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05/09/2017

L'ENTRE-SOI, ça se voit à C dans l'air ... odieux les journaleux !

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L'HUMANITE, MARDI 5 septembre 2017

L'émission C dans l'air de France 5, est depuis des années le rendez-vous de tous les réactionnaires en puissance. Vendredi 1er septembre, le plateau dirigé désormais par Bruce Toussaint, se situait exactement dans cette tradition, puisqu'y figuraient, sur le thème "Jean-Luc MELENCHON ne lâche rien", Bruno Jeudy le rédacteur en chef du service politique de Paris Match, Nathalie Saint-Cricq, la chef du servie politique de France 2, Matthieu Croissandeau, de l'Obs, et l'incontournable sondeur de l'IFOP, Jérôme Fouquet.

L'exercice a tourné, hors de toute retenue, au lynchage de Jean-Luc MELENCHON, mais aussi des députés de la France Insoumise, à commencer par François Ruffin, et surtout des militants, présentés comme des moutons.

L'émission dure cinquante minutes, pas simple d'en écrire un florilège. Mais il serait peut-être temps que la direction de France Télévision se souvienne que, dans la notion de débat, on est censé avoir des points de vue différents, pas de se gargariser entre confrères repus et du même bord politique.

A un moment, l'entre-soi, ça finit par se voir ...

Capture C dans l'air.JPG

Marianne

Visiblement, C dans l'air a compris à quel public il s'adressait... En fin d'émission, Bruno Jeudy, en roue libre, peine à expliquer le succès médiatique et politique des Insoumis à l'Assemblée : "C'est la prime au gueulard ! C'est celui qui parle le plus fort à l'Assemblée, désolé de dire les choses comme ça !" Regards amusés sur le plateau : aucune contradiction ne viendra nuancer cette note de conclusion. Les militants de la France insoumise ont fait leur miel de l'émission du service public, s'empressant de diffuser sur les réseaux sociaux des montages particulièrement accablants pour C dans l'air.

 

Ils croient à tout ce que Mélenchon raconte. Ils sont là, tous, à acheter le programme de façon totale.

Matthieu Croissandeau
 
 
C'est Nathalie Saint-Cricq ****qui a ouvert le bal, jugeant que Mélenchon était un adversaire "pratique" pour Emmanuel Macron : "Il est caricatural, extrême à chaque fois qu'il prend une position". Matthieu Croissandeau appuie la chef du service politique de France 2, en montrant le dédain qu'il éprouve envers les 17 députés de la France insoumise : "Ils savent faire le show. Un coup on vient sans cravate, un coup on vient avec des spaghettis à l'Assemblée, et tout le monde trouve ça formidable, déplore l'éditorialiste de l'Obs. Leur discours n'a pas besoin d'être amendé, ils répètent absolument tous la même chose."
La discussion s'oriente sur l'utilisation habile que font les Insoumis du système médiatique pour faire avancer leurs idées. Jérôme Fourquet ne fait pas vraiment dans la finesse au moment de manier la métaphore, estimant que Jean-Luc Mélenchon a la même stratégie que le bolchévik Lénine, qu'il cite : "Les capitalistes nous vendront jusqu'à la corde qui nous permettra de les pendre."
 
Nathalie Saint-Criq, J.L Melenchon la connaît bien puisqu'ils étaient ensemble au P.S. à une certaine époque... Avant qu'il ne quitte ce Parti.
 

L'émission continue, toujours sur le même ton. Matthieu Croissandeau est très choqué par la "rhétorique extrêmement violente dans ce mouvement, qu'on pourrait qualifier de séditieuse." Bruno Jeudy abonde : "Les révolutionnaires, ils oublient pas non plus d'être cyniques. Faut le dire !" Voilà les Insoumis rhabillés en factieux rêvant de renverser l'ordre démocratique. Nathalie Saint-Cricq voit elle aussi en Mélenchon un potentiel dictateur tyrannique : "Mélenchon a une dérive de leader, certes charismatique, mais un peu autocratique [...]. Il est esthétiquement sympathique à voir, mais sur le fond, c'est quelqu'un qui est grisé par lui-même."

Bruce Toussaint, un peu mal à l'aise, fait remarquer à ses chroniqueurs qu'ils sont "unaniment très sévères avec Jean-Luc Mélenchon", et tente d'orienter le débat sur la question de la justice sociale mise en avant par le leader de la gauche radicale. Des questions sociales que Jérôme Fourquet décrit comme "un imaginaire qui résonne dans toute une partie de la France".

Las, la discussion dérive une nouvelle fois vers un "Mélenchon-bashing" manquant de finesse. Matthieu Croissandeau juge les Insoumis incohérents et prosternés devant leur chef. Le ton se fait très méprisant : "Ils croient à tout ce que Mélenchon raconte. Ils sont là, tous, à acheter le programme de façon totale [...]. Chez les Insoumis, il y a une espèce de réflexe : tout le monde achète tout en bloc, et répète tout en bloc." Rien à voir avec les autres partis politiques, selon le journaliste de l'Obs.

Nathalie Saint-Cricq embraie : c'est un parti stalinien que l'éditorialiste décrit. "C'est un chef, et il y a une base qui suit, c'est un mouvement autocratique. Jean-Luc Mélenchon veut bien s'allier avec tout le monde si c'est lui le chef et si les autres se taisent. Pour s'entendre avec des partenaires, sauf si ce sont des muets ou des abrutis, c'est compliqué." Visiblement, le caractère pyramidal d'un mouvement politique gêne beaucoup plus Nathalie Saint-Cricq quand il s'agit de la France insoumise que lorsque l'on parle de la République en marche...

L'émission s'achève traditionnellement par les questions des téléspectateurs. Les analystes répondent à une poignée d'interrogations, pendant que dans un bandeau défilant en bas de l'écran, la production de l'émission sélectionne un autre échantillon de questions envoyées par le public. Surprise (ou pas) : on a davantage affaire à des provocations, voire à des agressions, qu'à de véritables questions. Petit florilège :

"Mélenchon et la CGT se trompent d’époque, leur idéologie est dépassée. Quand vont-ils le comprendre ? Mélenchon n’aboie-t-il pas fort juste pour exister dans le paysage politique ? Mélenchon risque-t-il de provoquer la ruine de la France avec ses invitations à la révolution ? Mélenchon veut-il instaurer un culte de la personnalité, comme l’ont fait Castro, Chavez ou Guevara ? A part diviser les Français et bloquer le pays, que propose Jean-Luc Mélenchon ? Pourquoi les électeurs de la France Insoumise sont-ils incapables de voir que Mélenchon est un beau parleur mais que son programme est vide ?"

Il est vrai que sans le vouloir, les chroniqueurs invités par France 5 ont semblé donner raison aux Insoumis dénonçant le manque de diversité politique dans les médias et le "Mélenchon-bashing". De quoi leur donner encore plus envie de "dégager les médias"...

 

 

22/04/2016

ILS APPELLENT LA SOCIETE GENERALE A ABANDONNER SA PLAINTE

Environ 80 personnalités appellent dans une tribune la Société Générale à abandonner sa plainte liée aux "Panama Papers" contre Jean-Luc Mélenchon, l'ex-trader Jérôme Kerviel et l'avocat de celui-ci, David Koubbi, tout en "exigeant des mesures efficaces" contre la "participation" de banques françaises à l'évasion fiscale.


Les signataires de cette tribune à paraître dans Marianne vendredi "exigent que des mesures efficaces soient prises pour qu'aucune banque française ne participe plus à l'évasion fiscale, et de la Société Générale qu'elle abandonne immédiatement sa plainte", annoncée le 7 avril, contre le dirigeant du Parti de gauche, M. Kerviel et Me Koubbi.


M. Mélenchon avait affirmé que les dirigeants de la banque étaient des "menteurs" qui devaient "être châtiés", tandis que M. Kerviel avait déclaré que la Société Générale était "multirécidiviste des infractions". La banque y avait vu des propos "calomnieux".


"Au-delà de nos différentes opinions politiques et sensibilités, nous tenons à affirmer notre pleine solidarité avec ces trois personnalités qui ont dit avec leurs mots ce que nous sommes très nombreux à penser.

Nous n'acceptons pas que ceux qui réclament la vérité soient poursuivis par ceux qui participent à l'évasion fiscale et l'organisent à l'échelle internationale", affirment les signataires.


Figurent dans cette liste des personnalités politiques et du monde associatif (Eva Joly, Olivier Besancenot, Clémentine Autain, Marie-George Buffet, Pascal Cherki, Sergio Coronado, Karima Delli, Yann Galut, Noël Mamère, Philippe Poutou, Caroline de Haas, etc.), médiatiques (Edwy Plenel, François Ruffin, Denis Robert, Daniel Mermet, Eric Naulleau...) mais aussi du monde de la culture (Annie Ernaux, Bruno Gaccio, Roger Martelli, Mathieu Kassovitz, Benjamin Stora, Gérald Dahan, Francis Lalanne, etc.)


Pour ces signataires, "il est évident que Frédéric Oudéa", le directeur général de la banque, "n'a pas dit la vérité" lorsqu'il a été interrogé au Sénat en 2012.


La Société Générale fait partie des banques mentionnées dans l'affaire Panama Papers pour avoir ouvert pour le compte de clients 979 sociétés offshore en faisant appel au cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca en une quarantaine d'années.


La banque française s'est déjà défendue en indiquant que quelques dizaines de sociétés offshore créées pour ses clients via Mossack Fonseca étaient encore en activité et qu'elles étaient gérées de façon "totalement transparente".

 
 

05/02/2016

FRANCE 2 COUPE LA CHIQUE AU SYNDICALISTE CGT

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Sarkozy dans DPDA : France 2 finit par couper son micro à un syndicaliste de la CGT

Sur une heure de dialogue avec six Français sélectionnés par ses soins face à Nicolas Sarkozy, France 2 n'a réussi, jeudi soir dans "DPDA", qu'à accorder 5 petites minutes au dernier d'entre eux, un syndicaliste de la CGT. Avant de lui couper purement et simplement le micro.
Face à Sarkozy dans DPDA, la parole n'était pas à la CGT. - Capture d'écran

Les Français à la rescousse de leurs ministres. Sans membre du gouvernement à présenter sur le plateau de “DPDA” pour contredire Nicolas Sarkozy (), France 2 a décidé jeudi soir de placer l’ex-chef de l’Etat sur le retour face à un panel de six citoyens.

C’est parti pour une heure de discussion, cordiale mais franche, vous avez carte blanche", promet David Pujadas à ses invités, qui n’auront pas pour autant l’honneur de s’asseoir à la table du politique.

Premier à intervenir, Willliam Lecart, 28 ans, tenancier d’un bar-épicerie dans un village du Médoc. Question : “J’ai voté pour vous en 2007, j’ai été déçu (...) pourquoi est-ce que je ne devrais pas voter le Front national ?” Réponse : “Quand nous avons connu la crise, 2008-2010, que le monde s’est écroulé (...) croyez-vous vraiment qu’elle (Marine Le Pen, ndlr) aurait pu tenir la barre du navire France ?

"Parce que les normes, on n’en peut plus”
Nicolas Sarkozy déroule ensuite son argumentaire sur le trop-plein de charges et de lourdeurs administratives qui écrase les petits entrepreneurs, “parce que les normes, on n’en peut plus”. Mais William n’est pas convaincu, tout buté qu’il est sur ce fait : “Vous avez été au pouvoir (...), pourquoi vous ne l’avez pas fait ?” Têtu, mais pas méchant. D’ailleurs Nicolas Sarkozy aura beau jeu de sortir la carte de la compréhension, quand David Pujadas demandera à son interlocuteur s’il a changé d’avis au cours de cet échange de 10 minutes : “Il vous prend pour un derviche-tourneur !

Intervient ensuite Valérie de Boisrolin, mère de trois enfants dont Léa, partie en Syrie lorsqu’elle avait 16 ans avec un garçon qui lui a fait un enfant. Question : “Que feriez-vous s’il y a des retours de ces jeunes ? Et qu’est-ce qu’on fait de ces enfants (nés en Syrie, ndlr) si jamais ils reviennent en France ?” Là, le terrain est personnel, difficile, glissant… Nicolas Sarkozy s’y aventure prudemment puis s’enhardit sur ses sujets de prédilection : consultation de sites djihadistes rapportée à celle de sites pédophiles, centres de radicalisation, expulsion des imams qui prêchent contre les valeurs de la République… Les solutions pleuvent comme à Gravelotte sur le plateau, jusqu’à un tacle final à François Hollande et ses atermoiements autour de la déchéance de nationalité. Une séquence de 15 minutes, la plus longue des six, très remarquée et salué sur Twitter pour sa bonne tenue.

David Pujadas enchaîne, pour 11 minutes de dialogue avec Bénédicte Pételle, institutrice qui a recueilli un migrant chez elle. Puis huit avec Fatim Dramé, juriste sans emploi qui veut évoquer les discriminations à l’embauche. Ou encore dix avec William Branly, chef d’une PME et adhérent UDI qui veut savoir, comme son homonyme du Médoc, pourquoi il revoterait Sarkozy après avoir été, lui aussi, tellement déçu.

"Deux chefs d'entreprise se sont exprimés sur le poids des charges"
Vient enfin le moment de Karl Ghazi, secrétaire de la CGT Commerce. Son fait d’armes : la croisade contre le travail dominical et de nuit à Paris. Sa faiblesse : il passe en dernier. Et il le sait : Je voudrais d’abord que vous me rassuriez sur le temps qu’il me reste…” “Allez, cinq minutes”, lui lâche, bon prince, l’animateur de la soirée. “C’est un petit peu court", ose l’impertinent, faisant remarquer à juste titre qu’”il y eu deux chefs d'entreprise qui se sont exprimés sur le poids des charges, il serait bien peut-être aussi d’entendre un peu longuement la parole des salariés… Peut-être, mais non : dès la fin de sa question - un tantinet longue, il faut bien l’admettre, mais lui n’en aura qu’une et il le sait -, le gong retentit sur le plateau !

Flexibilité, droits sociaux, chômage, il est alors urgent de balayer les sujets : François Langlet trépigne dans les starting-blocs. C’est à peine si le syndicaliste aura le temps de balancer à l’ancien président qu’il n’a “pas changé” et de lui glisser une pique sur son rapport “fâché” aux chiffres - “On le sait, vos comptes à la présidentielle…”. Le cégétiste aura beau contester, protester, renâcler devant ce temps qui file à toute allure, David Pujadas s’impatiente face à cet homme qui ne veut pas se taire. Alors, aux grands maux les grands moyens, la production finira tout simplement par éteindre son micro.

Fermez le ban, donc, et pour les salariés, on repassera. On ne se souvient pas d’autant de célérité, ni de sévérité, avec une certaine Wiam Berhouma qui, le 21 janvier sur le même plateau, avait pris de longues minutes pour reprocher à Alain Finkielkraut d'alimenter les discriminations envers les musulmans avant de lui lancer : “Taisez-vous”. Cette fois-ci, personne n'a dit à quiconque de se taire : on a juste coupé le sifflet du syndicaliste.

26/06/2015

QUELLE CHIFFE MOLLE !

Le courage de quitter l’OTAN

Joseph Macé-Scaron
 
LA NSA écoutait trois de nos présidents et il faudrait ne rien dire ? Passer son chemin ? Au contraire, il faut avoir la volonté politique d’engager une de ces grandes querelles sans lesquelles un pays finit par sortir de l’Histoire. Il faut avoir le courage de quitter l’OTAN. Les Etats-Unis ne manquent pas de caniches.
DOULIERY-POOL/SIPA

Donc les renseignements américains espionnaient les trois derniers présidents français et voilà ceux qui se croient toujours plus malins, tous ces beaux esprits ricanant en permanence comme ces masques de comédie, qui entonnent en choeur : « C’est normal, on le savait ! ». Cynisme à deux balles, machiavélisme de comptoir, pragmatisme pour les nuls.

Il y a un gouffre entre surjouer la surprise et accepter l’hubris américaine comme s’il s’agissait d’un simple accident de parcours. « On ne va pour autant entrer dans une crise » a tempéré Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement devenu en un instant le porte-serviette de l’administration américaine, prétextant qu’il y avait assez de crises dans le monde pour ne pas en ouvrir une autre. Quel argument !

A Marianne, nous avons interrogé bon nombre d’experts en expertologie sur cette question qui — excusez du peu — porte atteinte à notre souveraineté nationale. Et le pire, y compris lorsqu’il s’agit de collaborateurs ou de ministres d’anciens chefs d’Etat, a été d’entendre cette pathétique réponse : « Ecouter Hollande, quand même, quelle drôle d’idée ! » Comme si le problème était d’espionner une personnalité et non d’écouter le président de la France, comme si l’on pouvait se tirer d’affaire avec une petite blague.

Alors, oui, il ne faut pas craindre de souligner que l’affaire est, aujourd’hui, grave et même très grave. Alors oui, ces révélations tombent au plus mauvais moment pour le gouvernement français obligé d’adopter une pudeur de violette en raison de sa loi sur le renseignement. Alors oui, espionner Angela Merkel, Jacques Chirac ou François Hollande ne relève pas de la lutte antiterroriste, pas plus que de recueillir des informations sur Airbus. Cela relève plus trivialement de la certitude que l’administration américaine s’arroge tous les droits, y compris ceux de s’essuyer les pieds sur les autres nations prétendues « alliées ». Et que l’on ne vienne pas, une nouvelle fois, nous refaire le vieux coup de « l’antiaméricanisme primaire » pour justifier toutes nos faiblesses, légitimer tous nos renoncements. Et que surtout l’on ne nous fasse plus jamais la leçon si l’on évoque, encore une fois, la possibilité d’offrir l’asile politique et même d’accorder la nationalité française à Edward Snowden et Julien Assange. La servitude volontaire d’une partie de nos élites trouve ses limites dans cette agression. Imagine t-on une seule seconde le scandale si l’on avait non pas appris mais révélé, preuve à l’appui, que nos plus hautes instances gouvernementales étaient espionnées par la Russie de Poutine ?

Les Etats-Unis ne manquent pas de caniches. Il faut avoir la volonté politique d’engager ici une grande querelle Face à cet acte fort, il convient d’adopter des réponses fortes. La première et la plus logique est l’arrêt immédiat de cette ténébreuse affaire que nous avons dénoncé dans Marianne il y a plus d’un an : le fameux et fumeux traité de commerce transatlantique (Tafta) entre l’Union européenne et les Etats-Unis qui fait la part belle aux multinationales. Après ces révélations, il est désormais clair n’en déplaise à tous les « lou ravi » de l’atlantisme que nous sommes en guerre économique avec les Etats-Unis. Il y va de notre survie car cette guerre n’est pas moins offensive que celle que nous mène la Chine. Une guerre totale puisqu’elle veut faire porter le poids des turpitudes de l’économie financière américaine sur les épaules du monde en général et de celles de l’Europe en particulier.

Il faut avoir le courage de quitter l’OTAN. C’est le second acte fort. Commençons par adopter sans tarder la politique de la chaise vide pour la prochaine réunion de l’organisation. Il faut avoir la volonté politique d’engager ici une de ces grandes querelles sans lesquelles un pays finit définitivement par sortir de l’Histoire. Ce gouvernement a déjà raté une occasion en ne s’engageant pas clairement derrière le peuple grec préférant laisser opérer la patronne du FMI, Christine Lagarde, bien moins clémente et accommodante avec la Grèce qu’elle ne le fut jadis avec Bernard Tapie.

Les Etats-Unis ne manquent pas de caniches. Il est grand temps d’arrêter d’être les béni oui-oui, les gentils membres d’une organisation présidée par un Etat qui mène contre nous une offensive économique sans précédent. Se retirer du commandement intégré serait aussi l’occasion de dénoncer cette forfaiture d’un OTAN prenant progressivement la place de l’ONU dans la marche du monde en méprisant les droits les plus élémentaires des nations et en propageant le désastre et le chaos. Vaste programme, aurait dit une de nos plus hautes figures politiques qui, elle, ne craignit pas jadis de claquer la porte alors que s’aplatissaient toutes les importants de ce pays.

07/03/2013

MAIS POURQUOI TANT DE HAINE ?

 

 

http://www.marianne.net/Chavez-pourquoi-tant-de-haine_a22...

extraits

Chavez restera comme l’homme politique le plus détesté des médias d’Occident en général, et de France en particulier. Quoi qu’il n’ait jamais enfreint le suffrage universel et qu’il ait été réélu trois fois, il a été traité au mieux de « populiste » (c’est devenu l’injure suprême) et au pire de dictateur


Victor R. Caivano/AP/SIPA
Victor R. Caivano/AP/SIPA
 

Chavez restera comme l’homme politique le plus détesté des médias d’Occident en général, et de France en particulier. Quoi qu’il n’ait jamais enfreint le suffrage universel et qu’il ait été réélu trois fois, il a été traité au mieux de « populiste » (c’est devenu l’injure suprême) et au pire de dictateur. Il a même été affublé de l’étiquette de « Mussolini des Caraïbes ». Le Monde et Libération en ont fait leur cible préférée, instruisant à son encontre des procès perpétuels (dont celui d’antisémitisme pour Libé). Alors que le président du Venezuela a toujours eu contre lui l’immense majorité des médias de son pays, possédés par des équivalents locaux de Dassault, on l’a systématiquement suspecté de mettre la presse au pas.

Bref, dans un monde médiatique fonctionnant sur le mode binaire – les bons contre les méchants – Chavez était d’office classé dans le camp du Mal. Le Venezuela devait être mis en banc de la civilisation, à la différence du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, par exemple, ces pays amis de l’Occident, forcément respectueux des droits de l’homme, de la femme et du citoyen (surtout de la femme).

Serait-il donc impossible d’avoir une approche complexe et contradictoire d’un homme politique dont on commence à reconnaître aujourd’hui qu’il a rendu un peu de dignité au petit peuple ? Aider les pauvres, serait-ce un crime contre l’humanité ?

Avant l’arrivée d’Hugo Chavez au pouvoir, le Venezuela alignait une dette publique colossale (40 % du PIB) malgré un programme de privatisations et d’austérité imposé au milieu des années 1990 par le FMI. En 1998, lorsqu’il a été élu pour la première fois, près de la moitié de la population vivait avec moins de deux dollars par jour, alors que le pays figurait aux premiers rangs mondiaux pour l’exportation d’or noir.

En reprenant possession des ressources nationales au moment même où les prix filaient vers le haut, Hugo Chavez s’est payé le luxe, si l’on peut dire, de rembourser le FMI, avant d’en claquer la porte. De grandes entreprises de la sidérurgie, des télécommunications, de l’énergie, naguère vendues à bas prix sur recommandation du FMI, sont repassées dans le giron national. Une politique de redistribution en direction des plus défavorisés a été mise en place. Du haut de leur suffisance, certains « experts » ont décrété qu’il s’agissait de la forme suprême de la démagogie. Ah bon.

...A force d’avoir un jugement préconçu et des dogmes à la place des idées, on finit par ne plus pouvoir expliquer pourquoi le peuple du Venezuela s’est reconnu si longtemps dans un président qui ne mérite ni excès d’honneur ni indignité à perpétuité.

 ******
*

 

Documentaire diffusé sur Arte en 2004, réalisé par Kim Bartley et Donnacha O’Briain.

En avril 2002, alors que deux réalisatrices irlandaises préparent un documentaire sur Hugo Chavez, elles vivent en direct du palais présidentiel le coup d’État conduit par les propriétaires de chaînes privées, les cadres des compagnies pétrolières et une poignée de dirigeants militaires soutenus par les USA, l’Espagne, la Colombie et le Salvador. Mémorable

 

 
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