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13/09/2015

STELLA RECOMPENSEE... 2 COUPES AU TIR A L'ARC

bravo STELLA

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CARABINIERS D'AUTOMNE

Carabiniers automne

DIMANCHE 13 SEPTEMBRE 2015

Avenue des Martyrs de Châteaubriant

77290 Mitry - MITRY MORY

 

 

 

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PRIX D'AUTOMNE

 

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PRIX DE PRINTEMPS

 

 

05/09/2015

ILS NE MANQUENT PAS D'AIR AU FHaine.

Parce que je viens d'entendre sur facebook une chanson du FN,

je réagis à brûle pourpoint si je puis dire

"Fini les bagnoles qu'on fait brûler..." chantent-ils dans un CD pré-électoral

 

Celui-là qui voulait faire croire à l'insécurité dans MITRY-MORY dirigée par un maire communiste, incendiait des voitures.

Salopiaud ! Pas vu pas pris ?

SI.. justement, ce sont les siens qui ont flippé de ce partenaire dérangeant et l'ont dénoncé.

 **

*

 , ex-numéro 2 du Front national de Seine-et-Marne, mercredi 2 septembre au tribunal correctionnel de Meaux. (VINCENT MATALON / FRANCETV INFO)

Au tribunal correctionnel de Meaux Vincent Matalon

Mis à jour le 03/09/2015 | 09:17 , publié le 03/09/2015 | 08:28

"Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait, mais je ne veux pas être le seul à être traité comme un grand délinquant." Devant les journalistes qui le pressent de questions, mercredi 2 septembre au tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne), Adrien Desport ne se démonte pas.

Oui, ce jeune homme de 25 ans, ancien numéro 2 de la fédération du Front national du département, a incendié à plusieurs reprises des voitures de riverains de sa ville de Mitry-Mory et des alentours. Oui, il s'est servi de ces actes de vandalisme pour dénoncer sur son site internet une hausse inquiétante de la délinquance dans son département. Mais non, il n'est pas le "cerveau" de ces opérations : les cinq autres jeunes militants frontistes également entendus ce jour-là sont autant responsables que lui, assène-t-il avant d'entrer dans la salle d'audience.

"Il s'est vanté d'avoir fait brûler la voiture d'un imam et d'un responsable PS"

Sur les bancs des prévenus, ce petit brun à lunettes et aux cheveux plaqués en arrière est pourtant bien isolé. Ses anciens camarades du FN se sont spontanément placés derrière lui, comme pour montrer qu'ils n'ont rien en commun avec celui que Marine Le Pen avait décoré, en janvier 2014, de la "flamme d'honneur", qui récompense les militants les plus actifs. Il y a là un commercial, des étudiants, et une éducatrice canine. Ces cinq-là n'ont aucun passif judiciaire.

La plus âgée, Nathalie Leplat, est née en 1990. C'est elle qui a tout raconté à une responsable locale du parti, avant de se rendre à la police. A la barre, elle détaille les "délires d'Adrien", avec qui elle a entretenu une relation amoureuse pendant dix mois. Ces délires, ce sont des soirées rythmées par l'alcool et les médicaments, où l'on consommait parfois de la cocaïne.

Ensuite, explique-t-elle, les participants étaient invités à participer à d'autres "délires" : dégradation de véhicules et vandalisme chez d'autres responsables FN dans un premier temps, puis incendies de voitures à l'aide d'un chalumeau de cuisine placé devant le radiateur. "Un matin, il s'est vanté d'avoir fait brûler, dans la même nuit, les voitures d'un imam et d'un conseiller municipal PS", détaille-t-elle d'une voix peu assurée.

"Je suis devenu un de ceux que je voulais combattre"

Benjamin Attias, candidat frontiste malheureux aux dernières départementales dans le canton de Villeparisis, lui succède à la barre. Et il charge encore davantage celui qui était son suppléant lors de ce scrutin. Car en plus des "cocktails mystiques" servis lors des soirées au cours desquelles il proposait de "faire des 'GTA'" (du nom du célèbre jeu vidéo où le joueur incarne un criminel), Adrien Desport lui aurait fait part d'un projet bien plus glaçant : tendre un guet-apens à des policiers dans le but de les assassiner. A la présidente du tribunal qui lui demande pourquoi il a choisi un tel personnage comme suppléant, Benjamin Attias évoque une "énorme pression". "Il avait menacé de brûler ma maison si je le doublais en politique", assure-t-il, sous le regard impassible de son ancien camarade.

La suite n'arrange rien. Jean-Baptiste Nadji, solide gaillard de 21 ans rencontré lors d'un congrès du FN à Lyon (Rhône), éclate en sanglots après quelques minutes passées à raconter sa relation avec Adrien Desports. "Depuis que je l'ai rencontré, j'ai l'impression de vivre un cauchemar", s'étrangle-t-il après avoir raconté comment ils ont, à deux, inventé une agression à la bombe lacrymogène lors d'un collage d'affiches, avant d'en alerter les dirigeants du Front national.

"Il me faisait peur, me disait avoir des envies de meurtres..., poursuit le jeune homme. On peut se demander comment quelqu'un de ma carrure peut être intimidé par quelqu'un de la sienne, mais essayez seulement de passer dix minutes avec lui ! Vous devenez fou, vous ne savez plus qui vous êtes !" Avant de reprendre sa place sur le banc des prévenus, il interpelle une dernière fois la magistrate : "Je suis devenu l'un de ceux que je souhaitais combattre. En adhérant au FN, je n’imaginais pas une seconde rencontrer des gens pareils."

"Un cerveau n'incendie pas le véhicule de son voisin !"

Après le témoignage de deux autres prévenus, Adrien Desport s'avance enfin à la barre. Il précise d'emblée avoir été suspendu du Front national, avant de reconnaître avec aplomb presque tous les faits qui lui sont reprochés. Il avoue ainsi, sans ciller, avoir organisé la fausse agression, le vol d'un ordonnancier à son psychiatre, et la distribution d'anxiolytiques à ses amis.

S'il réfute être l'instigateur des incendies, accusant Jean-Baptiste Nadji et un autre prévenu d'avoir désigné les véhicules à détruire, il reconnaît s'être exécuté "par amitié".

"Je veux que chacun prenne pour ce qu'il a fait, explique-t-il avec calme. On me décrit comme cerveau, mais un cerveau ne met pas le feu au véhicule de son voisin, ça serait débile !" Quant à sa récupération politique des événements, Adrien Desport la juge presque naturelle : "Je tenais un site sur lequel je communiquais tous les jours au sujet de l'actualité de ma commune, c'est pour cela que j'y ai écrit une lettre ouverte après les incendies." L'affaire lui a, en tout cas, retiré toute velléité politique, et il assure désormais être installé près d'Antibes (Alpes-Maritimes), et il explique qu'il a commencé à dédommager ses victimes.

L'expertise psychiatrique ordonnée par le tribunal indique que, si la personnalité du jeune militant "n'est pas très affirmée" et que celui-ci fait preuve d'une "certaine immaturité", Adrien Desport ne présente "pas de dangerosité psychiatrique, et ne nécessite pas de soins".

"On dirait qu'il y a deux Desport"

Le procureur adjoint de Meaux, Emmanuel Dupic, n'est pas de cet avis. Dans sa réquisition, il reconnaît un "rôle important" au jeune militant, mais écarte fermement la manipulation de ses coprévenus. Pour le parquet, il s'agit d'une "manipulation électorale pour faire croire à un climat d'insécurité et appeler au vote" FN. Il requiert quatre ans de prison, dont douze mois de sursis avec mise à l'épreuve, à l'encontre d'Adrien Desport.

Des peines allant de huit mois avec sursis à dix-huit mois, dont neuf mois avec sursis, sont requises à l'encontre des autres prévenus. Mais, pour son rôle, "presque équivalent à celui d'un lanceur d'alerte", le procureur réclame une dispense de peine pour Nathalie Leplat. Une décision sera rendue le 16 septembre.

Après l'audience, l'avocat d'Adrien Desport confesse aux journalistes avoir bien du mal à cerner son client. "On dirait qu'il y a deux Desport, celui qui fait des déclarations fracassantes sur les réseaux sociaux, et celui qui se démène pour indemniser ses victimes. Il est insaisissable." Difficile de lui donner tort : si avenant le matin, le pompier pyromane s'est éclipsé sitôt l'audience terminée.

12/06/2015

FN incendiaire pour rafler la mise à MITRY-MORY

Jouer sur l'insécurité, attiser la haine

voilà leur programme

et le "pauvre gogol" tombe dans le piège

-J'ai fini d'essayer de comprendre, d'excuser-

ça va comme ça

***

Meaux : l’ex-cadre FN qui entretenait l’insécurité en brûlant des voitures écroué

Guénaèle Calant | 10 Juin 2015, 11h24 | MAJ : 10 Juin 2015, 22h51
 
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INFO LE PARISIEN
 Villeparisis, le 6 juin dernier. Adrien Desport se vantait sur Twitter de s'être rendu ce soir-là au commissariat de Villeparisis pour "témoigner contre une bande de jeunes pour délits à Mitry-Mory".  
 
Villeparisis, le 6 juin dernier. Adrien Desport se vantait sur Twitter de s'être rendu ce soir-là au commissariat de Villeparisis pour "témoigner contre une bande de jeunes pour délits à Mitry-Mory".  DR

Audience hallucinante, en fin de soirée ce mercredi, au tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne). Dans le box des prévenus, six militants du parti de Marine Le Pen, âgés de 19 à 25 ans, devaient répondre de « destruction volontaire par incendie en bande organisée, dégradation volontaire de bien privé et dénonciation de délit imaginaire ».

 


Parmi eux : Adrien Desport, ex-n°2 du FN 77 et candidat remplaçant aux élections départementales au canton de Villeparisis de Benjamin Attias, également prévenu, et aussi Jean-Baptiste Nadji, responsable-adjoint des jeunes FN du Val d’Oise. Qui, quand ils ne font pas de politique sont étudiant en médecine, fils de policier, courtier en assurances, autoentrepreneuse, conseiller vente...Il est reproché à ce petit groupe d’amis d’avoir, entre autres, incendié treize voitures à Mitry-Mory, dans la nuit du 8 au 9 avril 2015. Un fait divers sur lequel Adrien Desport n’avait pas hésité à dénoncer sur son blog et les réseaux sociaux « l’insécurité dans la ville ».

Face à eux, une salle remplie de victimes. Ces hommes et femmes, dont les voitures ont été brûlées, dégradées ou taguées avec des croix gammées, ont découvert avec stupeur que les auteurs étaient leurs voisins et des militants politiques. 
Par ailleurs, le 28 mars dernier, veille du second tour des élections départementales, Adrien Desport avait déposé plainte à la suite d’une agression au gaz lacrymogène alors qu’il collait des affiches électorales avec le responsable des jeunes FN 95. Il avait même fait état de cet incident sur son site, regrettant « l’indifférence des médias et de certains élus »... à propos de faits totalement inventés ! Les jeunes frontistes sont également poursuivis pour avoir tagué la voiture d’un conseiller municipal FN à Eragny (Val-d’Oise), ainsi que les abords de la maison d’une militante FN du secteur de Provins (Seine-et-Marne).
Au domicile d’Adrien Desport, les enquêteurs ont mis la main sur un gyrophare, un gomme-cogne déclaré en préfecture, des bombes de gaz lacrymogène et une paire de menottes. Une détention d’objets qui n’est pas illégale tant qu’on ne s’en sert pas.
Ces expéditions auraient été menées dans le cadre de soirées arrosées d’alcool et poudrées de cocaïne. « Je n’ai jamais forcé qui que ce soit », a expliqué Adrien Desport, pour tenter de s’extirper du mauvais pas où il se trouve. Ses co-prévenus, qui le décrivent comme manipulateur, ont bien l’intention de tout lui remettre sur le dos. Le parquet, qui craint la réitération des faits, a requis son incarcération. La substitute du procureur a fait allusion à un « projet de guet-apens contre des policiers » évoqué en garde à vue par un des prévenus.
Le tribunal a placé Adrien Desport en détention provisoire et ordonné une expertise psychiatrique. Les cinq autres, dont l’un a terminé l’audience en pleurs et une autre a exprimé ses regrets et sa peur des représailles, ont été placés sous contrôle judiciaire. L’audience a été renvoyée au 15 juillet.
L’enquête avait démarré fin mai suite à un signalement du Front national sur les agissements de son ex-responsable départemental (lire l’encadré). Adrien Desport a été adjoint du secrétaire départemental du FN 77, Renaud Persson, jusqu’en octobre. « Surpris », « dégouté par cette affaire », Renaud Persson a précisé qu’il avait « dégradé » son adjoint car il n’avait « plus confiance en lui ». « Il avait en charge la communication, adorait être en relation avec la presse. Je me suis rendu compte qu’il racontait souvent des histoires sans fondements ».

Au FN, on prépare les sanctions : "Adrien Desport doit passer en commission de discipline" prochainement, précisait, dans la journée, Wallerand de Saint Just, chef de file du FN aux élections régionales de décembre prochain en Île-de-France et ancien avocat du FN.
 

Les pyromanes confondus grâce à une enquête interne du Front national
C’est le Front national lui-même qui a découvert le pot aux roses. « Suite à des éléments qui nous ont été remontés (NDLR : la dénonciation d’une militante poursuivie), nous avons lancé notre propre enquête, puis sollicité la police », éclaire Nathalie Pigeot, responsable des fédérations au FN. Les instances nationales du parti lepéniste ont déposé plainte fin mai au commissariat de Nanterre (Hauts-de-Seine). Le FN devrait en profiter pour exclure ces militants. « S’ils ne l’ont pas encore été, c’est parce que la police nous a demandé de ne pas le faire le temps de l’enquête », justifie Nathalie Pigeot. A commencer par Desport, agaçant par sa propension « à toujours essayer de passer au-dessus de sa hiérarchie » et son « comportement étrange ».
En 2013, il avait déjà été épinglé pour des propos antisémites visant Jean-François Copé, sur sa page Facebook. Mais à l’aune de sa comparution devant un tribunal, comment Desport a-t-il pu accéder à la direction d’une fédération d’un parti qui joue les premiers rôles sur le plan national ? « On ne peut pas enquêter sur nos 80000 adhérents, rétorque la cadre frontiste. Rien ne laissait penser qu’il prenait de la cocaïne et brûlait des voitures la nuit ! »

A Mitry-Mory, ville communiste où Desport avait candidaté aux municipales, la maire PCF Charlotte Blandiot-Faride réclame une « sanction exemplaire. On apprend ces méfaits alors qu’Adrien Desport voulait accéder à la mairie. Ce sont des voyous ! » 

Thomas Poupeau

 

***

*
 Et dire que les citoyens qui n'ont aucune conscience politique votent pour ces voyous du FN au détriment du Front de Gauche, ça me laisse songeuse

***

En fouillant sur le Net, j'ai découvert ça !

"Plutôt Hitler que le Front Populaire "

et maintenant "Plutôt le FN que le Front de Gauche"

Il faut regarder cette vidéo de Public Sénat ... Rien que ça !

Je ne sais pas s'il faut en rire ou pleurer

Je rêve ? Mais non !

LE FN CHERI DES MEDIAS... ET PENDANT CE TEMPS-LA LE FRONT DE GAUCHE PASSE A LA TRAPPE


Public Sénat - Adrien Desport candidat pour... par fn77

Adrien Desport candidat RBM / FN aux élections municipales pour Mitry-Mory contre la mairie communiste. 
N.B.: Nous vous informons que quelques minutes après l'interview, un groupe, probablement communiste (selon les témoins), a attaqué Adrien Desport.

***

BANDE DE SALOPARDS ....

Plus le mensonge est gros, plus il passe ? Auprès des médias, oui !

 

Adrien Desport (FN) agressé samedi à la bombe lacrymogène

Sé.B. | 31 Mars 2015, 00h00 | MAJ : 31 Mars 2015, 00h00
 

 

ADRIEN DESPORT, membre du FN 77 et candidat remplaçant dans le canton de Villeparisis, a été agressé samedi, dans le canton de Nangis. Avec Jean-Baptiste Nadji, responsable des jeunes du FN du Val-d'Oise, ils ont été aspergés de gaz lacrymogène, par un homme qui les aurait suivis alors qu'ils s'occupaient de l'entretien des affiches officielles de leurs candidats.

 

Ils ont tous les deux porté plainte auprès de la gendarmerie. Ils fumaient une cigarette, dans la voiture d'Adrien Desport, arrêtés vers 14 h 30 sur le bas-côté d'une route qu'il n'a pas pu définir -- le candidat ne connaît pas le secteur --, quand leur agresseur est intervenu en passant sa bombe par une vitre ouverte. D'après nos informations, les faits se seraient déroulés dans les environs de Chartrettes.

> Venez débattre et poser vos que

Décidément, ce pauvre garçon ! Tout est bon pour se faire de la PUB

*** 

*

Il s'voyait déjà en haut de l'affiche §§ LALALALALALALALALA

emprunté sur sa page facebook

 

Pas un peu mégalo le garçon ?

*

 

04/02/2014

Sacré ROBERT !

Ancienne MITRYENNE, Robert MARCHAND n'est pas un inconnu

Je ne pouvais faire autrement que de lui rendre hommage

Si l'occasion se présente, j'irai trinquer à sa victoire

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Actualités

26, 927 kilomètres en vélo sur une heure à 102 ans. Sans se mettre dans le rouge, le plus vieux cycliste de la planète a battu son record et n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin !

Non, Roselyne, non. Ce n’est pas possible… Il n’a pas le droit. Il ne peut pas. La médaille d’or de Jeunesse et Sports, il l’accepte, mais pas des mains d’une ministre UMP, même aussi flamboyante, aussi colorée, aussi ouverte que Roselyne Bachelot.

Plus modeste, à l’abri des éclats de strass et des clinquantes pépites de la «Sarkozie», Corine Dupont, maire communiste de Mitry-Mory fera l’affaire.

«Par conviction, je ne pouvais pas faire autrement», ose-t-il alors à peine gêné.

 

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 http://www.velovelo.com/article

Ligne de vie

Après plus d’un siècle sur les routes, on peut se permettre de ne pas trahir ses opinions, sa ligne de vie. La CGT, le Parti, les syndicats, ont toujours accompagné Robert Marchand sur son parcours étonnant. Le petit Picard n’a jamais oublié l’entrée des casques à pointe sur le parvis de… Notre Dame d’Amiens. Depuis, il n’a jamais changé de camp.

Veuf après quatre ans de mariage dans les années trente, sans enfant et jamais remarié, le double recordman de l’heure des plus de 100 ans a traversé la fin du deuxième millénaire en multipliant les expériences. «En 1943, à Château-Landon, je devais faire le prof de gymnastique des fils à papa, explique-t-il à son journal de toujours, «L’Humanité», ils venaient aux pompiers de Paris pour échapper au service du travail obligatoire, le STO.

Alors, j’ai refusé de leur donner des cours. Du coup, le colonel, ce salopard, m’a collé un mois de prison, mais il ne l’a pas emporté au paradis !»

 

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Eleveur de poulets et planteur de canne à sucre au Venezuela, il a bûcheronné au Canada entre deux retours en France où il a négocié avec plus ou moins de succès du vin, des chaussures et des laitues. Longtemps après cette première vie, les mains posées sur d’invisibles cocottes, le dos proprement incliné, Robert Marchand longe la côte d’azur de la piste flambant neuve de Saint-Quentin-en-Yvelines avec la régularité d’un petit train électrique en chemin pour l’histoire. Pas le moindre à coup dans sa quête appliquée, par le moindre écart, il roule comme il roulait un peu plus tôt à l’échauffement, et comme il roulera peut-être, c’est désormais son objectif, au soir de ses 105 printemps.

 

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En blazer marine et pantalon clair, les officiels de l’UCI, appareils de mesure dûment poinçonnés en bandoulière, donnent à la ronde tranquille du papy ambitieux le cachet d’un exploit authentique. Quand il passe à l’entrée de l’avant dernier virage, un «Se canto» diatonique lui offre, sur quelques mètres, un supplément d’allant. Il ne montre rien. Ni la douleur qui, probablement le taquine, ni les doutes, qui, peut-être le guettent, ni même le bonheur, qui, quand même, doit lui proposer un bouquet de forces supplémentaires.

«Je n'étais qu'à 90% de mes moyens»

Huit Bordeaux-Paris, quatre Paris-Roubaix, douze Ardéchoise, et, 24.100 kilomètres le 17 février 2012 à Aigle, en Suisse, le record de l’heure des plus de 100 ans spécialement créé pour lui: un joli petit palmarès.

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Un peu plus tôt, en lui parlant fort et à l’oreille, Bernard Thévenet lui a donné, les derniers conseils. Il n’en avait pas besoin, la marque a explosé. «Et encore, je n’étais qu’à 90 % de mes moyens. Je pense que j’aurais pu faire un peu mieux.; donc je vais faire un peu mieux bientôt. Maintenant, je voudrais aller remercier ceux qui m’ont encouragé pendant une heure, il y en a qui ont fait six cents kilomètres rien que pour moi !» 102 ans, 151 centimètres, 52 kilos, 26, 927 kilomètres en 60 minutes, pour quelqu’un qui ne s’est jamais soucié des chiffres, l’addition touche au sublime.

Patrick LOUIS

***

C'est un vrai roman, c'est une belle histoire !

*

SES CAMARADES DE CONVICTION, DE COMBAT

SONT FIERS DE LUI

Un sacré personnage

 

31 janvier 2014

Dans quelques heures ce vendredi 31 janvier, Robert Marchand (102 ans) va tenter de battre son propre record du monde cycliste des plus de 100 ans sur la piste de Saint-Quentin-en-Yvelines. Un car de Mitry-Mory, sa ville, rempli de tous ses amis et camarades vient de prendre la route pour soutenir le champion. Tous les médias évoquent le parcours de Robert en oubliant que depuis très jeune, il est engagé dans le combat syndical et politique. Voici un article de mon ami Michel Scheidt publié il y a trois ans dans « Vie Nouvelle », le magazine des retraités CGT.

Robert Marchand est né le 26 novembre 1911. Un des rares témoins, bien vivant, d’un XXe siècle tourmenté. Comme l’a été sa vie d’ouvrier. Toujours syndiqué à la Cgt, à l’Union syndicale des retraités de Mitry-Mory en Seine-et-Marne, abonné à Vie nouvelle et à L’Humanité, Robert est un homme de convictions. Qui n’a de cesse de transmettre des valeurs humanistes universelles. En pleine forme, il parcourt 7 000 kilomètres à vélo chaque année, et affiche un des plus fabuleux palmarès cyclotouriste. Une longévité exceptionnelle qu’il explique simplement par de la chance. La roue tourne aussi pour Robert Marchand. Pas celle de la fortune, certes non ! Mais celle de la vie qu’il ajoute aux années. Kilomètre après kilomètre. ­Rencontre.

«Je ne suis pas un phénomène. Simplement un type ordinaire qui a de la volonté. J’ai toujours fait des efforts. Et de ce point de vue, le vélo comme le travail sont des sacrées écoles. » Une évidence pour Robert, mais pas forcément pour le quidam qui découvre ce petit bonhomme qui a traversé quasiment tout le XXe siècle du haut de son mètre cinquante-deux. Ce qui frappe en découvrant Robert Marchand, c’est d’abord sa jovialité. Le large sourire avec lequel il nous accueille, en nous ouvrant la porte de son antre, fait chaud au cœur. Un minuscule F1 niché au rez-de-chaussée d’une agréable cité HLM de Mitry-Mory (77). Le vélo ensuite. Un superbe monobloc bleu et blanc en carbone. De taille XS. Une machine du dernier cri à faire pâlir d’envie bien des cadets. La bécane a sa place contre le mur de l’entrée, juste devant la porte. Impossible de passer devant sans la toucher et la caresser. Un moment d’intimité partagée. « Je l’ai achetée récemment chez un vélociste local qui a la culture du vélo » précise Robert en décrivant fièrement les innovations techniques de la machine. Seules les pédales, encore à cale-pieds avec des lanières en cuir qu’il faut, à la demande, serrer et desserrer à la main, contrastent avec l’ensemble. Des pédales comme on n’en voit plus beaucoup dans les pelotons. « Je ne me suis jamais fait aux pédales automatiques, j’ai peur de tomber… » lâche-t-il, devant notre étonnement. En face, sur le mur du fond, les étagères débordent d’une multitude de coupes, de médailles et autres diplômes qui témoignent d’une vie cycliste bien remplie. Lorsqu’on lui demande lequel de ces trophées a le plus de valeur et représente son meilleur souvenir, Robert n’hésite pas longtemps. Il soulève le pavé d’un de ses quatre Paris-Roubaix cyclo, celui de 1987. Puis, il montre du doigt la médaille d’or « Jeunesse et Sports » qui lui a été décernée en mai 2010. « Je n’ai pas voulu que Roselyne Bachelot (alors ministre des Sports ndlr), me la remette. J’ai préféré la maire communiste de Mitry-Mory Corinne Dupont », tient à souligner notre ami. C’est ainsi, l’homme a des principes.

 

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 Avec  Corinne DUPONT, à sa gauche, Maire de MITRY-MORY

http://tignon.andre.free.fr/

Une vie tourmentée.

Si Robert vit seul et en parfaite autonomie, il est néanmoins très entouré. Comme d’autres copains des Cyclos mitryens, Alain Gautheron, qui fut secrétaire général de la Fédération Cgt des PTT, et qui préside actuellement le club, veille sur Robert. Sur la route et dans la vie quotidienne. Avec beaucoup d’attention. De tendresse et de respect aussi à l’égard de cet adhérent « historique », pas tout à fait comme les autres. « Tu verras, méfie-toi, Robert, c’est un personnage », m’avait pourtant prévenu Alain. J’aurais sans doute dû tenir compte du conseil.

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http://tignon.andre.free.fr/

 Avec Alain GAUTHERON, un ancien "collègue" quand les P.T.T. étaient une grande famille

n'avaient pas été bradés au privé

 **

*

 L’homme impressionne. L’œil vif, le verbe facile, bien calé dans son fauteuil, duquel il se lève parfois, un brin tribun pour s’indigner, Robert prend le départ. Il déroule son parcours… Une course en ligne, sans étape, en direct et contre la montre. Jusqu’à l’arrivée. À peine un petit arrêt ravito au Chablis, à l’heure de l’apéro, auquel il n’est pas possible d’échapper. Dur métier que celui de reporter ! « Le 31 août 1914, j’avais trois ans, mais j’ai gardé le souvenir de l’arrivée des Allemands à Amiens par le pont Beauvillé. Nous habitions à Albert, en plein sur la ligne de front de la Somme. Comme tous les enfants de moins de quinze ans, j’ai été évacué et je me suis retrouvé dans une ferme à Bourbon-l’Archambault dans l’Allier. Ma première soupe au lait. J’en ai encore le goût. À l’armistice, je suis repris par mes parents, et nous arrivons en banlieue parisienne. À Fontenay-sous-bois. J’étais presque illettré et je ne savais même pas compter jusqu’à cent. » Les souvenirs d’une force inouïe se bousculent dans un flot que rien ne peut arrêter. Premiers apprentissages, premiers travaux. Maroquinier à la Bastille, imprimeur sur fer à Montreuil… Premières réunions syndicales aussi. Premières bagarres avec les gardes républicains à cheval au sortir d’un meeting à la Bourse du travail… En 1923, Robert arrive à Mitry-Mory. Il travaille avec son père dans la chaussure. Il découvre le sport par la boxe et la gymnastique avec la Fédération sportive du travail qui plus tard deviendra la FSGT. « J’ai été champion de France de gym en 1924. Mais attention s’amuse encore Robert en relatant l’exploit : À la pyramide, évidemment, comme j’étais le plus petit, il me suffisait de grimper tout en haut pour la fermer… » Et le vélo dans tout ça ? « J’ai eu mon premier vélo en 1925. Je fais ma première course, le circuit de l’Ourcq, sous un faux nom, car j’étais trop jeune. Un responsable du club de Levallois lui avait pourtant prédit un modeste avenir dans cette discipline. « Tu ne seras jamais un vrai cycliste, tu es trop petit. » Pas rancunier pour un sou l’ami Robert. Le vélo est toujours resté sa grande histoire d’amour.

 

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Même petits, ils sont grands.

En 1931, Robert entre chez les pompiers de Paris. Il y fait son service militaire. Un certain capitaine Coche lui mène la vie dure. « Un vrai salopard celui-là » se souvient-il encore. Qui lui a collé toutes les corvées. Une période difficile. Ponctuée de furtifs petits bonheurs. Comme celui qu’il évoque avec pudeur et une infinie douceur : « En 1933, je suis pompier aux Folies Bergères. Des filles plus belles les unes que les autres. Et c’est le coup de foudre avec une belle blonde qui finit par m’inviter chez elle. J’avais déjà passé vingt ans. C’était la première fois que je faisais l’amour. » Le visage rosit, l’œil brille… Un moment d’émotion. Partagée.

Mais la crise économique fait des ravages. Le fascisme monte partout en Europe. En France aussi. Les Croix de feu, les Camelots du roi « les ascendants du FN » lâche Robert, bombent le torse. Militaire, en conflit avec l’autorité, Robert refuse de maintenir l’ordre. Il est démobilisé. En clair, viré des pompiers de Paris pour insubordination. Plus de travail, le chômage et son cortége de misère. Puis c’est l’embellie du Front populaire. « Les quelque quatre-vingts députés communistes ont beaucoup pesé. Grâce à eux, on a eu les quinze jours de congés payés » rappelle, enthousiaste, Robert. Le Front populaire, c’est aussi les quarante heures et des grands travaux. Robert retrouve un emploi -il pose des rails de chemin de fer- les grèves, les manifs… Comme tout le monde. En juin 1936, il redevient pompier. Mais civil. Il entre à la Banque de Paris et des Pays-Bas. Déjà, le ciel s’assombrit. 1939, la mobilisation. Reversé aux pompiers de Paris. La « drôle de guerre », puis la guerre et la nuit de l’occupation. « On va se faire casser la gueule pour des riches » s’insurge encore Robert.

Retour à la ferme dans la Somme. Les alliés bombardent les bases de missiles allemands. Il est dessous. Puis les chars canadiens, la libération… Une autre embellie. La vie reprend son cours normal. Les pas de Robert le conduisent au Venezuela, au Canada, en Union soviétique aussi. « J’ai roulé à vélo sur la place rouge » et visité le célèbre cimetière de Minsk dans lequel une stèle conserve la mémoire de chaque village martyr du nazisme .

Le temps de dire aux jeunes d’aller voter, de s’indigner, « de lire ça », en montrant l’Huma et Vie nouvelle, de dire encore que la terre pourrait être un paradis, si « les 10 % de salopards qui ne pensent que par l’argent ne rendaient pas la vie impossible aux 90 % de braves gens ». De dire aussi qu’à son âge, « on n’a plus guère de projets, mais des rendez-vous ».

Marqués sur le calendrier de la poste affiché au mur : l’Ardéchoise où il arborera en juin le dossard n° 1, Paris-Cambrai en septembre où on lui a promis un feu d’artifice. Et le 26 novembre, son centenaire à Mitry-Mory, au milieu des siens. En quittant Robert, je me dis que décidemment, il en est de certains hommes « ordinaires », comme de certains hommes cyclistes, lorsqu’ils escaladent les montagnes en serpentant tout là-haut, dans les lacets des cols : Même petits, ils sont grands !

Michel Scheidt

 

 

 
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