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24/11/2016

PRESIDENTIELLES : LE SOLO TACTIQUE DES COMMUNISTES

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"Les cadres communistes ne sont pas à un paradoxe près. Ils critiquaient la multiplication des candidatures à gauche. Ils affirment depuis des mois qu'il faut, pour contrer la menace de la droite et de l'extrême droite, une candidature commune de la gauche alternative. En conséquence de quoi, samedi dernier, leur conférence nationale a majoritairement décidé de "présenter un candidat issu de leurs rangs".

...

De fait, ce vote constituer au premier abord un revers personnel pour le secrétaire national du PCF, lui qui s'était prononcé, à la veille de la conférence nationale, du bout des lèvres, en faveur de l'option Melenchon. Pierre Laurent paie dix mois de tergiversations. Il s'est d'abord rallié à l'idée d'une primaire de toute la gauche, avant d'affirmer que ce serait à condition que François Hollande n'en soit pas, pour finir par y renoncer quand il est apparu que les communistes y étaient hostiles....

...

Ce faisant, Pierre Laurent et Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, ont alimenté depuis janvier auprès des militants communistes un "tout sauf Mélenchon" dont le vote de samedi est l'expression.

Car les délégués qui ont opté pour une candidature maison forment une coalition extrêmement hétéroclite. Schématiquement,  on y retrouve les communistes orthodoxes et identitaires, dont les trois textes concurrents avaient recueilli un quart des suffrages au dernier congrès, et les nostalgiques de l'union de la gauche, attachés, eux, à des alliances avec les socialistes.

"Le clivage qui traverse le parti est le même depuis dix ans", a pu noter Fabienne Haloui, membre du Conseil National et secrétaire de la fédération du Vaucluse : "Les camarades qui contestent aujourd'hui de pouvoir conclure un accord avec Jean-Luc Melenchon et qui défendent le Front de Gauche sont les mêmes qui en 2010 (au 35ème congrès), contestaient sa création et souvent refusaient de partir sur des listes autonomes du Front de Gauche et parfois s'alliaient avec le PS".

 

....

Gagner du temps jusqu'au résultat de la primaire du PS était jusqu'à ces derniers jours l'option privilégiée par la direction du PCF...

... est remonté très vite le désir majoritaire des communistes de ne plus attendre pour entrer en campagne. ...

....

Dartigolles : "Dans une situation politique à la fois très évolutive et par bien des aspects imprévisible, nous saisirons toutes les occasions, toutes les possibilités qui permettront d'empêcher un scénario politique conduisant au pire"...

Pierre Laurent n'a pas dit fondamentalement autre chose quand, défendant l'option d'un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, avec de sérieuses réserves -maintien de l'autonomie de parole et d'initiative politique du PCF, refus d'intégrer la France insoumise et de signer sa charte législative-, il a indiqué que la recherche d'un rassemblement capable de mettre la gauche au second tour rendait toute décision de candidature "évolutive".

"Si un rassemblement plus ample grâce à notre travail et nos initiatives est possible sur la base d'un accord politique, nous saisirons la perche sans hésiter"....

 

Et la perche pourrait être Arnaud Montebourg. Les secrétaires des fédérations de Loire-Atlantique ou du Maine-et-Loire, se sont exprimées en ce sens.

**

Ce sera sans moi

22/09/2016

Mais pourquoi tant de haine ?

 

Quels crimes a-t-il commis pour être ainsi vilipendé par ceux qu'il a fait progresser en 2012 ?

 

Certains au P.C.F. publient cet article qui en fait date de 2011 

**

En fait, qu'ils aient soutenu ou non MELENCHON en 2012, le résultat

A l'élection présidentielle de 2012,

  il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,1 % des voix

Calmez-vous les camarades ! M.G. BUFFET sait très bien ce qu'a rapporté aux communistes MELENCHON en 2012

Pourquoi pas en 2017 ?

**

*

Voilà ce qu'ils disaient en 2011 et qui ressort aujourd'hui

"....Les communistes qui vous distribuent ce tract (2011) ont pris acte de la ratification en juin de la décision de la direction du PCF de se ranger derrière le social-démocrate Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. (ils l'appellent social-démocrate alors qu'il a quitté le P.S.)

Chacun d’entre nous à son niveau de responsabilité respecte le choix des communistes de son organisation et s’investit dans les luttes politiques de 2011 et 2012. Nous faisons remarquer cependant que le programme soi-disant « partagé » a été élaboré, après coup, strictement sans les communistes et que le congrès ordinaire du PCF a été annulé.

Nous sommes d’autant plus autorisés à réaffirmer publiquement, au-delà du vote, que Jean-Luc Mélenchon n’est pas notre candidat."

 ***

C'était le mien 11,1 % des voix

et ce le sera encore en 2017

*

Extraits pris sur Wikipédia

"Il fait partie de l'aile gauche du PS jusqu'au congrès de Reims de 2008,
Il est le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle de 2012, où il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,1 % des voix

En 1992, il vote et appelle à voter pour le traité de Maastricht qu'il considère comme un « compromis de gauche »

il regrette assez tôt27 son choix sur le traité de Maastricht, et dépose avec la Gauche socialiste un amendement intitulé « Tourner la page de Maastricht » à la Convention du PS de 199628. Il déclarera par la suite que ce sont les opposants à ce traité qui avaient raison et que l'objectif affiché à l'époque est un « échec total ».

Les 22 et 23 avril 1998, il va à l'encontre de la position du parti et est l'unique sénateur du groupe socialiste à voter respectivement contre le projet de loi d'intégration de la Banque de France au système européen de banques centrales et contre la résolution sur le passage à l'euro

À la suite de cela, il est sanctionné comme cinq autres parlementaires, par le bureau national du Parti socialiste et reçoit du premier secrétaire François Hollande, une lettre de blâme

Après le référendum interne au Parti socialiste sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe et la victoire du oui, il enfreint les consignes de son parti et fait campagne aux côtés de Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et José Bové (Confédération paysanne) lors de meetings communs pour un non de gauche.


Le 7 novembre 2008 a lieu le vote des militants socialistes pour départager les différentes motions. La motion soutenue par Ségolène Royal arrive en tête avec environ 29 % des suffrages exprimés, tandis que celle conduite par Benoît Hamon arrive en quatrième position avec 18,5 %. Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est une victoire de la majorité sortante, qui emporte 80 % des suffrages et, parmi elles, de celle prônant l'alliance au centre. S'estimant trop éloignés de cette tendance au point qu'il ne soit pas utile de prendre part au Congrès, lui et Marc Dolez font part de leur décision, « par fidélité à leurs engagements » et dans un souci d'indépendance d'action, de quitter le Parti socialiste, pour créer un nouveau mouvement « sans concession face à la droite »


Ils ont annoncé « la construction d'un nouveau parti de gauche », simplement intitulé le « Parti de gauche » (sur le modèle allemand de Die Linke), et appelé « à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes » Le 18 novembre, à l'occasion d'une rencontre avec le Parti communiste français, les deux partis ont annoncé leur alliance sous forme de « partenariat », dans le cadre d'un « front de gauche pour une autre Europe démocratique et sociale, contre la ratification du Traité de Lisbonne et les traités européens actuels »

Jean-Luc Mélenchon propose sa candidature à l'élection présidentielle le 21 janvier 2011. Il obtient successivement le soutien du Parti de gauche, de Gauche unitaire et de la Fédération pour une alternative sociale et écologique. Le 5 juin 2011, 63,6 % des 800 délégués du Parti communiste français réunis lors d'une conférence nationale à Montreuil votent en faveur d'une résolution politique incluant la candidature de Jean-Luc Mélenchon en vue de l'élection présidentielle de 2012. Lors d'une consultation interne qui se tient du 16 et 18 juin 2011, les militants communistes se prononcent majoritairement en faveur de sa candidature (59,12 %) face à celles d'André Chassaigne (36,82 %) et d'Emmanuel Dang Tran (4,07 %). Jean-Luc Mélenchon devient ainsi le candidat officiel du Front de gauche pour l'élection présidentielle de 2012 reçoit le soutien de l'ensemble des composantes du Front de gauche, d'autres partis comme les Alternatifs, et de plusieurs dirigeants du Nouveau Parti anticapitaliste qui le préfèrent au candidat présenté par leur parti, Philippe Poutou

Au cours de sa campagne, Jean-Luc Mélenchon tient de nombreux meetings qui connaissent de vrais succès d'affluence57. Il rassemble jusqu'à 120 000 personnes, selon les organisateurs, lors d'une « marche pour la Sixième République » organisée place de la Bastille, à Paris, le 18 mars. Le candidat du Front de gauche connaît une progression constante dans les sondages ; le sondeur CSA lui attribue ainsi 13 % d'intentions de vote le 21 mars. Le 23 mars, en recueillant 14 % des intentions de vote selon un sondage BVA il confirme cette dynamique positive en dépassant, dans ce sondage, François Bayrou et Marine Le Pen qu'il prend souvent pour cible dans le cadre de sa campagne. Le 27 mars 2012, le Front de gauche réunit 23 000 personnes lors de son meeting à Lille La semaine suivante, après deux meetings en salle comble à Vierzon et Limoges, il réunit près de 70 000 personnes place du Capitole à Toulouse et près de

120 000 au Prado à Marseille le 14 avril. 

Totalisant 11,10 % des voix (3 984 822 voix) au premier tour, Jean-Luc Mélenchon termine quatrième de cette élection présidentielle, derrière Marine Le Pen et devant François Bayrou, se trouvant à un niveau nettement supérieur à celui de Marie-George Buffet en 2007 (1,93 %), certains auteurs avançant que c'est grâce à une captation supposée des voix des différents mouvements d'extrême gauche et écologistes qui, pour ceux encore présents en 2012, virent leurs scores s'effondrer (NPA : 1,15 % ; LO : 0,56 % ; EELV : 2,31 %)

En appelant dès le soir du premier tour à voter contre Nicolas Sarkozy au second tour, il demande à ses électeurs de voter « sans demander rien en échange » pour le candidat du Parti socialiste François Hollande (sans toutefois prononcer le nom de ce dernier).

Le 22 juillet 2014, il annonce ne plus pouvoir continuer son engagement politique comme avant

« Pour moi, ce n'est pas de me mettre en retrait, c'est m'utiliser autrement. J'ai fait mon temps à organiser la vie d'un parti. J'essaie de cristalliser quelque chose qui existe en dehors de moi. J'ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela. »

« J'ai besoin de dormir, de bayer aux corneilles », précise Jean-Luc Mélenchon après les deux échecs aux élections municipales et européennes de 2014

Il annonce, le 22 août, son départ de la direction du Parti de gauche et la création d'une direction collégiale. Cette mise en retrait au sein du parti, n'est pas une mise en retrait politique, et il déclare fin janvier 2015 être « disponible » pour l'élection présidentielle de 2017 et « si nous devions gouverner, je saurais le faire. »

En septembre 2014, il lance un appel pour un grand mouvement populaire en faveur d'une Sixième République

Candidature à l’élection présidentielle de 2017

Jean-Luc Mélenchon, le 26 mai 2016 à Paris, lors d'une manifestation contre la loi El Khomri.
Il annonce le 5 juillet 2015 qu’il entend être candidat à l'élection présidentielle de 2017, argumentant qu'il ne faut pas tourner « autour du pot : la présidentielle sera le moment de renverser la table. Parce que la Constitution de la Ve République est ainsi faite que par un seul vote, on prend tous les pouvoirs. ». Il confirme le 10 février 2016 sa candidature sur TF1 en écartant sa participation au projet de primaires à gauche.

Il propose une candidature « hors cadre de partis », sans le Front de gauche. Il reçoit malgré tout le soutien du Parti de gauche, de la Nouvelle Gauche socialiste fondée par d'anciens membres du PS98, de membres du mouvement Ensemble !, une composante du Front de gauche et de membres du Parti communiste français, comme Marie-George Buffet, le courant Révolution ou les plus de 2 000 signataires d'une pétition initiée, entre autres, par Francis Parny, ancien vice-président du conseil régional d'Île-de-France.

Le 10 février 2016, Jean-Luc Mélenchon propose aux citoyens de soutenir sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 ; pour cela il lance le mouvement citoyen « La France Insoumise », dont l'outil principal est la plateforme internet JLM2017. Cette plateforme permet de contribuer collectivement en s’appuyant sur le programme « l'Humain d'abord », programme où la VIe République, le partage des richesses, la planification écologique, la sortie des traités européens, etc. constituent les thèmes fondamentaux à actualiser.

Des groupes d'appui à la candidature de Jean-Luc Mélenchon sont ainsi créés localement en France. Par ce mouvement collectif hors cadre des partis, il propose donc à la fois « une candidature, un projet en construction, un moyen de travail commun et un outil d'action », l'objectif étant avant tout de réunir une assemblée représentative chargée d'élaborer une nouvelle constitution en vue d’établir la VIe République. Le 1er mai 2016, le site jlm2017.fr dépasse les 100 000 soutiens individuels recueillis.

Au mois de juin 2016, les enquêtes d'opinion donnent Jean-Luc Mélenchon et François Hollande au coude-à-coude en termes d'intentions de vote à la présidentielle et indiquent qu'il est le candidat préféré des sympathisants de gauche"

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mais, comme dirait je ne sais plus qui, pourquoi tant de haine ?

 

 

 

04/04/2016

RALLUMER L'ETINCELLE DU FRONT DE GAUCHE

Les amis du Front de gauche

" Extrait : En signant cet appel, nous avons d’ores et déjà contribué à une significative évolution de la situation.

Le débat s’est développé positivement parmi les militantes et militants des forces constituant le Front de gauche. Il en est de même du côté des militantes et militants syndicaux, impliqués au cœur des luttes dans les entreprises et les services publics. 

« Ensemble » a exprimé fortement son intention de « ne pas se résigner à la division du Front de gauche ».

Des centaines de militantes et de militants du Parti de Gauche, engagés dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, ont également choisi de signer l’appel.

Et la direction du Parti communiste français a dû tenir compte de l’ampleur de la volonté collective exprimée. Alors qu’elle avait décrété « l’échec politique » du Front de gauche, elle a depuis déclaré que les communistes « sont attachés au Front de gauche » et vouloir « le redéployer dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen ». Cette modification de langage est un premier pas dans la bonne direction même si elle maintient encore, contradictoirement, la stratégie de primaire de toute « la gauche » dans laquelle est s’est engagée. "

 

Tribune de Joël Auxenfans

Joel Auxenfans, artiste plasticien nous communique ce texte.

De qui se moque-t-on ?

J’ai signé l’appel « Rallumer l’étincelle » dès qu’on m’a sollicité.

Quelques temps auparavant, j’avais encore relancé Pierre Laurent en lui indiquant l’urgence, 16 mois avant le premier tour des présidentielles, de lancer une campagne visuelle rassemblant DEJÀ les protestations contre la politique du PS, de la droite et de l’extrême droite (partis politiques en perpétuel copié-collé réciproque comme chacun sait).

L’actualité médiatique m’a livré sa réponse : un livre appelé « Coup de Poing » et un accord donné sans consultation aucune de sa base, pour des primaires avec les appareils et les « personnalités » du PS et consorts…

Je dois dire que cette nouvelle m’atterrait.

Quelques jours plus tard, Jean-Luc Mélenchon proposait officiellement sa candidature. Cette nouvelle instantanément me rendit mon énergie. Elle me fit décider dès le soir même puis le lendemain, de réaliser une peinture affiche de soutien d’artiste, indépendante, autonome mais pas déconnectée (voir ci-joint).

Comment expliquer l’écart d’énergie provoqué par ces deux déclarations (à moi qui suis plutôt de « tradition » communiste) ?


L’explication que je vois est la suivante :


La première déclaration, celle de Pierre Laurent, fait attendre encore et dépendre le développement de la politique des réactions stratégiques et intéressées de l’appareil du PS. Elle font dépendre de celles-ci mêmes les initiatives politiques de la base des militants, puisqu’on ne sait sur quel pied danser tant qu’on n’est pas clair sur des convergences avec des gros poissons du PS, généralement anciens ministres de Hollande, et les formations de gauche toutes plus dispersées et désespérantes les unes que les autres dans leur incapacité à «CÉER L’ÉVÈNEMENT ».

La deuxième, celle de Jean-Luc Mélenchon, crée immédiatement l’événement, justement. Elle capitalise instantanément l’énergie débordante de la campagne des présidentielles de 2012 qui rassemblait dans l’action et l’espoir des militants enfin convergents sur l’essentiel : créer l’alternative réellement de gauche.

La suite, on la connut aux différents scrutins qui suivirent : invariablement, la direction du PCF, emboîtant le pas de Pierre Laurent dans son souhait de préserver les meubles dans la débâcle, s’arrimait solidement au PS qui était le principal moteur de l’effondrement à gauche pour cause de trahisons par centaines.

Un exemple frappant fut, on le sait, Paris aux municipales, où l’on sut par quels méthodes indignes les choix d’accord au premier tour avec le PS furent fait en piétinant littéralement la confiance des partenaires en particulier le Parti de gauche qui dut faire campagne seul contre le PS et le PCF, ce dernier s’arrogeant l’utilisation à contre sens du label Front de Gauche avec le Parti socialiste ! Ou Grenoble, … Grenoble !!…

Il est donc plaisant d’entendre des permanents du PCF regretter la proposition de candidature, « seul », de Jean-Luc Mélenchon, alors que les décisions de participer aux primaires avec le PS & Co ont été prises elles-aussi SEUL, par une toute petite équipe autour du secrétaire général du PCF ! (je n’y étais, en tout cas, ni informé, ni invité, ni consulté ; et vous ?…)

Et qui va nous faire croire qu’organiser des primaires avec « toute la gauche » (entendez le PS des poids lourds de l’establishment libéralsocialMédef) n’allait pas être autre chose qu’une mise devant le fait accompli d’un Mélenchon (choisi pourtant en 2011 par les militants PCF par vote s’il vous plaît) en brillant second, voire brillant quatrième derrière un Montebourg, « tellement plus rassembleur » ou, coups de plastron gôgôche mis à part, n’importe quel autre ancien promoteur de la politique de capitulation économique, sociale, environnementale, internationale devant les désirs de la finance et des intérêts américains, comme on le voit avec le TAFTA… ?

Façon de placer celui qui avait fait obtenir un score historique à la gauche radicale en 2012 en position d’élimination lorsqu’il sera trop tard pour réagir.

Et c’est là une véritable perfidie, que l’intéressé a, à mon impression, bien déjouée.

Maintenant, je pose une question : une fois que JL Mélenchon s’est « proposé » pour 2017 (puisque c’est le cas), qu’est-ce qui justifierait, au vu de son boulot accompli en 2012, qu’il ne soit pas le candidat de 2017 ?

Quelle faute inexcusable, quelle trahison aurait-il aurait-il commise pour n’être pas automatiquement et tacitement reconduit, comme cela arrive souvent dans de nombreux contrats, adhésions, abonnements ? … Quel est le problème ? Je n’ai pas personnellement de problème de personne même si je sais que par définition une personnalité n’est pas parfaite et a ses défauts ; l’avantage étant de la connaître déjà un peu depuis 2012…

Et quelle efficacité politique y-a-t-il – au vu des « circonstances extrêmement graves » dont on nous rebat les oreilles (manière de nous interdire toute réponse divergente, comme pour la « sortie de l’Euro ») et qui le sont en effet – à se remettre pendant des mois à tergiverser dans des approches d’appareils et des simulacres d’unions sous les feux déstabilsants des médias aux ordres, sur des projets qui ne sont pas compatibles on le sait, pour des concessions et des compromissions qui ne peuvent que faire ralentir et affaiblir l’impact dans l’opinion publique d’une possible alternative à gauche ? Aucune.

Alors que JL Mélenchon s’est déjà proposé. Il a déjà révélé, par l’épisode du piège des « primaires à gogos », qu’il n’était pas le plus naïf, ce qui est un atout face aux autres filoux de droite et de gauche qui l’attendent pour la suite.

Il a un programme qui reprend « l’Humain d’abord » en l’améliorant (que demande le peuple ?!). Il est le seul à ouvrir à ce point les possibles sur l’option 6ème république, sur la sortie de l’euro pour une souveraineté populaire, sur l’écosocialisme. Il n’y a qu’à se mettre au boulot !…

C’est pourquoi, à mon point de vue, l’appel que j’ai signé ici pour « Rallumer l’étincelle » fait écho au soutien que je me suis senti porté de donner à la proposition de candidature de JL Mélenchon. Les deux choses vont de pair. Ne pas perdre de temps, ne pas éliminer ceux précisément qui ont déjà bien œuvré et sont en position de prolonger le mouvement déjà accompli précédemment, jouer la carte de la médiatisation déjà acquise au prix d’un travail collectif immense des militants et des organisations. Voilà une économie des moyens et du temps bien pensée… Et qui, pour ma part, m’a instantanément rendu l’énergie et l’espoir, l’envie de faire avec d’autres.

C’est la preuve, comme ces petites barettes test pour vérifier que la femme est enceinte ou que le biotope du sol est équilibré : la vie peut reprendre à la gauche de gauche.

Alors qu’est-ce que vous attendez dans les appareils ? Le candidat, on l’a déjà !!

C’est lutter et prendre de l’avance pour convaincre qu’il faut faire maintenant, face aux moyens énormes des adversaires et l’inertie TV lobotomisée des citoyens en souffrance de toute part, attaqués sur tous les fronts.

Le Front de Gauche, oui, bien sûr,… le rallumer ! Dans la clarté d’autonomie vis– à- vis du PS d’abord (que ceux qui veulent le quitter le fassent, comme Pourria Amirshahi, et nous rejoigne, comme simples fantassins, car il faut faire place au nouveau personnel politique issu de la société civile !).

Dans la fidélité à un premier résultat conquis de chaude lutte en 2012 et en en tirant une expérience, ensuite. Enfin, en considérant comme primordial que JL Mélenchon se présente pour être le dernier président de la 5ème république ; projet que je n’ai pas entendu énoncé jusqu’à présent dans les appareils ici et là.

Du Sinn Fein, à Podemos et Syriza, les seuls rassemblements alternatifs qui gagnent dernièrement en Europe le font en autonomie par rapport au PS porteur de l’austérité patronale. Il serait peut-être temps que la France inaugure sa manière à elle d’être autonome par rapport aux politiques européennes des traités et de l’austérité portées par le PS, sans se contenter de déplorations à la marge, mais en obligeant les éperdus des précédentes primaires PS (rappelez-vous comment Montebourg a choisi Hollande au deuxième tour !! … Et comment Ségolène et Martine venaient féliciter Papandréou à Athènes !!) à un positionnement sur NOS critères.

Le reste, ma foi, est lamentablement désespérant de lenteur et de conservatisme frileux, indigne d’une gauche d’alternative. Alors oui ! Rallumons l’étincelle !!
Joël Auxenfans
http://desformespolitiques.eklablog.fr/

 

***

*

Ah ! ça fait du bien te lire... Je me sens moins seule à penser ainsi

d'autant que je retrouve en commentaires de cette note

de nombreux communistes en osmose totale.

"Que le bouches s'ouvrent !" avait dit en son temps Maurice Thorez

Elles s'ouvrent mais il faut que les oreilles se débouchent à la direction !

...

Pas une virgule à changer, une lettre à rajouter...

Je suis Joëlauxenfans.

 
Dans mes mails :
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Appel@lefrontdegauche.fr
http://lefrontdegauche.fr/cgi-bin/mailman/listinfo/appel

30/01/2016

POUR UN FRONT DE GAUCHE DE TYPE NOUVEAU

Pourquoi je ne siégerai plus au comité exécutif national du PCF

J’ai décidé de quitter le comité exécutif du parti. On décrète « l’échec du Front de gauche » mais c’est nous qui l’avons mis en « état de mort clinique » après la présidentielle de 2012. Il reste pourtant le seul regroupement cohérent idéologiquement capable de proposer une alternative aux politiques néolibérales poursuivies aujourd’hui.
 

C’est à partir de cette cohérence portée par le FDG que l’on pourra rassembler largement celles et ceux qui, en France comme en Europe sont lassés d’alternance et de bipartisme qui ne change rien à leur vie.

Voici la lettre que j’ai adressé à mes amis du comité exécutif du PCF.

« Chers camarades,

Nous avons tenu récemment un séminaire. Comme d’autres j’ai apporté une contribution. Elle était critique tout comme mes interventions écrites formulées de 2013 à ce jour.

Ni ces interpellations, ni ma dernière note, n'ont permis les débats qui auraient dû en découler. J’en tire les conséquences en me retirant du CEN tout en restant membre du Parti communiste et de son Conseil National

Ma décision relève aussi, à mon sens, d'une question de démocratie. A quoi sert un exécutif qui ne débat pas des contradictions que ses membres soulèvent ?

Je reviens donc, dans ce courrier, sur des points essentiels de la période que nous vivons et sur les impasses auxquelles nous conduisent les choix faits ces trois dernières années.

Je décide de rendre publique cette réflexion car je crois que de très nombreux camarades sont attachés à la stratégie du FDG, je pense même qu’ils et elles sont la majorité de notre parti.

Ce qui est en question aujourd’hui c’est à la fois l’existence du PCF et celle d’une force de transformation sociale.

Après l’échec de la deuxième candidature de Robert Hue en 2002, j’ai considéré que je pouvais être le meilleur vice-président d’un conseil régional que cela ne servait à rien si l’audience de mon parti tombait à un tel niveau.

Lorsqu’on m’a proposé d’être au CEN j’y suis allé avec la certitude que l’on me demandait de contribuer à la construction d’un avenir pour notre parti et pour la transformation de cette société.

En 2004 nous avons constitué pour la première fois des listes autonomes au premier tour des élections régionales. Un an après en 2005 nous avons mis toutes nos forces au service d’un rassemblement contre le projet de traité constitutionnel et une majorité a rejeté ce projet d’Europe libérale. En 2007 malheureusement de nouvelles élections présidentielles ont montrées que le PCF ne pouvait prétendre – en tout cas à cette époque - être le fédérateur de toutes les forces anti libérales dans une telle élection.   En 2008 et en 2009 la sortie de Jean-Luc Mélenchon du PS nous a permis de poursuivre notre politique « des fronts » en créant le Front de gauche (FDG). Nous l’avons fait notamment à l’occasion d’une nouvelle campagne contre l’Europe libérale.

Le processus de construction du FDG s’est poursuivie jusqu’aux bons résultats des élections présidentielles de 2012 qui a rendu l’espoir à toutes celles et tous ceux qui pensent encore qu’une transformation sociale est nécessaire et possible. Cette campagne a redonné aussi un nouveau plaisir de militer à des dizaines de milliers de communistes. Elle a permis une audience nationale visible dans tous les territoires de notre pays. Elle a permis de montrer l’utilité du PCF au service de l’intérêt général du combat progressiste.

Aujourd’hui on nous dit que le FDG est un échec.

Je ne partage pas ce point de vue.  Certes nous n’avons rien fait pour développer sa dynamique. Au plan national nous l’avons même mis « en état de mort clinique » selon la formule d’un de ses ateliers thématiques. Mais nous pouvons encore lui donner une deuxième vie notamment à partir de la certitude qu’un mouvement politique ne peut se développer aujourd’hui qu’en s’ouvrant à la société civile toute entière et que cela n’est possible que dans le cadre d’une proposition collective de plusieurs partis rassemblés et rassemblés sur un contenu clair de transformation sociale.

La crise de la politique est telle qu’un seul parti ne peut espérer rassembler la confiance nécessaire à l’engagement du plus grand nombre. Il lui faut aussi, savoir partager les pouvoirs dans la vie politique comme dans la société.

Les présidentielles qui sont toujours le moment d’un débat politique important peuvent constituer l’occasion d’un tel renouveau ; ou pas.

Nous ne devons ni perdre du temps ni tergiverser dans des « primaires » qui apparaîtront comme des combinaisons politiciennes et qui de toute façon, n’aboutiront pas tant l’inclinaison « naturelle » des hommes au pouvoir les poussent à se représenter.

Nous pouvons nous mettre rapidement en état de marche autour d’une candidature unique du FDG seule à même de porter une véritable alternative dont nous connaissons les contours si nous voulons vraiment sortir notre pays de la crise.

Le peuple qui vit en France n’attend pas qu’on lui propose dix mesures qui feraient l’unanimité d’une coalition hétéroclite Il ne croit plus depuis longtemps aux programmes des partis ou des alliances.

Il souhaite qu’on lui soumette un projet qui dessine la société dans laquelle nous pensons qu’il faut vivre. Un projet culturel en quelque sorte comme aux heures les plus heureuses de la politique. Un projet qui lui permette de savoir ce que nous avons en commun avec lui. Et cela est plus que jamais nécessaire compte tenu du délabrement idéologique dans lequel nous nous trouvons.

Et ce projet nous l’avons nommé. C’est « l’humain d’abord » contre « la finance d’abord ». C’est aussi la paix contre la guerre, la coopération contre la concurrence, le droit de faire ses « humanités » pour chacune et chacun contre l’adaptation de l’école aux besoins en main d’œuvre du patronat, la gestion collective de tous les biens communs contre la privatisation du rentable, le développement des savoirs et des pratiques professionnelles contre leur soumission aux critères d’évaluation du privé, l’ouverture à l’autre et au monde contre le repli sur soi et sur la nation, le sens du devenir de la planète contre son saccage.

 

Nous sommes dans un monde de plus en plus difficile à vivre.

La globalisation capitaliste mondiale et les exigences de plus en plus grandes des marchés financiers conditionnent et détériorent de plus en plus les conditions de vie de centaines de millions de personnes. La domination du néolibéralisme provoque l’affaiblissement ou même l’effondrement des Etats et des puissances publiques. La dette est utilisée comme un chantage pour dominer les peuples. Partout cette domination veut imposer un modèle unique de dérèglementation de toute activité humaine au service des profits de quelques-uns.

La répartition inégalitaire des richesses dans le monde ne cesse d’empêcher le développement de nombreux pays comme l’émancipation humaine en général. Le prétendu « choc des civilisations » utilisé pour justifier une politique insupportable engendre de nombreuses guerres inutiles et néfastes qui ont donné sans cesse plus d’ampleur aux terrorismes. Le développement de la crise écologique a atteint un tel niveau que celle-ci en devient un problème planétaire dont la résolution suppose un traitement politique global immédiat dans le cadre d’une coopération de l’intégralité des pays de notre monde.

Mais dans cette situation, des révoltes, des changements politiques et l’émergence de forces nouvelles se manifestent. En Europe, des partis, des coalitions, des mouvements se construisent à partir de la conscience populaire que c’est bien cette orientation libérale qui génère la mal vie et l’échec de cette belle idée que pourrait être l’Europe. Ces partis recueillent des voix très largement.  Parfois ils prennent la place des formations de droite, des sociaux-démocrates ou des socialistes divers qui alternativement ou ensemble gèrent loyalement les intérêts des plus grandes puissances financières de ce monde. Dans ces pays ils représentent une alternative aux choix libéraux et les formations d’extrême droite ne progressent pas.

Notre continent est à l’heure des choix, nous aussi.

Nous pouvons rejoindre ce mouvement qui offre une perspective nouvelle aux peuples, sous forme de coalitions, de forces ouvertes à la société civile et qui acceptent de partager le pouvoir au lieu de le confisquer. Ces mouvements qui font la démonstration qu’il est possible de changer les rapports de forces politiques pas seulement entre la droite et « la gauche » mais à l’intérieur même des organisations qui se réclamaient de la transformation. Ces mouvements que la presse française et internationale a identifié à juste titre comme radicaux, anti-libéraux et anti bipartisme.

L’idée est avancée parfois qu’il faudrait en France sauver la gauche. Mais quelle gauche ? Indistinctement celles et ceux qui sont passés à droite et celles et ceux qui rechignent, restent au milieu du gué comme il a été dit et veulent finalement infléchir les orientations droitières du gouvernement comme s’il était possible de sortir de la crise par des demi-mesures comme la régulation du CICE par exemple.

Un Tsunami idéologique a été imposé aux socialistes par leur chef d’état.

Candidat, il proposait la rigueur pour rééquilibrer les comptes de la nation. Cela signifiait l’austérité et cela nous a conduit à refuser d’entrer au gouvernement. Mais devenu président, dès la fin de 2013, François Hollande choisissait le « pacte de compétitivité », le « socialisme de l’offre » la baisse du coût du travail, la destruction du code du travail, la guerre partout sous l’égide des USA et de l’OTAN. Et maintenant il court derrière les thèses du FN, sur une conception calamiteuse de l’identité et bientôt sur la glorification du patriotisme.

 

Ce n’est pas rien. Quel communiste peut se sentir quelque chose de commun avec ce président. Hollande a rejoint Blair et Schröder répondant à l’injonction de Thatcher et Reagan. Il a entrainé définitivement son parti dans l’acceptation du libéralisme et ce faisant « la gauche » dans une impasse.

Cette gauche ne doit pas être sauvée.

Si elle meurt pour qu’une autre gauche naisse, tant mieux ! Et encore faut-il s’interroger sur le mot gauche qui a perdu l’essentiel de sa signification dans ce ralliement socialiste au libéralisme.

Toute hésitation sur la nécessité de cette rupture laisserait à penser que notre avenir est lié à la réussite de cette « Gauche » alors même que les commentaires du chef de l’état sur la campagne de Claude Bartolone aux régionales en Ile de France, laissent à penser qu’il aurait fallu se passer de l’alliance à gauche au deuxième tour pour gagner au centre.

Les objectifs du FDG étaient bien affirmés dès 2010 : proposer une autre voie à Gauche, renverser le rapport de forces à l’intérieur de cette gauche et battre la droite. Cela voulait dire clairement que la victoire nécessite de mettre fin à l’hégémonie socialiste sur « la gauche » ; sinon, aucune transformation sociale n’est possible.

La « crise » grecque a ajouté un élément supplémentaire à la complexité d’une transformation sociale réussie.

Pour gagner en Europe, il faut une majorité, un programme anti-libéral certes mais il faut aussi se préparer à affronter Bruxelles.

Il faut dire comment nous allons gouverner avec quelle mobilisation des forces vives de notre pays et dans quelles alliances au niveau européen pour refuser le diktat des politiques dites « d’ajustement structurel » et d’austérité.

C’est dire que la crise grecque ne pouvait pas seulement s’envisager du seul point de vue de la sortie ou pas de la zone euro. La solidarité avec nos amis grecques ne fait pas débat mais pour notre propre réflexion la question qui est posée est celle de la possibilité de rester dans la zone euro sans appliquer les politiques néfastes voulues par Bruxelles. La réponse à cette question est aujourd’hui un élément essentiel à la conviction populaire sur l’issue d’une alternative.

Déjouer le piège de 2017

On nous dit que 2017 est un piège avec trois candidatures sans aucune de gauche. Mais la présidentielle de 2012 avait clarifié le paysage politique français en faisant émerger un pôle alternatif à la politique que le candidat du PS annonçait. Nous aurions dû dès l’annonce du tournant libéral de fin 2013 du président, inscrire toutes les échéances électorales dans la perspective des présidentielles de 2017 et faire grandir le rassemblement dans un large débat autour de la nécessité d’un pôle nouveau, un 4ème pôle, pour relever le défi présidentiel. Dans ce débat avec toute la population et tous ceux qu’on nomme les « corps intermédiaires » nous aurions vu, peut-être, émerger de nouvelles personnalité-e-s évitant ainsi de se retrouver en 2017 avec les mêmes quatre candidats principaux de l’élection précédente.

 

La gestion « peau de chagrin » de nos élus

Au lieu de cela nous avons « isolé » chaque élection territoriale en refusant toujours de nationaliser nos propos ; nous avons refusé l’autonomie qui est la marque du mouvement révolutionnaire depuis le congrès de Tours et qui était au cœur du FDG ; nous avons appelé à lutter contre l’austérité gommant ainsi la grave dérive libérale de ce gouvernement.

Pour quels résultats ? Les quatre élections montrent que nous arrivons à nous maintenir dans les municipales comme dans les départementales grâce à la notoriété justifiée de certains de nos élu-e-s locaux. Mais dans les autres élections notre score dépend de l’unité du FDG et quand elle explose, comme aux régionales, c’est une sanglante défaite avec 75% d’élu-e-s de perdus et un territoire de nouveau parsemé de déserts.

Nos élus locaux se retrouvent « hors sol » dans leurs communes à chaque élection nationale où le PS devance le PCF. Et dans des milliers de commune nous menons campagne pour faire le moins mal possible.

Seule la reconquête d’une audience nationale plus forte peux nous permettre d’avoir durablement des élu-e-s et de reconquérir des villes sur la droite.

Quant à nos partenaires du FDG ils ont reconnu et accepté l’importance de conserver les élu-e-s PCF dans les élections territoriales. Mais les présidentielles se présentent tout autrement, le PCF recueillant 1% d’avis favorables parmi les personnes interrogées sur notre capacité à représenter toute la « gauche ».

Il n’est pas trop tard.

Le « tabouret » de l’élection présidentielle a trois pieds aujourd’hui. N’essayons pas de construire un pied avec une partie d’un des trois autres, nous perdrons l’équilibre. Construisons un quatrième pied, bien distinct et autonome des trois autres dans la continuité de 2012. 

Les lundis de « la gauche », qui rentreront en concurrence avec d’autres initiatives du même type ne vont que rebattre les cartes d’un jeu dont nous connaissons le résultat. Celles et ceux qui veulent transformer la société tombent d’accord sur les contenus nécessaires à cet objectif mais ne tranchent pas la question stratégique.

Comme François Hollande sera candidat, les socialistes, même frondeurs, ne s’opposeront pas à lui et EELV à déjà dit qu’il ne fallait pas être l’opposition à ce pouvoir. Les élections régionales ont confirmé que la « nouvelle gauche qui émerge » ou le « large rassemblement » considéré d’emblée comme un rassemblement qui inclue le parti socialiste au deuxième tour sous sa domination ne marchent pas.

Engager une dynamique

Ne perdons pas de temps. Communistes, nous avons des propositions pour changer de société, elles ont largement nourri « L’humain d’abord ». Loin d’oublier ce programme nous devons l’actualiser, le faire connaître en se tournant vers le peuple pour qu’il l’enrichisse et s’en saisisse comme d’une arme pour gagner la présidentielle. L’espoir est de ce côté, des milliers de militant-e-s ont envie de le démontrer.

 

La candidature de Jean-Luc Mélenchon peut dans un tel processus trouver une légitimité collective. De toute façon il sera candidat avec le talent qui est le sien. Que ferons-nous ? Un ralliement de dernière minute sans avoir créé de dynamique ? Une opposition à sa candidature ?

Le combat idéologique

Nous devons travailler à inverser le rapport de force dans le domaine des idées aussi. L’imaginaire commun que dessine peu à peu la domination libérale est terrifiant. Nous perdons le sens de toute activité humaine qu’on veut évaluer au travers des critères de rentabilité à court terme que les rentiers exigent de l’économie. Il est grand temps de réconcilier Marx avec Jaurès. De faire resurgir l’humanisme au cœur du communisme.

Pour cela il faut « ferrailler » sur le sens de tout acte public.

Nous devons spécialement être attentif aux personnes les plus en difficulté. Etre au chômage ou toucher le RSA met en cause l’image de soi-même. On ne peut s’adresser à ces personnes seulement en terme économique.

Quand Rebsamen propose de « contrôler » les chômeurs notre réponse ne doit pas porter sur le nombre d’emplois que nous pouvons effectivement créer mais sur la philosophie qui nous guide en faveur d’une sécurité professionnelle qui permet à tout homme ou toute femme de maitriser son parcours professionnel et l’élévation continue de sa qualification.

Quand le temps consacré par les travailleurs sociaux à « chasser » les fraudeurs devient la priorité qu’on leur impose ou que les personnels hospitaliers passent des heures à codifier les soins qu’ils dispensent, ce n’est pas le relèvement des minimas sociaux ou la gratuité des soins qui répondra à leur malaise mais l’idée que l’effondrement de nos services publics crée de l’inhumanité en supprimant la protection aux plus faibles et le sens même de ces métiers.

Drapeau rouge et drapeau national

Quant au débat sur l’identité nationale, ce n’est pas à coup de Marseillaises répétées que nous lui redonnerons la valeur à portée universelle que ce même hymne lui donnait à Valmy.

Nous ne pouvons pas rivaliser avec le FN sur son terrain. Ce n’est pas en éditant des affiches bleu blanc rouge ou en appelant notre projet « La France en commun » que nous pourrons convaincre.

Tout projet de sorti de crise ne peut être aujourd’hui que national, européen et mondial.

C’est ce qu’indiquait le rapport présenté en 2008 devant le 34ème congrès par Pierre Laurent.

Après avoir constaté un « nouvel état du monde » il indiquait : « rien ne serait plus fou dans ces conditions que d’en rabattre sur l’ambition de changement radical (souligné par moi) qui est au cœur de notre engagement communiste. (…) La crise qui se développe, sa globalité, la gravité de ses conséquences (…) montrent clairement qu’aucune issue ne peut être envisagée à cette crise sans changer d’échelle dans la résolution des problèmes. (…) il semble évident que les dimensions européennes et mondiales du projet politique que nous portons sont devenues déterminantes. La légitimité des traités qui régissent la construction de l’Union européenne est atteinte ».

Rien depuis cette date n’est venu infirmer un tel jugement, bien au contraire.

Le 11janvier 2015

Ce n’est pas non plus en sanctifiant la manifestation du 11 janvier 2015 comme une mobilisation de toute la France, que nous donnerons à voir une image rassembleuse de notre parti. Il fallait être présent bien sûr, mais la France est bien plus diverse que celles et ceux qui étaient rassemblé dans la rue ce jour-là en particulier des millions de personnes vivant dans les quartiers populaires, victimes de la pauvreté et de discriminations en tout genre, « oubliés » de la république. 

Il est temps de réaffirmer la solidarité profonde qui rassemble les plus démunis en France avec ceux du monde entier. Notre drapeau national n’est jamais aussi bien utilisé que lorsqu’il est associé au drapeau rouge de l’international.

Sur l’identité comme sur le patriotisme qu’il me soit permis de rappeler ces mots de Victor Hugo qui valent bien plus qu’un long discours : « Ne soyons plus anglais ni français ni allemands. Soyons européens. Ne soyons plus européens, soyons hommes. - Soyons l'humanité. Il nous reste à abdiquer un dernier égoïsme : la patrie»

« Pour un front de gauche de type nouveau »

En avril 2014 je signais avec un autre camarade une tribune dans l’Humanité avec ce titre. Je crois vraiment que cet objectif reste à l’ordre du jour comme seule voie de la transformation sociale qui est le cœur même de notre engagement communiste.Un rassemblement largement ouvert aux femmes et aux hommes avec qui nous vivons, bien au-delà de notre propre parti.

Je peux me tromper du tout au tout bien sûr. Mais un congrès arrive. Je souhaite que de très nombreuses et nombreux communistes jeunes définissent eux-mêmes quelle génération de communistes ils et elles veulent être. Je souhaite qu’elles et ils prennent les rênes de leur parti dans leurs mains pour construire un avenir de jours heureux.

Bien cordialement,

 Francis PARNY

***

Je ne change pas une virgule à ce texte

qui me convient du début jusqu'à la fin.

 

 

 

 

14/09/2015

LIBEREZ LES MEDIAS

Le Parti communiste français (PCF) a annoncé jeudi le lancement d'une campagne nationale intitulée "Libérez les médias" pour le pluralisme et l'indépendance et contre la concentration.

 

"C'est un été meurtrier pour nos libertés. Les grands patrons du CAC40, de Drahi à Bolloré, de Lagardère à Arnault, du trio Bergé-Niel-Pigasse à Dassault, Lagardère ou Bouygues, tous ont mis la main sur les industries des médias et de la culture de ce pays au détriment de la liberté de l'information, du savoir, du divertissement et des industries créatives", écrit le PCF dans un communiqué annonçant une table-ronde lors de la Fête de l'Humanité le 12 septembre

 

 
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