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04/04/2016

RALLUMER L'ETINCELLE DU FRONT DE GAUCHE

Les amis du Front de gauche

" Extrait : En signant cet appel, nous avons d’ores et déjà contribué à une significative évolution de la situation.

Le débat s’est développé positivement parmi les militantes et militants des forces constituant le Front de gauche. Il en est de même du côté des militantes et militants syndicaux, impliqués au cœur des luttes dans les entreprises et les services publics. 

« Ensemble » a exprimé fortement son intention de « ne pas se résigner à la division du Front de gauche ».

Des centaines de militantes et de militants du Parti de Gauche, engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ont également choisi de signer l’appel.

Et la direction du Parti communiste français a dû tenir compte de l’ampleur de la volonté collective exprimée. Alors qu’elle avait décrété « l’échec politique » du Front de gauche, elle a depuis déclaré que les communistes « sont attachés au Front de gauche » et vouloir « le redéployer dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen ». Cette modification de langage est un premier pas dans la bonne direction même si elle maintient encore, contradictoirement, la stratégie de primaire de toute « la gauche » dans laquelle est s’est engagée. "

 

Tribune de Joël Auxenfans

Joel Auxenfans, artiste plasticien nous communique ce texte.

De qui se moque-t-on ?

J’ai signé l’appel « Rallumer l’étincelle » dès qu’on m’a sollicité.

Quelques temps auparavant, j’avais encore relancé Pierre Laurent en lui indiquant l’urgence, 16 mois avant le premier tour des présidentielles, de lancer une campagne visuelle rassemblant DEJÀ les protestations contre la politique du PS, de la droite et de l’extrême droite (partis politiques en perpétuel copié-collé réciproque comme chacun sait).

L’actualité médiatique m’a livré sa réponse : un livre appelé « Coup de Poing » et un accord donné sans consultation aucune de sa base, pour des primaires avec les appareils et les « personnalités » du PS et consorts…

Je dois dire que cette nouvelle m’atterrait.

Quelques jours plus tard, Jean-Luc Mélenchon proposait officiellement sa candidature. Cette nouvelle instantanément me rendit mon énergie. Elle me fit décider dès le soir même puis le lendemain, de réaliser une peinture affiche de soutien d’artiste, indépendante, autonome mais pas déconnectée (voir ci-joint).

Comment expliquer l’écart d’énergie provoqué par ces deux déclarations (à moi qui suis plutôt de « tradition » communiste) ?


L’explication que je vois est la suivante :


La première déclaration, celle de Pierre Laurent, fait attendre encore et dépendre le développement de la politique des réactions stratégiques et intéressées de l’appareil du PS. Elle font dépendre de celles-ci mêmes les initiatives politiques de la base des militants, puisqu’on ne sait sur quel pied danser tant qu’on n’est pas clair sur des convergences avec des gros poissons du PS, généralement anciens ministres de Hollande, et les formations de gauche toutes plus dispersées et désespérantes les unes que les autres dans leur incapacité à «CÉER L’ÉVÈNEMENT ».

La deuxième, celle de Jean-Luc Mélenchon, crée immédiatement l’événement, justement. Elle capitalise instantanément l’énergie débordante de la campagne des présidentielles de 2012 qui rassemblait dans l’action et l’espoir des militants enfin convergents sur l’essentiel : créer l’alternative réellement de gauche.

La suite, on la connut aux différents scrutins qui suivirent : invariablement, la direction du PCF, emboîtant le pas de Pierre Laurent dans son souhait de préserver les meubles dans la débâcle, s’arrimait solidement au PS qui était le principal moteur de l’effondrement à gauche pour cause de trahisons par centaines.

Un exemple frappant fut, on le sait, Paris aux municipales, où l’on sut par quels méthodes indignes les choix d’accord au premier tour avec le PS furent fait en piétinant littéralement la confiance des partenaires en particulier le Parti de gauche qui dut faire campagne seul contre le PS et le PCF, ce dernier s’arrogeant l’utilisation à contre sens du label Front de Gauche avec le Parti socialiste ! Ou Grenoble, … Grenoble !!…

Il est donc plaisant d’entendre des permanents du PCF regretter la proposition de candidature, « seul », de Jean-Luc Mélenchon, alors que les décisions de participer aux primaires avec le PS & Co ont été prises elles-aussi SEUL, par une toute petite équipe autour du secrétaire général du PCF ! (je n’y étais, en tout cas, ni informé, ni invité, ni consulté ; et vous ?…)

Et qui va nous faire croire qu’organiser des primaires avec « toute la gauche » (entendez le PS des poids lourds de l’establishment libéralsocialMédef) n’allait pas être autre chose qu’une mise devant le fait accompli d’un Mélenchon (choisi pourtant en 2011 par les militants PCF par vote s’il vous plaît) en brillant second, voire brillant quatrième derrière un Montebourg, « tellement plus rassembleur » ou, coups de plastron gôgôche mis à part, n’importe quel autre ancien promoteur de la politique de capitulation économique, sociale, environnementale, internationale devant les désirs de la finance et des intérêts américains, comme on le voit avec le TAFTA… ?

Façon de placer celui qui avait fait obtenir un score historique à la gauche radicale en 2012 en position d’élimination lorsqu’il sera trop tard pour réagir.

Et c’est là une véritable perfidie, que l’intéressé a, à mon impression, bien déjouée.

Maintenant, je pose une question : une fois que JL Mélenchon s’est « proposé » pour 2017 (puisque c’est le cas), qu’est-ce qui justifierait, au vu de son boulot accompli en 2012, qu’il ne soit pas le candidat de 2017 ?

Quelle faute inexcusable, quelle trahison aurait-il aurait-il commise pour n’être pas automatiquement et tacitement reconduit, comme cela arrive souvent dans de nombreux contrats, adhésions, abonnements ? … Quel est le problème ? Je n’ai pas personnellement de problème de personne même si je sais que par définition une personnalité n’est pas parfaite et a ses défauts ; l’avantage étant de la connaître déjà un peu depuis 2012…

Et quelle efficacité politique y-a-t-il – au vu des « circonstances extrêmement graves » dont on nous rebat les oreilles (manière de nous interdire toute réponse divergente, comme pour la « sortie de l’Euro ») et qui le sont en effet – à se remettre pendant des mois à tergiverser dans des approches d’appareils et des simulacres d’unions sous les feux déstabilsants des médias aux ordres, sur des projets qui ne sont pas compatibles on le sait, pour des concessions et des compromissions qui ne peuvent que faire ralentir et affaiblir l’impact dans l’opinion publique d’une possible alternative à gauche ? Aucune.

Alors que JL Mélenchon s’est déjà proposé. Il a déjà révélé, par l’épisode du piège des « primaires à gogos », qu’il n’était pas le plus naïf, ce qui est un atout face aux autres filoux de droite et de gauche qui l’attendent pour la suite.

Il a un programme qui reprend « l’Humain d’abord » en l’améliorant (que demande le peuple ?!). Il est le seul à ouvrir à ce point les possibles sur l’option 6ème république, sur la sortie de l’euro pour une souveraineté populaire, sur l’écosocialisme. Il n’y a qu’à se mettre au boulot !…

C’est pourquoi, à mon point de vue, l’appel que j’ai signé ici pour « Rallumer l’étincelle » fait écho au soutien que je me suis senti porté de donner à la proposition de candidature de JL Mélenchon. Les deux choses vont de pair. Ne pas perdre de temps, ne pas éliminer ceux précisément qui ont déjà bien œuvré et sont en position de prolonger le mouvement déjà accompli précédemment, jouer la carte de la médiatisation déjà acquise au prix d’un travail collectif immense des militants et des organisations. Voilà une économie des moyens et du temps bien pensée… Et qui, pour ma part, m’a instantanément rendu l’énergie et l’espoir, l’envie de faire avec d’autres.

C’est la preuve, comme ces petites barettes test pour vérifier que la femme est enceinte ou que le biotope du sol est équilibré : la vie peut reprendre à la gauche de gauche.

Alors qu’est-ce que vous attendez dans les appareils ? Le candidat, on l’a déjà !!

C’est lutter et prendre de l’avance pour convaincre qu’il faut faire maintenant, face aux moyens énormes des adversaires et l’inertie TV lobotomisée des citoyens en souffrance de toute part, attaqués sur tous les fronts.

Le Front de Gauche, oui, bien sûr,… le rallumer ! Dans la clarté d’autonomie vis– à- vis du PS d’abord (que ceux qui veulent le quitter le fassent, comme Pourria Amirshahi, et nous rejoigne, comme simples fantassins, car il faut faire place au nouveau personnel politique issu de la société civile !).

Dans la fidélité à un premier résultat conquis de chaude lutte en 2012 et en en tirant une expérience, ensuite. Enfin, en considérant comme primordial que JL Mélenchon se présente pour être le dernier président de la 5ème république ; projet que je n’ai pas entendu énoncé jusqu’à présent dans les appareils ici et là.

Du Sinn Fein, à Podemos et Syriza, les seuls rassemblements alternatifs qui gagnent dernièrement en Europe le font en autonomie par rapport au PS porteur de l’austérité patronale. Il serait peut-être temps que la France inaugure sa manière à elle d’être autonome par rapport aux politiques européennes des traités et de l’austérité portées par le PS, sans se contenter de déplorations à la marge, mais en obligeant les éperdus des précédentes primaires PS (rappelez-vous comment Montebourg a choisi Hollande au deuxième tour !! … Et comment Ségolène et Martine venaient féliciter Papandréou à Athènes !!) à un positionnement sur NOS critères.

Le reste, ma foi, est lamentablement désespérant de lenteur et de conservatisme frileux, indigne d’une gauche d’alternative. Alors oui ! Rallumons l’étincelle !!
Joël Auxenfans
http://desformespolitiques.eklablog.fr/

 

***

*

Ah ! ça fait du bien te lire... Je me sens moins seule à penser ainsi

d'autant que je retrouve en commentaires de cette note

de nombreux communistes en osmose totale.

"Que le bouches s'ouvrent !" avait dit en son temps Maurice Thorez

Elles s'ouvrent mais il faut que les oreilles se débouchent à la direction !

...

Pas une virgule à changer, une lettre à rajouter...

Je suis Joëlauxenfans.

 
Dans mes mails :
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http://lefrontdegauche.fr/cgi-bin/mailman/listinfo/appel

02/04/2015

URGENT : Cherche gauche pour autre politique

Édito vidéo : L’autre gauche face à ses responsabilités

L’explication de Manuel Valls à la défaite du Parti socialiste aux élections départementales peut se résumer d’une formule : la faute à la division. Comme s’il s’agissait de querelles subalternes, et non de divergences politiques profondes.

 

Quelle édifiante journée que ce mardi 31 mars ! François Hollande à Berlin, Manuel Valls à l’Assemblée : c’était jusqu’à la caricature les deux faces inconciliables d’une impossible politique. L’un rassurant en toute hâte la chancelière allemande ; l’autre tentant de circonvenir les frondeurs socialistes. Deux jours après la débâcle électorale des départementales, le couple exécutif s’était partagé la tâche. Le président de la République est allé dire à Angela Merkel qu’il ne sera évidemment tenu aucun compte du vote des Français, et que le gouvernement poursuivra sans faiblesse sa politique de réduction des dépenses publiques et sociales.

En fait, François Hollande avait déjà pris les devants deux semaines avant le scrutin en affirmant à Challenges qu’il n’y aurait « pas de changement, ni de ligne, ni de Premier ministre ». Un message doux aux oreilles de ses donneurs d’ordres européens, mais électoralement désastreux. Comment signifier plus clairement à ses électeurs qu’il n’est pas indispensable d’aller voter ? Quant à Manuel Valls, il avait, mardi, la lourde mission d’expliquer la défaite devant le groupe socialiste. Un contre-emploi pour un homme qui ne fait généralement pas dans la dentelle. Son argument, relayé ensuite par tous les caciques du parti, peut se résumer d’une formule : la faute aux autres, aux écolos, au Front de gauche, aux frondeurs ! Mais jamais à la politique du gouvernement ! La faute à la division ! Comme s’il s’agissait de querelles subalternes, et non de divergences politiques profondes. Comme si les appels à l’unité du Premier ministre étaient autre chose que des injonctions à se rallier sans condition à une politique massivement réprouvée. Qui peut encore se laisser prendre ? L’autre argument postélectoral est tout aussi usé. C’est un peu : « De défaites en défaites, la gauche fonce vers la victoire ! » Car seule compte la fin. Cet instant béni où le chômage sera vaincu, la dette remboursée et la société apaisée. En attendant, ne prêtons pas trop attention à ces foutues élections qui sont la plaie de la démocratie. Elles viennent toujours trop tôt, et le peuple ne sait pas attendre… Les élections, il faut donc en minimiser l’importance et, si possible, les faire oublier…

Mais Manuel Valls joue aussi sa propre partition. Il a son discours qui n’est même plus celui, trop classique, de dirigeants socialistes aux abois, devant justifier l’injustifiable. C’est le grand saut à droite. Ostensiblement, il gomme toute espèce de différences entre UMP et PS. MM. Sarkozy et Hollande ne sont-ils pas l’un et l’autre de bons « républicains » ?

L’électeur du second peut même voter sans dommages pour le premier, quitte à préparer sa victoire pour 2017. Car il n’y a qu’un seul ennemi : le Front national. C’est le Bien et le Mal. Un discours tout terrain qui peut aussi servir contre le terrorisme. Après cela, il y a presque une logique à voir surgir sur nos écrans un Nicolas Sarkozy ragaillardi. Quelle image pourrait mieux illustrer le discours de Manuel Valls que ce retour de l’ex triomphant ?

Mais comment empêcher l’électeur de gauche de se dire, à cet instant : « Quoi ? Tout ça pour ça ! » La campagne de 2012, « mon ennemi, c’est la finance », « moi Président… », la grande réforme fiscale, la renégociation du traité budgétaire européen, toutes ces promesses pour ce retour au passé ? Et pour que le Premier ministre nous dise que l’essentiel est, finalement, de faire barrage au Front national ? Voudrait-il détruire le Parti socialiste – et la gauche – qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Mais une fois que l’on a dit tout le bien qu’il faut penser de Manuel Valls, il est urgent de se tourner vers… la gauche. Celle des écologistes, du Front de gauche, de Nouvelle Donne, et de tous les socialistes qui refusent la mutation politique et culturelle qu’incarne l’actuel Premier ministre, ou son ministre des Finances, qui en est à faire l’éloge, à mots à peine couverts, de Margaret Thatcher (voir notre écho, p. 5).

Que dit-elle cette autre gauche, si peu audible ? « Ne nous résignons pas ! […] Offrons à notre peuple une nouvelle alliance populaire, crédible, indépendante de ce gouvernement », a proposé lundi Jean-Luc Mélenchon. Pierre Laurent parie sur les « chantiers de l’espoir », ces lieux de réflexion et d’élaboration lancés en janvier dernier (voir Politis n° 1335).

Quant aux frondeurs, ils jouent toujours sur deux tableaux. Ils espèrent encore « prendre le Parti socialiste » au congrès du mois de juin. Mais, au fond, ça changerait quoi ? Et ils n’excluent plus un rapprochement avec l’autre gauche. Rien de tout ça n’est incompatible.

Mais sous cette satanée Ve République, il faut présenter à nos concitoyens des choses claires qui s’inscrivent fatalement dans la perspective de la présidentielle. Mélenchon a raison de proposer une « alliance visible » ayant « le même sigle » afin que « chacun puisse l’identifier ».

Depuis plusieurs mois, cette gauche n’existe plus vraiment aux yeux du plus grand nombre. Elle n’est plus « incarnée », comme elle l’avait été pendant la campagne présidentielle par le même Mélenchon. Il lui faut d’urgence relever ce défi. Sans quoi, il sera bientôt vain d’accabler Manuel Valls.

 

Sous cette satanée Ve République, il faut proposer des choses claires

qui s’inscrivent fatalement dans la perspective de la présidentielle.

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"L'attitude de certains aux Municipales ont cassé l'élan de cette gauche incarnée par MELENCHON "

C'est mon avis et je le partage

La lutte des places au lieu de la lutte des classes... Pas bon !

 

 

 

 

 
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