaux, le fonctionnement réduit des distributeurs automatiques de billets, les vacances prolongées des banques et, en fin de compte, le Grexit.

 

La menace de Grexit, montagne russe, a rempli d’effroi en 2010 les financiers car leurs banques étaient pleines de dette grecque. Même en 2012, quand le ministre des Finances de l’Allemagne, Wolfgang Schäuble a décidé que les coûts de Grexit étaient "un investissement" digne d’intérêt pour discipliner la France et al., la perspective a continué à faire une peur bleue à presque tous les autres.

 

Au moment où Syriza a conquis le pouvoir en janvier dernier et comme pour confirmer notre certitude que "les renflouements" n’avaient rien à voir avec le sauvetage de la Grèce (et tout pour favoriser l’Europe du Nord), une grande majorité dans l’Eurogroupe - sous la tutelle de Schäuble - avait adopté le Grexit comme la solution préférée ou l’arme de choix contre notre gouvernement.

 

Les Grecs, c’est vrai, tremblent à la pensée d’être exclus de l’union monétaire. La sortie d’une devise commune n’est pas une chose simple, comparable à ce que fit la Grande-Bretagne en 1992, quand Norman Lamont chanta sous la douche le matin où le Sterling quitta le mécanisme de taux de change européen (ERM). Hélas, la Grèce n’a pas de monnaie dont le lien avec l’euro peut être coupé. Elle a l’Euro - une devise étrangère entièrement administrée par un créancier hostile à la restructuration de notre insoutenable dette nationale.

 

Pour sortir de l’eurozone, nous devrions créer une nouvelle monnaie à partir de zéro. Dans l’Irak occupé, l’introduction d’une nouvelle monnaie de papier a pris presque une année, 20 Boeing 747s, la mobilisation de la force d’armée des USA, trois sociétés d’impression et des centaines de camions. En l’absence d’un tel support, le Grexit reviendrait à annoncer une grande dévaluation plus de 18 mois à l’avance : une recette pour liquider tout le capital social grec et le transférer à l’étranger de toutes les façons possibles.

 

Avec le Grexit renforçant le bank-run induit par la BCE, nos tentatives pour remettre la restructuration de la dette sur la table de négociations sont tombées dans l’oreille d’un sourd. Maintes et maintes fois on nous a dit que ceci était une question qui se poserait plus tard, après l’achèvement "du programme" - une extraordinaire situation inextricable puisque "le programme" ne pourra jamais réussir sans une restructuation de la dette.

 

Ce week-end est à l’apogée des pourparlers car Euclid Tsakalotos, mon successeur, lutte, de nouveau, pour mettre le cheval avant le chariot - pour convaincre un Eurogroupe hostile que la restructuration de dette est un prérequis pour réformer avec succès la Grèce, et non une récompense a posteriori. Pourquoi cela est-il si dur à faire admettre ?

 

Je vois trois raisons.

 

L’Europe n’a pas su répondre à la crise financière. Devrait-elle se préparer à une expulsion (Grexit) ou à une fédération ?

 

D’abord, il y a une inertie institutionnelle très forte. Ensuite, la dette insoutenable donne un pouvoir immense aux créanciers sur des débiteurs - et le pouvoir, comme nous le savons, corrompt même les meilleurs. Enfin, la troisième raison me semble la plus importante.

 

L’euro est un hybride d’un régime de taux de change fixe, comme le ERM des années 1980, ou l’étalon-or des années 1930, et une monnaie d’état. Le régime de taux de change fixe compte sur la crainte d’expulsion pour tenir, tandis que l’argent d’état implique des mécanismes pour recycler des surplus entre des États membres (par exemple, un budget fédéral). La zone Euro est en déséquilibre à mi-chemin - c’est plus qu’un régime de taux de change et moins qu’un état.

 

Et c’est là le hic. Après la crise de 2008/9, l’Europe n’a pas su répondre. Devrait-elle préparer le terrain pour au moins une expulsion (c’est-à-dire le Grexit) afin de renforcer la discipline ? Ou aller vers une fédération ? N’ayant fait ni l’un ni l’autre, son angoisse existentielle n’a cessé de monter. Schäuble est convaincu que dans l’état actuel des choses, il a besoin d’un Grexit pour nettoyer l’air, d’une façon ou d’une autre. Soudain, une dette publique grecque insoutenable, sans laquelle le risque de Grexit s’effacerait, a acquis une nouvelle utilité pour Schauble.

 

Que veux-je dire par là ? Fondée sur des mois de négociation, ma conviction est que le ministre des Finances allemand veut que la Grèce soit poussée hors de la monnaie unique pour insuffler la crainte de Dieu chez les Français et leur faire accepter son modèle d’Eurozone disciplinaire.

 

Traduit par Monica M.

Source : http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/11/behind-germanys-refu...

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Accueil Actu Politique Grèce : l'Allemagne veut une "humiliation politique" selon Pierre Laurent (PCF)
 

Grèce : l'Allemagne veut une "humiliation politique" selon Pierre Laurent (PCF)

Selon le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, l'Allemagne fait entrave pour "empêcher l'accord" entre la Grèce et l'Union européenne.

Le secrétaire général du PCF Pierre Laurent, le 22 mai 2015.
Crédit : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Le secrétaire général du PCF Pierre Laurent, le 22 mai 2015.

Le gouvernement allemand d'Angela Merkel tente "d'empêcher l'accord" entre la Grèce et les autres pays de l'UE et ne recherche rien d'autre qu'une "humiliation politique du peuple grec", a estimé lundi le secrétaire national du Parti communiste (PCF), Pierre Laurent.

Celui-ci a déclaré sur France 2 :

A chaque fois qu'on est proche d'un accord pourtant difficile mais nécessaire pour la Grèce, l'Allemagne en rajoute une louche pour essayer d'empêcher l'accord. C'était déjà le cas la semaine dernière

Sont en cause, pour le sénateur de Paris :

Une partie des dirigeants allemands, notamment le ministre des Finances qui a beaucoup négocié, est pour le 'Grexit', parce qu'il veut faire de la zone euro non pas une zone de coopération mais une zone au service des intérêts des grandes entreprises allemandes, point final. Monsieur Schäuble n'a aucune vision solidaire de l'Europe et encore moins démocratique et la manière dont il procède le montre dans cette négociation

"C'est une humiliation politique du peuple grec"

Le secrétaire national du PCF a qualifié de "scandale pur et simple" l'un des points d'achoppement de la négociation, à savoir la création au Luxembourg d'un fonds regroupant 50 milliards d'actifs grecs pour garantir la mise en oeuvre des privatisations. "Formidable ! Soit-disant ce qui est sur la table, c'est de construire une meilleure fiscalité et on va faire un fonds au Luxembourg, le champion du monde de l'optimisation et de la fraude fiscales et des paradis fiscaux", a-t-il lancé.

Pour Pierre Laurent :

Quel est le pays européen qui accepterait qu'on lui inflige un tel traitement? C'est parfaitement scandaleux. En vérité ce que cherchent Angela Merkel et son gouvernement avec cette proposition, c'est tout simplement une solution non pas aux problèmes de la Grèce et de l'Europe, c'est une humiliation politique du peuple grec. Parce qu'ils n'acceptent pas que la Grèce montre en ce moment à la face de l'Europe une autre voie, une capacité de résistance qu'ils ne supportent pas

Le sénateur communiste a salué la position de la France portée par François Hollande. "Pour une fois, et je demandais cela depuis 2012, la France ose hausser le ton un peu face aux exigences aberrantes d'Angela Merkel, et c'est salutaire pour l'Europe".

 

Le PCF a appelé dimanche à "soutenir la Grèce jusqu'au bout" à Bruxelles, "alors que le gouvernement grec a formulé (...) un compromis acceptable par toutes les parties".

"La France ne doit pas plier et soutenir la Grèce jusqu'au bout", affirme le PCF dans un communiqué. "Un engrenage destructeur visant le Grexit se met en place alors que le gouvernement grec a formulé, dans le calme et avec une grande humilité, un programme de réformes et un plan de financement viables, un compromis acceptable par toutes les parties".

"Si l'Eurogroupe n'a pas abouti hier, c'est parce que les forces de la droite radicale ne veulent pas céder la moindre marge de manœuvre au gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras. Après avoir organisé l'asphyxie financière et le chantage avant le referendum, leur objectif est maintenant l’échec des négociations", selon le communiqué.

 

"Ainsi, le représentant de la coalition gouvernementale droite/extrême droite Finlandaise menace d'un veto tout nouveau plan d'assistance financière à la Grèce. Et Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand, joue les discussions de couloir autour d'un document de travail +off the table+ qui préconise la sortie de la Grèce de l'Eurozone pendant 5 ans", déplore le PCF.

"La France a, certes tardivement, joué un rôle positif pour la conclusion d'un accord. Elle ne doit pas plier et le faire jusqu'au bout en soutenant les propositions grecques par tous les moyens diplomatiques jusqu'au veto, au cas où le grexit serait l'hypothèse retenue par l'Eurogroupe", estime le parti.

La zone euro très divisée tentait dimanche à Bruxelles d'arracher un accord sur un sauvetage financier de la Grèce pour arrimer le pays dans la monnaie unique, après l'impasse des discussions qui ont forcé l'annulation d'un sommet des 28 pays de l'Union européenne.

 

Grèce: pour le prix Nobel Joseph Stiglitz, l'Allemagne a "porté un coup sévère" à l'Europe

12/07/15 à 19:49 - Mise à jour à 19:49

Source : Belga

L'Allemagne "a porté un coup sévère et ébranlé l'Europe" par son attitude dans la crise grecque, a estimé dimanche le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, en marge de la Conférence sur le financement du développement qui s'ouvre lundi à Addis Abeba.

Grèce: pour le prix Nobel Joseph Stiglitz, l'Allemagne a "porté un coup sévère" à l'Europe

© Image Globe / PANTELIS SAITAS

"L'Allemagne a montré un manque de solidarité. Vous ne pouvez pas gérer une zone euro sans un minimum de solidarité. (Cette crise) sape complètement la vision commune et la solidarité européenne. C'est un désastre", a confié l'ancien chef économiste de la Banque mondiale à l'AFP, jugeant qu'il serait "déraisonnable" que les négociations en cours à Bruxelles aboutissent à demander "encore davantage" à la Grèce.

"Si la BCE autorise les banques grecques à rouvrir et qu'un accord est renégocié, les blessures peuvent se refermer, mais si (l'Allemagne) réussit à utiliser cela pour exclure la Grèce, je crois que les dégâts seront très très profonds", a prévenu l'économiste.

Les dirigeants européens et occidentaux critiquent la Grèce pour son incapacité à collecter l'impôt. Dans le même temps, les Occidentaux ont créé un système d'évasion fiscale mondial.

Joseph Stiglitz est à Addis Abeba pour soutenir la création d'un organisme fiscal international, sous l'égide de l'ONU, afin de lutter contre l'évasion fiscale des multinationales en Afrique. Il accuse les pays riches de chercher avant tout à protéger leurs grandes entreprises qui échappent à l'impôt dans les pays en développement. "Les dirigeants européens et occidentaux critiquent la Grèce pour son incapacité à collecter l'impôt. Dans le même temps, les Occidentaux ont créé un système d'évasion fiscale mondial... et les pays avancés essayent de contrer l'effort global pour stopper l'évasion fiscale. On ne peut pas être plus hypocrite", a t-il ajouté.

Selon une estimation donnée par l'ONG Oxfam, les pays en développement perdent chaque année 100 milliards de dollars de recettes fiscales qui ne sont pas acquittées par les multinationales opérant sur leur sol.

01/07/2015

A LA BASTILLE ! SOUTENONS LE PEUPLE GREC

Photo de Jean-Luc Mélenchon.

Jeudi 2 juillet, rendez-vous à 18h30 place de la Bastille pour soutenir le peuple grec. Faites passer !

 

 
logo Solidaires

Les Unions régionales CGT - FO - FSU et Solidaires appellent à participer à la manifestation de soutien au peuple grec et au respect de sa souveraineté le jeudi 2 juillet à 18h30.

La Grèce est aujourd’hui dans une situation catastrophique, parce qu’elle a été un des laboratoires de l’ap- plication des politiques d’austérité imposées par le FMI, la Commission Européenne et la Banque centrale.

Vendredi dernier, ces mêmes institutions sont restées intransigeantes dans les négociations : application des politiques néolibérales ou rien. Le gouvernement grec ayant décidé de soumettre le projet d’accord au vote, l’Eurogroupe a réagi immédiatement en coupant les vivres le 30 juin, qualifiant le référendum grec de " coup de force " et en excluant le ministre grec des finances de la réunion !

Les masques sont tombés. Les dirigeants européens sont prêts à tout, y compris au mépris de l’expression populaire, pour empêcher la mise en place d’autres politiques que celle de l’austérité.

Les forces syndicales qui mènent la lutte contre l’instauration de politiques libérales qui remettent en cause les droits sociaux, détricotent les droits du travail et privilégient la finance au détriment des salarié-es et des privé-es d’emploi, ne peuvent rester passives.

Déjà le 9 avril, lors de la manifestation unitaire CGT- FO-FSU-Solidaires, nous avions installé un calicot géant " d’Athènes à Paris, dans toute l’Europe, non aux politiques d’austérité "

Manifester notre soutien au peuple grec qui s’est clairement prononcé le 25 janvier dernier pour refuser l’étranglement des politiques d’austérité, c’est refuser un nouveau déni de démocratie en Europe après ceux rejetant le vote contre le projet de traité constitutionnel européen en France en Irlande et aux Pays Bas.

Mais c’est aussi vital pour le mouvement syndical qui se bat pour couper le cou aux matraquages idéologi- ques, sans fondements, laissant entendre qu’il n’y a pas d’autres choix possibles, en France comme partout en Europe.

Respect des choix démocratiques des peuples et refus des politiques d’austérité sont deux mots d’ordre que portent les unions régionales d’Ile de France, CGT -FO - FSU- Solidaires.

Elles appellent à participer massivement à cette manifestation.

Paris, le 29 juin 2015
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

27/06/2015

REFERENDUM EN GRECE... Bravo TSIPRAS

 

Par Le Yéti - Suivre sur twitter - 27 juin 2015

La leçon de démocratie d’Alexis Tsipras : un référendum le 5 juillet

Brève de Yéti

 

On l’avait dit proche de la capitulation, prêt à se soumettre à un nouveau memorandum humiliant imposé par le quarteron déchaîné des créanciers et de la Troïka réunis. Ce soir, vendredi 27 juin 2015, le premier ministre grec, Alexis Tsipras, vient d’apporter un démenti cinglant à ses détracteurs :

Le 5 juillet 2015, le peuple grec décidera lui-même par référendum la réponse qu’il entend donner à ses oppresseurs : la soumission ou la rupture.

Quelle que soit cette réponse, Alexis Tsipras vient de donner une magistrale leçon de démocratie à ceux qui la bafouent au nom d’intérêts privés qui n’osent plus dire leur nom.

« La Grèce est et restera une partie de l’Europe, mais l’Europe n’est rien sans la démocratie » (Alexis Tsipras, 26 juin 2015).

 
 Alexis Tsipras, un type à la hauteur
 
 
 
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Par Le Yéti - Suivre sur twitter - 27 juin 2015

Alexis Tsipras, l’allocution historique du 26 juin 2015

Voici l’allocution prononcée par Alexis Tsipras à l’adresse du peuple grec le 26 juin 2015 (traduction : Vassiliki Papadaki pour Syriza Paris) :

« Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple. Or on nous a demandé d’appliquer les politiques mémorandaires comme l’avaient fait nos prédécesseurs.

Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens. Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité.

L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique. Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec. J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

La question qui sera posée au référendum dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit.

La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple. »

(Alexis Tsipras, Premier ministre)

 

"Bravo Alexis TSIPRAS de consulter le peuple, celui qui t'a élu, alors que le trio infernal appelé la troïka, Fonds Monétaire International/Banque Centrale Européenne/La Cion Européenne,    ne sont que des affairistes, des prédateurs"

Toujours plus d’efforts et le souci constant d’épargner les entreprises en impôts supplémentaires. Marianne a décidé de faire la sélection des propositions les plus sévèrement recalées :

- La Troika limite la TVA réduite aux seuls médicaments (bonjour les laboratoires pharmaceutiques !) quand le gouvernement souhaitait, lui, l'étendre à l'ensemble des soins...

- Toujours plus d’efforts ? Alors que le gouvernement proposait de réduire de 200 millions d’euros annuel le budget de l’armée, c’est un effort de 400 millions qui lui est réclamé !

- Coté recettes, la proposition de faire passer de 26 % à 29 % l'impôt sur les sociétés, n’a pas été du goût de l’ex-Troïka qui considère que 28 % est bien suffisant.

- Dans le même état d’esprit, l'impôt exceptionnel pour 2015 de 15 % sur les profits excédants 0,5 million d’euros, a été purement et simplement rayé.  

- Quant aux propositions sur la réforme des pensions, celle-ci a été quasiment réécrite de A à Z !

 

 ET LA CHIFFE MOLLE D'HOLLANDE NE DIT RIEN. IL APPROUVE.

le toutou de MERKEL ?

**

*

L'état de la GRECE me ramène à cette lecture

passionnante, édifiante

dont je vous livre un extrait

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"Issu d'une idéologie, l'empire spéculatif domine, qui destitue l'économie, se substitue au politique et gouverne les gouvernements sans y participer car, s'il détient la puissance, il n'a pas vocation à prendre le pouvoir officiel, identifié, mais à avoir tout pouvoir sur ceux qui le détiennent et à détenir ce qu'ils ont à gérer.

Exemples ou même emblêmes de son goût pour la délégation : ces "agences de notation" porte-parole incongrus dont les "notes" prodiguées par des "messieurs-dames" anonymes, mystérieusement sélectionnés et sans l'ombre d'un mandat politique (à fortiori non élus), souvent grossièrement en faute mais rémunérés par ceux-là mêmes qui dictent les réponses : ces "notations"qui font la loi soudain, souveraines, délivrant d'indispensables certificats de conformité à l'ère spéculative, à ses oukases : "L'ai-je bien "austérisé" ?"

Les heureux bénéficiaires de tels diplômes ont-ils, en somme, assez paupérisé, ruiné de nations, ravagé de destins pour mériter les vocalises du label AAA ?

Ont-ils assez évacué la substance, la chair et les choses ? Le vivant ? Le respect ?

Ont-ils assez fait reculer les protections sociales, abaissé les salaires, ont-ils suffisamment justifié les plans de "restructuration", les délocalisations, assez créé de misère, assez fait abstraction de la santé, de l'éducation, de la justice, de l'existence humaine, fût-ce du simple constat de l'existence personnelle et du droit de chacun ? Ont-ils bien obtenu la passivité générale, bien géré l'acquiescement à leur autorité ? Ont-ils suffisamment traité d'archaïques, de ploucs ou de ringards ceux qui leur résistent encore ?

A-t-on bien ligoté les habitants de la planète au sein de l'ère spéculative, ou plutôt les a-t-on bien convaincus qu'ils y sont ligotés -et qu'ils le sont encore au sein d'une économie de marché ?

A-t-on bien fait prendre les désastres, leurs menaces, pour une fatalité ? La conjoncture pour définitive, sans alternative ? L'a-t-on bien scellée, vissée sans recours ?

 

Sans recours ? Non. Des issues existent, mais on ne pourra s'y engager qu'à la (stricte) conditions de refuser les problèmes tels qu'ils nous sont posés. Impératif : réfuter leurs données telles qu'elles nous sont dictées, faussées de telle sorte que les solutions ne peuvent émaner que de ce qui les cause, ainsi perpétué. L'ultralibéralisme veut que seule sa propre logique puisse répondre aux dommages qu'il crée, et qui le définissent, d'où les replâtrages sans fin de fiascos sans fin récidivés.

Or, il ne s'agit pas de restaurer le piège : il s'agit d'en sortir et non de le gérer, comme y incitent et les questions et les problèmes en cours...."

 
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