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30/04/2015

AVRIL 45 ! ils découvrent les camps qu'ils libèrent

http://liberation camps.memorialdelashoah.orddecouverte/introduction.html

DECOUVERTE ET LES LIBÉRATIONS DES CAMPS

Pour les Alliés occidentaux comme pour les Soviétiques, la « libération » des camps n’a pas été planifiée.
Elle intervient au gré des opérations militaires. 
Parler de « libération » est donc un abus de langage même si le soulagement des déportés, lorsqu’ils sont en mesure d’apprécier les événements, est considérable.
La « découverte » des camps, à l’Ouest comme à l’Est, est un choc moral immense mais dont l’impact est de courte durée

DOCUMENTER LES CRIMES NAZIS

Dès l'annonce de l’invasion allemande lors de l’opération Barbarossa, sur ordre venu des plus hautes autorités, les opérateurs soviétiques mettent en place des équipes de tournage pour filmer les faits de guerre, notamment les traces de destructions et de massacres de masse. 
L'objectif des autorités soviétiques est triple : 
- mobiliser les soldats et la population par le recours à des films utilisant un registre émotionnel,
- informer l’opinion internationale des épreuves traversées et peser dans l’ouverture d'un deuxième front en Europe,
- contribuer à instruire les procès à venir en collectant un maximum de preuves contre l’armée allemande, en constituant notamment une commission spéciale d’enquête suite aux révélations sur les exactions allemandes. 

La constitution de ces preuves découle directement de l'avancée des troupes soviétiques. Après une succession de défaites, l'Armée rouge entame la reconquête de son territoire en 1942, puis celle des pays Baltes, de la Pologne et des territoires allemands orientaux en 1944. 
Au fur et à mesure de cette progression, marquée par des replis et des échecs, se multiplient les découvertes macabres : elles surviennent parfois plusieurs années après les crimes nazis, parfois quelques jours plus tard.

 

Libération du camp de concentration de Dachau par l'armée américaine le 29 avril 1945.

 ARCHIVES - VIDEO - Le 29 avril 1945 le camp de concentration de Dachau est libéré par l'armée américaine. On découvre avec effroi les conditions de détention des prisonniers. Le Figaro publie le témoignage de l'un d'entre eux.

 

29 avril 1945, quelques témoignages de rescapés sont publiés dans la presse.

Sept médecins ayant participé à ces atrocités ont été condamnés à mort lors du «procès des médecins» qui s'est tenu à Nuremberg du 9 décembre 1946 au 19 juillet 1947, à la suite du procès des criminels de guerre nazis.

On estime que plus 200.000 opposants politiques, juifs, homosexuels et tsiganes y furent détenus, et que plus de 70.000 d'entre eux y moururent.

Les Alliés viennent de libérer le camp de Dachau. Un officier évadé de cet enfer nous a donné quelques détails sur la vie des milliers de déportés qui y ont passé d'interminables mois.

- Je suis parti, nous dit-il, le 2 juillet 1944 avec 2.400 résistants ou otages, ramassés au hasard. Parqués dans des wagons à bestiaux, nous avions pour toute nourriture une boule de pain chacun. Le voyage dura quatre jours. 925 de mes camarades moururent en route: la chaleur, l'odeur, la soif étaient si atroces, que certains déportés devenus fous s'attaquaient à leurs voisins. Dans mon propre wagon régnait une discipline de fer. Nous avions désarmé les camarades qui avaient réussi à dissimuler un canif, ainsi il n'y eut pas d'assassinat.

«Nous débarquâmes à Dachau. Quatre kilomètres de marche; nous portions avec nous l'odeur de la mort, et nous venions de voir les S.S munis de fourches descendre les cadavres des wagons que nous avions quittés, les entasser sur des chariots et les acheminer vers le four crématoire.

«Curieuse chose, que ce camp de Dachau, dont les marais furent asséchés dès 1933 par les détenus de l'époque, des Juifs allemands qui, leur travail accompli, furent tous exécutés sur place. Les blocks où se trouvaient les prisonniers et les usines repliées qui fonctionnaient à Dachau ont été construits sur leurs ossements.

«A notre arrivée, peu de Français se trouvaient au camp. Ce n'était pas la brutalité, la bestialité qui régnaient là, mais le sadisme, savamment organisé, les tortures à heures fixes, 25 coups de matraque, 50 ou 75, sur les corps nus, décharnés; pendaison des «terroristes» par les bras ou les jambes, jusqu'à ce que soient rompus tous les muscles, et souvent les os. Les exécutions capitales auxquelles nous étions forcés d'assister également se faisaient par pendaison ou par strangulation, lorsque les cordes n'étaient plus assez solides pour supporter le poids d'un homme. Ensuite nos repas nous étaient servis à côté des corps de nos camarades assassinés.

«Après le travail, à l'heure de la soupe, nos gardiens s'amusaient à nous faire accroupir, les mains tendues horizontalement; on posait une bêche sur nos bras, et l'on nous faisait tenir notre gamelle entre les dents. Puis il s'agissait de se relever, de s'accroupir, de se relever à nouveau, pendant une demi-heure, tandis que la soupe se répandait par terre sans que nous ayons pu y toucher.

«L'un de nos chefs de camp que nous appelions «Afrika Korps», était particulièrement féroce. Son plus grand plaisir était de tirer sur l'un d'entre nous; il nous provoquait souvent pour que nous en fournissions le prétexte. Je l'ai vu jeter une pomme à un Russe et viser de façon à ce que la pomme sortit de l'enceinte permise. Le pauvre Russe affamé se précipita sur la pomme, vit le revolver du chef braqué sur lui, se hâta de revenir vers nous en rampant, et fut abattu dans l'enceinte qu'il avait réussi à réintégrer.

 

«Les Américains et les Anglais s'étonneront peut-être des aménagements méticuleux qu'ils trouveront à Dachau; qu'ils ne s'y trompent pas. Dachau est, comme les autres camps, un lieu de souffrance et de torture, où le génie allemand a su combiner son goût de l'ordre et sa folie sadique.»

Les déportés de la baraque 56 du camp de concentration de Buchenwald en Allemagne photographiés par le soldat H. Miller le 16 avril 1945 au moment de la libération du camp par les Alliés (sur la couchette du milieu, le 7e à partir de la gauche serait Elie Wiesel).

1945 : Le Figaro découvre les camps de concentration nazis

«Moscou, 6 fév.- L'agence Tass annonce la libération par l'armée rouge de 4.000 déportés politiques français, belges et hollandais détenus par les Allemands dans le camp de concentration d'Oswiecim. (AFP)» C'est par cette seule dépêche parue dans l'édition du 7 février que Le Figaro annonce la libération du camp d'Auschwitz. La presse dans son ensemble reste muette sur cet événement qui semble a posteriori un moment clé de l'Histoire pour la bonne raison que l'armée russe qui a libéré le camp presque par hasard, ne médiatise pas sa découverte. Les images, en partie reconstituées de la libération d'Auschwitz ne parviendront aux occidentaux que bien plus tard.

Les premiers témoignages sur la déportation sont publiés dans la presse française à la libération des camps par les armées alliées à partir d'avril 1945 (exception faite de L'Humanité qui dès septembre 1944 publie les photos de rescapés du camp de Maïdanek, en Pologne). La presse écrite est frileuse, hésitant à soumettre aux lecteurs ces terribles récits susceptibles d'affoler les familles en attente de nouvelles d'un parent déporté. Ainsi lorsque le correspondant de guerre du Figaro, James de Coquet, envoie le récit de la libération du camp de Vaihingen en Allemagne, libéré le 7 avril 1945 par l'armée française, le directeur du journal Pierre Brisson prend la plume le 18 avril pour justifier son choix de publier ce «récit hallucinant». Il estime que par-delà les «angoisses» ressenties à la lecture du texte, il est du devoir des journalistes d' «enregistrer les faits, de les consigner, d'en fixer l'image et de le faire au moment même où l'imminence de la victoire prépare, dans un monde épuisé d'horreur, les voies de l'oubli».

LIRE: Avril 1945: l'insoutenable découverte du camp de Vaihingen

Ce n'est pourtant pas le premier article de James de Coquet sur les camps: le 3 mars 1945 Le Figaro publiait déjà son récit de sa visite du camp de Natzweiler-Struthof, en Alsace, libéré en novembre 1944 par l'armée américaine. Il y décrivait alors en détails et sans avertissement préalable les expérimentations médicales perpétrées sur les prisonniers dans le «camp des supplices».

LIRE: Mars 1945: la barbarie nazie à l'œuvre dans le camp du Struthof

Le 19 avril, c'est le témoignage d'un rescapé de Buchenwald que recueille Le Figaro. Julien Cain, ancien directeur de la Bibliothèque nationale, tout juste rapatrié à Paris raconte avec beaucoup de réserve sa vie au camp de concentration (ou est-ce édulcoré par le journaliste?) mais il affirme avec force que les camps n'étaient pas «autre chose qu'une organisation scientifique d'extermination». Phrase choc reprise en titre de l'article. Extermination de qui? Ce n'est jamais explicitement dit. Le Figaro dans les premiers mois de 1945 ne fait pas de différence entre les déportés et englobent les juifs dans l'ensemble des «déportés politiques».

 

26/01/2015

CAMP d'AUSCHWITZ-BIRKENAU : 70ème anniversaire libération du camp

http://www.humanite.fr/blanche-finger-la-voix-des-survivants-seteint-563676

HUIT HEURES POUR EXPLIQUER LES MÉCANISMES DE L’HORREUR.

 

Six millions de juifs, enfants, femmes et hommes, sont morts assassinés par les nazis et ceux qui ont collaboré avec eux. À l’occasion du 70e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, Blanche Finger et William Karel cosignent une série documentaire de 8 x 52 minutes sur l’histoire de la Shoah.

Huit films pour expliquer les mécanismes qui ont conduit dès 1933, avec l’arrivée d’Hitler au pouvoir, à l’assassinat de masse méthodique des populations juives d’Europe. « Jusqu’au dernier : la destruction des juifs d’Europe », une entreprise documentaire immense conduite avec rigueur et minutie avec l’aide des plus grands historiens spécialistes en Europe, aux États-Unis et en Israël.

 

HD. Dans un projet comme celui-là, le choix des images est encore plus délicat que dans tout autre travail documentaire...

Blanche Finger. Toutes nos images sont des images prises par les Allemands et notamment par les compagnies de propagande. Il fallait donc expliquer au spectateur d’où viennent ces films et qui tient la caméra. Il y a très peu de documents filmiques et pas de contrepoint. Les juifs du ghetto de Varsovie n’avaient pas de caméras et n’ont pas pu tourner d’images de ce qu’était vraiment la situation. Donc, nous n’avions à notre disposition que l’image que les Allemands voulaient donner des juifs. Nous avons choisi les documents avec la préoccupation de ne pas montrer une violence brute. Il fallait que les images aient un sens. La violence était là de temps en temps. Mais nous ne souhaitions pas faire un inventaire de l’horreur. À partir des déportations, il n’y a plus d’images. Tout le monde peut d’ailleurs se poser la question : qu’aurait-on fait de ces images ? On n’a pas eu à se poser cette question, et heureusement.

 

HD. Les survivants disparaissent, cela rend-il un travail comme le vôtre encore plus nécessaire ? Vous évoquez notamment le phénomène que les historiens américains appellent « Holocaust Fatigue », la fatigue de l’Holocauste, qui est assez effrayant.

Blanche Finger. Je le pense. Cette voix qui a existé va s’éteindre. Le rapport direct que l’on a avec un survivant n’existera plus. En ce qui concerne le phénomène que vous rappelez, très souvent et même en France, il y a des réactions : « encore un film sur la Shoah ! ». C’est une antienne qu’on entend. Certains événements historiques donnent lieu à de nombreux films et ne donnent pourtant jamais lieu à ce type de commentaires. Je n’ai pas vraiment d’explications. J’ai toujours eu un peu le sentiment que cette histoire, même si on en parle beaucoup jusque dans les écoles, est quand même encore une histoire de juifs. Ce n’est pas une histoire dont le monde a peut-être pris la mesure. Comme si ces commémorations étaient réservées aux juifs. Je ne remets pas en cause le travail des institutions. Je ne crois pas que cela soit faute d’informations. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Nous avons soulevé ce point car des historiens l’ont soulevé.

***

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http://evry-mosaique91.hautetfort.com/archive/2015/01/26/auschwitz-70-ans-apres-un-liberateur-de-l-armee-rouge-se-sou-5544500.html

Auschwitz: 70 ans après, un libérateur de l’Armée rouge se souvient de l’horreur

auswrouge.gif

 

29/06/2011

ENFIN LIBERES !


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A L'HEURE DU RASSEMBLEMENT
L'ANNONCE DE LEUR LIBERATION SURPRISE
"un avant-goût de la Fête Nationale" entends-je sur LCI
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Auraient-ils pu être libérés plus tôt ?
Certains esprits "chagrin" se sont posés la question
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547 jours - un record !- pour ces hommes, otages
"dans une zone de combat contrôlée par les français"
"Les deux accompagnateurs ont été libérés il y a quelques jours, mais il fallait silence garder"

(A.Juppé)


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J'entends parler de "héros" alors qu'au jour de leur arrestation c'étaient des journalistes "inconscients"
qui "n'avaient rien à faire là-bas"

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L.C.I. ... N. SARKOZY ferait "profil bas"
POURQUOI ?
Serait-ce parce qu'il avait déclaré (hors micro) mais tout le monde l'a su
-la famille aussi-
que "les journalistes avaient été extrêmement imprudents" ?
alors qu'ils faisaient simplement et courageusement leur travail de journaliste

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Les proches des journalistes libérés attendent demain
et remercient le COMITE DE SOUTIEN ET LES JOURNALISTES
**
Je vais aller lever mon verre à la libération d'Hervé et de Stéphane

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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