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20/04/2016

LE SENATEUR : CHANSONS de P.J. BERANGER

J'ai ressorti ce vieux bouquin du coffre de Mamie

 ****

OEUVRES COMPLETES DE P.J. DE BERANGER

Description de cette image, également commentée ci-après

Nouvelle Edition - ornée de 44 gravures sur acier

TOME PREMIER

PARIS - PERROTIN, LIBRAIRE, Editeur de la Méthode Wilhem

1843

-*-*-*-*-*-*-

 

LE SENATEUR ... 1813

 AIR : J'ons un curé patriote

 
Mon épouse fait ma gloire :
Rose a de si jolis yeux !
Je lui dois, l' on peut m' en croire,
Un ami bien précieux.
Le jour où j' obtins sa foi
Un sénateur vint chez moi.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
De ses faits je tiens registre :
C' est un homme sans égal.
L' autre hiver, chez un ministre,
Il mena ma femme au bal.
S' il me trouve en son chemin,
il me frappe dans la main.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
je suis votre humble serviteur.
 
Près de Rose il n' est point fade,
et n' a rien de freluquet.
Lorsque ma femme est malade,
Il fait mon cent de pique
Il m' embrasse au jour de l' an ;
Il me fête à la saint-Jean.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
Chez moi qu' un temps effroyable
Me retienne après dîner,
Il me dit d' un air aimable :
" allez donc vous promener ;
Mon cher, ne vous gênez pas,
Mon équipage est là bas. "
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
Certain soir à sa campagne
Il nous mena par hasard ;
Il m' enivra de champagne,
Et Rose fit lit à part :
Mais de la maison, ma foi,
Le plus beau lit fut pour moi.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
A l' enfant que Dieu m' envoie
Pour parrain je l' ai donné.
C' est presque en pleurant de joie
Qu' il baise le nouveau-né ;
Et mon fils, dès ce moment,
Est mis sur son testament.
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur.
 
A table il aime qu' on rie ;
mais parfois j' y suis trop vert.
J' ai poussé la raillerie
Jusqu' à lui dire au dessert :
On croit, j' en suis convaincu,
Que vous me faites c...
Quel honneur !
Quel bonheur !
Ah ! Monsieur le sénateur,
Je suis votre humble serviteur
 
-*-*-*-*-*-
 

J'ons un curé patriote

   Cliquez ici pour entendre l'air

Nous avons pu retrouver l'air indiqué par Bazot pour sa chanson Désaugiers, intitulé J'ons un curé patriote, dans le recueil Musique des chansons de Béranger publié à Paris (chez Perrotin) en 1853 (6e édition). Béranger l'a en effet utilisé pour deux de ses chansons, Le bon français (n° 36, p. 22) et Le sénateur (n° 3, p. 2). Ci-dessous, la deuxième de ces partitions (qui sont d'ailleurs identiques). On en trouvera une version avec accompagnement de piano par Francis Casadesus à la p. 6 d'une autre édition de ses chansons.

 

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http://www.cndp.fr/entrepot/baccalaureat-musique/le-timbre/biographies/pierre-jean-de-beranger.html
 

LA BACCHANTE - CHANSONS DE P.-J. DE BERANGER

J'ai ressorti ce vieux bouquin du coffre de Mamie

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OEUVRES COMPLETES DE P.J. DE BERANGER

Description de cette image, également commentée ci-après

Nouvelle Edition - ornée de 44 gravures sur acier

TOME PREMIER

PARIS - PERROTIN, LIBRAIRE, Editeur de la Méthode Wilhem

1843

-*-*-*-*-*-*-

LA BACCHANTE  1813

 AIR : Fournissez un canal au ruisseau

 

Cher amant, je cède à tes desirs :
de champagne enivre Julie.
Inventons, s' il se peut, des plaisirs ;
des amours épuisons la folie.
Verse-moi ce joyeux poison ;
mais sur-tout bois à ta maîtresse :
je rougirais de mon ivresse,
si tu conservais ta raison.
 
Vois déja briller dans mes regards
tout le feu dont mon sang bouillonne.
Sur ton lit, de mes cheveux épars,
fleur à fleur vois tomber ma couronne.
Le cristal vient de se briser
dieux ! Baise ma gorge brûlante,
et taris l' écume enivrante
dont tu te plais à l' arroser.
 
Verse encor ! Mais pourquoi ces atours
entre tes baisers et mes charmes ?
Romps ces noeuds, oui, romps-les pour toujours :
ma pudeur ne connaît plus d' alarmes.
Presse en tes bras mes charmes nus.
Ah ! Je sens redoubler mon être !
à l' ardeur qu' en moi tu fais naître
ton ardeur ne suffira plus.
 
Dans mes bras tombe enfin à ton tour ;
mais, hélas ! Tes baisers languissent.
Ne bois plus, et garde à mon amour
ce nectar où tes feux s' amortissent.
De mes desirs mal apaisés,
ingrat, si tu pouvais te plaindre,
j' aurai du moins pour les éteindre
le vin où je les ai puisés.

 

Fournissez un canal au ruisseau

 Cliquez ici (midi) ou ici (MP3) pour entendre cet air

Fournissez un canal au ruisseau est donné, avec le titre alternatif vaudeville de Rose et Colas, par la Clé du Caveau sous le n° 814. C'est le vaudeville final de cette comédie de Sedaine et Monsigny. On en trouve la partition complète à la p. 147 de ce pdf.

On trouve une partition équivalente dans le recueil Musique des chansons de Béranger publié à Paris (chez Perrotin) en 1853 (6e édition). Béranger l'a en effet utilisé pour sa chanson La Bacchante (n° 2, p. 1) :

 

Cet air fut réutilisé en 1847 par un auteur de Louisiane dans les Epaves

 chanson(s) de ce site utilisant cet air : 1

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 http://www.cndp.fr/entrepot/baccalaureat-musique/le-timbre/biographies/pierre-jean-de-beranger.html

 

CHANSONS P.-J. DE BERANGER --- LE ROI D'YVETOT mai 1813

J'ai ressorti ce vieux bouquin du coffre de Mamie

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OEUVRES COMPLETES DE P.J. DE BERANGER

Description de cette image, également commentée ci-après

Nouvelle Edition - ornée de 44 gravures sur acier

TOME PREMIER

PARIS - PERROTIN, LIBRAIRE, Editeur de la Méthode Wilhem

1843

-*-*-*-*-*-*-

LE ROI D'YVETOT mai 1813

 AIR : Quand un tendron vient ces lieux

 

 

Il était un roi d'Yvetot

Peu connu dans l'histoire ;

Se levant tard, se couchant tôt,

Dormant fort bien sans gloire,

Et couronné par Jeanneton

D'un simple bonnet de coton,

Dit-on,

oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Il faisait ses quatre repas

Dans son palais de chaume,

Et sur son âne, pas à pas,

Parcourait son royaume.

Joyeux, simple et croyant le bien,

Pour toute garde il n'avait rien

Qu'un chien.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Il n'avait de goût onéreux

Qu'une soif un peu vive ;

Mais en rendant son peuple heureux

Il faut bien qu'un roi vive.

Lui-même, à table et sans suppôt,

Sur chaque muid devait un pot

D'impôt.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Aux filles de bonnes maisons

Comme il avait su plaire,

Ses sujets avaient cent raisons

De le nommer leur père ;

D'ailleurs il ne levait de ban

Que pour tirer quatre fois l'an

Au blanc.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

Il n'agrandit point ses Etats,

Fut un voisin commode,

Et, modèle des potentats,

Prit le plaisir pour code.

Ce n'est que lorsqu'il expira

Que le peuple qui l'enterra

Pleura.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

On conserve encor le portrait

De ce digne et bon prince ;

C'est l'enseigne d'un cabaret

Fameux dans la province.

Les jours de fête, bien souvent,

La foule s'écrie en buvant

Devant :

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

Quel bon petit roi c'était là !

La, la

 

 

 

 

 

 

Pierre-Jean de Béranger

(1780-1857) - Auteur

Pierre-Jean de Béranger

Pierre-Jean de Béranger naît à Paris le 19 août 1780. Jusqu’à la Révolution, il est élevé par son grand-père paternel, tailleur, rue Montorgueil. Il rejoint ensuite une tante paternelle à Péronne dans la Somme. Il y suit des études primaires, sans toutefois apprendre le latin et entre chez un imprimeur comme apprenti. Il s’initie à la poésie. De retour à Paris en 1795, il aide son père, agent d’affaires. Il écrit ses premiers poèmes. Il fréquente une académie de chanson. En 1799, républicain convaincu, il voit avec soulagement la prise du pouvoir par Bonaparte. En 1804, il envoie un courrier à Lucien Bonaparte, second frère de Napoléon, avec deux poèmes dont Le Déluge. Ce dernier le reçoit et lui accorde un traitement de membre de l’Institut. Béranger peut dès lors se consacrer pleinement à l’écriture. Fin 1813, il entre au Caveau moderne, société de chansonniers parisiens qui se retrouvent chaque semaine. Le Caveau publie chaque année un recueil de chansons de ses sociétaires, La Clé du Caveau, ce qui permet de faire connaître leurs œuvres au plus grand nombre. En 1813, Béranger est déjà connu avec Les Gueux et Le Roi d’Yvetot. Les gens les chantent dans la rue, au café. Après le retour de Louis XVIII, en 1815, Béranger se sert de la chanson comme d’une arme politique. Dès 1814, il défend la liberté d’expression dans La Censure. Il attaque la Restauration avec sa Requête présentée par les chiens de qualité, s’en prend à l’ordre jésuite dont il se moque dans Les Révérends Pères (1819). La publication de son second recueil de chansons, à la fin de l’année 1821, lui vaut un procès. On lui reproche surtout ses chansons égrillardes, qui apparaissent à l’époque antireligieuses. Il est condamné à trois mois de prison. Cette condamnation le rend encore plus populaire. Il continue d’attaquer la royauté avec Nabuchodonosor, en 1823, et Sacre de Charles le Simple, en 1825, dans lequel il ridiculise le couronnement de Charles X. Il ne cache pas par ailleurs son bonapartisme (Paillasse en 1817, Les Souvenirs du peuple en 1828).

Condamné une nouvelle fois en 1828, il passe neuf mois en prison. Victor Hugo, Alexandre Dumas, Sainte-Beuve viennent lui rendre visite. Avec la Révolution de juillet 1830, l’influence de Béranger est à son apogée. Toutefois, participant aux comités restreints qui permettent à Louis-Philippe d’accéder au trône, Béranger refuse honneurs et pensions. Désireux de conserver son indépendance et sa liberté, il refuse également d’entrer à l’Académie française.

En 1830, Pierre-Jean de Béranger écrit Les Cinq Étages. Cette chanson narre l’ascension et le déclin d’une femme légère dans un immeuble parisien. Elle naît au rez-de-chaussée et finit sa vie dans la mansarde. Chaque étage correspond à un niveau social. Les étages nobles à cette époque étant le premier et le deuxième.

Déçu par le nouveau régime, Béranger quitte Paris pour la province en 1834 avec sa compagne Judith. De retour à Paris en 1840, il refuse lors de la révolution de 1848 de siéger à la Chambre des députés. Il décède le 16 juillet 1857. Le gouvernement impérial redoute des manifestations lors de son enterrement. Celui que l’on surnommait « l’immortel Béranger » ou « le chansonnier national » est enterré dès le 17 juillet à midi, sous forte escorte militaire. Considéré comme le père de la chanson moderne, Béranger en a exploré tous les styles, de la chanson bachique à la satire, de la romance à la chanson sociale, sans oublier la chanson politique.

 

 

 

18/02/2015

Henri MARTIN est décédé

 
 
 
PORTRAIT D'HENRI MARTIN PAR PICASSO PARU DANS LE NUMÉRO SPÉCIAL DE L’HUMANITÉ, LE JOUR DE SA LIBÉRATION, LE 2 AOÛT 1953. COMME BEAUCOUP D’AUTRES INTELLECTUELS LE PEINTRE S’EST ENGAGÉ CONTRE LA CONDAMNATION DU MILITANT ANTICOLONIALISTE À CINQ ANNÉES DE RÉCLUSION.
Henri Martin vient de nous quitter à l’âge de quatre-vingt-huit ans. L’ancien résistant, militant anticolonialiste, emprisonné durant trois ans, aura 
eu toute sa vie deux engagements inextricablement mêlés dans son esprit : le communisme et la libération des peuples du joug de l’impérialisme.
 
 
 
Résistant, communiste, anticolonialiste, Henri Martin a passé plus de trois en prison pour son engagement contre la guerre d'Indochine, avant d'être libéré puis gracié à l'issu d'une grande campagne pour sa libération. Henri Martin est décédé la nuit dernière
Herni Martin est décédé dans la nuit du 16 au 17 février. Il était né en 1927 à Lunery, dans le Cher.
 
Henri Martin par Alain Ruscio :  En 1945, lorsque le territoire métropolitain est à peine libéré, Henri Martin, jeune communiste dès seize ans, maquisard FTP à dix-sept, s’engage dans la marine. Appelé en Indochine, il est persuadé qu’il va affronter l’armée japonaise, alliée des nazis. Mais, lorsqu’il arrive sur place, les Japonais sont déjà désarmés, et il est témoin, à son corps défendant, des premiers combats contre le Viêt-minh. C’est à ce moment seulement qu’il entend parler, pour la première fois, d’un certain Ho Chi Minh et de l’indépendance, nouvellement proclamée, du Vietnam. De retour en France, il est affecté à l’arsenal de Toulon. Pour lui, il reste, sous l’uniforme, un citoyen. Il commence donc un travail d’intense propagande au sein de l’armée : distributions de tracts, de la presse anti-guerre, inscriptions à la peinture, etc. Ce qui devait arriver arrive : Henri est arrêté par la gendarmerie militaire le 14 mars 1950. En plus des motifs classiques, atteinte au moral de la nation, agitation politique illégale au sein de bâtiments militaires, l’accusation veut lui mettre sur le dos un acte de sabotage. Lors du procès, l’édifice s’écroulera, et Henri sera définitivement lavé de cette indignité par le jury, pourtant militaire. Restera, donc, un procès politique, et seulement politique. Pour cette seule activité, certes interdite, le jeune marin va être condamné à cinq années de prison ! Il en fera finalement plus de trois, avant d’être gracié (de mauvaise… grâce) par le président Auriol, en août 1953.
 
 
Lire aussi
 
 
 
 
 http://www.cinearchives.org/Films-447-194-0-0.html
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Capture hENRI MARTIN.JPG

 

AUTOUR DE LA LIBÉRATION D'HENRI MARTIN - Films - Ciné-Archives - Cinémathèque du parti communiste français - Mouvement ouvrier et démocratique

Genre Documentaire Année 1953 Coloration Noir & Blanc Son Muet Durée 00:07:00 Réalisateur ANONYME Format original Film 35 mm Résumé Séquences Descripteurs Photos Ce film comporte (au moins) deux documents, qui rendent compte d’une part des festivités qui ont eu lieu après la libération d'Henri Martin en août 1953, et d’autre part de la mobilisation qui a précédé cette libération. 


Le premier document commence par retracer une réception organisée par le Comité central du PCF le 4 août 1953 au siège de la Fédération de Paris, 120 rue Lafayette.

Henri Martin, accompagnée de sa femme Simone, entre dans une pièce sous les applaudissements ; ils sont accueillis par Jacques Duclos, qui les embrasse. Côte à côte devant la table du buffet, ils trinquent sous un portrait de Maurice Thorez. S'ensuit une séquence qui relate la cérémonie en l’honneur d’Henri Martin du 5 août 1953 à la Maison des métallos. Quelques plans montrent que la foule est venue nombreuse pour acclamer Henri Martin rue Jean-Pierre Timbaud. Dans la grande salle de la Maison des métallos, un hommage est rendu à Henri Martin. 
La deuxième partie donne à voir une manifestation pour la libération d'Henri Martin.

Les manifestants portent des pancartes à l'effigie d'Henri Martin et défilent rue du faubourg Saint-Antoine à Paris. On note le cortège des Vietnamiens et sa banderole « Libérez Henri Martin ». Le document s’achève par quelques images du Congrès des peuples pour la paix. Un jeune vietnamien fait un discours qui est chaleureusement applaudi.

Henri Martin est né en 1927 ; jeune résistant communiste, il s'est engagé dans la marine en 1945. Envoyé en Indochine, il veut quitter l’armée après avoir assisté aux bombardements français sur Haiphong en novembre 1946. Sa démission est refusée et il rentre en France. Alors qu'il est toujours marin, Henri Martin s’engage contre la Guerre d'Indochine et milite à Toulon, notamment en distribuant des tracts.

Arrêté par la police militaire en mars 1950, accusé de « propagande au sein de l'armée » et de « complicité de sabotage », Henri Martin est jugé par le tribunal maritime de Brest. Il est reconnu coupable le 20 octobre 1950 du premier chef d'inculpation (mais non du second) et condamné à cinq ans de prison. Le PCF lance alors une campagne pour sa libération.

Symbole de la lutte contre la guerre d'Indochine, cette campagne prend rapidement beaucoup d’ampleur au début des années 1950 : des comités de soutien sont créés, des meetings et des manifestations sont organisés, des brochures sont éditées, une pétition est lancée… En mai 1951, le jugement est cassé mais reconfirmé en juillet. Henri Martin est finalement libéré le 2 août 1953 après avoir été gracié par le Président Vincent Auriol.

Pendant la campagne pour la libération d’Henri Martin les artistes et les intellectuels proches du PCF ont été particulièrement mobilisés : Paul Eluard dédie un poème au jeune marin, Jean-Paul Sartre publie L’affaire Henri Martin ; Pablo Picasso, Jean Lurçat ou encore Fernand Léger dessinent ou peignent son portrait.

Une pièce de théâtre, Drame à Toulon, est également écrite par Claude Martin et Henri Delmas ; elle est jouée en France par la troupe des Pavés de Paris. Toutes ces créations militantes sont évoquées dans le film D’autres sont seuls au monde, réalisé en 1953 pour soutenir Henri Martin. Début août 1953 l’Humanité rend compte de l’enthousiasme suscité par la libération d’Henri Martin.

Le 4 août 1953, il est d’abord reçu par Maurice Thorez avant de participer à une réception à l’initiative du Comité central du PCF ; Jacques Duclos, Auguste Lecœur, Raymond Guyot, Etienne Fajon, Victor Michaut, Francis Jourdain, Léon David et Hélène Parmelin y participent.
 Le lendemain, le 5 août 1953, à la Maison des métallos, « Le peuple de Paris et Henri Martin se sont rencontrés ».

Selon l’Humanité du 6 août 1953, Francis Jourdain (président du Secours populaire), Léon David (secrétaire des comités de défense Henri Martin), Louis de Villefosse, le Pr Bourguignon, Jacques Duclos et Henri Raynaud ont pris la parole dans la grande salle de la Maison des métallos où plane une atmosphère de joie « indescriptible ».

Ce rassemblement est également l’occasion de demander la libération des « Patriotes de Fresnes » : Alain le Leap, André Stil, Paul Laurent, Guy Ducoloné, Lucien Molino ont été emprisonnés après la manifestation contre la venue du général Ridgway à Paris du 28 mai 1952. Ils sont libérés fin août 1953.

 

 

Lieux: Paris, Maison des métallos, 120 rue Layafette Personnalités: Henri Martin, Jacques Duclos, Henri Martin, Simone Martin Mots clés Paris, maison des métallos, 144 rue Layafette Henri Martin, Jacques Duclos, Henri Martin, Simone Martin Manifestation, manifestant Guerre d’Indochine, colonisation, décolonisation Cérémonie, meeting, rassemblement Comité central

29/05/2014

Merci petit Jésus

Bande de mécréants, je vais vous l'apprendre ou vous le rappeler

Si vous avez grasse matinée aujourd'hui, c'est grâce à qui ?

Qu'est-ce qu'on dit ?

Merci petit Jésus

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De saintes lectures dans la bibliothèque de Mamie Rika

***

Evangile selon S. Marc -

En ce temps-là, Jésus apparut aux onze Apôtres pendant qu'ils étaient à table, et leur reprocha leur incrédulité et la dureté de leur coeur qui les avaient empêchés de croire à ceux qui l'avaient vu ressuscité.

Puis il leur dit : Allez dans tout l'univers ; prêchez l'Evangile à toute créature. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les prodiges qui accompagneront ceux qui auront cru ; ils chasseront les démons en mon nom ; ils parleront de nouvelles langues ; ils manieront les serpents et, s'ils boivent quelque poison mortel, ils n'en éprouveront aucun mal ; ils imposeront les mains sur les malades, et les malades seront guéris.

Après leur avoir ainsi parlé, le Seigneur Jésus s'éleva dans le ciel, où il est assis à la droite de Dieu.

Pour eux, ils allèrent prêcher partout, et le Seigneur, agissant avec eux, confirmait leur parole par les miracles dont elle était accompagnée.

***

"Manier des serpents ? Brrr !!!" Je suis une fille perdue, condamnée.

La tradition veut que le Sauveur soit monté au ciel le quarantième jour après sa résurrection, un jeudi vers l'heure de midi. Le lieu où il disparut aux yeux de ses disciples, était sur le sommet du mont des Oliviers ; et plusieurs anciens assurent qu'on y voyait les vestiges de ses pieds, marqués à la même place d'où il était monté. Les fidèles, pendant plusieurs siècles, ont été en pélerinage pour vénérer ces vestiges sacrés. Eusèbe assure que lorsque l'impératrice Sainte Hélène fit bâtir un temple à cet endroit, on ne put jamais paver le lieu où les pieds du Sauveur étaient imprimés.

Les Apôtres et les Disciples étant de retour à Jérusalem, se réunirent dans le Cénacle avec Marie, mère de Jésus, pour y rester en prière jusqu'au jour de la Pentecôte, ainsi que le Sauveur le leur avait ordonné.

***

 Que s'est-il passé avant cela ?

... Après avoir descendu le corps de Jésus, ils l'enveloppèrent dans le linceul blanc, parfumé d'aromates, selon la manière d'ensevelir en usage chez les Juifs. Or il y avait, au lieu où il avait été crucifié, un jardin dans lequel se trouvait un sépulcre tout neuf, taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis : ils y déposèrent Jésus ; puis, ayant roulé une grand pierre à l'entrée du sépulcre, ils se retirèrent...

... Le lendemain qui était le jour du sabbat, les princes des prêtres et les Pharisiens vinrent ensemble trouver Pilate, et lui dirent : Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit, lorsqu'il était encore en vie : "Après trois jours, je ressusciterai". Commandez donc que son sépulcre soit gardé jusqu'au troisième jour, de peur que ses Disciples ne viennent le dérober, et ne disent au peuple : il est ressuscité d'entre les morts...Pilate leur répondit : Vous avez une garde ; allez, faites-le garder comme vous l'entendrez. Ils s'en allèrent donc, et pour s'assurer du sépulcre, ils en scellèrent la pierre et y mirent des gardes.

... Pendant tout  le jour du sabbat, les saintes femmes et les Disciples de Jésus-Christ demeurèrent en repos, selon la loi : mais sur le soir, aussitôt que la fête fut passée, Marie Madeleine, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates, pour venir embaumer de nouveau le corps de Jésus.

Ainsi donc, le lendemain, de très grand matin et même avant le jour, elles allèrent au tombeau, portant ce qu'elles avaient préparé la veille.

... Pendant cet intervalle, un grand tremblement de terre avait eu lieu aux environs du tombeau : le Sauveur en était sorti vivant, glorieux et triomphant. En même temps un Ange descendu du ciel avait renversé la pierre qui fermait le sépulcre, et s'était assis dessus. Son visage était brillant comme un éclair, et ses habits blancs comme la neige. Les soldats en furent si effrayés, que d'abord ils demeurèrent comme morts, puis ils prirent la fuite, et allèrent rapporter aux princes des prêtres ce qu'ils avaient vu. En même temps plusieurs tombeaux s'ouvrirent et grand nombre de corps de Saints ressuscitèrent et, étant entrés dans Jérusalem, ils apparurent à diverses personnes.

... Cependant les saintes femmes, s'avançant toujours, approchaient du sépulcre de Jésus Christ ; et elles se disaient l'une à l'autre : qui nous ôtera la pierre qui est à l'entrée du monument ? Car cette pierre était fort grosse et fort pesante. Enfin, elles y arrivèrent, le soleil étant déjà levé, et elles virent la pierre ôtée, et le sépulcre ouvert ; y étant entrées, elles ne trouvèrent point le corps de Jésus....

... Les saintes femmes, qui d'abord avaient vu des Anges au tombeau, s'en étaient un peu écartées ; mais, en y revenant, elles eurent le bonheur de voir Jésus ; elles se jetèrent à ses pieds et l'adorèrent. ... Ces femmes vinrent à Jérusalem et racontèrent toutes ces choses. Mais les apôtres les regardèrent comme des visionnaires, et ne les crurent point.

... Les prêtres, prévoyant les conséquences de cette affaire, si elle était divulguée, s'assemblèrent, et résolurent de donner aux soldats une grande somme d'argent ; et ils leur dirent : Dites que pendant que vous dormiez, les Disciples de cet homme sont venus au milieu de la nuit, et ont enlevé son corps. Et si cela vient à la connaissance du gouverneur, nous ferons si bien, qu'il nous croira, et nous vous mettrons à couvert.

Les soldats reçurent donc de l'argent, et répandirent le bruit que le corps de Jésus avait été volé par ses disciples ; et c'est encore aujourd'hui la créance des Juifs.

****

On y croit, on n'y croit pas

Celui qui croit ira au Paradis... Celui qui ne croit pas ira en Enfer !

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 Et si le bonheur c'était là, maintenant, tout de suite sur terre

Mais les prières ne suffisent pas, il faut retrousser ses manches

 "Croix de bois, croix de fer, si je mens j'irai en Enfer"

 

 

"les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes"

Bertolt BRECHT

 
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