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08/06/2015

PS : Congrès... Une Europe sans SYRIZA ni PODEMOS

Mediapart
Lun.08 juin 2015 Édition du matin

 

Au congrès du PS, une Europe sans Syriza ni Podemos

|  Par Stéphane Alliès et Lénaïg Bredoux et Mathieu Magnaudeix

Le PS a consacré la première journée de son congrès de Poitiers à l'Europe. Un débat poussif, où les mouvements alternatifs d'Europe du Sud ont à peine été évoqués. En revanche, les dirigeants socialistes ont dîné autour de Manuel Valls en présence de l'ancien premier ministre grec Georges Papandréou.

 

 

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 20150606 CongresPS Maurel

Par Michel Soudais - Suivre sur twitter - 7 juin 2015

Emmanuel Maurel : « Soyons socialistes, soutenons Syriza »

Le député européen a réveillé la salle en deuxième journée du congrès du PS avec une intervention très critique conclue sur un appel à soutenir « le peuple grec qui lutte pour sa liberté »

 

ll aura été le seul à le dire aussi nettement. Samedi après-midi, il est déjà bien tard quand Emmanuel Maurel dit son refus de voir le congrès de Poitiers se terminer « sans un mot, une déclaration de solidarité par rapport au peuple grec durement éprouvé par des politiques d’austérité et qui souffre dans sa chair, rançonné par le FMI et la Troïka ».

La veille, les congressistes avaient discuté d’une résolution sur l’Europe si insipide qu’elle ne comportait qu’une vague allusion à la Grèce. Et Georges Papandreou, l’ancien Premier ministre grec et à ce titre l’un des principaux responsables de la « situation terrible et inacceptable » faite aux Grecs, figuraient parmi les invités d’honneur d’un dîner de gala organisé à la mairie de Poitiers. Le (toujours) président l’Internationale socialiste s’en était même vanté sur son compte Twitter...

C’est donc sous un tonnerre d’applaudissements, qui claquent comme autant de défis à Solférino et au gouvernement, qu’Emmanuel Maurel lance à la fin de son intervention : « Soyons socialiste, soutenons Syriza, soutenons les Grecs qui luttent pour leur liberté. »

Le 77eme congrès du PS ronronnait avant que l’ancien candidat de l’aile gauche au congrès de Toulouse (novembre 2012) monte à la tribune. A midi, Manuel Valls avait lu pendant 54 minutes un discours évitant soigneusement les sujets qui fâchent. Ignorant aussi la désaffection des électeurs.

Son oraison s’était achevée par une Marseillaise au garde-à-vous. Après la pause déjeuner, les orateurs des différentes motions avaient repris leur ballet avec 1h15 de retard sur l’horaire prévu, mais parvenir à arracher plus quelques mouvements d’une salle qui se vidait progressivement. Et c’est à 17h30 passé qu’Emmanuel Maurel croisait sur scène François Rebsamen.

 

D’un ton posé mais ferme, Emmanuel Maurel note que le congrès manque complètement « les urgences » économique et sociale, politique et démocratique. Il ironise sur ceux qui depuis le début du congrès relativisent les quatre défaites électorales successives « en disant à chaque fois que c’est mieux que si c’était pire ». Il dit son désaccord avec « ceux qui disent que le cap est bon, le problème c’est que les Français ne voient pas les résultats ».

Surtout, seul de tous les orateurs, il s’étonne de n’entendre discuter que réforme fiscale et non du niveau des salaires, un vrai « problème » : « Oui il faut agir sur les salaires, agir sur le Smic, lever le gel du point d’indice sur les salaires des fonctionnaires, qui ne sont pas des nantis. » Il ironise encore sur un passage du discours du Premier ministre, allant jusqu’à pointer le double discours de la direction du PS :

« Manuel Valls a dit être très attentif à ce que disent les socialistes. Ben franchement, ça ne se voit pas ! Il y a les déclarations et les actes. Je peux faire la liste point par point des déclarations ministérielles qui contredisent les textes du parti à commencer par ceux de la majorité. Et je peux aussi faire la liste de ce que nous disons chaleureusement et avec fougue à la tribune et de ce que nous faisons après soit à l’Assemblée soit au cœur de l’exécutif qui contredit radicalement ce que nous disons. Cette distorsion spectaculaire entre le dire et le faire contribue largement à la crise de la politique et ce double langage nuit terriblement à notre crédibilité. »

Le diagnostic n’est pas contestable.

07/02/2015

LES LE PEN AGRESSENT LES JOURNALISTES

...EXTRAITS

Selon un communiqué de la Société des journalistes de Mediapart (SDJ), "des menaces de mort ont été proférées" alors que les deux journalistes "faisaient leur travail d'enquête dans des conditions tout à fait claires et transparentes".

...

Alors qu'il lui était signalé qu'une déposition avait été faite, la patronne du FN a répondu: "Eh bien je pense qu'il y aura une enquête".

"+Je vais te tuer+: c'est ainsi qu'un proche de Marine Le Pen s'est adressé, en la menaçant physiquement, à notre consœur Marine Turchi", affirme Edwy Plenel sur Mediapart.

Les deux journalistes, Marine Turchi et Karl Laske, s'étaient rendus le 30 janvier "au siège des diverses sociétés d'Axel Loustau, le trésorier de +Jeanne+, micro-parti personnel de la présidente du FN", dans le XVIe arrondissement, toujours selon M. Plenel.

- crachats et menaces -

N'ayant pas été reçus, ils sont repartis au métro, où ils se sont retrouvés cernés "par un groupe de quatre à cinq personnes, parmi lesquelles Axel Loustau", a affirmé Edwy Plenel, ajoutant que "le plus virulent et le plus menaçant était Olivier Duguet", prédécesseur de M. Loustau en tant que trésorier de Jeanne.

M. Duguet a "foncé comme un fou furieux sur Mme Turchi, cherchant à l'agresser physiquement, en la tutoyant et en lui lançant: +Je vais te tuer !... Je vais te retrouver !... Je vais t'attendre en bas de chez toi !... +".

 

Mediapart a demandé "solennellement" à Marine Le Pen "de condamner sans ambiguïté aucune ces agissements" et parallèlement "de lever l'interdit professionnel qu'elle a énoncé" contre le média en ligne, systématiquement refusé d'entrée aux événements FN. "Je ne réponds pas à Mediapart", a déclaré la patronne du FN.

Contacté à plusieurs reprises par téléphone, M. Loustau a répondu à l'AFP: "Il ne faut pas m'embêter comme ça toutes les demi-heures. J'ai pas de réaction. Je ne vous parle pas, je n'ai rien à vous dire".

Deux journalistes du Monde avaient déjà affirmé en mai 2010 avoir reçu un crachat et des menaces de la part de M. Loustau, lors d'une manifestation d'extrême droite qu'ils couvraient.

Auteurs du blog "Droite(s) Extrême(s)" hébergé par lemonde.Fr, ils avaient aussi révélé récemment que M. Loustau, proche de Frédéric Chatillon, patron de la société Riwal récemment mis en examen dans l'enquête sur le financement des campagnes du FN, était "responsable d'un nouveau cercle frontiste", intitulé "Cardinal", "destiné à rassembler des patrons de PME-PMI".

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En 2012, MEDIAPART REVELAIT

"Mediapart" a révélé mardi l'existence d'un micro-parti à l'intérieur du FN, conçu pour financer les activités d'Eric Chatillon, ex-GUD et proche de Marine Le Pen.

 

"Jeanne", en hommage évident à Jeanne d'Arc, a été créé pendant la guerre de succession qui avait opposé Marine Le Pen à son challenger, Bruno Gollnisch, jusqu'au début de l'année 2011. Mais de quoi s'agit-il? Mediapart révèle ce mardi que "Jeanne" est un micro-parti, sans adhérents ou presque, placé au service exclusif de Marine Le Pen.

Une petite entreprise rentable

Avant la présidentielle de 2012, des difficultés financières avaient frappé le Front national contraint alors, pour éviter le naufrage, de vendre son "Paquebot", son ancien siège situé à Saint-Cloud. La campagne de la candidate dépendait de cette vente. Autant dire que financièrement parlant, le FN n'était à l'époque pas à la fête.

Mais "Jeanne" a su tirer son épingle du jeu. 450.000 euros ont ainsi été prêtés au FN pour la campagne présidentielle de Marine Le Pen, au taux "exceptionnellement élevé" de 7%, explique Mediapart, qui a consulté les comptes de l'élection. Au final, 19.000 euros d'intérêts ont été reversés à "Jeanne". Le trésorier du parti lui-même, Wallerand de Saint-Just, n'était manifestement pas au courant d'une telle transaction.

Eric Chatillon, le conseiller "gudar"

 

Mais pour qui roule ce micro-parti? Non pour Marine Le Pen, sans lien officiel avec lui, mais pour l'un de ses conseillers, Eric Chatillon. Ce dernier est un ancien du GUD (Groupe Union et Défense), un groupement d'extrême droite créé en 1968 à l’université Paris II Panthéon Assas, à Paris. Il en avait même été le président en 1991.

Marine Le Pen avait étudié dans cette même université d'Assas, au début des années 80. A l'époque, elle faisait partie du Cercle national des étudiants de Paris, une organisation idéologiquement proche du Front national.

"Micro-parti", Etat dans l'Etat, ou pas?

"Jeanne" est-il un micro-parti? Mediapart rapporte des appréciations qui ont évolué au fil du temps. En 2011, le directeur administratif du FN, Jean-Michel Dubois, reconnaissait: "Oui, c'est un parti qui soutient Marine Le Pen". L'affirmation était la même chez le trésorier, Wallerand de Saint-Just.

 

http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2014/10/14/le-cardinal-axel-loustau-a-la-tete-dun-cercle-patronal-du-fn/

 

Le « cardinal » Axel Loustau à la tête d’un cercle patronal du FN

 

Il est censé n'être qu'un simple prestataire de services. Axel Loustau est en réalité bien plus que cela. A 43 ans,  ce chef d'entreprise dans la sécurité privée est le responsable d'un nouveau cercle frontiste, lancée en toute discrétion : le cercle Cardinal. Ce cénacle est destiné à rassembler des patrons de PME-PMI, officiellement pour faire remonter leurs doléances à Marine Le Pen. Laquelle doit en tirer des propositions qui correspondent à ce secteur. Pour l'instant, M. Loustau a surtout rassemblé autour de lui des patrons de restaurants et de bars.

 

Cardinal est complémentaire d'un autre cercle, baptisé Audace. Présidé par Antoine Melliès, il vise à rassembler les jeunes actifs tentés par le "marinisme". M. Loustau n'en est pas très éloigné puisqu'il était présent à la première réunion de ce cercle, à Fréjus, juste avant l'université d'été du Front national jeunesse, début septembre.

 

A l'origine, un autre projet

 

En réalité, l'idée de s'adresser aux petits patrons ne vient pas de MM. Loustau et Melliès mais de Marion Maréchal-Le Pen. La députée du Vaucluse était en effet entrée en contact avec des entrepreneurs lyonnais. Elle avait présenté son projet à la direction du FN qui l'a confié à d'autres acteurs, qui ne sont pas des proches de la jeune élue.

 

M. Loustau est aussi au cœur du micro-parti de Marine Le Pen, Jeanne, dont il est trésorier. Coutumier des intimidations en tous genres, cet ancien du Groupe union défense (GUD) et ami de longue date de son ancien président Frédéric Chatillon, avait par ailleurs été  interpellé en avril 2013 esplanade des Invalides à Paris, à la suite de violences après les manifestations contre le mariage homosexuel.

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Le salut fasciste de l’argentier de Marine Le Pen

Classé dans: Actualités

 BONNE LECTURE !

10/01/2015

Pour les assassins, "c'est la prison et c'est tout" Jeannette Bougrab se fait plus accusatrice au sujet du contexte de l'attentat qui s'est produit mercredi à la rédaction de Charlie Hebdo.... UN ATTENTAT annoncé ... contre "ces chiens de Charlie Hebdo"

Il y a six ans, Charlie Hebdo avait défrayé la chronique en publiant les douze caricatures de Mahomet parues en septembre 2005 dans le quotidien danois Jyllands-Posten. Ce numéro du 8 février 2006 représentait en couverture un Mahomet soupirant : "C'est dur d'être aimé par des cons !" Il avait été tiré à plus de 600 000 exemplaires et rapidement épuisé en kiosques. Les ventes de l'hebdomadaire se situaient d'ordinaire autour de 60 000 exemplaires.

Plusieurs organisations musulmanes dont la Grande Mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) avaient poursuivi l'hebdomadaire en justice. Charlie Hebdo avait été relaxé à l'issue d'un procès


Charlie Hebdo après l'incendie par lemondefr

Le 2 novembre 2011, le siège de Charlie Hebdo avait été détruit par un incendie criminel, le jour où il publiait en "une" une caricature de Mahomet.
 

Quand des rappeurs réclamaient

"un autodafé contre ces chiens

de Charlie Hebdo"

Attaquée vraisemblablement pour ses satires et son droit revendiqué au blasphème, la rédaction de Charlie Hebdo n'a pas toujours été soutenue dans tous ses combats sur la liberté d'expression.

Alors que des terroristes sont venus abattre de sang froid des journalistes et des caricaturistes de Charlie Hebdo ce mercredi, la condamnation de cet acte barbare est unanime. L'impertinence de la rédaction, au coeur de sa liberté d'expression, a pourtant toujours suscité des débats parfois polémiques en France

Depuis la publication des caricatures de Mahomet en 2006, le contentieux était lourd entre le journal satirique et certains rappeurs de culture musulmane. Les réactions de Disiz et Nekfeu étaient notamment très attendues après l’attentat meurtrier de mercredi à Charlie Hebdo.

Dans une longue lettre publiée sur son compte Facebook, Disiz explique qu’il a d’abord eu du mal à trouver les mots: «Je suis dévasté. Je suis triste. J'ai peur pour mes enfants. Je suis tétanisé par un cocktail de peur, de tristesse et de colère. Ça me touche et me remue le cœur sur trop de choses, je retiens des larmes depuis ce matin, des larmes de rage.»

Disiz avait également réagi et écrit sur son compte Instagram à l’instar des journalistes: 

«Si vous étiez muets je vous couperais la parole, vous voulez savoir comment je ferai ? Et bien je vous couperais les mains.»

Le rappeur Nekfeu a également publié une lettre sur les réseaux sociaux«Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux familles et proches des victimes de la tuerie sauvage qui a eu lieu aujourd'hui au siège de Charlie Hebdo.»

le rappeur Nekfeu (1995), réclamait "un autodafé contre ces chiens de Charlie Hebdo"
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Extraits
 

CHARLIE HEBDO - Chronique d'un attentat annoncé...

 extraits
http://blogs.mediapart.fr/blog/vangoollou/070115/charlie-hebdo-chronique-dun-attentat-annonce
 

"18h54 – 23/09/2012 : Le Rochelais qui a appelé à décapiter le directeur de Charlie Hebdo remis en liberté : L'homme interpellé samedi à La Rochelle et soupçonné d'avoir appelé à décapiter le directeur de Charlie Hebdo sur un site jihadiste a été remis en liberté dimanche, a-t-on appris de source judiciaire. L'enquête sur les agissements de cet homme, conduite par le parquet de Paris, se poursuit, a-t-on précisé. 

Cet homme est notamment soupçonné d'avoir écrit sur ce site internet radical: "Qui m'apporte cette tête, c'est le vase qui déborde". Il aurait appelé à surveiller et à décapiter le directeur de l'hebdomadaire satirique."

"18h57 – 23/09/2012 : Le Toulonnais qui menaçait Charlie Hebdo mis en examen et incarcéré Un jeune homme de 18 ans interpellé à Toulon après avoir déclaré vouloir s'en prendre aux responsables de Charlie Hebdo a été mis en examen dimanche par un juge antiterroriste et incarcéré, a-t-on appris de source judiciaire. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, a-t-on précisé. 

Le jeune homme avait été signalé par un proche préoccupé par sa radicalisation et trouvé en possession de plusieurs couteaux à son domicile, menaçant de s'en prendre aux responsables de Charlie Hebdo après la publication de caricatures du prophète Mahomet. Il avait émis ces menaces sur sa page Facebook et a confirmé ses propos en garde à vue.

 

QUE SONT-ILS DEVENUS ? SONT-ILS SURVEILLES ?

****

Ce soir, la France est en deuil, je suis très triste, je pense à ces onze hommes, et cette femme qui ont pris leur café ce matin, en pensant peut être que la journée serait belle, et qui pour certains ont déposé un baiser sur le visage de ceux qu'ils aimaient et dont ils étaient aimés avant de partir à leur boulot et qui en 5 minutes... ont disparus.

Bien que je sois agnostique, 

"Paix à leur âme", "ad pacem animarum",

Je pense comme beaucoup à leur famille ce soir.

***

 

 

"IL EST TOMBE POUR LA CAUSE

MAIS LA CAUSE N'EST PAS MORTE"

Jeannette Bougrab - compagne de CHARB

"Ils défendaient selon elle la laïcité et la liberté d'expression et auraient peu gouté aux prières

qui ont eu lieu mercredi et jeudi devant la rédaction de Charlie Hebdo".

 

Pour les assassins, "c'est la prison et c'est tout"

Jeannette Bougrab se fait plus accusatrice au sujet du contexte de l'attentat qui s'est produit mercredi à la rédaction de Charlie Hebdo. Que se passe-t-il en France pour que des dessinateurs soient assassinés avait-elle déclaré sur le plateau de BFMTV un peu plus tôt dans l'après-midi. Sur TF1, elle va plus loin : "On aurait pu éviter ce massacre et on ne l'a pas fait". Au micro de Ruth Elkrief, elle avait précisé ses propos en pointant du doigt des coupables.
 
"Aujourd'hui, ce ne sont pas des imams qui sont morts, ce sont des dessinateurs". Ceux qui présentaient les collaborateurs de Charlie Hebdo comme des racistes et des islamophobes sont à ses yeux coupables. "C'étaient des gens exceptionnels, des héros. Il leur faudrait le Panthéon".

Quant aux meurtriers de son compagnon et des 11 autres victimes de l'attentat, elle ne veut "rien savoir d'eux, ni leurs parcours, ni leur histoire". Ils ne peuvent avoir aucune excuse, "c'est la prison et c'est tout".

Sur BFMTV, Jeannette Bougrab avait indiqué que c'était "une défaite, une tragédie pour notre pays, un immense gâchis".

Et en aucun cas les manifestations de soutien à Charlie Hebdo ne peuvent être perçues comme une victoire contre le terrorisme et les fondamentalismes, selon elle. Elle s'était montrée à la fois sceptique mais résolue sur l'avenir de Charlie Hebdo.

Alors que Ruth Elkrief insistait sur la nécessité que Charlie Hebdo continue à exister, Jeannette Bougrab avait estimé que les piliers fondateurs du journal, Cabu et Wolinski, n'étaient plus là et que son compagnon, directeur de la rédaction et cheville ouvrière, avait été tué. "C'était Charb qui tenait la barre, c'était un moine soldat, il ne faisait que travailler et ne prenait jamais de vacances et il n'est plus là".

 Charb : Jeannette Bougrab pleure son "amoureux"

"J'aimais son courage pour dénoncer cet islamisme radical"

Leur rencontre remonte à trois ans. C’est Richard Malka qui a organisé leur rencontre. «Je l’admirais depuis longtemps», confie Jeannette. Tous les deux avaient des combats communs, notamment la défense de la laïcité. «J’aimais son courage pour dénoncer cet islamisme radical. C’est vrai qu’on était différents. Lui, communiste. Moi, militante UMP», rappelle-t-elle très fière de cette relation improbable.

Le dessinateur gauchiste et la femme politique engagée dans le camp d’en-face –retournée au Conseil d’Etat après un crochet par le plateau du «Grand Journal» de Canal+- ne se cachaient pas. «On savait que quelque chose pouvait survenir à n’importe quel moment. Il n’avait pas peur. Moi, je redoutais qu’il finisse comme Theo van Gogh, le réalisateur néerlandais assassiné à Amsterdam en 2004 par un islamiste.»

Inconsolable, Jeannette Bougrab ne s’arrête plus de parler comme pour faire vivre son «amour abattu par des monstres». «Il était courageux. Il est mort debout avec ses camarades. Charb, Cabu et les autres méritent le Panthéon. Ils sont morts en soldats de la liberté. Ils incarnaient la France et esprit voltairien.» L’ex-ministre s’interroge : «Je ne comprends plus ce pays. Qu’est-ce qui se passe en France où l’on tue des gens parce qu’ils dessinent? Pourquoi ne fait-on rien contre Internet et les réseaux sociaux devenus des déversoirs de haine? J’aimerais qu’on m’explique.»

13/11/2014

Rémi FRAISSE... L'ETAT a caché, l'Etat à menti

Et tout ce beau monde donne des leçons... Mais fichons-les dehors ! Ils ne valent pas mieux que les autres. SARKO/VALLS MEME COMBAT.

VIVE LA VIe REPUBLIQUE !

 

 

Mort de Rémi Fraisse : l'Etat a bien menti, selon Mediapart ...

www.politis.fr › WebSur le vif

Il y a 6 jours - Plusieurs gendarmes ont reconnu l'« avoir vu tomber » et « avoir compris ... Un premier examen médico-légal a été pratiqué sur Rémi Fraisse « deux heures à peine après ..... Édito vidéo : Un certain Monsieur Dijsselbloem.

Rémi Fraisse : les gendarmes savaient, selon Le Monde

Dès la nuit du 25 au 26 octobre, les gendarmes avaient peu de doutes sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse. C’est ce qui ressort des dernières informations du Monde. Le quotidien a eu accès à un procès verbal, daté du 29 octobre, retranscrivant les conversations des militaires sur place.

Sivens, 26 octobre, 2 h du matin. Quelques minutes après avoir vu un manifestant s’effondrer, les gendarmes partent le récupérer :

« Les militaires ramènent le corps inerte de Rémi Fraisse. “Il respire ou quoi ?”, s’inquiète le supérieur. L’infirmier de l’escadron tente alors les gestes de premiers secours. A 2 h 03, un gendarme s’écrie : “Il est décédé, le mec ! Là, c’est vachement grave… Faut pas qu’ils le sachent !”  », raconte Le Monde.

Une petite phrase qui ne visait en rien à étouffer l’affaire, mais à empêcher la nouvelle de se répandre parmi les manifestants, et éviter ainsi que les affrontements ne redoublent d’ardeur, a assuré le service de la gendarmerie au Monde.

Mais ces révélations, qui viennent corroborer les informations de Mediapart, soulignent une fois de plus les erreurs de communication du gouvernement dans cette affaire.

Autre affirmation du Monde : les gendarmes sur place avaient reçu du préfet du Tarn la consigne de « faire preuve d’une extrême fermeté vis-à-vis des opposants par rapport à toute forme de violences envers les forces de l’ordre ». C’est, selon nos confrères, ce qu’a déclaré sur PV dès 4 h 30 du matin le 26 octobre, le commandant du groupement de gendarmes mobiles qui dirigeait les opérations cette nuit-là. Or, le 9 novembre, Thierry Gentilhomme, le préfet du Tarn, prétendait encore, dans La Dépêche du Midi, n’avoir « donné aucune consigne de sévérité aux forces de l’ordre ».

Réactions politiques

Ces nouvelles révélations relancent la polémique sur le rôle et les responsabilités du gouvernement. Dans un communiqué, EELV « demande une nouvelle fois au président de la République, dans l’attente des résultats des enquêtes en cours, de répondre dès maintenant aux questions de la famille de Rémi Fraisse et de dire la vérité aux Français sur la décision qui a été prise de ne pas révéler la vérité pendant ces premières 48 heures ».

Sur Twitter, Alexis Corbière a aussitôt renouvelé la demande d’une démission du ministre de l’Intérieur, formulée par son parti dès le mardi 28 octobre :

Ce secrétaire national du PG estime par ailleurs qu’il s’agit d’« un scandale d’État ». Joint au téléphone par Politis.fr, il explique que les mensonges de Bernard Cazeneuve dans les première 48 heures (il a fait mine de ne pas savoir ce qui s’était passé), sa déclaration du 28 octobre niant qu’il s’agisse d’une bavure, ainsi que la confirmation que des consignes de fermeté ont bien été données par la préfecture, justifient pleinement cette demande de démission.

 

 

 

 

01/08/2014

2. Lettre ouverte de MEDIAPART à François HOLLANDE

Retour sur la lettre ouverte du directeur de Mediapart au président de la République sur la politique française à l'égard d'Israël.

Notamment après la vidéo de Cantona appelant

Hollande à la lire

 


A propos de la lettre d'Edwy Plenel à François... par Mediapart

Après l'appel d'Éric Cantona à lire la lettre d'Edwy Plenel à François Hollande, d'autres personnalités ont envoyé leur vidéo.

 

Après Cantona, Michel Broué par Mediapart

(Suite note précédente)

 

 

Palestine : Monsieur le Président, vous égarez la France

|  Par Edwy Plenel

Une faute politique doublée d’une faute intellectuelle

1. Vous avez d’abord commis une faute politique sidérante. Rompant avec la position traditionnellement équilibrée de la France face au conflit israélo-palestinien, vous avez aligné notre pays sur la ligne d’offensive à outrance et de refus des compromis de la droite israélienne, laquelle gouverne avec une extrême droite explicitement raciste, sans morale ni principe, sinon la stigmatisation des Palestiniens et la haine des Arabes.

Votre position, celle de votre premier communiqué du 9 juillet, invoque les attaques du Hamas pour justifier une riposte israélienne disproportionnée dont la population civile de Gaza allait, une fois de plus, faire les frais. Purement réactive et en grande part improvisée (lire ici l’article de Lenaïg Bredoux), elle fait fi de toute complexité, notamment celle du duo infernal que jouent Likoud et Hamas, l’un et l’autre se légitimant dans la ruine des efforts de paix (lire là l’article de François Bonnet).

Surtout, elle est inquiétante pour l’avenir, face à une situation internationale de plus en plus incertaine et confuse. À la lettre, ce feu vert donné à un État dont la force militaire est sans commune mesure avec celle de son adversaire revient à légitimer, rétroactivement, la sur-réaction américaine après les attentats du 11-Septembre, son Patriot Act liberticide et sa guerre d’invasion contre l’Irak. Bref, votre position tourne le dos à ce que la France officielle, sous la présidence de Jacques Chirac, avait su construire et affirmer, dans l’autonomie de sa diplomatie, face à l’aveuglement nord-américain.

Depuis, vous avez tenté de modérer cet alignement néoconservateur par des communiqués invitant à l’apaisement, à la retenue de la force israélienne et au soulagement des souffrances palestiniennes. Ce faisant, vous ajoutez l’hypocrisie à l’incohérence. Car c’est une fausse compassion que celle fondée sur une fausse symétrie entre les belligérants. Israël et Palestine ne sont pas ici à égalité. Non seulement en rapport de force militaire mais selon le droit international.

En violation de résolutions des Nations unies, Israël maintient depuis 1967 une situation d’occupation, de domination et de colonisation de territoires conquis lors de la guerre des Six Jours, et jamais rendus à la souveraineté pleine et entière d’un État palestinien en devenir. C’est cette situation d’injustice prolongée qui provoque en retour des refus, résistances et révoltes, et ceci d’autant plus que le pouvoir palestinien issu du Fatah en Cisjordanie n’a pas réussi à faire plier l’intransigeance israélienne, laquelle, du coup, légitime les actions guerrières de son rival, le Hamas, depuis qu’il s’est imposé à Gaza.

Historiquement, la différence entre progressistes et conservateurs, c’est que les premiers cherchent à réduire l’injustice qui est à l’origine d’un désordre tandis que les seconds sont résolus à l’injustice pour faire cesser le désordre. Hélas, Monsieur le Président, vous avez spontanément choisi le second camp, égarant ainsi votre propre famille politique sur le terrain de ses adversaires.

 

2. Vous avez ensuite commis une faute intellectuelle en confondant sciemment antisémitisme et antisionisme. Ce serait s’aveugler de nier qu’en France, la cause palestinienne a ses égarés, antisémites en effet, tout comme la cause israélienne y a ses extrémistes, professant un racisme anti-arabe ou antimusulman. Mais assimiler l’ensemble des manifestations de solidarité avec la Palestine à une résurgence de l’antisémitisme, c’est se faire le relais docile de la propagande d’État israélienne.

Mouvement nationaliste juif, le sionisme a atteint son but en 1948, avec l’accord des Nations unies, URSS comprise, sous le choc du génocide nazi dont les Juifs européens furent les victimes. Accepter cette légitimité historique de l’État d’Israël, comme a fini par le faire sous l’égide de Yasser Arafat le mouvement national palestinien, n’entraîne pas que la politique de cet État soit hors de la critique et de la contestation. Être antisioniste, en ce sens, c’est refuser la guerre sans fin qu’implique l’affirmation au Proche-Orient d’un État exclusivement juif, non seulement fermé à toute autre composante mais de plus construit sur l’expulsion des Palestiniens de leur terre.

Confondre antisionisme et antisémitisme, c’est installer un interdit politique au service d’une oppression. C’est instrumentaliser le génocide dont l’Europe fut coupable envers les Juifs au service de discriminations envers les Palestiniens dont, dès lors, nous devenons complices. C’est, de plus, enfermer les Juifs de France dans un soutien obligé à la politique d’un État étranger, quels que soient ses actes, selon la même logique suiviste et binaire qui obligeait les communistes de France à soutenir l’Union soviétique, leur autre patrie, quels que soient ses crimes. Alors qu’évidemment, on peut être juif et antisioniste, juif et résolument diasporique plutôt qu’aveuglément nationaliste, tout comme il y a des citoyens israéliens, hélas trop minoritaires, opposés à la colonisation et solidaires des Palestiniens.

Brandir cet argument comme l’a fait votre premier ministre aux cérémonies commémoratives de la rafle du Vél’ d’Hiv’, symbole de la collaboration de l’État français au génocide commis par les nazis, est aussi indigne que ridicule. Protester contre les violations répétées du droit international par l’État d’Israël, ce serait donc préparer la voie au crime contre l’humanité ! Exiger que justice soit enfin rendue au peuple palestinien, pour qu’il puisse vivre, habiter, travailler, circuler, etc., normalement, en paix et en sécurité, ce serait en appeler de nouveau au massacre, ici même !

 

 

 
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